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 Sujet du message: Mad Men
MessagePosté: Lun 31 Mai 2010 13:29 
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MAD MEN

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Genre : série dramatique
Synopsis : Dans le New York du début des années 60, l'agence publicitaire Sterling Cooper Advertising Agency est une enseigne qui monte. Don Draper en est un des dirigeants, un homme au passé mystérieux et à l'instinct sûr qui séduit à la fois les femmes qui l'entourent et les entreprises qu'il courtise. Maître manipulateur, il compte dans son entourage des ennemis qui attendent sa chute …

Série créée et produite par Matthew Weiner, Mad Men a déjà reçu une multitude de récompenses. (Deux Emmy Awards pour la meilleure série dramatique en 2008 et 2009 et trois Golden Globes dans la même catégorie en 2008, 2009 et 2010, Golden Globes de meilleur acteur dans une série dramatique pour Jon Hamm en 2008, …)


Personnages :


Don Draper (Jon Hamm) est le directeur créatif de l'agence de publicité Sterling Cooper à Manhattan. Mari et père de famille, Don semble rarement satisfait de sa « vie parfaite » : il est souvent stressé, boit et fume sans cesse, et est sujet à des périodes de mauvaise humeur. D'après les rares flashbacks de Don, on apprend qu'il a en fait eu une enfance malheureuse. Jon Hamm livre ici une interprétation absolument époustouflante d’un personnage crée, dirait-on, spécialement pour lui.



Margaret "Peggy" Olson (Elisabeth Moss) est d’abord engagée comme simple secrétaire de Don Draper, mais va vite, par son esprit vif et créatif, se faire nommer conceptrice-rédactrice. Célibataire et un peu « nunuche », elle peine un peu à faire sa place dans un monde dirigé par les hommes.



Elizabeth "Betty" Draper (January Jones) est l'épouse de Don Draper et mère de leurs enfants. Elle correspond à l'image qu'on se fait de la femme au foyer américaine des années 1960, mais n’est pas aussi naïve et enfantine qu’elle n’y paraît au premier abord.

Joan Holloway est chef de bureau à Sterling Cooper, et gère les secrétaires et les affaires courantes de l'agence. Sorte de « Reine de la ruche », elle agit comme mentor professionnel et social. Elle adore jouer le rôle de la femme fatale, déambulant avec grâce dans les bureaux et attirant les regards des hommes

Roger Sterling Jr. (John Slattery) est l'un des deux associés principaux de Sterling Cooper.

Peter Dyckman "Pete" Campbell (Vincent Kartheiser) est un ambitieux jeune responsable des comptes clients de l'agence. Il n'est pas apprécié par ses supérieurs, mais bénéficie de l'influence de sa famille, socialement bien placée mais appauvrie, pour pouvoir rester en place.



A ces personnages principaux viennent s’ajouter une belle panoplie de personnages secondaires, tout aussi différents et attachants les uns que les autres.


Mad Men dépeint les composantes de la société et de la culture américaine des années 1960 : le tabagisme, l'alcool, le sexisme, l'adultère, l'homophobie, l'antisémitisme, le racisme et l'absence totale de préoccupations envers l'environnement, sont des exemples des thèmes abordés dans la série, en accentuant les différences entre cette époque et la nôtre.
Le tabagisme en est l'un des points les plus marquants. Beaucoup plus courant à l'époque qu'il ne l'est maintenant, et omniprésent dans la série : presque tous les personnages sont filmés en train de fumer à plusieurs reprises tout au long des saisons. La série dépeint aussi une sous-culture où les hommes mariés s'engagent fréquemment dans des relations extra-conjugales avec d'autres femmes.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le titre de la série ne désigne pas des « hommes fous ». Mad Men est tout simplement un surnom inventé à la fin des années 50 et donné aux publicitaires travaillant sur Madison Avenue à Manhattan.

Voilà une série que j’ai d’abord regardé « comme ça », sans m’y intéresser plus que de raison, bien loin des Dexter, Sons of Anarchy, Damages, et j’en passe que je suis régulièrement et avec impatience. Et là, quelle surprise ! Même mon mari s’y est intéressé et il nous a fallu un peu moins d’un mois pour visionner les trois saisons ! Combien de fous-rires ou de stupéfaction en contemplant ces hommes et femmes dans leur quotidien d’un passé pas si lointain. Non fumeurs, vous voici prévenus, une seule saison et vos poumons seront goudronnés à vie ! Abstinents à l’alcool et/ou au sexe, vous voici aussi prévenus, ivresse à chaque épisode ! Amis de la dépendance et des excès en tous genres, cette série est pour vous !

Vous l’aurez compris, série que je recommande à tout le monde. Bien loin des séries policières ou médicales que l’on connaît que (trop) bien, Mad Men nous livre le quotidiens d’hommes et femmes pas si différents de nous, et qui ont façonné le monde moderne que nous connaissons aujourd’hui.

