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 Sujet du message: [Fanfic] La Plume et la Flamme
MessagePosté: Mer 16 Juin 2010 16:49 
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Voici une toute nouvelle Fanfic, issue d'un dur labeur de plus de 2 mois environ. Elle n'est pas dans le style "Onepiecien", je l'ai voulue plus sombre, plus mature, avec un aspect narratif plus poussé. A vous de voir ce que vous en pensez. Je prévois de publier un chapitre toute les semaines, peut-être un peu plus (une coupure est à prévoir pendant mes vacances). Enjoy !

Chapitre 1:

Le Soleil se couchait imperceptiblement sur l’horizon. Les habitants d’Aleza profitaient de ce soir d’été pour sortir, manger dehors ou s’amuser. La vie était tranquille dans cette partie de West Blue, loin de Grand Line. Aleza était connue pour fournir les meilleures pommes et le meilleur bois de la région. L’activité y était continue, surtout pendant cette période.
La mer était calme, quelques vagues venaient lécher les quais dans un clapotement régulier. Le gardien du phare était attablé au rez-de-chaussée de l’édifice dont il était le garant. Un verre de vin dans une main, un livre dans l’autre, la soirée s’annonçait douce.
C’était un homme entre deux âges, solitaire et taciturne. La lecture était un de ses seuls loisirs.
Un cri de mouette vint sortir le gardien de son passe-temps. Il releva la tête, quelque peu inquiet. Les oiseaux étaient le plus souvent silencieux à cette heure-là. Il se leva, s’approcha de la fenêtre et scruta l’étendue salée. L’eau était plate, oscillant entre un orange mordoré et un bleu nocturne, couverte par une poignée de nuages. Presque rien d’anormal. Presque, car une tache solitaire retint son attention. Il se tourna vers sa longue-vue, posée sur une étagère, et la pointa vers l’anomalie. C’était bien un bateau. Un voilier de petite taille, un esquif presque. Il n’arborait aucun drapeau. Donc ni la Marine ni des pirates. Sûrement quelques voyageurs itinérants, ou des pêcheurs égarés pensa l’homme, avant de se retourner à son livre.

Le navire glissait silencieusement sur l’eau, une légère brise marine le conduisait vers l’île. Les habitants avaient vite remarqué l’embarcation. Les navires étaient plutôt rares à cette heure-ci, mais un petit attroupement s’était formé sur les quais. On pouvait maintenant distinguer les détails ; c’était un petit voilier, avec un seul mât et une étroite cabine. Aucun canon. Il n’y avait qu’une seule silhouette sur le pont, à côté d’une masse informe. Lorsque le bateau s’approcha du ponton, la personne s’affaira ; elle replia la voile, jeta l’ancre, et lança une corde aux passants, qui amarrèrent le navire. Quelque uns avaient apporté des torches pour éclairer l’arrivée du voyageur, certains riaient, beaucoup criaient bienvenue. Mais quand la lumière atteint le tas à côté du passager, tous furent frappés de stupeur. C’était un corps.
Un corps inanimé, aux habits laminés et ensanglantés. Ses pieds et ses mains étaient solidement attachés. Peut-être était-ce un cadavre. Le passager, qui était dos aux habitants, car nouant une dernière corde à son bateau se retourna et tous le dévisagèrent.
L’homme était grand, la peau blanche et les traits tirés. Ses cheveux noirs de jais étaient noués en un chignon. Une barbe de trois jours et des cicatrices témoignaient de tumultes récents. Il portait un grand manteau bleu nuit, déchiré par endroit. Un sabre était attaché à sa ceinture. Il attrapa le corps, le mis sur son épaule et sauta aisément sur le ponton.
Les habitants étaient toujours hébétés, mais il avait visiblement cure de leurs expressions.
- Où se trouve la caserne de la Marine ? leur demanda-t-il d’une voix calme, mais empreinte d’une certaine fatigue.
S’en suivi un long silence, rempli de questionnements. En fin, les moins peureux d’entre eux désigna du doigt une colline de l’autre côté de la ville. Le voyageur se mit prestement en route, les gens s’écartant sur son passage.

Le trajet fut rapide, mais entrecoupé de rencontres avec des locaux interloqués et apeurés par le voyageur et son sinistre bagage. La caserne était semblable à toutes celles réparties sur la surface du globe. Elle était composée d’une grande tour cylindrique, élargie à la base. D’un côté se trouvait la cour, avec les terrains d’entraînements et de l’autre les quartiers des soldats. Le tout était cerclé par une enceinte.
L’entrée était seulement gardée par un homme. Celui-ci ne distinguait pas totalement le voyageur à cause de l’obscurité montante.
- Qui va là ? demanda le garde.
La silhouette ne répondit pas. Elle avançait toujours. Le garde réitéra sa question, en vain. L’angoisse montait en lui, il mit en joue le voyageur. Son fusil tremblait, les battements de son cœur s’accéléraient. Mais il ravisa quand il vit l’homme entièrement, éclairé par la lampe de la porte. Il baissa son arme, et resta bouche bée en voyant le visage tuméfié et sanguinolent de l’homme aux pieds et poings liés que portait l’autre.
- Je voudrais voir le commandant de cette base, dit ce dernier.
- C’est... C’est lui ? questionna timidement le soldat en désignant le ‘‘bagage’’.
- Oui.
Le garde déglutit d’étonnement, et se rappela la demande du mystérieux homme.
- Euh... Le colonel Oriflamme va sûrement vous recevoir.
- Merci.
Le soldat ouvrit la porte, et laissa passer le curieux personnage, qui s’avança dans la cour, le gravier crissant sous ses bottes.

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MessagePosté: Jeu 17 Juin 2010 15:12 
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Ça commence bien.

C'est bien écrit, sans aucune faute d'orthographe, en tout cas j'en ai pas remarqué, ton vocabulaire est très recherché, on comprends facilement ce que tu veut dire. Bref, au niveau du style de l'écriture pas de reproche à faire, on peut difficilement faire mieux.

L'histoire aussi est assez alléchante, ton personnage m'intrigue.
Je ne peut pas juger plus car tu as fait beaucoup de description.

Donc je lirais les prochains épisodes.

En espérant t'avoir encourager à continuer, bonne chance pour la suite !

