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 Sujet du message: Mulholland Dr.
MessagePosté: Mer 12 Aoû 2009 12:47 
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Le clip démarre, étrange et incisif, en même temps que le film. L’image se désincarne dans un flou équivoque, ne livrant sa signification que bien plus tard. Pour l’instant, ce sont mille couleurs et des pantins animés qui dansent. Ainsi commence Mulholland Drive, un impressionnant documentaire sur Hollywood, le rêve (américain) et le fantasme.

Dans la lumière de la nuit, qui sonnerait ici presque comme des projecteurs, la voiture de Rita, une jeune femme brune, s’arrête. Alors s’ensuivent une menace de mort et un terrible accident, faisant perdre à Rita la mémoire. Complètement déboussolée, elle ne sait plus qui elle est.
Bizarrement, s’enchevêtre par-dessus cette première intrigue, dont on soupçonne d’abord que Lynch va s’évertuer à en lever les mystères, une seconde, sinon plus troublante encore, du moins d’un autre registre, opposée trait pour trait à la première. Une nouvelle histoire se lance, faisant penser anachroniquement à INLAND EMPIRE, avec un nouveau personnage, dans un autre contexte, un autre lieu, comme si le film lui-même s’inscrivait dans un autre film (détail important). Betty est une jeune et jolie femme, fraîchement débarquée dans la Californie, sertie de rêves et d’espoirs. Si Rita est brune et lunaire, Betty est blonde et solaire. L’une a perdu son identité, cherche à la retrouver, l’autre cherche à se faire un nom, à gagner la sienne. L’une a un passé obscur, l’autre un avenir tout aussi obscur. Opposées jusque dans leur registre respectif, c’est de la rencontre et de la confrontation de ces deux héroïnes que Mulholland Drive va exercer son pouvoir hypnotisant.

Considéré comme l’un des meilleurs films de David Lynch, souvent comparé à Lost Highway, autre film à la narration inventive et poétique, Mulholland Drive devait être à la base une série TV, sorte de suite hybride à Twin Peaks. Le projet a bien failli faire un énorme flop, puisque la chaîne commanditaire s’est désistée au dernier moment, effrayée qu’elle était par la longueur de l’épisode pilote et par la complexité (apparente) de l’histoire. Heureusement, le travail de Lynch ne s’est pas perdu, et après une proposition de reprise et d’adaptation pour faire de Mulholland Drive un long-métrage indépendant, le réalisateur américain a tout de suite été séduit par cette idée.

On s’acharne à dire que la clé bleue est une métaphore servant à interpréter le film fantasque de Lynch. Pourtant, Mulholland Drive est plutôt limpide, et dès lors qu’on a saisi la présence d’une subtilité dans le récit, il devient tout à fait intelligible et intelligent. Avant toute chose, il faut rappeler que ce film est porteur de charmes vénéneux, doublé d’une mise en scène léchée, à l’ambiance diffuse et onirique, proche d’un conte cruel. Comme Hollywood, Mulholland Drive est mesquin et joue un jeu trouble : lumière tamisée et sensuelle, bande son envoûtante, réalisation à l’aspérité établie, serpentine, contrastes saisissants, procurant à l’image une face cachée que l’on pressent terrifiante, inquiétante. Au fond, tout repose sur la dissemblance, y compris bien sûr le montage, dissipé, se permettant l’extravagance d’associer des images hétérogènes pour créer un ensemble homogène, renvoyant ainsi à une sensation illusoire et virtuelle, où le doute est le maître mot. Mulholland Drive est donc une brumeuse promenade au cœur du cinéma, des plateaux de tournage aux castings, miroir réaliste et déconcertant de ses starlettes figuratives, témoignage poignant, par cette mise en abyme, de son rôle de support artistique vis à vis de la fiction. Le décor est intemporel, isolé, épuré, comprimant ses personnages (excellentes Naomi Watts et Laura Harring) pour les tourner à la caricature, comme Hollywood peut avaler ses stars.

Il serait mal à propos de dévoiler toute la magie de Mulholland Drive alors que Lynch lui-même perpétue sans cesse son rituel de ne jamais s’exprimer sur le sens de ses œuvres. On peut y déceler, sans doute, de la part du réalisateur, une volonté de laisser le spectateur totalement libre dans son interprétation, dans sa réflexion, ceci, pour ne pas gâcher le jeu poétique ; parce que dans les films de Lynch, il y a toujours une couche d’énigmes inexplicables. C’est que les liens se font et se défont, et s’il y a certes un puzzle, sa solution n’est cependant pas unique, ou en tout cas elle ne doit pas l’être, par une nécessité qui découle directement de la démarche lynchienne (d’ailleurs associer le cinéma de Lynch à un cinéma cubique serait une idée résolument intéressante à mon avis).