NB : Pas à l’aise du tout avec la rédaction, vous trouverez pas mal de copié/collé de wikipédia, que j’ai essayé d’arranger à ma façon ! Pas facile de résumer une série sans en dévoiler les principales intrigues !


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MessagePosté: Lun 31 Mai 2010 14:06 
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Mhhh, ça à l'air pas mal... Surtout j'adore les séries dramatiques ! Mais le truc des ennemis qui veut faire chuter le personnage principal, déjà vu sa xD (Surtout dans Prison Break, cette série m'a marquée à vie..)
Je regarderais le premier épisode un de ces jours. et donnerais mon avis.




Edit : Encore heureux que ça n'a absolument mais alors absolument rien à voir avec Prison Break. x)


Dernière édition par Cassie le Lun 31 Mai 2010 15:41, édité 1 fois.

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MessagePosté: Lun 31 Mai 2010 15:27 
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Mad Men n'a absolument, mais alors absolument, rien à voir avec Prison Break. En plus d'être qualitativement meilleure (elle rafle les emmys tous les ans), elle s'adresse a un public différent.

Je pense que Joker voulait simplement parler de tous les jeunes publicistes ambitieux et arrivistes (comme Pete) qui aimerait lui piquer son poste, pas d'une conspiration totalement invraisemblable avec des gens qui ressuscitent^^

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MessagePosté: Jeu 21 Oct 2010 23:11 
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Il me semble que cette série fait partie des OVNI.....dans le sens ou elle casse avec le rythme des "nouveautés" dont on commence à se lasser.

MAD MEN c'est d'abor un contexte : les années 60, certain considère cette époque comme l'âge d'or des Stats avec le style de vie, la télé, la pub, le tabac, l'alcool et tous le reste. Souvent en arrière plan, nous avons droit au fait marquant de l'époque (décès de Marilyne, Baie des cochons......) et comment les personnages réagissent face à ces événements

Cette série s'articule essentiellement autour du personnage de Don Trapper qui représente l'idéal masculin : Elégant, charmant, charismatique, vie de famille parfaite, succès dans sa carrière.......mais tous sa "en apparence" car tous ceci est bâti sur du mensonge, je m'arrête la pour laisser aux autres le plaisir de découvrir......

Par contre, l'idée d'être l'homme à abattre dans la série, je ne l'ai pas perçu d'une manière flagrante, au contraire, pour la majorité des protagonistes -secondaires- il est source d'inspiration et un exemple à prendre.

D'ailleurs, ces autres personnages -dit secondaire- jouent un rôle important dans le sens leurs interventions sont assez pertinentes et font basculer l'intrigues (ce qui justifie leur présence aussi......merde, oubliez ce paragraphe)

LE generique : Waw, parodié à mainte reprise (notamment Les Simpsons), Enjoy surtouts à 1:21...........

Actuellement, c'est la 4 saison que j'attends avec impatience j'espère que c'est la dernière ou au moin l'avant derniere car comme toutes les bonnes séries au-delà de 5 c'est de la merde !

Cordialement.

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 Sujet du message: MAD MEN: BEST SHOW ON TV
MessagePosté: Lun 4 Juin 2012 17:08 
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THE OTHER WOMAN

Mad Men est toujours la meilleure série à la télévision. Cette épisode 11 était absolument stellaire, et particulièrement déprimant. A bien des égards, c'était du concentré de Mad Men: en surface, du sexe et des rapports de pouvoirs, des compromis avec l'éthique, Roger qui dépense du fric, des gens qui boivent au bureaux, des propos hautement sexistes, Don qui jette de l'argent à la figure de Peggy, une fille qui se trémousse sur un bureau, des gens qui fument au travail.
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Au final, une heure de télévision incroyablement bien écrite qui invoque les saisons précédentes et dessine des parallèles avec tout ce qui s'est passé avant.