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MessagePosté: Mer 23 Juin 2010 16:08 
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Merci Ao Kiji 29 de ton soutien, et merci à la soixantaine de lecteurs du premier chapitre (pour l'instant) ! Voilà sans plus tarder le chapitre suivant :

Chapitre 2:

Toujours encombré par son fardeau humain, il entra dans la tour, et monta les escaliers au bout du couloir. Le bureau du colonel était sûrement au sommet de la tour. Le bâtiment était désert, cause de l’heure avancée. Malgré la montée des marches, le voyageur ne broncha pas, et continua. Après avoir atteint le sommet, il entra dans la pièce en face, sans frapper. Il pénétra dans une vaste salle, occupée par un non moins vaste bureau, recouvert par des montagnes de papier. Aux murs étaient accroché une collection de sabres particulièrement fournie. Le colonel assis à son bureau, était penché sur son travail, à lire et signer de la paperasse. Il releva la tête en entendant le pas du voyageur sur le carrelage. L’officier, un homme plutôt petit aux cheveux gris, ne parut pas impressionné.
- Ah oui... Le garde m’a prévenu. Jan Skyler, « le fantôme de West Blue », je présume. Votre présence dans ses lieux reculés où peu de gens vous connaissent et plutôt... incongrue.
L’homme ne répondit pas, et se planta devant le colonel, toujours impassible, et fit glisser le corps sur son épaule par terre.
- Voici le Capitaine Vranker, des White Horse Pirate. Tête mise à prix à 32 millions de Berrys.
- Ho ho ! Belle prise ! Le célèbre Thor Vranker, ni plus ni moins. Est-il mort ?
Le chasseur de primes vérifia le pouls du pirate, et alla ensuite s’asseoir à un fauteuil face à l’office.
- Pas tout à fait.
- Hmm... Et les membres de son équipage ?
- Eux oui. Morts ou enfuis.
- Voilà une affaire en moins à régler. La récompense est donc à vous.
Il alla déverrouiller un coffre-fort mural, et pris quelques liasses de billets. Il les tendit ensuite à l’homme une fois assis.
- Félicitations. Votre puissance est gigantesque. Vos talents seraient utiles pour la Marine, reprit l’officier.
- Ha ! Tous les talents sont utiles à la Marine, tant qu’ils ne sont pas utiles aux pirates ! rétorqua le dénommé Skyler en recomptant distraitement les billets.
- Justement, vous chassez les pirates et...
- Et je compte bien continuer. Seul. Sur ce, au revoir colonel.
Il se leva, et fit quelque pas en direction de la porte.
- Attendez ! s’écria l’officier. Je suis amateur de sabres...
- J’ai remarqué, coupa le chasseur, en faisant un mouvement de la tête vers ceux attachés aux murs.
- Oh, ce n’est qu’une modeste collection, mais votre sabre, si je ne m’abuse...
Skyler sortit son arme de son fourreau et le pointa vers le colonel. C’était plus une épée qu’un sabre, avec la lame droite, d’un profond éclat argenté, et une coque qui protégeait la main du bretteur. Elle était dans son ensemble finement ouvragée.
- Son nom est « Silver Feather ».
- L’un des 21 Grands Sabres ! Comment l’avez-vous eu ?
Le chasseur de primes esquissa un sourire.
- Je pense que vous le savez déjà, dit-il en rangeant son arme.
Il se retourna, et disparut, dans l’ombre du couloir vide, laissant le colonel pantois et le pirate toujours inconscient.

Le lendemain, alors que la lumière blanche du soleil poignait à peine, le gardien alla faire des courses, une de ses seules sorties. L’échoppe de l’épicier, une modeste bâtisse, faite de pierre recouverte de chaux comme toutes les autres constructions, était presque toujours ouverte. Lui et l’épicier se connaissaient depuis leurs enfances. Les commissions faites, le gardien discuta avec son vieil ami. L’ambiance était joviale, jusqu’à ce que le gardien s’intéresse au bateau de la veille. L’épicier s’assombrit.
- Bah. C’était un homme étrange. On m’a dit qu’il avait débarqué avec un corps, peut-être mort. Après, il est allé à la caserne, et il est revenu sans le corps. Bizarre, hein ? Ensuite il a acheté des vivres, devine où ? Ouaip, ici même ! Il est entré, il a acheté, il est sorti. Sans dire un seul mot. Il a payé avec des grosses coupures. Si tu veux mon avis, c’est le genre de type baroudeur tu vois, pas un pirate. Ptête bien qu’il fait des choses pas nettes... En tout cas il avait l’œil mauvais... Pas celui des pirates, celui où tu sais que tu vas te faire embrocher si tu pètes de travers, plutôt l’œil énervé, comme si il venait de faire quelque chose qu’il aime pas...
Le gardien retourna chez lui, pensif. La colline qui menait à son phare était pentue, la montée ardue, mais le temps n’était pas compté pour lui.

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MessagePosté: Mer 30 Juin 2010 18:18 
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Chapitre 3:
La mer est vivante. La mer bouge. La mer respire. La mer grandit. Mais la mer ne vieillit pas. La mer ressent des choses. Jan Skyler est né sur un bateau. Il sait ce qu’est la mer. C’est un univers différent de celui des hommes ou des animaux. La mer peut tuer n’importe qui, détruire n’importe quoi si elle veut. Mais la mer est bonne avec ceux qui la respectent.

Skyler méditait, le regard se perdant dans le lointain. Une brise venue de l’horizon venait caresser son visage, ses cheveux. Elle charriait des odeurs si familières à son odorat, qu’il n’avait qu’à les imaginer pour qu’elles embrument à nouveau son esprit.
Le soleil à son zénith se démultipliait dans l’azur maritime. Le chasseur de primes se leva, et embrassa d’un regard fermé le monde qui l’entourait. Son bateau dérivait au gré des courants. C’est ainsi qu’il naviguait. En faisant confiance à la mer. Il était entouré de bleu. Bleu comme le ciel sans nuages. Bleu comme le tissu toujours froissé des remous aquatiques. Le mouvement des vagues, de taille modeste, était tout à fait naturel pour quelqu’un comme lui. L’embarcation, frêle mais fiable, lui convenait par sa maniabilité.

Il déplia une carte sortie d’une poche, et l’étala sur le pont. Elle représentait la région de West Blue sur laquelle il était. Il n’était pas très bon navigateur, mais il savait calculer sa position grâce au soleil et à une boussole. Il repéra le secteur dans lequel il se trouvait, dénué de terre sur la carte. Mais alors pourquoi y a-t-il une île à quelques encablures de lui ?

