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MessagePosté: Mer 8 Juil 2009 20:59 
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Sorry, sorry si je ne développe pas plus que ça, mais comme le dirait Jackyto, trop la flemme, et puis, trop fatigué aussi.
Mais avant d'attaquer ce qui sera d'emblée court, quotons, parce que, chers amis, c'est un art que j'aime apprendre à maîtriser.

Paulo's son, dit Paulson, dit Paulsen (celui que vous voudrez) a écrit:
En tout cas, si tu es déçu, j'te promets de te rembourser (attention, ne va pas dire que tu es déçu simplement pour avoir le livre gratos !!).

Franchement ? Alors tope-là, Muad'Dib ! Je te filerai un RIB dès que possible. Tu pourras me payer par virement.

Bullzi a écrit:
Bon, je suis obligé de passer par ici vu qu'une certaine personne se demande encore si elle doit lire ou non les deux tomes qu'elle possède concernant la planète des sables...

Je te jure, j'avais lu ton avis au moment où tu l'avais posté ! Mais je ne sais pas, je n'avais pas suivi tes conseils... en tout cas, c'est réparé !

The Undeeeeeeeer... takeeeer a écrit:
Ca a traîné pendant trèèèèèè(...)ès longtemps sur mon étagère.

Moi encore plus longtemps, petit joueur !

(Ou comment ressortir des dossiers d'outre-tombe. A présent, on peut commencer.)

Je viens de lire Dune 1 et 2. Et autant entrer tout de suite dans le vif du sujet : mon personnage préféré est pour l’instant Leto II. Non seulement pour répondre au membre du même nom à propos d’une joke qu’il a osée me faire, mais aussi parce que c’est vrai. J’ai trouvé son intronisation suivie de sa mort d’une efficacité toute redoutable. Etant donné tout le foin qu’avait tissé Leto au sujet de ce personnage, qu’il vantait comme absolu et infini, j’en attendais forcément beaucoup. Et même si je n’ai cru à sa disparition qu’un très court instant, ce pied de nez était tout de même suffisamment amusant pour m’attendrir. Dans l’absolu, j’adore la Princesse Irulan, qui, j’en suis sûr, se trouve être en réalité Chani ! (Et ne me dîtes pas qu’Irulan et Chani ont cohabité dans le récit, je ne vous croirai pas !)

Edit : Bon bah, un méchant garçon vient de me spoiler, et apparemment, Leto II est bel et bien mort. (Mais un train peut en cacher un autre, m'a-t-on dit par la même occasion.)

Sincèrement, je n’ai vraiment pas accroché à toute la première partie de Dune 1. L’ensemble dense, bien que simple au fond, parsemé de termes techniques à outrance et incompréhensibles (je n’ai pas pensé à consulter le lexique du tome 2), m’a vite rebuté. Et du coup, contrairement à La Horde du Contrevent dont le début est pourtant du même acabit, mon esprit s’est fermé devant cette œuvre. C’était, selon moi, rébarbatif, peu entrainant, peut-être car volontairement hermétique au néophyte, et surtout un peu mou du genou. Comme ça a déjà été dit, il ne se passe pas grand-chose au début – un peu logique, je le conçois – ; mais de toute façon, ce n’est pas ça qui m’a repoussé, c’est tout simplement que l’histoire ne m’a guère passionné. Par exemple, Paulo chez les Bene Gesserit sur fond de programme de sélection, ça ne m’a pas trop émoustillé. En règle générale, je le reproche, mais je crois qu’ici un peu d’esbroufe m’aurait fait du bien. Par trop peu démonstrative, j’ai trouvé que l’intrigue s’est enlisée d’elle-même et a eu donc du mal à trouver sa vitesse de croisière. Sans cesse, j’ai été dans l’expectative non pas d’un élément perturbateur mais d’un élément tout court. Il y avait comme un faux rythme, seulement brisé par quelques notes sorties d’on ne sait où. J’exagère. Mais toujours est-il que j’ai trouvé certains événements contés de manière totalement abrupte, stricte description par nécessité, sans développement, et parfois sans explication. Je le précise au cas où, Dune s’est fait dévoré par ma lecture dans le métro parisien, et je pense que ça joue parce que mon attention n’était pas constante, de fait.