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Ken et Pete tentent d'amadouer un partenaire de Jaguar. (On se rappel que la perspective de décrocher ce contrat a justifié l'emploi de Ginsberg, qui, certes, est juif, mais au moins est un homme, les aimables pontes à Jaguar ne voulant pas de Peggy précisément pour cette raisons.) Lorsque le type que l'on courtise avidement depuis des semaines suggère que Joan a su capter son regards et qu'une nuit en sa compagnie le "rendrait heureux", Pete, plus dégueulasse qu'il ne l'a été en un bon bout de temps, embrasse l'idée et en fait un plan, manipulant Joan et les partenaires en suggérant aux uns et aux autres que l'autre partie trouve l'idée excellente. Dès lors l'épisode traite cette histoire comme un train qui déraille, une catastrophe ambulante. Même Joan réitérera le geste de toucher la joue de Don, le même que lorsqu'ils se retrouvent à l'hôpital après qu'un type se soit fait amputer le pied. Un geste plein de symbolique dans un épisode plein de gestes symboliques. (Joan refusant de serrer la main de Pete, Don faisant le baise-main à Peggy au lieu de la lui serrer)
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Personne n'étant assez courageux pour frapper du poing sur la table, tout le monde finira par laisser les choses se dérouler, du bout des doigts, et tandis que les partenaires tentent péniblement de trier l'information, ayant peine à croire qu'une proposition aussi scabreuse soit évoquée, Don quitte la salle. Roger est dégouté, mais passif, et le voir protester si peu à la probabilité de vendre son grand amour perdu jette un éclairage amère sur un personnage que ses répliques hilarantes rendent pourtant tellement sympathique. Lane quelques semaines avant, avait mis une droite à Pete accompagné de la sentence définitive de "Grimy little pimp", mais aujourd'hui ne pense qu'à dissimuler l'argent qu'il a détourné. Don pourrait bien être autant en train de défendre Joan que son propre travail, dont, il le sait, la valeur ne peut que pâtir de tels arrangements.

On pourrait débattre pendant des heures des motivations des personnages. Don clairement perd de son pouvoir et refuse de le voir: ce n'est pas parce qu'il claque la porte que la discussion s'arrête, ça lui permet seulement d'endosser le beau rôle. Mais de toute façon aurait-il pu changer quelques chose ? Depuis la saison 1 la prostitution est un des thèmes de Mad Men. La mère de Don en était une, les responsables de comptes de SC et SCDP ont procurée des dizaines de filles à des clients. Joan a été invitée à mettre certaines robes pour amadouer certains clients et elle se considérait comme maîtrisant ce territoire. Mais là, on sort clairement de sa zone de confort.
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Avait-elle le choix ? Clairement, elle devra le payer, mais quelque soit sa réponse, elle aurait du faire face aux autres partenaires. You are doomed if you do, you are doomed if you don't. Ken aurait pu y mettre fin, Pete aurait pu y mettre fin. Mais non.

Pete, qui est quelque part, un personnage tragique, se jette à corps perdu dans ce rôle de salaud de service, incapable de résister à ses pulsions puériles et son ambition dévorante. Un jour Vincent Karteiser se remettra au théâtre et on accourra de partout sur la planète pour le voir jouer Iago, mais en attendant c'est une performance de sa part et de celle des auteurs que de nous faire à ce point regretter que les tondeuse à gazon ne hantent pas les bureaux de manière plus régulières. Parce que nous avons tous très envie de voir le sang de Pete tapisser ces beau bureaux immaculés.

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Mais a bien des égards tout le monde se vend un peu, dans cet épisode. Les partenaires en profitant des fruits d'un arbre qu'ils font mines de mépriser, mais dont ils n'ont pas brûlés les racines. Peggy, quand à elle, s'est montrée brillante en sauvant un compte en perdition mais pour cela elle a du jouer la carte "Lady Godiva, as naked as we are alowed to make her" . Et au final, uniquement pour le voir échouer dans l'escarcelle de Ginsburg, qui a accumulé plus de reconnaissance dans l'agence en quelque mois qu'elle en 7 ans. Du coup elle se tire chez le concurrent direct, et empoche un énorme chèque. Joan est devenue partenaire, mais à quel prix ? Et quel bénéfice en tirera-t-elle alors que la compagnie est en perdition ? Lui laissera-t-on oublier de quelle manière elle y est parvenue ? Mégane s'est vue rappeler à l'occasion d'un casting, que ses ambitions professionnelles seront encore conditionnées par le sexisme ordinaire. Mais elle convainc Don de lui laisser sa liberté.

Est comment interpréter cet étrange baise-main entre Don et Peggy ? Est comment fait Jon Ham pour que même ses énormes veines sur son front soient si expressives ? Et comment le show va-t-il se passer de leur relation, qui est un des arc majeur de la série, et sans équivalent dans toute la pop culture occidentale ?

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Et l'épisode s'achève sur Peggy quittant SCDP pour un future qu'on espère meilleur, alors que les Kinks démarrent. (Et alors que Joan s'est liée encore plus étroitement à la boite. Le future nous dira-t-il quel choix était le bon?)
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Girl, you really got me now.

Argh, ARGH. Le couillon qui a décrété que l'âge d'or des série était fini doit s'en mordre les doigts.

Et ce soir je vais voir celui d'hier. Après celui là, je ne sais pas s'il arriveront à faire mieux, mais j'espère qu'il arriveront à faire moins sombre. (Cela dit, ce n'est qu'une question de temps avant que le détournement d'argent ne soit découvert, alors j'espère sans trop d'illusions)

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It's all fun and games until someone commits sudoku


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 Sujet du message: Re: Mad Men
MessagePosté: Sam 10 Aoû 2013 13:45 
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Dans la rubrique "je rattrape mon retard", visionnage familial rituel et estival de séries télé. Et là, Mad Men saison 4. Bon. Oui oui, on est à la bourre, mais là en enchaine par la saison 5 directement tant on a été particulièrement pris par cette saison.

