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 Sujet du message: Malaussène.
MessagePosté: Dim 4 Sep 2011 20:30 
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Localisation: Le cosmos est mon campement
Pour commencer présentons l'auteur de cette superbe sèrie :

Daniel Pennac
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Né le premier décembre 1944 à Casablanca, il finit par vivre en France après que son père militaire ai été muté. Pour lui la lecture est d’abord associer à l’image de son père, ensuite à une activité non autorisé dans l’internat ou il poursuivait ses études (ajoutant donc au plaisir initial celui de l’infraction). Enseignant depuis 69, il a mit fin à son métier en 95 afin de se consacrer à la littérature.
Je ne vous parlerais pas de l’ensemble de son œuvre : je n’en connais qu’une infime partit, celle dont je vais vous parler donc.

La saga des « Malaussène »


J’ai longuement hésité à vous les présenté comme un seul livre dont les chapitres auraient été séparés en livres par des éditeurs peu scrupuleux, car les possédants sous forme de coffret c’est toujours l’impression que m’a donné l’ensemble ou alors vous les présentez comme une série de livre ainsi que l’auteur les à conçut. Finalement mon choix a été de me conformer à la manière dont l’auteur les à créer, d’autant qu’il est possible de les lires séparément (même si suivre la chronologie de la série est plus agréable). Volonté pur j’ai également choisit de garder les quatrième de couverture.



Au bonheur des ogres

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« Côté famille, maman s’est tirée une fois de plus en m’abandonnant les mômes, et le petit s’est mis à rêver d’ogres de noël.
Côté cœur, Tante Julia a été séduite par ma nature de bouc (de bouc émissaire).
Côté boulot, la première bombe a explosé au rayon des jouets, cinq minutes après mon passage. La deuxième, quinze jours plus tard, au rayon pull, sous mes yeux. Comme j’étais là aussi pour l’explosion de la troisième, ils m’ont tous soupçonné.
Pourquoi moi ?
Je dois avoir un don… »



La fée carabine

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« « Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots, si les doyens du troisième âge se shootent comme des collégiens, si les commissaires divisionnaires enseignent le vol à la tire à leurs petits-enfants et si on prétend que tout ça c’est ma faute, moi, je pose la question : où va-t-on ? »
Ainsi s’interroge Benjamin Malussène, bouc émissaire professionnel, payé pour endosser nos erreurs à tous, frère de famille élevant les innombrables enfants de sa mère, cœur extensible abritant chez lui les vieillards les plus drogués de la capitale, amant fidèle, ami infaillible, maître affectueux d’un chien épileptique, Benjamin Malaussène, l’innocence même (« l’innocence m’aime ») et pourtant… pourtant, le coupable idéal pour tous les flics de la capitale.



La petite marchande de prose

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« « L’amour, Malaussène, je vous propose l’amour ! » L’amour ? J’ai Julie, j’ai Louna, j’ai Thérèse, j’ai Clara, Verdun, le Petit et Jérémy. J’ai Julius et j’ai Belleville…
« Entendons-nous bien, mon petit, je ne vous propose pas la botte ; c’est l’amour avec un grand A que je vous offre : tout l’amour du monde ! »
Transformé en objet d’adoration universelle par la reine Zabo, éditeur de génie, Benjamin Malaussène va payer au prix fort toutes les passions déchaînées par la parution d’un best-seller dont il est censé être l’auteur.
Vol de manuscrit, vengeance, passion de l’écriture, frénésie des lecteurs, ébullition éditoriale, délires publicitaires, la petite marchande de prose est un feu d’artifice tiré à la gloire du roman. De tous les romans.