N’empêche, aussi bien dans Dune 1 que dans Dune 2, j’ai été fâché par certaines morts hâtives, comme je l’ai dit, trop précipitées. Parfois, il m’arrivait de tourner les pages, de lire, et de me dire, étonné, en moi-même : Tiens, depuis quand il a rendu l’âme ç’ui-là ? De même, les combats sont, dirais-je, bizarres. A chaque fois, ils se tournent autour pendant quinze déca-lunes, comme les abeilles tournent autour de leur ruche, avant d’en finir en deux phrases, dont une réservée à l’épilogue de l’affrontement. Là, ce n’est pas une critique. Mais ce constat mérite d’être soulevé car, à mon sens, cette façon de faire d’Herbert ne peut pas être innocente ; je suis sûr que ça cache quelque chose. Genre, l’important n’est pas le combat en lui-même mais la réflexion métaphysique des adversaires qui en découle, du moment, bien sûr, que le lecteur sache le vainqueur, c’est-à-dire Paulo. D’ailleurs, en parlant de lui ! qu’est-ce qu’il a pu m’énerver à certains instants ! J’ai rien contre, sérieusement, mais il faut dire qu’avec ses grands airs, il m’a tapé sur le système, pas souvent, mais quand même. Et puis, les « Muad’Dib ! Muad’Dib ! Muad’Dib ! » Bah, ça m’a fait rire. Et en même temps, il y avait comme une force qui s’en dégageait. Cette ambivalence était bien sentie.

Alors, c’est pas pour faire style, comme quoi à la fin, je reste tout de même de l’avis de Leto, mais malgré mon impertinence sur ce que j’ai écrit, j’ai vraiment bien aimé Dune. Et le pire c’est que c’est loin d’être un sentiment feint. Avant tout, j’ai littéralement adoré le côté politique de l’affaire, même si, encore, il n’est pas suuuper développé. Mais on sent déjà les relents des promesses à venir. Et c’est vraiment sympa. Egalement, ne le cachons pas, hormis le début triste à pleurer, l’écriture – je n’en suis pas fan – est de très bonne tenue, légère, mais assez diversifiée pour nous tenir en haleine et nous éviter les écueils d’une répétitivité rituelle. Le scénario, après un réveil difficile, se met en marche, et dès lors, ne s’arrête plus. J’ai particulièrement aimé Mickey chez les Fremen, la façon avec laquelle il s’est imposé ou la façon avec laquelle il est devenu légitime à leurs yeux. Le coup d’Alia, fillette de deux ans, décrite comme une abomination, peinte comme un monstre, par exemple, c’était énorme ! Et cetera. Ainsi de suite.

Bref, une lecture qui ne m’a fait l’effet d’une bombe, mais une lecture rafraichissante, vive, charmante et, à tout le moins, intéressante.
La suite sûrement dans un an. Au minimum.


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MessagePosté: Mar 28 Juil 2009 20:47 
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On aura beau le nier, et Chani aura beau mourir et mourir encore, je le sais : elle et la princesse Irulan ne sont qu’une et même personne ! Je l’ai su dès l’instant où elles sont apparues dans le récit ; c’était comme une prescience. Et ne me dîtes pas le contraire, dès que Chani est morte dans Le Messie de Dune, on n’a plus revu Irulan ! Si ça, c’est pas de la divination ! Applaudissements, merci.

J’ai, du moins, compris quelque chose à la lecture du deuxième tome de Dune : les auteurs de SF peuvent savoir écrire, ils sont néanmoins limités par les univers complexes qu’ils doivent décrire. Je n’ose même pas imaginer ce que serait Dune avec toutes ses inventions si le style d’Herbert s’était voulu élaboré. Parfois donc, la simplicité est une bonne chose ; et ici, elle est sans conteste au service d’une histoire qui se laisse lire sans encombre.

A une échelle ou à une autre, les livres de SF se doivent obligatoirement de parler politique, ne serait-ce que parce qu’à société différente de la nôtre, il faut bien expliciter son fonctionnement, lui aussi différent du nôtre. Pourtant, cet aspect dans Dune est pour le moment vraiment bien traité à mon sens : c’est ni trop lourd ni trop léger, avec juste ce qu’il faut de dosage pour bien faire passer la pilule. Et c’est franchement appréciable, spécialement quand la trame de fond repose sur un personnage qui remplit son office : Paul Atréides est quand même loin d’être tout à fait sympathique, et par bien des côtés, il est même carrément antipathique. Pour se le prouver, il n’y a pas à aller chercher beaucoup plus loin que le bout de son nez ; et donc l’exemple du traitement qu’il réserve à Irulan (et du coup à Chani, si vous avez suivi mon fantasme) suffit amplement à appuyer ce constat.

Mon personnage préféré est sans doute Alia, la sœur de Paul, tout simplement car elle est excellente. Son côté intouchable, être infini et ultime, qui voit tout, qui sait tout, est – surprise ! – très bien géré. Au contraire d’être pesant, c’est même absolument frais, parfois drôle, toujours mesuré. Même sa relation avec Duncan – qui ne va pas, je croise les doigts, ouvrir la porte aux résurrections multiples – est agréable, c’est dire !