Mad Men, c'était déjà très bon. La première saison m'avait désarçonné, puis les saisons suivantes vraiment accroché. Avec quand même toujours une constante: une préférence nette pour le fil d'intrigue professionnel, celui familial m'intéressant moins. Ou pour le dire autrement: adorant quand Peggy est impliquée, nettement moins quand il s'agit de Betty. Le couple formé par la première avec Don fonctionnant à mon sens bien mieux que celui formé avec la seconde.

Et donc, la saison 4 totalement axée autour de SCDP, Betty uniquement fantomatique en tant qu'ex épouse, j'ai adoré de bout en bout. Mad Men est une des rares séries dont j'ai l'impression qu'elle se bonifie de saison en saison. Véritablement. Cette saison m'a scotché de bout en bout. Avec des moments touchants et justes, des affaires rondement menées, des personnages au sommet (on a une sensation de crescendo autour de Don, mais aussi de Peggy, au fil des épisodes!). Pete qui semble parfois s'amender, mais qui en un instant, une situation, une réplique, redevient l'ordure que l'on connaît, humainement vulnérable et donc abominablement abject: la scène où il extorque Vicks Chemichal à son beau-père, en deux phrases, en train de servir un verre, alors même que juste auparavant il était au bord du gouffre, c'est juste extraordinaire!

La fin de la saison m'a aussi vraiment surpris. Au lancement du dernier épisode, je me demandais comment Don allait évacuer Faye, pour prolonger la fameuse règle de "l'amour de saison évacuée à la fin de celle-ci". Et je ne voyais vraiment pas, dans la mesure où tout ce qui pouvait faire conflit sembler rapidement résolu: le passé de Don, les conflits d'intérêt, la fin de contrat avec la boîte de Faye, etc. Et il aura fallu ce voyage en Californie, le coup-bas de Betty avec Clara, la bague confiée, le fantasme de famille recomposée qui prend le pas sur celui purement sexuel (et là, ce que Faye avait perçu comme un test où elle avait échoué quelque épisodes plus tôt prend tout son sens!), pour que Don fasse encore une fois un passage à l'acte complet en demandant la main de Megan. Incroyable!

Pour le reste, je suis très curieux de savoir comment Joan va gérer son bébé (parce que bon, hein, elle n'a attrapé que celui qui voulait bien l'être!), comment Sterling va continuer à exister alors qu'il ressemble de plus en plus un fantôme guignolesque, si Peggy va pouvoir encore veiller sur Don avec sa nouvelle donne conjugale, de quelle manière sa paternité va changer Pete et enfin si Ken (j'étais ravi de le voir (ré)intégrer SCDP) pourra continuer à agir "normalement" dans cet environnement de tarés finis. Son refus d'utiliser ses réseaux familiaux pour récupérer un client a tranché dans les pratiques locales!).

La suite à la prochaine saison donc, c'est-à-dire très très vite!

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 Sujet du message: Re: Mad Men
MessagePosté: Ven 25 Oct 2013 18:12 
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Je n'avais pas dit un mot sur la saison 5, et pourtant! J'avais enchaîné le visionnage, et chaque épisode m'a scotché. Chaque jour, je me disais qu'il fallait que je trouve le temps de "chroniquer" les épisodes, chacun me bluffant par des qualités d'écriture, des situations incroyables ou des personnages au sommet. Et chaque jour je manquais de temps et le nouvel épisode écrasait l'ancien. Tant pis donc, mais je garde le souvenir d'une des meilleures saison de série télé que j'ai pu voir, tout simplement.

C'est donc avec une certaine attente que j'ai attaqué la saison 6. Pour le moment, juste le double épisode inaugural. Et un poil déçu.

Le relooking seventies des personnages est un peu too much je trouve quand même! Entre les moustaches, les favoris et les grosses barbes, le changement - global, hormis Don bien évidemment - est violent! Et Betty revient trop sur le devant de la scène.

Pendant aux looks des personnages, le travail sur le décor, avec ces locaux qui sont en cours de réaménagement, et la manière de cadrer dans ce lieu m'ont beaucoup plu. Rien de neuf au niveau qualité (point fort de la série), mais le changement là est intéressant, et la présence des photographes qui bousculent le lieu pour raconter leur histoire était très sympa.

Reste que côté Peggy, c'est dans la continuité, et pour le moment sympa, même si ne plus avoir de relation directe avec Don est dommage. (Leurs "adieux", à la saison précédente, une pure merveille). Côté Don, ça semblait mou, mais le twist final fait mal et annonce des développements sérieux. Betty, bon, je ne comprends pas trop cet trip artificiellement créé autour d'un personnage sorti de nulle part. Mais pourquoi pas. Joan n'est pas encore revenue dans l'intrigue, tout comme Peter: jes les attends de pied ferme. Reste Roger, très bon, là aussi dans la continuité de la saison précédente.