Pourtant, et aussi surprenant que cela puisse paraître, dans Mulholland Drive, le cinéaste nous livre une clé de lecture, au deux tiers du film, non pas à travers la clé bleue évoquée précédemment, mais par le biais de la somptueuse scène du théâtre. Le présentateur explique longuement que le spectacle joué ici est garni de faux-semblants, monté de toutes pièces, illusoire par conséquent. Ce n’est qu’un enregistrement, un escamotage subtil et invisible, mis en évidence par la chanteuse, censée interpréter Llorando (Crying), de Roy Orbison, a capella ; car lorsqu’elle s’effondre sur scène, la chanson continue, inexorablement se poursuit… L’effet produit est d’autant plus dérangeant que les deux héroïnes semblaient pleinement émues par le spectacle factice. C’est cette scène centrale qui marque le tournant de Mulholland Drive : Lynch nous souffle que tout ce qui a précédé cet aveu n’était qu’un enregistrement, un playback pour être plus précis, et qu’à partir de ce point va se dérouler la véritable chanson, par analogie au véritable film. Mais encore faut-il noter que ce n’est pas qu’il dénigre ce qu’il s’est passé avant ce point d’ancrage, c’est tout simplement qu’il lui insuffle une signification a posteriori. Le basculement s’opère immédiatement après. Naomi Watts se réveille, les rôles sont entièrement redistribués, exactement dans leurs motifs contraires ; dès lors, on comprend mieux le prologue swinguant du film, et l’image qui s’efface dans un flou maîtrisé. Le thème du rêve (américain) et du fantasme prend, de cette manière, un sens éclairé, explicite.

En somme, Mulholland Drive est un film effréné, occulte, double ; parce que c’est précisément une réalisation obscure, complexe, lunaire, froide, ténébreuse. Un autre aurait pu dire que c’est précisément une réalisation claire, limpide, solaire, émouvante, drôle. Et finalement, ce serait revenu au même. En fin de compte, il reste que c’est une œuvre sensible, à l’émotion exacerbée, mêlant humour et terreur, imbriquant illusion et réalité. C’est un film heureux et douloureux. Mulholland Drive, c’est un chef-d’œuvre.


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MessagePosté: Mer 12 Aoû 2009 14:28 
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Je regarde The Dark Knight une fois par mois, Donnie Darko une fois par an... Je n'ai regardé Mulholland Drive qu'une seule fois.

Juste mon film préféré. Intouchable. Jamais quelques acteurs, une mise en scène et une jolie bande-son ne m'ont autant chamboulé. Quand j'ai éteint l'écran, j'étais scotché devant mon canapé... J'ai cru que mon crâne allait exploser. Ce film est énorme. Un des meilleurs jamais réalisé, sans aucun doute.

Que dire sur ce film ? Rien de vraiment étonnant, à part qu'il est immense. C'est avant tout la preuve que le cinéma n'est pas qu'un scénario et du son, c'est avant tout une oeuvre, et ici un chef-d'oeuvre.
Tout est parfaitement fluide, chaques détails compte, les personnages sont humains mais si étranges, si décalés de la réalité. On vit dans un autre monde pendant 146 minutes, et notre souffle est coupé sans cesse.
L'un des grand mérite de ce film (parmis tant d'autres), c'est le Twist-Ending qui colle les fesses de n'importe quel spectateur-qu'il ait aimé le film ou pas- sur son siège. Ce qui m'impresssionne encore plus c'est le fait qu'il existe une multitude d'explications sur la fin, et que toutes sont aussi possibles que les autres -d'ailleurs si vous avez envie de poster la vôtre, je serais toute ouïe. Tout est si peu clair et si étrange que l'on imagine facilement plusieurs scénario pour "expliquer" (finalement, que faut il expliquer ? Il n'y a rien à expliquer, mais beaucoup à comprendre) les actes des personnages et leur destinées.
Je reviens aussi sur la prestation de Naomi Watts (qui choisit très bien ses films, comme 21 grammes) qui réussit à entretenir le mystère de Mulholland Drive jusqu'au bout, et que j'admire beaucoup.
Aussi la bande-son est sublime (la chanson dans le théâtre, 16 reasons why I love you, I told every little stars...), la mise en scène est quasi-divine, Lynch est un Dieu.