Par ailleurs, Le Messie de Dune n’est pas très dense, et se base essentiellement sur l’intrigue de la descendance de Mickey du Désert. Heureusement, là encore, tout va bien, on ne s’ennuie pas. A ceci près cependant que la grossesse de Chani (et donc d’Irulan) assez soudaine reste, pour ma part, une source d’étonnement que je ne peux nier. Mais ô joie ! Leto est enfin né, et j’espère sincèrement qu’il se dressera en personnage suprême, même si pour ça, faudrait déjà qu’il évite de claquer trop vite. En tout cas, allez comprendre que j'ai bien aimé ! (Mais bizarrement ou non, je ne suis toujours pas en admiration devant l'œuvre.)

PS : Un minuscule merci à Leto, le membre du forum, qui m’a gracieusement prêté ses tomes de Dune. ^^
En route vers Les Enfants de Dune !


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MessagePosté: Lun 3 Aoû 2009 13:45 
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Ce qu’il y a de plus étonnant dans le cycle de Dune c’est peut-être cette alchimie invraisemblable entre technologies futuristes et ce côté civilisation ancienne ou moyenâgeuse. OMD, je parle encore de choses que je ne connais pas : Histoire, hélas ! Pourtant, cette mixture entre deux pôles presque antagonistes apporte à mon sens l’un des plus grands points forts de Dune, son ambivalence. Et cette ambivalence, qui va jusqu’à s’inscrire dans la caractérisation même des personnages, est un délice.

Il est toujours surprenant de se rendre compte à quel point l’évolution de personnages comme Alia, qui reste mon personnage préféré pour le moment, peut être énorme et néanmoins tout à fait cohérente. Sa descente aux enfers est idéalement mise en scène par cette implacabilité patente qui sonne comme une fatalité. La vitesse à laquelle le Baron Harkonnen prend le pouvoir dans son esprit est à peu de choses près choquante. Alia, torturée, passe d’être omniscient, c’est-à-dire libre de tout, à esclave de son propre pouvoir (dans tous les sens du terme). En un mot : puissant. D’ailleurs, c’est cette tragédie, mais sans artifice, qui me fait autant apprécier ce personnage. Et si on ajoute par surcroît qu’Alia meurt, suicidée…

L’apparition, puis la montée au pouvoir, de Leto II sillonne ce personnage en tant que pilier du récit. De ce point de vue, il est vrai qu’il est très bon, parce que jamais gnangnan, toujours factuel et pragmatique. Son adjuvante, Ghanima, est vraiment plaisante aussi dans son rôle, sa force d’autosuggestion en faisant un personnage éminemment déterminé et donc influent. Toutefois, le fait majeur des Enfants de Dune, outre toute la quête de Leto II et tout le blabla politique (assez immenses en soi), réside pour moi dans le programme complètement barré du futur Empereur-Dieu, programme visant à perpétuer l’existence humaine. L’aspect réceptacle que semble prendre Ghanima est un twist plutôt inattendu, posant d’ores et déjà Leto II en tyran suprême. Et quoique dérangeante, la question posée sur la corrélation entre le système sociétal et la paix est très intéressante.

Même si je n’apprécie toujours pas le style d’écriture d’Herbert, trop brut d’après moi, assez brouillon dans sa simplicité (je n’ai jamais trop aimé sa façon de décrire les pensées de ses personnages, l’italique alourdissant inutilement le texte), il reste cependant que sa manière de peindre la mort est ultra-efficace. Parce qu’elle survient à chaque fois quand on ne l’attend pas, par son ton abrupt et calme, le malaise s’installe automatiquement. On évite ainsi les tirades post-mortuaires pompeuses. Une jolie astuce, un bon compromis entre drame et légèreté.

Ce sera tout pour cette fois !
Hop, hop, au suivant !

PS : Une nouvelle fois, merci à V. pour m'avoir permis de lire ce livre gratuitement.


Dernière édition par EnOd le Ven 7 Aoû 2009 15:58, édité 3 fois.