J'espère juste que le rééquilibrage vers Betty ne va pas trapper des personnages secondaires qui s'étaient imposés la saison précédente.

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 Sujet du message: Re: Mad Men
MessagePosté: Sam 26 Oct 2013 13:27 
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Saison 6 - Épisodes 3 et 4

Hourra! Betty disparaît de l'intrigue. Et on se focalise davantage sur le travail de l'agence, autour notamment du personnage de Joan. Le retour de Mr. Jaguar était un poil trop caricatural j'ai trouvé tandis que l'affrontement avec Crane m'a bien plu. D'ailleurs ce dernier semble avoir repris certains traits de caractérisation de Peter (dans le genre insupportable) depuis que celui-ci se complexifie. La sortie entre copines était intéressante en tant que pendant du bureau, mais ça reste un peu lourd.

Côté Peter, c'est allé vite et fort, j'ai bien aimé. Mais les marges de manœuvre pour le personnage semblent minces. Roger m'a lui un peu manqué dans ces deux épisodes. Et on a le début d'une intrigue autour des secrétaires noires. A suivre.

Avec Megan et Don, nous avons des développements qui rappellent beaucoup le précédent couple. J'imagine que la mise en parallèle progressive est voulue, avec ses variantes (fausse-couche et carrière qui décolle plutôt que ne s'interrompt). La variation montre que Don reproduit lui les mêmes comportements indulgents envers lui-mêmes, sévères envers sa femme. La nouvelle série de flashbacks dans la maison close ne me semblent pas nécessaire mais bon.

Enfin, Peggy et Ted forment un nouveau duo que j'apprécie, d'autant que le contact avec Stan est maintenu. C'est ce que j'ai préféré là: l'intrigue "Projet K".

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 Sujet du message: Re: Mad Men
MessagePosté: Dim 27 Oct 2013 14:32 
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Saison 6 - Épisodes 5 et 6

Nettement plus convaincu par ces deux épisodes, en particulier le 6.

Dans le 5, j'ai apprécié retrouver davantage Ginsburg, qui avait été une des bonnes introductions de la saison précédente. Même si son développement côté intrigue sentimentale plutôt que professionnelle ne me semble pas a priori indispensable: c'était en tant que jeune prodige décomplexé de la créa qu'il s'imposait. Mais avec lui, sait-on jamais.

L'événement de la mort de Martin Luther King permet de déployer l'intrigue autour des secrétaires noires. Ok, surtout parce que ça permet une nouvelle fois de mettre en scène un Henry Crane de plus en plus infect. Définitivement ce personnage se "peterise", et d'ailleurs sa confrontation avec Peter est assez invraisemblable: on ne reconnaît plus notre horrible arriviste. Et puis aussi parce que Don inquiet pour sa maitresse à Washington, montré discrètement de cette façon, c'est assez savoureux. Bien aimé la séquence "Planète des Singes".

Tiens! Ça me fait penser que je ne comprends pas trop comment le nouvel arriviste s'immisce dans l'intrigue pour le moment, mais il gagne du temps de présence à l'écran: vers quelle intrigue?

Mais c'est surtout l'épisode 6 qui m'a emballé: j'y ai retrouvé tout ce que j'avais aimé dans la saison précédente: Don qui torpille les efforts des autres, Roger qui résout des trucs en en plantant d'autres, Joan qui croit aboutir et se révèle victime en fin de compte, Peter bête et méchant. Et en plus Peggy et Ted de manière comique et sympa. Tout est dans les effets secondaires des actes accomplis, dans les conséquences des trois fois rien qui dynamitent personnages et relations. J'adore.

Évidemment, le dénouement de l'épisode est particulièrement savoureux en ce qu'il alène de nouveaux bouleversement au sein de la structure. Bien content de voir Ted et Peggy réintégrer directement les intrigues, mais quand même: c'est à se demander si tout ça n'est pas motivé inconsciemment, chez Don, par le désir de se réapproprier Peggy (et il y avait péril en la demeure, là!). Hâte de découvrir la suite!

Sinon, Betty semble doucement fondre: les perspectives politiques de son mari vont-elles davantage peser que Weight Watchers?

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 Sujet du message: Re: Mad Men
MessagePosté: Dim 27 Oct 2013 18:10 
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Citation:
sa confrontation avec Peter est assez invraisemblable: on ne reconnaît plus notre horrible arriviste.


Tu devrais revoir les précédentes saisons: Pete est horrible mais il a toujours été plus progressiste que n'importe qui d'autre (peut-être de façon égale à Don) en matière de race^^

Citation:
Tiens! Ça me fait penser que je ne comprends pas trop comment le nouvel arriviste s'immisce dans l'intrigue pour le moment, mais il gagne du temps de présence à l'écran: vers quelle intrigue?