Il refit ses calculs, qui tous indiquent la même chose ; il n’y a pas de terres à moins d’une journée de navigation. Cette île n’est donc pas indiquée sur sa carte se dit-il en la scrutant avec une longue-vue. Elle ne semblait pas habitée, seuls des collines recouvertes de verdures étaient visibles. Pas d’autre bateau, même pas la moindre barque de pêcheur. Donc dénuée d’intérêt pour lui. Pas besoin de s’éterniser ici pensa-t-il en changeant de cap. Il se ravisa bien vite. Une titanesque masse de flammes s’envola de l’île, déchirant le ciel en une déflagration incommensurable. Une fraction de seconde plus tard, une onde de choc et un grondement vinrent secouer Skyler et son esquif. Tous ses sens étaient assourdis par cette explosion. Le panache doré semblable à une rose lumineuse de taille extraordinaire s’évapora en un instant. Le chasseur de primes se remit de ses émotions en essayant de stabiliser le bateau encore mouvementé. Après que sa situation soit rentrée dans l’ordre, il se retourna vers l’île si étrange. Toujours aucune activité humaine, comme si il ne s’était rien passé. Pourtant, l’absence de sa présence sur la carte et cette explosion incroyable font tout de même de ces terres apparemment inhabitées un objet de curiosité plutôt intéressant. Jan réfléchit rapidement, une habitude dans sa profession, et il agit tout aussi prestement. Tous ces évènements si mystérieux ne peuvent être élucidés que par un seul moyen : aller voir ce qui se passe soi-même.

Son navire échoué sur une plage tranquille, Skyler se prépara ; il savait ce qui était nécessaire, et ce qu’il pouvait laisser sur le bateau. Peut-être ne reviendra-t-il pas sur cette embarcation. Il était conscient des risques d’un tel acte, mais l’aventure et la curiosité avaient pris le dessus. Il ne savait pas ce qu’il arriver, ce qui était inhabituel pour lui. Les pirates étaient des pirates, presque toujours les mêmes, mais là, il allait se jeter dans l’inconnu. Les affaires fourrées dans un sac à dos, il sauta sur le sable. La plage de sable blanc, bordée de palmiers verdoyants inspirait un calme absolu. Les quelques oiseaux marins présents piaillaient dans le ciel qui se teintaient de quelques brumes. Après avoir atteint la forêt, Jan Skyler respira un grand coup, et pénétra dans la jungle. Ses sourcils froncés, son regard était attentif au moindre mouvement. Il progressait rapidement vers l’intérieur des terres, à la recherche de n’importe quoi, du moindre indice qui puisse soulever la chape de mystère qui recouvrait les récents évènements. Entouré par une flore fournie, il marchait d’un pas souple, tranchant les obstacles qui l’entravait le plus avec son sabre si précieux. Aucun animal ne vint troubler sa marche. La flore tournoyait autour de lui ; les arbres se rapprochaient de lui de plus en plus au fur et à mesure qu’il avançait. Des gouttes de sueurs perlaient sur ses joues, son front, cause de l’humidité et de la chaleur élevées. Il atteignit bientôt une route, plutôt un chemin terreux, serpentant dans la forêt. Skyler s’arrêta net. Il s’agirait donc d’une île habitée ? se demanda-t-il. Il n’eut pas le temps de suivre ce passage. Un coup de feu retentit près de lui. Il venait de la forêt. L’écho se répercuta, et d’autres bruits similaires vinrent troubler le calme insulaire.

Soudain, une silhouette floue sortit en trombe d’un fourré proche. Décidemment, il y a du monde sur cette île ! songea-t-il avant que les évènements ne s’accélèrent.

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MessagePosté: Mer 7 Juil 2010 20:19 
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Woah ! Plus de 150 vues de cet fanfic, donc a peu près 50 lecteurs réguliers. Merci à tous, et n'hésitez pas à postez vos remarques et critiques ! Sans plus attendre, le 4ème chapitre :

Chapitre 4:

Les détonations se rapprochaient de plus en plus ; des cris d’hommes vinrent aussi ponctuer l’ambiance sonore. Le chasseur de primes put saisir « Attrapez-le ! » ou encore « Par-là ! ». Il se tourna vers l’homme qui était apparu à quelques mètres. C’était un humain de taille normale, aux habits bruns déchirés et brulés par endroits. Il ne portait pas d’armes, et transportait un énorme sac de voyage. Il semblait haletant, comme après une longue course. Soudain, Skyler vit des traces de balles apparaître sur les arbres alentour. C’est donc après cet homme que ceux de la forêt en ont. D’un coup, le fugitif se tourna vers le chasseur de primes, et parut étonné. Il se rapprocha, alors que les tirs se faisaient de plus en plus fréquents. Jan put alors détailler son visage. Les cheveux de ce mystérieux énergumène, certes sales, étaient d’un blanc profond, alors qu’il semblait jeune. Sa coiffure était chaotique, en pique, et son visage trapu et anguleux. Sa face reflétait une inquiétude certaine.
- Vous...vous êtes... Jan Skyler... le chasseur de primes ? demanda-t-il, bouleversé.
- Comment connaissez-vous mon nom ? rétorqua l’intéressé en menaçant l’autre avec son épée.
Son interlocuteur se tourna rapidement vers la forêt, puis vers Skyler. Ce dernier remarqua son regard, vif et empreint d’une certaine intelligence. Les tirs se rapprochaient, l’atmosphère se chargeait de poudre.
- Venez vite ! s’exclama le zèbre, en courant dans la direction opposé aux tirs.
- Si c’est à cause de tirs que vous fuyez, je m’en charge.
Skyler se prépara au combat, le sabre bien en main, concentré. Il n’avait pas peur d’affronter plusieurs hommes armés de fusils. Soudainement, le fuyard se retourna, et attrapa Skyler par le bras.
- Non, non ! Venez, vous ne pouvez pas les affrontez ! s’écria-t-il.
- Quoi ? Skyler se retourna vers l’homme, ce qui brisa sa concentration.
Une balle traversa sa manche et toucha son bras gauche. Cela le convaincu de suivre l’olibrius. Ils coururent rapidement dans la jungle. La verdure se confondit en un tourbillon flou autour d’eux. Les deux couraient à la même vitesse, se faufilant dans la nature. Pendant la course, le chasseur de primes put observer son compagnon. Il semblait pensif, et ce malgré la situation. Derrière eux, les tirs s’éloignaient, les cris diminuaient d’intensité. Ils atteignirent facilement une baie étroite, entre deux falaises albâtres. Le ciel s’était assombri de quelques nuages gris. A quelque mètres d’eux, un navire, un voilier plus grand que l’esquif de Jan, visiblement celui de l’hurluberlu. Skyler s’arrêta un instant pour réfléchir.
- Eh bien, dépêchez-vous ; la marée est haute ! lança l’autre homme déjà à bord de son embarcation.
- Pourquoi devrais-je monter ?
- Avez-vous seulement une autre solution ?
Le chasseur de primes resta silencieux. Son bateau était trop loin, des gens armés pullulaient sur l’île, et sa blessure était douloureuse et saignait abondamment. Il mit à l‘eau le navire en le poussant. Il grimpa dedans, ce qui lui provoqua une décharge de souffrance venant de son bras. Le bateau, un un-mât, était apparemment maniable seul. Il n’était pas très meublé, mais semblait fiable.
- Bienvenue sur le Brave Orient ! l’accueillit le mystérieux homme.
- Qu’est-ce que vous me voulez nom d’un Roi des Mers ? Et qui êtes-vous ?
- Oh... Je suis William Aucklay, marchand de son état, enchanté. Je propose de d’abord mettre les voiles, dans tous les sens du terme, et d’ensuite discuter, nos poursuivants ne sont pas loin.
Skyler le regarda encore, d’un air maussade, et se tourna vers le mât pour hisser la grand voile. Le vent soufflait heureusement dans une bonne direction, l’île si étrange s’éloigna rapidement. Le large, qui lui était si familier, le rasséréna.
- Bon, maintenant vous allez m’expliquer tout ce qui s’est passé sur cette île de malheur, et pourquoi je devrais vous écoutez et vous suivre. Et puisque vous connaissez mon nom, j’imagine que vous savez aussi que j’aime qu’on parle vite.
- Il convient naturellement de vous fournir quelques explications...
Le dénommé Aucklay resta silencieux un instant, puis commença son récit.