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MessagePosté: Mer 5 Aoû 2009 19:55 
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Pour que EnOd ne fasse pas un quadruple post, je vais donner mon avis sur le tome du cycle de Dune, que j'ai terminé hier, soit... les Enfants de Dune. Marrant, non ? Mais le moins drôle c'est que je n'en suis qu'à ce tome alors que j'ai tous le cycle chez moi depuis Noël. Ô fans de Dune, pardonnez moi... Mais si j'ai autant traîné ce n'est non pas à cause de ma fainéantise hélas légendaire, non c'est juste parce que je n'ai pas tant accroché que ça. Le style de Mr Herbert, j'en faisais une indigestion, l'histoire ne me passionnait pas autant que ça (à part dans le tome 2), etc... Mais là il y a 9-10 jours pour êtres précis, juste avant de partir pour les vacances (ma vie, ma vie...), je me suis dit que je devrais me remettre à Dune. Ayant un souvenir assez lointain de l'univers (vu que j'avais lu Millénium après avoir fini le tome trois histoire de me faire une petite cure), j'ai emporté les trois premiers tomes plus le quatrième. Et franchement j'ai bien fait, oh qu'est-ce que j'ai bien fait de faire ça. Je ne sais pas si c'est le fait d'avoir lu Millénium entre temps, ou simplement d'avoir fait une pause, mais ce qui est sûr c'est que cette fois-ci j'ai : adoré. Du moins j'ai adoré la deuxième moitié du premier Dune, comme avant le deuxième Dune, puis Le Messie de Dune (que j'avais moyennement apprécié).

Après m'être refait ces trois tomes, je n'ai eu qu'une envie c'est lire Les Enfants de Dune, logique. Et mon dieu, mother fucker, oh my god, 'tain que sais-je encore, j'ai adoré. C'est sans hésiter que je dis que ce tome est mon préféré du cycle depuis le début (du moins pour le moment). C'est simple, dans les Enfants de Dune, tout est bon. Chaque chose est bien mieux, je ne sais pas si c'est moi, mais je trouve que dans ce tome, Franck Herbert s'est amélioré, par rapport aux trois tomes précédents. Son style d'écriture m'a paru beaucoup moins indigeste, même agréable (pourtant quand j'ai relu les trois premiers tomes, j'étais toujours troublé par ce style malgré le reste). Bien plus fluide, moins brouillon, plus compréhensif aussi (je l'avoue parfois j'ai du mal). Enfin après, comme je l'ai dit ce n'est peut être que moi qui s'imagine ceci, mais de mon point de vue c'est ainsi.

Si ce n'est ceci, le reste est juste magnifique. Pour ce qui est du scénario ce tome est à vous couper le souffle ; plus particulièrement par les évolutions des personnages. Si prenantes, si fantastiques. Que ce soit avec Alia, Leto II (n'oublions pas ce fameux "II"), ou les autres j'ai été pris comme jamais. Je m'arrête là parce que je me connais, je suis capable de spoiler dans mon enthousiasme. Juste une drogue le scénario point barre.

Bref, vous l'aurez compris, j'ai adoré ce tome (et encore c'est un euphémisme), et surtout j'espère que la suite du cycle de Dune sera aussi prenante que ce tome. Voir que les prochains tomes seront meilleurs. Enfin ça je ne le saurais qu'en les lisant. Allez hop, attendez moi, me voilà mes gentils tomes. Et promis je vous lis en moins d'un an, ce qui constituerai, n'ayons pas peur des mots, un exploit. On verra bien, si je ne suis pas ici dans une semaine ou deux. A vous de parier.

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"Le réel me donne de l'asthme." - Cioran.


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MessagePosté: Ven 7 Aoû 2009 14:44 
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Mitigé. Après Les Enfants de Dune que j’avais vraiment bien aimé, L’Empereur-Dieu de Dune me laisse légèrement plus perplexe. Tout d’abord, pourquoi l’Empereur-Dieu de Dune et pas d’Arrakis ?

Bien sûr, globalement, c’est d’une bonne facture, le Sentier d’Or notamment mérite toute notre attention puisqu’il pose d’intéressantes questions sur la nature profonde de l’Homme. Néanmoins, je bute déjà sur un détail : comment Leto veut-il parvenir à enlever l’esprit guerrier des hommes – entre autres – s’il autorise tout de même les mouvements de rébellion ? Par opposition, vu le système sociétal qu’il met en place, les hommes resteront-ils finalement libres malgré la Paix (forcée) de Leto ? M’enfin, c’est assez étriqué par instants ; heureusement que dans le fond, tout est plutôt bien traité. A noter que Leto II apparaît comme un philanthrope en puissance, prêt à se sacrifier de tout son être pour le bien de l’humanité ; de là, une fois de plus, une certaine ambivalence avec son statut de Tyran (Herbert reste par conséquent fidèle à ses nuances.)

Toutefois, je n’ai pas adhéré à fond au côté totalement omniscient de l’Empereur-Dieu. Lorsque Siona a passé son épreuve en compagnie de Leto, j’ai même eu très peur qu’elle se plie si simplement aux quatre volontés de celui-ci. Parce que ce fait ne m’aurait pas paru corréler avec l’introduction du roman, qui supposait un rôle d’importance pour la fille de Mastercard. Mais quand Herbert joue du twist, ça rigole plus ! Et dans un dernier sursaut, tout reprend place, y compris Leto, qui avait évidemment tout accepté et prévu. Et son sentiment pour Hwi est mignon comme tout, mais admirablement bien mis en scène il faut le reconnaitre. Et le « Nayla/Judas » de la fin, ça m’a franchement amusé !