J'ADORE Bob Benson^^

Citation:
c'est à se demander si tout ça n'est pas motivé inconsciemment, chez Don, par le désir de se réapproprier Peggy (et il y avait péril en la demeure, là!).


Il n'y a pas vraiment de mystère, c'est clairement le cas, consciemment ou pas^^

Personnellement j'ai trouvé la saison 5 meilleure dans l'ensemble mais j'ai également adoré la saison 6, particulièrement les intrigues de bureau, même si l'implosion du deuxième mariage Draper est également fascinante à suivre^^

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 Sujet du message: Re: Mad Men
MessagePosté: Lun 28 Oct 2013 17:19 
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Isuzu a écrit:
Citation:
sa confrontation avec Peter est assez invraisemblable: on ne reconnaît plus notre horrible arriviste.


Tu devrais revoir les précédentes saisons: Pete est horrible mais il a toujours été plus progressiste que n'importe qui d'autre (peut-être de façon égale à Don) en matière de race^^

Tu as raison! C'est surtout qu'en matière raciale et globalement politique, un autre personnage avait le rôle de "progressiste" au début (celui reconverti en Khrishna à la saison précédente) et que voir Peter dans le "beau rôle", c'est surprenant (même si pas non plus une première)! Enfin, en l'occurrence, c'est les changements chez Henry Crane qui me frappent: il avait un côté un peu beau, macho maladroit, âpre au gain, mais plutôt effacé.


Saison 6 - Épisodes 7 et 8

Dans la lignée de l'épisode précédent: excellent pour le 7, très bon pour le 8.

Excellent dans le 7 où les qualités d'écriture sont évidentes. La question du pouvoir, professionnel et domestique, à travers un Don absolument insupportable, j'ai trouvé ça parfaitement mené du début à la fin. Les conclusions arrivent vite et bien, frappantes et efficaces dans les deux cas. Ted s'en tire très bien pour le moment et le personnage fait l'objet d'un traitement très favorable (presque trop?). Peggy s'impose dans ses nouvelles attributions. Et Peter et sa mère, c'est quelque chose aussi. Le nouveau Partner issu de CGC se fait une place au milieu de tout ça. Tout a tourné autour de l'agence, et franchement c'est là que la série brille.

Le 8 est davantage un exercice comique maitrisé autour des drogues en milieu pro. C'était très sympa, surtout pour la perte de réalité du côté de Don. D'ailleurs, en quelques épisodes, ne serait-ce que par le point de vue apporté par la présence de Ted, on comprend que Don est un grand créa mais que ses manies l'empêchent d'être un très grand. Tout est relativisé: la fusion ne fait du tout qu'une agence parmi les 20 du pays (seulement!!). Côté créa, les numéros de Ginsburg et Stan m'ont plu. Et effectivement ce qui se passe dans l'épisode dans la famille de Don, avec mamy Ida est très bon également. Le tout fait froid dans le dos (et Betty continue de fondre).

Petit bémol: les flashbacks, même si celui-ci introduit le moment où Don est déniaisé, sont assez dispensables selon moi.

Ah! et il y a beaucoup de Bob à l'écran: Bob l'arriviste, Bobby l'enfant et Bobby assassiné. Ça me rappelle un discours hyper bizarre, mais donc très bon, de Don sur les enfants. Brrr...

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 Sujet du message: Re: Mad Men
MessagePosté: Lun 28 Oct 2013 23:23 
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Citation:
Tu as raison! C'est surtout qu'en matière raciale et globalement politique, un autre personnage avait le rôle de "progressiste" au début (celui reconverti en Khrishna à la saison précédente) et que voir Peter dans le "beau rôle", c'est surprenant (même si pas non plus une première)!


J'ai toujours été du même avis que Joan: l'attitude de Paul était très rebelle pour se démarquer. La copine noire, les idées beatnick, c'était très étudié pour se donner des airs un peu hipsters. Pete à côté propose de faire de la pub dans les magazines pour noirs, réalise le pouvoir de la télévision chez les noirs et est horrifié par Roger en Blackface (le seul avec Don). Certes c'est assez facile qu'un perso manipulateur, sexiste et arriviste soit aussi le moins raciste mais pour ma part je trouve que ça fonctionne.^^

Citation:
Enfin, en l'occurrence, c'est les changements chez Henry Crane qui me frappent: il avait un côté un peu beau, macho maladroit, âpre au gain, mais plutôt effacé.


La transformation d'Harry est en effet soudaine, surtout quand on se souvient qu'il est marié et qu'il a des enfants. Mais quand on voit la vie qu'il mène à LA, on se rend compte à quel point il n'est plus sur la même longueur d'onde que les New-Yorkais.