J'aurais pu parler de la critique envers les actes louches d'Holywood, du sens et du non-sens du film, et aussi de la beauté des deux actrices...

Tant pis.

PS: EnOd c'est tout ce que tu écris sur M.D ? Tu me fais honte ! Toi, amateur de pavés en plus !

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MessagePosté: Mer 12 Aoû 2009 17:36 
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Ça fait maintenant un bon bout de temps que j'ai vu ce film et du coup je ne me souviens pas de tout précisément.
Néanmoins je me suis senti vraiment bête à la fin du visionnage car je n'avais mais alors rien compris.
Je me suis dit alors qu'il fallait que je le regarde à nouveau pour me faire une meilleure idée mais je ne l'ai jamais fait depuis tout ce temps.
Du coup je n'ai pas le même engouement que pour vous pour ce film. Et au fond c'est bien bête parce que j'ai réellement l'impression de rater quelquechose.

PS : il y a une scène du film où je n'ai mais alors pas compris du tout son sens.
SPOIL
Bon ça reste flou dans mes souvenirs mais ça se passe dans une cafétaria avec deux flics qui parlent de je ne sais plus quoi. Ils sortent dehors et tombent nez à nez avec une personne avec un masque et l'un des deux flics tombent au sol. ça doit pas être exactement ça mais c'est ce que je me souviens dans les grandes lignes. J'ai eu trop l'impression que c'était une scène qui avait rien à voir avec le reste du film.

EDIT : Merci Beaucoup pour ces précisions El-d ! Faut vraiment que je remette la main dessus pour comprendre un peu tout.

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Dernière édition par Psymon le Mer 12 Aoû 2009 18:23, édité 1 fois.

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MessagePosté: Mer 12 Aoû 2009 18:15 
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hummmm Psymon, je pense que tu dois plutôt parler de cette scène qui se passe au Winkies (la 1ère je crois) :

Scène 8 : Intérieur jour, Hollywood. Deux hommes discutent à l'intérieur d'un café sur Sunset Blvd, l'un deux, Dan, a rêvé deux fois de cet endroit et d'un homme qui lui fait peur, caché à l'extérieur derrière un mur
> Interprétation de cette scène : Diane rêve du Winkies, le lieu où elle a engagé le tueur de Camilla, et de Dan, un homme qui était présent ce jour là. Ce dernier a rêvé d'un monstre et est venu voir si il existait vraiment, comme pour conjurer le sort. Il est terrifié

Puis, la scène suivante Scène 9 : Extérieur jour, Hollywood. Les deux hommes sortent voir ce qu'il y a derrière le mur et Dan meurt à la vue de l'homme dont il a rêvé, un homme crasseux au visage repoussant

> Interprétation de cette scène Dan meurt à la vue du monstre, en fait un clochard qui vit derrière le mur du Winkies. Son rêve prémonitoire de mort s'est réalisé. Le sommeil de Diane est un échappatoire, mais son rêve ne peut pas être tout rose. Ce moment est le premier rappel de la dure réalité de la mort de Camilla. Rongée par le remord, suicidaire, Diane a elle aussi déjà rêvé de sa mort programmée


scène 46 : On revient dans la réalité : Le clochard
Extérieur nuit, derrière le Winkies. Le visage aperçu dans la scène 9 est en fait un clochard. Il fait tourner un cube bleu entre ses mains (on ne remarque pas de serrure) puis le met dans un sac papier qu'il laisse tomber à ses pieds. Gros plan sur le cube. En miniature, les petits vieux de la scène 11 sortent du sac, comme des automates...


Interprétation : REALITE
Le soir est tombé. A l'extérieur du Winkies, le clochard fait tourner dans ses mains ce qui semble être la boite bleue du rêve de Diane. Pour une fois c'est un objet du rêve qui vient peupler le réel. La frontière entre le rêve et la réalité, l'ange et le démon, l'étrange et le normal est aussi sombre et sinueuse que Mulholland Drive la nuit. Ou peut-être est-on encore dans un rêve ? Ou plutôt dans une mise en scène de David Lynch, le magicien, qui utilise les trucages du cinéma pour incruster en miniature le couple de vieux !