Sinon, c’est vrai que les Duncan Idaho fabriqués en série, c’était bien fun.
Sinon, je n’en ai jamais parlé, mais dans un désert, les distilles sont une excellente invention !
Sinon, je fais court, et outre mes petites réserves sur quelques broutilles, Dune c’est bien.

Sinon, un dernier merci à Leto II, le Ver du forum.


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MessagePosté: Ven 7 Aoû 2009 22:25 
Ô-Totoro
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EnOd a écrit:
Néanmoins, je bute déjà sur un détail : comment Leto veut-il parvenir à enlever l’esprit guerrier des hommes – entre autres – s’il autorise tout de même les mouvements de rébellion ? Par opposition, vu le système sociétal qu’il met en place, les hommes resteront-ils finalement libres malgré la Paix (forcée) de Leto ? M’enfin, c’est assez étriqué par instants ; heureusement que dans le fond, tout est plutôt bien traité.

Bien que cela fait longtemps que je n'ai pas lu le Cycle de Dune (en même temps, deux fois, c'est déjà pas mal et il faut savoir ne pas être un neuneu monomaniaque), et il n'y a aucun doute au fait que ce que tu avances est plus clair dans ton esprit que moi, il me semble que cela peut s'expliquer par l'objectif suprême de Leto II : la survie de l'Humanité. Tout son régne n'existe que pour cela et ne saurait s'en dévier. Oter l'esprit guerrier des hommes va dans ce sens, tout comme Le Tyran est conscient qu'il est impossible de canaliser complétement les instincts primaires de l'homme (Lui même est gouverné par l'animal, le Prédateur). La Paix forcée (le Chemin d'Or) aussi, sert cet objectif ultime ; de même que son dernier souffle : lorsque l'Empereur s'effondre, il disloque l'Empire Humain, le cisaille, le fragmente, pour que l'Homme ait une chance de survivre (multiplication des cultures et non plus universalisation du mode de vie etc.). Si certains points paraissent contradictoires, je trouve qu'au final le plan global de Leto II est extrèmement bien huilé et cohérent.

Mais bon, ce que j'aime le plus dans ce tome central dans le Cycle de Dune (il suffit de relire la saga pour voir à quel point Herbert avait prévu d'aller jusque là : les 3 premiers tomes servent à montrer la montée d'un Mythe ; le quatrième sa mise en situation et sa chute ; les derniers son héritage), c'est toute la tragédie grecque qui s'articule, se cristallise et explose. Et puis un personnage aussi monstrueux et dense que Leto II, c'est difficile à faire \o/.

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MessagePosté: Sam 12 Sep 2009 12:10 
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J'essaierai de ne pas trop m'immiscer dans l'ardente discussion qui se déroule entre EnOd et Leto (En même temps, elle commence à dater, donc on s'en moque un peu), et viens donner mon avis sur cette saga.

Je dois dire que l'univers de Dune est assez complexe avec sa foultitude d'éléments qui lui sont propres à intégrer afin de comprendre l'histoire, mais ça ce n'est réellement un mal (en tout cas, pas pour ceux ayant beaucoup d'imagination). En deux tomes (Ce que permettait mon budget en quelque sorte), je ne compte pas les lieux et les objets à devoir m'imaginer (Et la carte en permanence sous les yeux), surtout en ce qui concerne l'épice. Le style de Herbert ne m'a pas rebuté par contre, ayant eu affaire à nettement pire et indigestible.

D'abord le premier tome pose déjà l'ambiance de la saga : Science-fiction, avec tous les planètes colonisées et la Guilde des transports, ça n'est pas sans rappeler un tant soit peu Star Wars (Mais dans ce cas, on pourrait se demander si ce n'est pas Georges Lucas qu'a piqué des éléments à Herbert, Dune étant sorti avant les sabres lasers, mais passons, ce n'est pas le sujet ici), et également complot. Ce qui est étrange est aussi la touche de Moyen-Âge avec les châteaux, les combats à l'épée et d'autres éléments. L'ensemble fonctionne bien, ce qui est tout de même louable. Je vais éviter de détailler le scénario, pour éviter de gâcher la surprise aux autres potentiels lecteurs. Le suspense est néanmoins rondement mené (Complots, retournements de situation), bien qu'à certains moments cela fut quelque peu prévisible. Un tome qui ouvre bien l'action à quelque chose d'un peu plus vaste.