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MessagePosté: Jeu 8 Juil 2010 14:39 
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WHAAAAA comme c'est trop bien !!! J'adore :Luffy hilare:

Continue, on t'encourage tous !!! ( eh, mais y'a personne :Chapeau de paille goute: bin si, moi je suis là, pour t'encourager !!!!


Allez Escogryphe
Allez Escogryphe
Allez Escogryphe

:luffy langue:


Mais franchement, ta fic est géniale, elle a la classe !

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MessagePosté: Jeu 8 Juil 2010 15:35 
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Si moi je suis là et je fais partie des lecteurs réguliers.

Ton personnage continue à m'intriguer, chasseur de primes, qui n'a pas l'air d'avoir de se battre avec ses sabres, ça me fait penser à Zoro tout ceci.

En tout cas, bon style de narration, ca que tu racontes et très clair.

Un peu dommage de ne pas être rester plus longtemps sur l'île.

Vivement le prochain épisode pour en savoir plus sur le personnage principal et le dénommé "Aucklay" en plus la parution est régulière et rapide, bref que du positif.

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MessagePosté: Mer 14 Juil 2010 20:04 
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En exclusivité pour mes chers lecteurs, voilà la suite des aventures de Luffy et des Mugi... ah non, ça c'est ce soir sur les Quais. Plus sérieusement, les 5ème chapitre de celles de Jan Skyler et de William Aucklay. Bonne lecture !

Chapitre 5 :

- Comme je vous l’ai dit, je suis marchand... commença Will Aucklay
- Pouvez aller au plus court? le coupa Skyler.
- Ne vous pressez pas, je vais tout vous raconter. Donc je naviguais d’îles en îles pour vendre et acheter diverses choses. J’étais en route pour refaire des stocks, quand j’ai aperçu cette fameuse île. J’ai décidé d’y débarquer, pour voir s’il n’y avait rien d’intéressant sur ce maudit rocher. Comme elle n’apparaissait pas sur mes cartes, je pensais qu’elle était inconnue, et qui dit terre inconnue, dit richesses cachées ! Donc j’y ai à peine posé pieds, catastrophe ! Des sauvages qui m’ont attaqué, ligoté et capturé ! Ils m’ont emmené dans leur camp ! J’ai cru vivre les pires heures de ma vie, mais c’était pire après ! Une tribu ennemie est arrivé dans le campement, et tous ont commencé se battre ! Ils y en avaient même qui avaient des fusils ! Des morts par dizaines, du sang partout... Le problème, c’est que les autochtones vouaient un culte à une divinité étrange, basé sur la vénération d’un minerai rare, le noradium, qui se révèle être un puissant explosif ! J’ai pu me défaire des liens à temps, car leur temple renfermait une immense quantité de cette roche. Malheureusement, il a été incendié... J’imagine que c’est cette déflagration qui vous a fait venir ici.
- En effet... Et ensuite, vous vous êtes enfuis, avec à vos trousses les sauvages d’une des deux tribus, et vous êtes tombés sur moi, j’imagine ?
- Tout à fait... Votre réputation de fin limier n’est pas injustifiée.
- Et puisque vous me connaissez tellement bien, pourquoi m’avez-vous retenu d’attaquez vos poursuivants ?
Aucklay resta silencieux un instant, le regard vers le lointain, puis répondit ;
- Et bien... En fait, j’ai pensé que vous pouviez m’être utile, au lieu d’engager un combat inutile et risqué. J’ai réfléchi, et je propose de vous embaucher comme garde du corps. Qu’en dites-vous ?
Skyler ne s’attendait pas à cela, mais il ne laissa rien transparaître. Il gagna du temps en posant une question à son interlocuteur.
- Et en quoi cela consisterait ?
- Eh bien hélas, je me dois de vous dire que certaines personnes en ont après moi, des personnes puissantes. Je suis impliqué dans une affaire incroyablement complexe et dangereuse ; p as de mon plein gré évidemment, je ne suis pas idiot, et j’ai besoin d’aide. Je n’ai pas beaucoup de connaissances qui puissent me secourir, à part vous. En outre, le fait que vous m’ayez accompagné pourrait vous incommodez.
- M’incommodez ? rétorqua Jan, surpris.
- Hélas, oui... Mais si vous me rejoignez, vous serrez grassement rémunéré, ne vous inquiétez pas.
- Ecoutez, M. Aucklay... Je ne suis pas un assassin ou même un porte-flingue, dit Jan d’un ton impérieux, mais un chasseur de primes. Je traque les malfaiteurs, et je sais me défendre.
- Je sais, je sais... Mais ne voulez-vous pas plutôt aidez un citoyen esseulé et démuni ? Votre aide me serait infiniment précieuse... Je ne suis pas qu’un simple négociant, je puis également me qualifier d’explorateur, voire d’aventurier.
Skyler resta silencieux, et se tourna vers l’horizon... Après tout, quelles étaient ses autres possibilités ? Accoster à la prochaine île et tout recommencer ? Non, cela ne servirait à rien. En outre, un peu d’aventure, autre que de traquer des pirates sans vergognes, cela pourrait le divertir.
- Ça marche, répondit-il. Quelle est notre prochaine destination ?
Aucklay sourit victorieusement, et se tourna vers le reste du bateau.
- Magnifique ! Nous irons d’abord à Illusia, à deux jours d’ici.
Il se dirigea vers un couloir qui menait vraisemblablement aux cabines, et pointa une porte.
- Voici votre chambre ; la porte du fond, c’est celle du capitaine ; moi, en l’occurrence, reprit-il. La nuit tombe bientôt, je vous souhaite donc une bonne nuit. Si vous avait faim, la cuisine est dans la pièce en face de votre chambre. Des questions ?
Le bretteur entra dans sa cabine, sans répondre, posa son barda et se jeta sur la couchette. La salle était tout ce qu’il y a de plus simple ; un lit, une table, et un hublot qui laissait entrer lumière et faisait entrevoir la mer. Sa blessure avait arrêté de saigner, il la soigna en retirant la balle avec un couteau, ce qui lui prit un temps douloureusement long, et en la bandant avec un morceau de tissu propre. Il ferma les yeux, pour mieux réfléchir. Qu’est-ce que je fous là nom de nom ? Toutes les images de la journée lui revinrent en tête ; l’épicier du village, le bateau, l’île, l’explosion, la forêt, la course, et puis cet homme... Son récit tenait debout, il le croyait, mais... Le personnage en lui-même était étrange, Jan ne l’avait pas encore cerné. Il n’avait pas l’impression qu’il mentait, mais plutôt qu’il cachait quelque chose... Il paraît inoffensif, et pourtant, j’ai un mauvais pressentiment. Son histoire de menace est louche, ces ‘‘ennemis’’ pourraient être très dangereux, je ne sais pas dans quelle merdier il s’est plongé. Dans tout les cas, il faut que je fasse attention, et que je fasse semblant de rentrer dans son jeu. Skyler arrêta de penser, et essaya de s’en dormir.