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 Sujet du message: Re: Mad Men
MessagePosté: Mar 29 Oct 2013 15:29 
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D'ailleurs les épisodes du jour ont développé cela, et c'est bien parce que ça semble moins artificiel du coup. Et ça rappelle les premiers moments où il allait à LA et racontait ses découvertes. Et fait, à travers Crane, c'est presque la vision de la Californie dans la série qui évolue.


Saison 6 - Épisodes 9 et 10

On continue sur la très bonne lancée. Après un début poussif pour moi, Mad Men a retrouvé ses pleines qualités.

L'épisode 9 était donc construit sur des histoires de couples dispersées. Superbement construit et mis en scène. Le gros morceau, c'est bien sûr Don et Betty. Cette dernière avait donc fondu pour se retrouver à nouveau dans les bras de Don! (je caricature à peine). Ce moment est génial du début à la fin, et signe un triomphe de la jeune femme. Son véritable retour dans la série est grandiose et me réconcilie avec le personnage! Don est dans une phase assez terrible depuis quelques épisodes et c'est très plaisant à suivre. De manière plus discrète on a Joan et Roger (avec Bob! Excellent à ce moment!) d'un côté, Peter avec... mais qu'est-ce qu'il revient faire encore, lui??! Dans les deux cas, des discussions autour de la famille, des places des uns et des autres dans l'imaginaire qu'on se construit. Très bon encore.

Enfin, deux développement plus doux amers: Megan et la tentaton saphique d'une part (à voir si cela aura des conséquences), Peggy et Abe (et Ted) d'autre part. Ce dernier développement est lui aussi excellent du début à la fin. Depuis les problèmes de voisinage jusqu'à la tirade d'Abe, juste horrible. En passant par le coup de poignard, hyper burlesque. Mais avec une chute très dure: les derniers plans de Peggy dans l'agence, alternance champs/contre-champ achevée par un plan large frontal, c'est vraiment magnifique. L'utilisation du lieu, du cadre (décor et caméra) est formidable. J'ai adoré.

L'épisode 10 m'a rappelé, en moins bon, un épisode que j'avais beaucoup aimé, avec Don effectuant une virée expérimentale déjà en Californie me semble-t-il. Malgré cette impression, j'ai bien aimé. D'abord parce que cette virée est une manière de relativiser encore une fois l'Agence et ses membres, qui se sentent tout puissants et qui doivent déchanter, devant l'opulence des Californiens, leur sophistication à eux, leurs exigences. En cela, suivre Roger était une excellent idée! Et on comprend mieux l'évolution de Harry comme déjà dit. Mais surtout, j'ai aimé ce qui s'est passé à l'agence pendant les absences: Bob qui continue à faire son trou, Ginsberg qui flanche et surtout Peggy et Joan embarquées ensemble contre Peter.

Joan passe par tous les états durant l'épisode: surprise de ne pas être à un rendez-vous galant, émoi de se découvrir d'autres ambitions, déceptions de se voir encore traitée comme une secrétaire, projection dans les révoltes qui se produisent dans la rue, coup de force, dispute avec son alliée Peggy (et le rappel du parallèle est bon), épreuve de la salle de réunion, et sauvetage in extremis: ouf! C'était super. Et malgré cela, un final sur Peter, victime finalement touchante du jour. Quand il s'effondre dans le canapé, chassant Stan, lui piquant ce qu'il fume, matant les fesses d'une secrétaire qui passe, c'est ce genre de moment ambivalent qui font la qualité de la série je trouve. Doit-on compatir ou se réjouir de sa défaite? Comment peut-on passer d'un sentiment à l'autre en un instant?

Vivement la suite (et fin...)! En tout cas je serais prêt pour suivre la dernière saison sur le forum (dont je viens de découvrir qu'elle sera en deux parties, sur deux ans, argh!). J'espère qu'on sera quelques-uns à commenter à ce moment-là (Isuzu, Namienator, Goldenweek...).

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Dernière édition par seleniel le Lun 11 Aoû 2014 11:47, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Mad Men
MessagePosté: Mar 29 Oct 2013 18:51 
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Je m'étais arrêté il y a quelques années au début de la saison 3 mais j'ai repris quand j'étais au Japon et ai même rattrappé la diffusion américaine pour les deux ou trois derniers épisodes. C'est vraiment une série fascinante qui m'enveloppe complètement quand je la regarde. Je ne suis pas contre commenter la nouvelle saison même si je n'ai vraiment que peu de temps actuellement (je n'ai même pas encore commencé la nouvelle saison de Survivor c'est dire!).

Je ne peux aussi que te conseiller la rubrique Mad Style qui est vraiment, vraiment intéressante, même rétroactivement. Les deux auteurs du Blog font aussi des reviews plus conventionelles que je trouve tout aussi intéressantes. Vraiment la référence en matière d'analyse Mad Men pour ma part (The AV Club et TWoP sont aussi excellents)^^

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 Sujet du message: Re: Mad Men
MessagePosté: Ven 1 Nov 2013 16:43 
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Merci pour le lien! C'est assez fin effectivement!