Le deuxième volume est davantage orienté action à ce que j'ai pu constater. J'ai bien apprécié les détails en ce qui concerne le mode de vie des Fremen ainsi que la variété des vues : On voit le déroulement du côté des Harrakon et des Fremen. C'est classique mais ça s'intègre bien dans l'histoire et cela ménage le suspense.

Au terme de ces deux premiers tomes, qu'ai-je retenu ? Un univers fantastique de science-fiction, qui promet encore de nouvelles surprises. Après tout il reste encore Arrakis à dompter. (Et je n'ai toujours pas compris la signification du titre "Dune")

Bref, merci à Leto de m'avoir "incité" à découvrir cette saga. Mon porte-feuille va en prendre un sacré coup (Déjà qu'il est pas bien gros), mais je compte sur toi pour compenser.

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 Sujet du message: Re: [Livre] Le Cycle de Dune
MessagePosté: Dim 1 Mai 2011 15:09 
Ô-Totoro
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La version Poche de l'Après-Dune est prévue pour le 12 mai prochain.

Je pense que ce sera le moment pour moi de me pencher sur cette suite, d'une part parce que financièrement ce sera plus acceptable, d'autre part parce que la couverture est moins hideuse en Pocket (mais ça ne me donne pas l'air d'être du Sparth, mauvais point).
En revanche, je redoute de la qualité de cette conclusion, puisque Brian Herbert a déjà prouvé qu'il pouvait honorablement saboter le Cycle de son père (aucun respect des lignes temporelles, intrigues nébuleuses et disparates, sens de la dramaturgie faible etc.) Je serai donc critique avec lui, mais j'espère qu'il saura répondre à 1 % de mes attentes, ce serait déjà énorme.

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 Sujet du message: Re: [Livre] Le Cycle de Dune
MessagePosté: Dim 29 Mai 2011 12:12 
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Oui ! Enfin ! Enfin je me suis mis à Dune ! Modestement pour le moment, je n'ai lu que le premier tome ! Mais je me mettrais sûrement au second tome d'ici pas longtemps.

Et j'ai extrêmement aimé O.o
Je dois bien avouer que le début n'était pas évident car beaucoup d'infos arrivaient à la seconde, avec beaucoup de forces en précense. Mais plus l'histoire avancait, plus je suis rentré dedans et après, ca allait tout seul !

Déjà, la vrai force du livre, c'est quand même les personnages, que cela soit Jessica, Leto, Paul, Hawat, Kynes, etc... Tous on un caractère bien trempé (qui leur vient bien souvent de leurs origines) et ca donne des scènes extrêmement forte ! Je retiendrais principalement la scène du Banquet qui est jouissive au possible, surtout avec Paul qui évolue très (trop ?) rapidement et qui sort des répliques bien cinglante !

Arrakis est vraiment bien décrite et on imagine assez bien ce que ca doit donner, surtout le développement de la relation des habitants à l'eau, énormément aimé le coup des distilles. Les Fremens paraissent bien louches, les Harkonnens evidemment aussi (bien que le twist de fin sur le père de Jessica laisse penser qu'on aura un jugement différent dans la suite)

Et Leto, ah ce bon vieux Leto ! Déjà, je suis content de moi même, au début du livre, dès que je voyais apparaître ce nom, je pensais au canard, à la fin, je pensais au Duc(k) ! :) De très fortes convictions mais aussi extrêmement juste envers ses soldats et serviteurs, que cela soit Hawat, Gurney ou Idaho en qui il place une confiance totale.

Et ce que j'ai bien aimé aussi c'est l'omniscience du narrateur et donc le fait de voir ce que tout le monde pense, ca permet de développer encore plus de tension, vraiment très bon. Surtout pour les Mentats et les Bene Gesserit où on a l'impression qu'ils se comprennent totalement sans parler...

Après sur la fin, le développement et le pétage de plomb dans la règle de Paul m'a laissé un peu perplexe mais comment réagir quand on apprend que son père est mort qu'une nation entière nous prend pour l'élu, tout ca en apprenant que notre éduction nous a mené à réfléchir et analyser tout presque comme un programme par défaut... Je vous le demande ! Mais j'espère que Jessica continuera à être aussi incisive et ne sera pas dominer totalement par Paul pour la suite...

Bon, il y aurait encore énormément de chose à développer mais c'est pas grave ! Hâte donc de lire le second tome !

(Et puis quand même merci à Leto - le canard, cette fois ci - car c'est quand même grâce à lui que j'ai découvert cette saga ! Un peu tard, certes, mais quand même !)