Monsieur Malaussène

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"-La suite ! réclamaient les enfants. La suite ! La suite !
Ma suite à moi c’est l’autre petit moi-même qui prépare ma relève dans le giron de Julie. Comme une femme est belle en ces premiers mois où elle vous fait l’honneur d’être deux ! Mais Julie, crois-tu que ce soit raisonnable ? Julie, le crois-tu ? Franchement… hein ? Et toi, petit con, penses-tu que ce soit le monde, la famille, l’époque ou te poser ? Pas encore là et déjà de mauvaises fréquentations !
-La suite ! La suite !
Ils y tenaient tellement à leur suite que moi, Benjamin Malaussène, frère de famille hautement responsable, bouc ressuscité, père potentiel, j’ai fini par me retrouvé en prison accusé de vingt et un meurtre.
Tout ça pour un sombre trafic d’images en ce siècle Lumière.
Alors, vous tenez vraiment à ce que je vous la raconte, la suite ?



Des Chrétiens et des Maures

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« Un matin, le Petit a décrété :
-Je veux mon papa.
Il a repoussé son bol de chocolat et j’ai su, moi, Benjamin Malaussène, frère de famille, que le Petit n’avalerait plus rien tant que je n’aurais pas retrouvé son vrai père. Or ce type était introuvable. Probablement mort, d’ailleurs.
Après deux jours de jeûne le Petit était si transparent qu’on pouvait lire au travers. Mais il repoussait toujours son assiette :
-Je veux mon papa. »



Aux fruits de la passion

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« La tribu Malaussène et ses proches
Ont le regret de vous annoncer
le mariage de Thérèse Malaussène
avec le compte Marie-Colbert de Roberval,
conseiller référendaire de première classe.

Cet avis tient lieu d’invitation."




Monsieur Malaussène au théatre

Et bien il semble qu’il m’en manque un !





Pour ma part voici ma façon de présenter l’ensemble :
Citation:
D'abord il y a la mère, partie avec un homme, partie avec l'amour.
Ensuite, il y a Benjamin, frère ainé d'une famille nombreuse, élevant les enfants que sa mère met au monde, l'innocence même.
Sa copine Julie, femme léopard et journaliste, mamelles des nuits Malaussiènes.
Puis, vient Louna, qui elle, veut faire sauter ses petits locataires.
Thérése suit la marche, tout en os et en angle, amie des étoiles et des planètes.
Clara photographie tout ce beau monde et l'enveloppe de sa voix.
Jeremy fout le feu à son collège, parle comme un Chartier et baptise, un adolescent.
Le Petit, avec des lunettes roses, voit des fées transformer des mecs en fleurs.
Plus tard, viendra Verdun, et son regard plein de haine.
Ensuite, C'Est Un Ange (ai-je dit que Jeremy baptise ?)
Et Monsieur Malaussène, il fallait bien que pour une fois Benjamin ai de la chance !
Oh! J’ai failli oublier Julius, le chien. Un chien épileptique, qui pue tellement que son odeur préfère le précéder…

Autour d'eux, des flics, pauvres flics, qui voient en Malaussène un cas d'école (l'innocence l'aime). Les vieux, épaves remises en route par la famille, plus de drogues mais un avenir. Et tout un tas de personnages intrigants, attachants, détestables…

Benjamin Malaussène c’est la poisse et l’innocence incarnée. Tiraillé entre une famille toujours plus nombreuse et exigeante à sa manière, les policiers qui le suspecte systématiquement, sa ville, son chien épileptique et puant. Daniel Pennac nous balade joliment, son écriture légère et fluide, son humour, on se plait à suivre les aventures complètement improbables de son personnage principal. On finit par s’attacher à tous les membres de cette famille hétéroclite, aux amis de la famille et même aux flics.

Bien que tous les romans soit battis sur le même principe : « évènement catastrophique – Benjamin accusé – péripétie – Benjamin innocenté – vraie coupable arrêter » on se laisse surprendre par l’histoire. Et finalement ce qui attire le plus n’est pas nécessairement les diverses manque de bol du fils ainé des Malaussène mais plutôt l’ambiance générale des livres, c’est un monde qu’on redécouvre, c’est Belleville qui s’offre à nous et c’est toute cette galerie de personnage qui nous interpelle.