Et donc, dernière review de la saison, un peu décalée du fait de l'actualité!

Saison 6 - Épisodes 11, 12 et 13

Concernant l'épisode 11, j'ai beaucoup aimé les développements autour de Peter, sa mère, Bob et Manolo. Vraiment excellent, à la fois dans l'évidence et la surprise. C'est drôle et fin à la fois, ou comment un nouveau personnage - Bob - s'impose de manière naturelle dans la série. Et puis ça propose (au mois, j'en oublie peu-être) une 3ème version de l'homosexualité masculine dans la série, différente des deux précédentes, ce qui est déjà pas si mal dans une série ultra dominée, par son propos et ses personnages principaux, par le schéma homme-femme.

Sinon, la dérive de Don continue à me laisser pantois. Même si là ça se construit autour de la crainte du Vietnam, on en revient toujours à ses schémas, déconnectés du reste. Le retour du réel, avec sa fille cette fois, est dune rare violence (pas de bol on pourrait dire, mais pour l'ensemble des risques pris, ça ne choque pas tant que ça).

Côté Ted et Peggy, c'est presque trop en envers de ce qu'est Don. On attend la chute...

Dans l'épisode 12, je n'ai pas bien compris le passage "teenage" avec Sally. C'était sympa, mais sans plus. On revoyait rapidement le personnage de son ami d'enfance (d'ailleurs j'avais trouvé que Mitch, fils des voisins, lui ressemblait beaucoup), mais sans son côté troublant justement. Sa prolonge l'intrigue familiale, mais je ne vois pas trop où ça va aller (sinon que ça fait écho au début de la saison, avec la jeune fille qui n'avait pu aller dans un pensionnat prestigieux).

L'intrigue Peter/Bob est juste géniale. La déclaration finale de Peter m'a scotché. C'est là qu'on voit que le personnage est vraiment bien écrit: il peut être tout à la fois, honnête et faux-jeton, grand et infect. Beaucoup aimé. Ça ne manquera pas de lui retomber dessus, comme toutes les fois où il a été sympa, mais bon.

Le souci reste Don, qui semble vouloir gagner le concours de héros le plus antipathique des séries télés. Son traitement dans cette saison me semble particulièrement retors. Là, ce qu'il fait à Ted et Peggy est quand même sacrément ignoble, et il n'y a rien qui pourrait venir susciter une forme d'indulgence à son égard chez le spectateur. Il y a une sorte de volonté de nuisance - plutôt que de puissance! - chez Don qui s'offre de plus en plus à voir!

Enfin, épisode 13, qui clôt la saison! Don poursuit sa fuite en avant, et ça le conduit dehors! Franchement, le dénouement m'a surpris. On a tellement l'habitude de le voir louvoyer et s'en sortir au dernier moment par une pirouette, et retourner la situation à son avantage, ou tirer bénéfice d'un échec, que là!

Toute l'affaire Sunkist, avec ces volontés de vouloir partir au soleil était assez drôle. Même si, en téléspectateur, on comprenait bien que ça signifiait des personnages placardisés ou mis à distance. Le départ de Ted de ce point de vue n'est pas étonnant, et heureusement que la dernière réplique que Peggy lui adresse corse un peu la situation, égratigne le tableau sinon trop idyllique: lui fit un choix, elle n'en a pas. Parce que sinon on avait bien Ted construit comme un envers trop positif de Don.

Don out donc, sur un coup un peu bizarre, dans un moment d'honnêteté. Mais dont on ne comprend pas bien le sens d'ailleurs. Sinon comme nouvelle pulsion de destruction, nouvelle volonté de saborder quelque chose de posé. Bien aimé que Joan soit dans les "liquidateurs": avecle coup de Jaguar, qu'il avait dégagé, et la fusion, elle avait vraiment perdu de son fait à lui!

La final sur sa maison, avec ses enfants, justifie un peu les flashbacks, mais ça reste quelque chose que j'ai trouvé un peu facile et moins intéressant dans cette saison. Mais ça fait pendant, en termes de relation aux lieux, à l'installation de Peggy dans le bureau de Don!

Un dernier mot sur Peter, qui perd sa mère. Traitement renversé, comique, de la disparition de son père il me semble. Mais avec là une affaire de possible meurtre et de captation d'héritage bien glauque. Et son humeur - légitime - contre Bob se retourne immédiatement contre lui en lui faisant perdre Chevrolet: c'est vraiment cruel.

Je me demande dans quelles directions la dernière saison va se déployer. Elle semble devoir de nouveau repartir de rien. Je vois ça sous la forme de grands règlements de compte. Rendez-vous en 2014 donc!

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