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 Sujet du message: Re: [Livre] Le Cycle de Dune
MessagePosté: Ven 3 Juin 2011 10:53 
Ô-Totoro
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Portgas a écrit:
Et Leto, ah ce bon vieux Leto ! Déjà, je suis content de moi même, au début du livre, dès que je voyais apparaître ce nom, je pensais au canard, à la fin, je pensais au Duc(k) ! :)

C'est bizarre, j'ai choisi mon pseudonyme d'après le nom de la Déesse Grecque Léto, Herbet aurait-il copié sur moi ?

Pour l'instant, j'ai lu 150 pages des Chasseurs de Dune...

... et je ne pense pas pouvoir aller plus loin.

(La suite va spoiler, mais c'est tellement nul que vous pouvez lire, vous oublierez tout après)

Pire que les récits de Lovecraft, Brian Herbert a su faire revenir en moi les Démons Éteints de la Genèse de Dune et tout ce que j'avais préféré enfouir dans le plus profond de mon âme pour oublier l'ignominie de la chose.

Parce qu'après avoir pulvérisé toute dimension cosmique de la création de l'Univers de son père en concentrant cette genèse sur quelques années et en quelques intrigues (il a plus l'air de faire des clins d’œil aux fans que de développer une histoire digne de ce nom) dans un space-opéra de sous-marque, il s'attaque à la suite directe de Dune et donc à quelque chose qui le dépasse complètement. Avec lui, les Mentats, ordinateurs humains capables de mémoriser chaque instant de leur vie avec une précision affolante se repassent cent fois les images de la destruction d'une planète, parce que rien (et ce n'est que la première scène). Les Sœurs du Bene Gesserit, êtres surhumains capable de contrôler de manière absolue leurs émotions et les muscles, légataires de milliers de vies passées qui vivent dans leur conscience, occupent leur temps en se chamaillant et en distribuant des coups de tatane dans la gueule des Honorées Matriarches (3 fois en 150 pages). A tel point que j'ai été surpris jusque là de ne pas lire la réplique "Je mets les pieds où je veux, et c'est souvent dans la gueule".
Et quand on apprend qu'il a pour ambition de ressusciter Paul, Leto, Dame Jessica etc., on est soudain pris d'une peur et d'une rage folle. On ne peut pas aller plus loin, car cela risque de souiller ses propres idoles. J'en changerais presque mon pseudonyme s'il n'était pas inspiré de la Déesse Grecque du même nom, tiens.

Mais si mes reproches ne tenaient qu'à ces considérations, on pourrait m'accuser à juste titre d'être un fanboy aigri, pire que les trekkies et anti-Lucas assoiffés de sang et de chair fraîche, pensant qu'un univers créatif leur appartient de plein droit.
Non, ce qui me révolte le plus dans ce livre, c'est l'absence de talent de l'auteur. Qu'on ne soit pas au niveau d'un Frank Herbert, capable de développer une intrigue politique passionnante malgré un rythme très lent, des descriptions poétiques au travers desquelles il arrive à insérer des problématiques, des points de vue, de l'intérêt autrement descriptif en somme, cela n'est pas un problème tant le monsieur a su placer la barre aussi haut. Brian Herbert, conscient du niveau littéraire et de narrateur de son père, évite soigneusement de s'aventurer sur un terrain glissant et on peut l'en remercier.
En revanche, on est abasourdi devant son absence de sens de la narration, de l'épique, du rythme. C'est bien simple : Brian Herbert fait rarement des descriptions, mais il les fait terriblement mal. Çà et là, on va lire une phrase qui parle de la couleur des murs de la salle, des fauteuils, d'un ordinateur. C'est rapide, concis, ça ne se perd pas en conjecture, mais le lecteur se pose la question : et alors ? Chaque description, bien qu'elle aille à l'essentiel, parait tomber à l'eau tant elle ne sert en rien l'imprégnation d'une ambiance ou d'un commentaire sur ce qui est en train de se passer. L'inutilité est absolue. Révoltante. Ignoble.
Malgré une rapidité des situations, bien loin de la lenteur si envoutante du Cycle, il arrive souvent qu'on s'ennuie devant tant de platitude. Il y a une absence de style flagrante qui détruit toute possibilité, à mon sens, de le défendre. L'Après Dune tente de s'ouvrir à d'autres personnes que les fans du Cycle en résumant pas mal des enjeux des précédents tomes. Sauf qu'en le faisant, Herbert fils fait perdre toute la saveur de ses scènes, semblant n'en extraire que les actes et non pas ce qu'il y avait autour. Pour peu, on se dirait que Dune, c'est vachement ridicule, mais que jusque là Frank Herbert avait un tel talent qu'il pouvait tout faire passer sans qu'on s'y arrête.
On se demande alors si les notes retrouvées sont bien de son père, tant certaines pages sont embarrassantes de nullité.