PS : A noter que ces deux scènes se pasent "côté rêve"

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MessagePosté: Mer 12 Aoû 2009 18:38 
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Magnifique. Oui, magnifique topic, pour un magnifique film. Bravo EnOd, c'est pas rien d'avoir fait un sujet pour Mulholland Drive (en même temps qui d'autre aurait pu le faire ? Il faut obligatoirement avoir une écriture comme toi, pour pouvoir décrire ce film). Juste respect.
Bon que dire maintenant qui n'a pas été dit ? Pas grand chose, à vrai dire. Mais je tiens à poster, car j'adore ce film, c'est juste un de mes films préférés, avec Apoccalypse Now, le Parrain, Orange Mécanique, les Burtons, et les Alfred H. Un chef d'oeuvre quoi.
Ce film n'a aucun défaut que des qualités ; énormément de qualités. Tellement que les citer dans un post ce serait trop dur. Il y a trop à dire. Que ce soit les acteurs, la réalisation, l'histoire en elle même (ce que j'aime bien, c'est que chaque fois que je vois ce film j'ai l'impression de découvrir un autre film *répétition*), la musique, tout, tout et tout. Comme je l'ai déjà dit, et vous l'avez dit, vous aussi : un chef d'oeuvre !! <3

A voir. Si tu n'as pas vu ce film tu n'as rien vu. C'est aussi simple que ça. Si tu as vu ce film tu as tout compris.

C'était donc l'intervention du "clochard des rues" *qualificatif donné par le philosophe roi des rues, Donnie Darko*. ceci c'est juste pour me faire violer avec un manche à balais \o/

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"Le réel me donne de l'asthme." - Cioran.


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MessagePosté: Mer 12 Aoû 2009 18:56 
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Oh non, une réunion de kikoolols pour parler de ce très bon film, ça va faire la paire si je poste moi aussi. Ca entretient l'égo et le nombre de messages, et puis ça me permet de me moquer d'EnOd, donc je n'hésite pas à venir.

A la vue de tous les superlatifs qui ont été employés par mes prédécesseurs, j'ai presque honte de dire que le film est vraiment vraiment bien. Cuistrerie de ma part. Pour la peine, je rajouterai que c'est sans doute l'un des meilleurs de David Lynch, si ce n'est son meilleur. Le seul qui puisse le valoir à mon sens (spoil : ce n'est pas DUNE. Gag) est LOST HIGHWAY, mais les deux films sont très différents, tant par leur propos que l'approche qu'on en fait. Et puis, pour en rajouter une couche, je dirais aussi que MULHOLLAND DR. fait parti des films majeurs de cette décennie (les autres prétendants au titre sont quant à eux encore plus subjectifs, je ne m'étendrai pas sur ce point), ce qui est un titre assez honorifique en soi.

En fait, et je vais couper court à mon message parce que je n'ai pas envie d'entrer dans de l'interprétation et tout et tout, mes notes en matière littéraire vous persuaderont sans problème que toute analyse de ma part est intellectuellement masturbatrice sinon erroné (et hop, ça me permet de sauter cette partie passionnante mais fatiguante à faire) ; ce que je trouve admirable dans MULHOLLAND DR., c'est que le film combine un propos simple avec de multiples lectures. Par simple, j'entends surtout qu'il y a une seule manière d'interpréter le film (contrairement à l'ambigüité de LOST HIGHWAY) ; par multiples le fait que chaque séquence a sa signification et est comprise après coup (deuxième lecture du film quasi-obligatoire - ce que je n'ai jamais fait). Voilà ce qui donne pour moi le charme, l'onirisme et la puissance du film, car pouvoir fusionner ces deux points résulte d'un grand savoir-faire de David Lynch.

- Veuillez insérer ici une conclusion pompeuse de votre choix sur la qualité du film -


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MessagePosté: Mer 12 Aoû 2009 19:07 
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Ouais enfin, Naomi Watts qui choisit très bien ses rôles, faut le dire vite quand même. Surtout en regard du film que tu cites en exemple : pour moi, 21 Grammes est largement surestimé (on ne se corrige pas). Disons qu’elle ne choisit pas, de façon systématique, mal ses rôles, parmi lesquels, The Ring, Les Promesses de l’Ombre ou encore Funny Games U.S., qui reste esthétiquement très pur, me paraissent être judicieux. Ce qui est amusant par contre, c’est de se dire que Naomi Watts a joué dans pas mal de remakes…

Euh… el-d-brokeur, ces « scènes/interprétations », ça vient de toi ou les as-tu trouvées quelque part ?
Leto II : On dit même que Mulholland Drive pourrait être, pour l’heure, le plus grand film de ce siècle… Et puis, observons qu’il y a là l’une des scènes les plus marquantes du cinéma. On ne dira pas laquelle, surtout pas !
Merci beaucoup, JCC.