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MessagePosté: Ven 16 Juil 2010 16:26 
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Localisation: Dans les nuages...
Encore un superbe chapitre !!
Rien à dire, j'adore se que tu écrit, on comprend tout de suite se que tu veux dire, il n'y pas de répétions, les personnages sont intrigants, l'histoire est sympathique...
Bref, tout simplement génial !! Continue comme ça, Escogryphe ! On a tous hâte de lire le prochain chapitre !!

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One Piece Opening 13
"L'humour est une chose trop sérieuse pour la confier à des rigolos."


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MessagePosté: Ven 16 Juil 2010 17:01 
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Très sympa, une des rares fanfic dont j'ai eu un certain plaisir à lire. Evidemment la narration est simple, et les descriptions minimes mais au moins tu vas à l'essentiel, ton récit est clair et intriguant, pour le moment tu as bien pris l'univers de One Piece pour toi. Tes chapitres font tous plus ou moins la même taille donc cela prouve que tu as pris ton rythme et que tu maîtrise ton récit, un bon point :)

Concernant le personnage de Jan, vu comment tu l'avais décrit au début, plus ou moins solitaire et réfléchi, je trouve étrange qu'il ai eu envie de venir sur l'île des sauvages et encore plus d'accepter la proposition d'Aucklay, mais bon :) C'est son petit côté Luffy dirons-nous :)
En tous cas continue, j'aime beaucoup !


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MessagePosté: Ven 16 Juil 2010 18:40 
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Localisation: Sous un chapeau de paille ?
C'est très bien, quasiment aucune faute d'orthographe, j'ai relevé deux fautes en tout à vrai dire :


Citation:
En outre, le fait que vous m’ayez accompagné pourrait vous incommodez.
- M’incommodez ? rétorqua Jan, surpris.


qui semble être une faute d'inattention, et la deuxième :



Citation:
Après que sa situation soit rentrée dans l’ordre
[/b]

"Après" est suivi de l'indicatif et non du subjonctif ;)

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Franchement, ta fanfic est très bien je trouve, très bien écrite, un certain style, tu évites les répétitions, on sent une certaine recherche par endroits, une histoire mouvementée servie par une écriture posée et un rythme lent, c'est super agréable à lire, et c'est bien mené.
Bravo à toi !

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MessagePosté: Lun 19 Juil 2010 15:27 
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Aaaah ! C'est toujours aussi bien !!! Ne nous déçois pas tous pour la suite de la fic !! Elle doit toujours rester aussi géniale, merveilleuse, un point ténébreux peut-être ( ou plus qu'un point ), et le suspense commence à être pour moi tout aussi bien que l'originalité de ta fic.

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MessagePosté: Mer 21 Juil 2010 20:39 
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Merci à tous de vos soutiens !
@ Portgas : Euh, je te rappelle que la déflagration et l'affaire de la carte ont titillées la curiosité de Skyler un minimum. Mais il est vrai que j'aurai pu approfondir ses ressentiments.
@ Nicolelow : Raaaah ! Pourtant j'avais lu, relu tout ce que j'ai écrit, et tu trouvess des fautes. Snif. Mon honneur est brisé. Autant je ne m'étais pas rendu compte sur la 1ère, autant j'ai franchement hésité pour la 2nde, mais le Bescherelle Power m'a convaincu.

Sinon, voilà le 6ème chapitre de La Plumme et la Flamme :

Chapitre 6 :