Je vous refais une scène qui m'a marqué : Uxtal est emmené dans ses appartements sous surveillance => la porte est coincée, les deux gardes essayent de l'ouvrir => en attendant, Uxtal va se promener dans le coin (parce qu'il est sous surveillance des deux gardes Honorées Matriarches, logique !) => il tombe sur un paysan Tleilaxu => il va lui parler parce que c'est le seul membre de la même espèce qu'il a croisé et qu'il a besoin de parler à un pair => mais en fait il le méprise parce que ce n'est qu'un paysan et lui est un Maître Égaré (pourquoi lui parler alors ?) => le seul intérêt du dialogue est que le paysan lui donne son nom (la manière dont c'est amené est tellement subtil : "Quel est ton nom ? -XXX, Maître")
En une séquence, Brian Herbert a prouvé qu'il ne savait pas écrire.

Quand on lit la bio de Kevin J. Anderson, on apprend que le bougre est un spécialiste des livres estampillés Star Wars (vous connaissez, les bouquins immondes dans les Fnac qui capitalisent uniquement sur la licence et qui sont mal écrits, dénués d'imagination et très chers). Ça explique tellement de choses.
Mais faire de Dune un produit de marque sur lequel on va essayer de se faire de l'argent sans aucune considération artistique, c'est une hérésie que je ne suis pas prêt à pardonner à ses gens (ils se sont mis à deux pour pondre ça !)


Trop long, pas intéressant, prose imbuvable ? Leto vous fait un résumé de ses impressions :
RENDEZ-MOI MES 10 € VOUS QUI AVEZ VIOLÉ MON IMAGINATION !!

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 Sujet du message: Re: [Livre] Le Cycle de Dune
MessagePosté: Ven 29 Juil 2011 09:49 
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Alors ça y est, j'ai enfin commencé "l'ultime œuvre de SF". Hier soir je terminais le premier tome de Dune.
Je me souviens que j'ai connu cette saga il y a 5 ans (j'avais donc 8 ans), lorsque ma libraire avait donné un jeu de cartes offert par Pocket. Il contenait tous les plus grands succès de Fantasy et de SF de l'édition, et je m'étais intéressé plus particulièrement aux images de Sparth, comme elles revenaient souvent dans le jeu. Je m'étais dit alors qu'il fallait que je me penche sur cette saga et il y a trois jours c'était fait! Et ce qui m'a relancé pour lire cette œuvre c'est avant tout ce sujet de Leto II (je comprends à présent l'importance de ce pseudo à tes yeux, en plus de la déesse grecque), qui m'a captivé, tellement l'enthousiasme avec lequel les mots étaient écrits m'a plu. Donc un grand bravo pour ce beau et long sujet.

Maintenant la lecture. Si au début, je fus déçu de voir qu'il valait mieux prendre avec le tome 1, le second, afin de se référer au lexique de l'Imperium, et donc mieux comprendre l'histoire, je fus rassuré lorsque l'on découvrait l'univers riche de Herbert avec Paul. Et donc, malgré de nombreuses relectures de pages au début, due peut-être a un manque de concentration, je me suis laissé glissé tout au long du livre. Tout comme le clan des Otori, il y a ce truc dans le style de l'écriture qui m'accroche aussitôt. Et c'est vrai que Frank écrit rudement bien. Le lien qui unit les personnages, chacun ayant ses problèmes, ses objectifs (je pense notamment à Yueh), rend les personnages très attachants. Et j'ai adoré les débats politiques, parfois religieux et surtout écologiques lors des réunions sur Arrakis, entre Leto et ses subordonnés, entre Jessica et les invités (avec le banquier Harkonnen). Et aussi bien évidemment ces techniques Bene Gesserit faisant pensé à un Sherlock Holmes, ou les techniques Mentat; cette étude du corps, des gestes est très intéressante (ça porte un nom mais je ne me souviens plus).
Bref j'ai vraiment aimé tant au niveau descriptions que dialogues, les problèmes de l'eau, de l'épice et cette trahison...

Depuis le début Leto est condamné, on le sait, mais c'est vrai qu'il est pathétique de voir une telle scène, et le Yueh qui trahit pour savoir si sa Wanna est en vie ou non, l'amour étant plus fort que le Conditionnement Impérial, tout cela est tragique. Dommage que j'entendais dans la maison une musique guillerette pendant que je lisais la mort du Duc, ça ne collait pas vraiment à la situation. ^^

J'ai vraiment hâte de me procurer le livre II!
Encore merci Leto II pour ton sujet qui m'a conquis!

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