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MessagePosté: Mer 12 Aoû 2009 22:54 
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Nonod a écrit:
Euh… el-d-brokeur, ces « scènes/interprétations », ça vient de toi ou les as-tu trouvées quelque part ?
Je les ai trouvé ici, pourquoi ? C'est pas vrai ? Ces interprétations te semblent erronées ? ^^

EDIT Nonod : ok ^^

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Dernière édition par el-d-brokeur le Jeu 13 Aoû 2009 20:57, édité 1 fois.

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MessagePosté: Jeu 13 Aoû 2009 10:36 
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Non, non, c’était juste par curiosité. D’ailleurs, ce sont des « interprétations », donc à moins que ce ne soit véritablement énorme et/ou qu’on ait affaire à d’évidents contresens, je ne vois pas de quel droit je pourrais dire catégoriquement que le tout est erroné. Lynch, j’en ai vaguement parlé, en tant qu’artiste, s’efface, et laisse justement la réception de ses œuvres au seul public.

Je constate cependant que le type a dû se tuer les méninges à essayer de tout « comprendre », comme il le dit lui-même. De ce point de vue, ça me semble plus discutable : une vision purement cartésienne d’un film comme Mulholland Drive ne me paraît pas nécessairement super pertinente. Mais bon, ça reste très personnel ce que je dis.


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MessagePosté: Jeu 13 Aoû 2009 23:04 
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J’hésite quant à remercier l’auteur de ce sujet pour la découverte. Parce que, bon, c’n’est pas vraiment grâce à lui que j’ai eu envie de voir ce film. Un peu quand même. Point trop. M’enfin, je le remercie pour la forme, et parce que malgré tout, j’n’ai pas accroché.

Je ne reviens pas sur ce qui a été dit, je confirme la plupart. Néanmoins, je me suis ennuyé. C’t’assez dur de le dire de cette façon, mais quelques passages un peu lents m’ont exacerbé dans le développement de l’intrigue, si bien que je n’suis pas totalement rentré dans le film. Sans doute est-ce là mon erreur. Car, du fait, la dernière demi-heure qui part en cacahuète (de prime abord) m’a laissé de marbre. Si ce n’est des « Hein ? » qui ponctuaient régulièrement mon visionnage. Incompréhension, flemme de se concentrer.

Post-visionnage, je note être face à quelque chose de quasiment hors-normes. Je l’admets. Ne serait-ce que pour le couple Naomi Watts – Laura Harring, simplement… *Bave*. Ca n’s’explique même pas. L’opposition entre les deux semble parfaite, par leurs caractères, leurs composantes, leur aspect. J’ai rarement vu un duo aussi bien fonctionner que celui-ci, malgré le peu de culture cipénagotraphique que j’ai.

Oui, après lecture de ce sujet, et m’être repassé la fin du film, je comprends bien mieux ce qu’il en retourne, et l’ensemble me paraît dès lors beaucoup plus resplendissant. Si ce n’est grandiose, car David Lynch a parfaitement réussi son coup. Il n’empêche que ma non-concentration m’a gâché en partie cette œuvre. Dommage, puisque je ne verrai plus Mulholland Drive de la même façon, désormais.

Un chef d’œuvre ? Assurément. Pour moi ? Malheureusement, non.

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MessagePosté: Mar 8 Sep 2009 12:55 
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Une des interprétations que j'ai lues et trouvées intéressante :

La boite bleue est en faite un genre de console de jeux (en quelque sorte) qui permet à son utilisateur de se projeter (son esprit) dans une dimension proche de la réalité…sa réalité (la scène du gars qui rêve du clochard et le trouve après face à lui par exemple)!!! Et la, il est libre de prendre d’autres décisions, changer le cours des choses….la clé qu’on voit dans le film est la « cartouche » (ou CD si on veut), le carnet noir contient les noms des personnes qui ont utilisés la console (le prototype) et qui doivent être éliminés….

Voila en gros, j’espère trouver le site qui donne cette explication, après lecture je vous invite à revoir (encor une fois) le film avec ses idées en tête.

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