Et il y’a aussi tout ce qu’on lit à travers les lignes. Mais cela est à découvrir par soi-même.

Après plusieurs relectures de cette série, j’ai appris à aimer tous les protagonistes de ces histoires et c’est chaque fois un plaisir de les retrouver et de refaire leur connaissance, de les découvrir tendre, généreux, égoïstes, féroce, bête, méchant, naïf, inconscient, fort et fragile. C’est un plaisir de rire avec/d’ eux, de sentir quelques larmes s’échapper, de piaffer d’impatience et d’être inlassablement surpris . Si vous n’avez jamais lu cette série je vous invite à vous y essayer. Quoi qu’il arrive elle ne saurait vous laisser indiffèrent.


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 Sujet du message: Re: Malaussène.
MessagePosté: Mar 6 Déc 2011 18:06 
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Inscription: 24 Jan 2008
Messages: 2364
Localisation: sur Sillage ... Poukram !!
Est-on vraiment les deux seules personnes à répondre (répandre) notre amour de ce magnifique auteur ? Tant pis, au moins on assume ! :-P
Car oui j'aime et j'aimerais toujours Pennac. Je suis tombé dedans il y a de cela plusieurs années et je ne me lasserais jamais de me réplonger dans les fabuleuses aventures de la saga Malaussène. Malaussène, c'est toute une vie à part entière. C'est grâce à ces bouquins que j'ai appris ce que signifiait le mot "bouc émissaire". Pennac a une facilité d'écriture, c'est magique, il écrit comme il parle et du coup, ça se lit tout naturellement et facilement. Bien sûr, il faut savoir comment il parle, mais comment je pourrais vous le dire, il écrit sans artifice, sans détour, tout simplement, comme les gens parlent dans la rue. C'est tout simple à lire et c'est aussi pour cela que l'on s'y attache !
J'aime tout dans Malaussène :

- Malaussène pour sa facilité à se foutre toujours dans une merde incommensurable (à l'attirer aussi, ça marche ^^) et à s'en dépêtrer ! Son amour pour les seins de Julia, dans lesquelles il vient toujours se réfugier ...
- Julius, gros chien baveux et épileptique, qui est en quelque sorte la mascotte de la famille.
- La mère qui est toujours absente et qui quand elle revient, elle est toujours enceinte (et d'un nouveau jules en plus !)
- Le petit qui voit ses cauchemars se réaliser.
- Jeremy qui lui choisit toujours les prénoms des derniers de la famille et c'est toujours à mourir de rire ...
Et les autres, bien entendu : Thérèse, Louna, Clara ...

Bref, c'est absolument à s'y plonger et à s'y replonger ! Lisez, imprégnez vous de Malaussène et aimez comme jamais on a aimé une saga !!

Et sinon ...

Citation:
Nicolas Bary, le réalisateur des Enfants de Timpelbach, démarrera le 16 février prochain le tournage d'Au bonheur des ogres, l'adaptation du premier tome de la saga Malaussène, paru en 1985. On y suivra Benjamin, bouc émissaire de profession, chargé de supporter les scandales des clients grincheux d'un grand magasin parisien. Une situation qu'il accepte plus ou moins jusqu'au jour où les attentats à la bombe se multiplient dans la capitale et qu'il devient le suspect numéro 1 de ces attaques. En plus de trouver le moyen de se faire innocenter, Benjamin doit s'occuper de ses frères, soeurs et chien, sa mère ayant encore une fois quitté la maison familiale pour suivre son nouvel amour...
Raphaël Personnaz a obtenu le rôle principal, tandis que Bérénice Béjo jouera Julia, une jolie journaliste kleptomane qui a eu le malheur (bonheur ?) de venir dérober un pull dans le magasin et dont il va tomber fou amoureux. Emir Kusturica et Guillaume de Tonquédec seront également au casting de ce film dont le budget est estimé à 11,8 millions d'euros.
Décidément, Daniel Pennac à la cote : son livre pour enfants Ernest et Célestine a également été adapté et devrait sortira l'année prochaine. On peut aussi s'amuser du fait qu'après avoir côtoyé le chien préféré de Hollywood pour The Artist, Bérénice va devoir supporter le plus épileptique des toutous en la "personne" de Julius le chien, l'un des personnages emblématiques de la saga. On suppose que si le film est un succès, Chapter 2 et Pathé, qui produisent et distribueront le long-métrage, se lanceront dans les suites : La fée carabine, La petite marchande de prose, Monsieur Malaussène, Des chrétiens et des maures et Aux fruits de la passion.
(source : première.fr)