Jan Skyler se réveilla avant qu’il fasse jour, et se leva rapidement. Il ouvrit son sac, et vérifia ce qu’il y avait à l’intérieur. C’étaient les dernières choses qu’il lui restait. Il n’était pas matérialiste, mais il tenait à quelques souvenirs. Il sortit de sa cabine, et commença à faire un tour du navire. Sa chambre se trouvait à l’arrière du bateau, comme toutes les autres pièces. Le navire était apparemment prévu pour accueillir une demi-douzaine de matelots. Le ciel était gris, légèrement teinté de bleu, comme pour annoncé le jour imminent. Il faisait encore frais, et le vent soufflait de la poupe, le Brave Orient avançait tranquillement. Le nouveau garde du corps s’avança vers la proue, et scruta l’horizon maritime. Aucun objet ne venait briser la fine limite entre eau et ciel. Il passa sa main dans ses cheveux, refit son nœud, et fit volte-face pour atteindre la cuisine. Une table, quelques affaires, dont des vivres, composait le mobilier. Après avoir pioché dans les réserves, Skyler se prépara un petit-déjeuner. La porte s’ouvrit et William Aucklay entra pendant qu’il entamait une tranche de pain beurrée. Son ‘‘employeur’’ avait l’air plus en forme que lors de leur première rencontre. Il s’était habillé avec des habits propres, et ses blessures étaient pansées.
- Bonjour mon ami, lança-t-il. Comment allez-vous ?
Jan ne répondit pas et finit d’avaler sa tartine. Le silence qui s’installa était rempli de distance. Il fit semblant de ne pas avoir entendu, et débarrassa les restes de son repas. Il se leva, et allait sortir lorsque William l’arrêta :
- Vous savez, nous sommes embarqués pour un périple de durée indéterminée. La meilleure façon de le passez serait au moins de pouvoir communiquer.
- En effet, mais veuillez alors moins faire preuves de... condescendance, répliqua Skyler la main sur la poignée. Je ne suis pas simplement qu’un guerrier dénué d’intellect.
- De condescendance ? s’étonna Aucklay. Vraiment ? Eh bien, excusez-moi... Je n’éprouve que de la sympathie envers vous.
Skyler se retourna, l’air menaçant et croisa les bras.
- Bon... Certes. Mais sinon, vous ne m’avez pas dit pourquoi nous allons à Illusia. Le royaume est riche, certes, mais les brigands y règnent en maître. Je vous rappelle que le roi, Thalassa Luca, est complètement impuissant et désemparé.
- Ah, oui... Eh bien, comme je vous l’ai dit, je dois refaire mes stocks et régler quelques affaires. Mais j’imagine que vous vous doutez que je n’ai pas choisi Illusia par hasard. En effet, je ne traite pas qu’avec des marchands, hum, comment dire... pas très communs. Mon commerce nécessite des produits spéciaux que seules certaines personnes peuvent me fournir.
- Ah bon ? Et quelle sorte de produits vos ‘‘négociants’’ vous procurent-ils ?
- Eh bien... Je me suis plus ou moins spécialisé dans les articles rares et précieux, et surtout utiles à des personnes bien particulières qui...
- En gros, vous achetez au marché noir des objets volés pour faire du recel ? coupa Jan, énervé.
- Oh, s’il vous plaît... Ne me traitez pas de ce que je ne suis pas ! s’exclama Aucklay. Les articles ne question sont pas d’origine totalement sûre, j’en conviens, mais cela reste du commerce honnête, avec des gens honnêtes. De plus, je vous rappelle que, en tant que garde du corps, vous êtes sous mes ordres, et je suis le seul qui puisse vous payez quand notre association sera finie !
- Attendez, je ne suis sous aucun prétexte votre sous-fifre, s’écria Skyler en retour. J’ai bien voulu vous aider, parce que je n’avais pas d’autres possibilités que de monter à bord de ce foutu navire, et que vous dites que vous êtes en danger. Je pensais que vos ennemis pouvaient être des hommes malhonnêtes. Mais là j’apprends que vous pouvez vous-même en être, et que c’est la Marine qui est à vos trousses.
- Ne vous inquiétez pas, les hommes qui me veulent du mal sont uniquement des bandits, des brigands. Si vous voulez tout savoir, cette chasse à l’homme est totalement dénuée de sens et injustifiée. C’est au cours d’un voyage sur une île éloignée que je découvre un squelette et un trésor, à demi enfouis sous le sable d’une plage déserte. Le coffre renfermait des pierres précieuses, que j’ai prises ; car sachant que personne d’autre ne pouvait les prendre. Voulant les revendre chez un confrère inconnu ; que faire d’autre ? je me retrouve bien vite encerclé par des énergumènes menaçant. Ils m’annoncent que les pierres sont à eux, sans justification, et...
- Vous ne leur avez pas donné ? demanda Skyler, intrigué.
- Non, évidemment, je me suis enfuis et j’ai caché lesdites richesses.
- Mouais... Peut-être qu’elles étaient vraiment à eux, vous ne pensez pas ?
- Hoho, non absolument pas. Après m’être informé, j’ai appris que les hommes qui m’ont menacé sont une bande de roublards rompus à ce genre de technique de dépouillage. Et depuis, ils ont une dent contre moi, et me traquent, avec plus ou moins de réussite. En outre je pensais que les pierres précieuses pouvaient vous satisfaire comme mode de paiement...
- Ah bon ? Eh bien pourquoi pas... Mais je suppose qu’il faudrait d’abord que vous n’ayez plus d’ennuis avec eux.
Aucklay esquissa un sourire en coin. Skyler le remarqua tout de suite, et fit de même.
- En effet... Mais je vous fais confiance ; je ne vous ai pas... demander de m’aider pour rien. Et sinon, que faites-vous donc de tout l'argent que vous gagnez grâce aux primes ? Ça doit faire une sacré somme n'est-ce pas ?
- Eh bien, disons que j'aime l'argent, et j'aime le dépenser, ou le donner à ceux qui en ont besoin.
Les deux sourirent, mais pas seulement parce qu’ils voulaient paraître détendus ou décontractés. L’un pensait qu’il avait réussi à faire croire à son interlocuteur qu’il était l’homme qu’il voulait montrer, l’autre à convaincre son vis-à-vis des raisons qui ont amenés ses actes.

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MessagePosté: Ven 6 Aoû 2010 15:07 
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Localisation: Là bas si j'y suis...
Tout d’abord, je vous dois au moins un millier d’excuses pour mon retard de publication de plus d’une semaine, mais j’ai une raison valable : ma carte-mère a rendu l’âme mercredi dernier. Enfin ma carte mère... Je parle de celle de mon ordi hein, je ne suis pas un cyborg. Dziit... Fatal Error... Reboot... Euh, pardon. Sinon, les chapitres suivants seront les derniers avant au moins trois semaines, car je pars en vacances prochainement. Je vous dois donc mille excuses supplémentaires pour le manque de présence approchant. Je commence donc maintenant : Pardon, pardon, pardon, pardon, pardon, pardon... Ho et puis merde : Pardon x 2.e+3 (Blague de matheux). Et sinon, voilà les chapitres, les 7 et 8 :


Chapitre 7 :