Pour l'anecdote, un livre de Malaussène avait déjà fait l'objet d'une adaptation "filmique", mais c'était plus un téléfilm et ce n'était pas le premier de la saga : La fée carabine, avec Fabrice Luchini dans le rôle de Pastor et Tom Novembre dans celui de Malaussène. Malheureusement, la vidéo est introuvable et non sorti en DVD (too bad :-/). En espérant que le film "au bonheur des ogres" soit une bonne adaptation et qu'il marche (comme y'aura toute la saga ^^). Depuis le temps que je rêvais de voir porter Malaussène sur grand écran !

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 Sujet du message: Re: Malaussène.
MessagePosté: Dim 15 Juin 2014 22:21 
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Inscription: 28 Oct 2012
Messages: 499
@el-d-brokeur : rassure-toi je suis là, et moi aussi j'adore Pennac. Si on reste sur les Malaussène, il me semble que j'ai lu Au jonheur des ogres, La fée carabine et Monsieur Malaussène (dans le désordre). Et je crois avoir pas lon, sous la main, la petite marchande de prose, mais va falloir que je le lise et que je me procure les trois autres. ^_^

D'abord, Pennac : c'est un des auteurs qui a marqué mon enfance, puis mon adolescence (dont je ne suis pas encore vraiment sorti ^_^). Avec Mourlevat et plus jeune, Rohal Dahl, il fait parti des rares auteurs dont j'ai relu la plus grande partie de l'oeuvre en long en large e en travers sans me lasser. Il est aussi le seul auteur à m'avoir fait aimer un chien (fictif), d'abord avec Le Chien de Cabot Caboche puis ensuite avec Julius bien sûr (notez que j'ai une peur phobique des chiens et c'est un exploit que de réaliser ce qu'il a fait). Pennac se lit en diagonales, puis se relit sérieusement, ou l'inverse. Pennac écrit comme on parle, comme on pense, mais nous emporte quand mêmr dans ce flot de pensées tordues ou simplistes, cyniques ou bienveillantes, qui caractérisent ses personnage. Pennac c'est un plaisir de lecture pour les jeunes et parfois un vrai exercice de réflexion pour les vieux. Pennac, c'est chouette.

Maintenant Malaussène, une superbe oeuvre qu'on a jamais fini de lire. Cette série illustre parfaitement ce dont je parlais plus haut comme caractéristique des bouquins de Mourlevat : cette fluidité d'écriture qui emporte et fait réfléchir sur les pensées de tous les personnages de cette oeuvre, d'abord la famille Malaussène mais aussi les autres, ceux qui sont de Belleville et qu'on a le plaisir de retrouver à chasue tome, mais aussi ceux qui apparraisse dans un tome pour disparaître à la fin, mais dont l'histoire e les pensées nous captivent tout autant. Malaussène, c'est une platé personnage à la sauce piquante qu'on nous sers sans cérémonie. Malaussène, c'est l'histoire du mec à la fois le plus veinard et le plus malchanceux de l'histoire du roman. Malaussène, c'est chouette.

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