Le voyage, dont la durée a été rallongée par le mauvais temps et le vent contraire, a finalement été plus agréable aux yeux des deux héros que ce que à quoi ils s’attendaient. Pendant les périodes de tempêtes, une des seules pièces sûres se trouvait être la cuisine, qui offrait sec et nourriture. Les conversations n’étaient pas très enjouées, mais étaient quand même présentes. Ils ne parlaient plus de leurs propres affaires, mais plutôt de la situation globale, et de la lutte entre les pirates et la Marine.
La salle se retrouvait plongée dans une luminosité cuivrée, due à la seule lampe de plafond qui éclairait difficilement, l’obscurité marine recouvrant de noirceur les recoins de la pièce. Les ombres se faisaient étalées, et chacun voyait le visage de l’autre assombrit et camouflé. Les traits étaient tirés et les sorties pour réparer une avarie ou vérifier la voilure étaient fréquentes et éreintantes. L’humeur joviale d’Aucklay animait quelque peu ces durs moments, même si Skyler n’était pas très sensible à son humour.
Enfin, après près de quatre journées de navigation rugueuse, l’île d’Illusia était visible, fin amas blanchâtre perçant hardiment l’horizon gris. Jan se tenait sur le pont, une longue-vue collée à son visage, scrutant la mer et ses occupants, en fait une poignée de barques de pêcheurs, et un ou deux navires de marchandises. Le ciel était couvert, reliquat de dures journées de tumultes importants dus aux vagues. Le soleil était au bord de se coucher, dans l’indifférence d’une journée trop rapide, où l’atmosphère était lourde et embrumée. Le chasseur de primes se tenait droit comme un I, malgré le tangage. Ses habits étaient sombres, longs et protecteurs. Les cheveux aux vents, et un bouc de barbe naissant, il savait qu’il pouvait faire peur avec son air menaçant. Il entendit des pas derrière lui et ne se retourna même pas pour voir son compagnon.
- Nous arriverons dans une petite heure, déclara le premier. Mais je ne sais où nous iront après avoir accosté.
- Oh, rien de très impressionnant, répondit celui aux cheveux blancs et ébouriffés. Nous allons juste acheter les articles dont... mes associés ont besoin.
- Hmmm.... Et dans quel magasin précisément ? Je ne suis peut-être jamais venu mais j’aimerai quand même pouvoir me repérer.
- Ah oui, j’avais oublié de vous en parler... Comme je vous l’ai raconté auparavant, je ne traite pas qu’avec les marchands les plus avenants. Pour tout vous dire, nous allons chez Vincent De Fort.
Skyler se retourna instantanément, les sourcils froncés.
- Avez-vous bien dit Vincent De Fort ? Nous allons... chez lui ?
- En effet, oui, dit Aucklay, serein.
Jan paraissait bouleversé.
- Quel genre de personne êtes-vous donc, William Aucklay, pour être aussi détendu après avoir prononcé le nom de cet homme ?
- Oh, rien qu’un simple voyageur qui essaie tant bien que mal à survivre dans ce monde aux mille dangers, quitte à traiter avec des êtres aux noms évocateurs de sentiments forts pour des gens tels que vous, ni plus ni moins. De plus, cette personne n’est pas celle qu’on décrit dans les rumeurs de bas-étage. Il est tout autre. En attendant, je vais préparer le navire à l’accostage.
Et il repartit ainsi, d’un pas léger, laissant Jan Skyler seul face à l’île d’Illusia qui se rapprochait.

Sale, plein de relents de poissons infâmes et de crasse, sombre, le port d’Illusia tranchait nettement avec le firmament qui s’était teinté d’orange et de rose, les nuages s’étant écartés. Après avoir amarré l’Orient, les deux comparses traversèrent les larges quais, recouverts par toutes sortes de vendeurs à la sauvette, d’étals de pêcheurs et d’autres marchands, mais aussi d’escrocs et de pickpockets. Ils traversèrent la foule, encore dense malgré l’heure, et atteignirent une ruelle peu éclairée.
- C’est par là ? demanda Skyler, scrutant le passage peu accueillant.
- En effet. De Fort aime bien se cacher. Mais je connais la route, ne vous inquiétez pas.
William émit un léger rire, comme pour se défaire de l’atmosphère morose qui se dégageait de la venelle. Son compagnon était moins détendu, mais il restait aux aguets. Le sol jonché d’ordures, les murs gris, la lumière déclinante et les plaintes des faubourgs pesaient sur le moral comme un bélier martèle les portes d’une ville assiégée. Ils arpentèrent ainsi les sombres recoins d’Illusia, guidés par un Aucklay sûr de lui et concentré. Après quelques minutes, ce dernier s’arrêta devant une large porte d’un entrepôt anonyme.
- C’est donc ici, n’est-ce pas ? questionna le bretteur.
Le marchand acquiesça et s’avança vers le portail, imité par Skyler. Il toqua trois fois, et attendit. Un judas dissimulé s’ouvrit devant lui. Des yeux bleus d’homme apparurent à travers.
- Z’êtes qui ? s’écria-t-il d’une voix rocailleuse.
- William Aucklay, répondit l’intéressé. Je voudrais parler à M. De Fort.
- Et lui ? dit le garde en indiquant le garde du corps d’un mouvement de tête.
- Oh... Un ami. Un bon ami. Nous pouvons entrer ?
Le portier grommela quelque chose d’incompréhensible, puis ferma le judas. La porte s’ouvrit un instant plus tard, laissant un flot de lumière artificielle envahir la ruelle silencieuse. Leur interlocuteur, un homme plutôt malingre aux traits tirés et à la mâchoire balafrée et mal rasée, les détailla des pieds à la tête, et les invita à avancer d’un geste. Les deux amis entrèrent dans un vestibule ridiculement petit, puis suivirent leur hôte à travers un couloir. Les murs de pierres blanches et éclairées semblaient ne pas pouvoir se trouver dans un quartier aussi miteux. Ils débouchèrent bientôt sur la salle principale, vaste pièce encombrée d’un nombre incalculable de caisse et de sac de tous genres, emplissant les yeux d’un panel de marrons et de gris. Seule une demi-douzaine de lampes accrochées aux poutres du plafond conférait une lumière suffisante. Au moins une cinquantaine de personnes semblables au portier occupait cet endroit, transportant des marchandises vers une autre porte donnant sur un quai. Tous étaient armés. Skyler avait repéré un regroupement dans le fond, autour d’une personne de haute taille. En tant que chasseur de primes, il le reconnut instantanément. Vincent De Fort, dit « l’Étendard », un des chefs de la pègre de l’île, à la tête d’un réseau de marché noir et d’assassins des plus ramifiés de par les mers. Sa tête était mise à prix à 24 millions de Berrys, et il les valait. Il mesurait plus de deux mètres, deux mètres de muscles et de violence. Son pantalon de toile et ses bottes noires, ainsi que son gilet rouge sang étaient connus à travers maintes terres. Son visage était long, glabre et son nez cassé. Aucklay marcha droit vers lui, Skyler à ses côtés.

Chapitre 8 :

William se planta devant le criminel. C’est ce dernier qui parla en premier, ses hommes s’écartant.
- Ah ! M. Aucklay ! Cela fait bien longtemps cher collaborateur. Qu’est-ce que vous m’apportez de beau ?
- Bonsoir, M. De Fort. Je ne vous apporte rien, hélas. C’est vous qui allez me donner quelque chose.
Le visage de Vincent De Fort se fronça immédiatement.
- Ah bon ? répliqua-t-il. Pourtant je crois que souvenir que vous deviez me rapporter quelque chose, non ? Un objet bien précis, précieux, et que je cherche depuis quelques temps, n’est-ce pas ? OÙ EST-IL ?
Ces derniers mots furent criés d’une telle force qu’ils résonnèrent plusieurs fois dans l’entrepôt, accentuant le caractère colérique du bandit. Skyler remarqua une goutte de sueur perlait sur la tempe de son comparse, chose qu’il n’avait jamais vu auparavant.
- Eh bien cher ami, je me dois de vous dire que je préfère garder cet objet caché, pour l’instant, et je ne vous le donnerais que lorsque j’aurais obtenu ce que vous m’avez promis en échange. Ce n’est pas que je doute de votre honnêteté, mais je suis le genre de personne qui préfère la prudence au hasard.
Le hors-la-loi resta un instant coi, puis éclata d’un rire tonitruant et grave. Les hommes autour de lui restèrent immobiles, et concentrés sur Aucklay. De Fort reprit la parole, presque en riant.
- Aucklay... Tu m’étonneras toujours, petit salopard. Je te savais malin, mais là tu dépasses mes espérances... Le problème, c’est que moi aussi je veux une garantie de ta bonne foi. Mais puisque tu n’as pas ce que je veux ici, je vais tout de même t’apporter ce que tu dois recevoir.
Il claqua des doigts, et deux hommes partirent en courant chercher une caisse dans le fond de la salle. Ils revinrent la déposer à équidistance des deux protagonistes. Aucklay fit quelques pas, et souleva suffisamment le couvercle de la caisse pour qu’il puisse voir le contenu. Il la referma rapidement. Jan le regardait fixement, comme si il essayait de lire dans son esprit.
- Cette boîte... est vide, déclara lentement le marchand. A priori je ne suis pas le seul à avoir oublié ma part du contrat.
- Oups, excuse-moi, déclara De Fort, faussement étonné. Mais de quel contrat parles-tu, petit avorton ? Tu penses vraiment que je passerais des contrats avec des minables comme toi ? Mais, sache que je peux demander à n’importe lequel de mes hommes d’aller chercher ce que je souhaite, n’importe où sur les mers ! Mais comme tu l’as caché, eh bien je vais te faire parler.
Un de ses hommes, un mince escogriffe portant un chapeau melon et un smoking usé, dégaina un pistolet de sa ceinture et tira. La détonation résonna dans la salle, sèchement et durement. Skyler vit la balle pénétrer dans la cuisse gauche d’Aucklay, et y ressortir, perçant la toile de son pantalon. Jan se tendit vers son camarade, agenouillé de douleur, prêt à l’aider. La voix grave du chef des criminels le stoppa.
- Hé, t’es qui toi au fait ?
Les tempes du bretteur étaient gonflées de colère, de haine envers ces lâches, son corps vibrait de haine envers tous ceux qui étaient face à lui, comme si tous avaient tirés sur William.
- Mon visage ne vous est pas familier, mais vous connaissez mon nom, s’écria-t-il. Je suis Jan Skyler, chasseur de primes de West Blue, on m’appelle ‘‘le fantôme de la Mer de l’Ouest’’, ‘‘l’Acier du Juste’’, et ‘‘la Plume de la Mort’’. J’ai déjà battu des pirates plus puissants que vous tous réunis. J’ai tué de mes propres mains le capitaine Hankus Korrew, Van Merwan dit ‘‘le Corbeau’’, ou même Azilan aux Doigts de Glace. Je suis Jan Skyler et je vais vous tuer.
Un frisson de terreur parcourut toute l’assemblée de malfaiteurs qui s’était rassemblée tout autour de la dispute. Certains s’enfuirent par la porte du fond, leurs pas claquant sur la pierre, brisant le silence. D’autres sortirent fusils, revolver ou armes blanches de leurs holsters et de leurs fourreaux. Le chasseur de primes avait déjà tiré son épée. Il était légèrement galbé, fin prêt à combattre. Sa main était serrée autour de la garde de ‘‘Silver Feather’’, son regard virevoltant autour de lui.
- J’me disais bien que ta face me disait quelque chose, déclara De Fort. Mais hélas, tous les idiots que t’as butés n’étaient pas aussi nombreux que nous. J’crois bien tu peux faire ta prière, sale con.
- C’est ce qu’on va voir, rétorqua Skyler d’une voix posée, malgré le sang qui tambourinait dans ses oreilles et martelait son cœur.
D’un seul coup, tous ceux qui avaient une arme à feu tirèrent à l’unisson, visant le cœur du combattant solitaire. Celui-ci avait anticipé, et il avait déjà plongé vers sa droite, ou peu d’hommes s’étaient regroupés. Il se retrouva encerclé par deux sabreurs et par un gangster muni d’une hache. Il savait ce qu’il avait à faire. La hache fondit verticalement, Jan l’esquiva en se relevant, puis abattu son manieur par un coup de taille dans les côtes. Son sabre volait, parant les coups peu précis d’adversaires mal entrainés et trop confiants. Tranchant sans remords dans des membres découverts, il en laissa un autre gisant à terre. L’atmosphère sonore s’emplit de fracas métalliques, de froissement de tissus et de cris de blessés. Se servant aussi de ses pieds et de sa main gauche, bien qu’encore endolorie, il assomma le dernier. Le court répit que lui offrit la fin de ce premier affrontement, avant que d’autres gredins n’arrivent à sa portée, lui permit de se retourner et de regarder tout autour de lui. Pourtant, Jan ne le vit nulle part. Aucklay avait disparu.

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MessagePosté: Ven 6 Aoû 2010 15:18 
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Ouais, deux chapitres d'un coup^^ :luffy langue:

Et en plus ils sont encore meilleurs que les précédents !
Y'a pas à dire, tu es vraiment doué, je ne peux que t'en féliciter !!

Toutefois, j'attends la suite impatiemment, même si nous devrons attendre 3 semaine pour avoir la suite. BOUUUUH T_T

N'empêche, ça intrigue trop !! Continues comme ça !

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