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 Sujet du message: The Boys
MessagePosté: Mar 13 Avr 2010 18:13 
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The Boys

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"The Boys" est un comic écrit par Garth Ennis ("Preacher", "Punisher") et dessiné par Darick Robertson ("Transmetropolitan"). Débuté fin 2006, il en est, pour avril 2010, à sa 41e parution chez Dynamite, Ennis en ayant prévu environ 70 (au début c'était 60, mais comme d'habitude...). La série connait aussi un "spin-off" (qui n'en est pas vraiment un), "Herogasm", dessiné cette fois par John McCrea. Le comic est en france, édité par Panini.

Synopsis

Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les Super-héros, ou simplement Supers, sont devenus une réalité. Loin d'être les êtres au grand cœur, dépeints par les bandes-dessinées, ils s'avèrent plutôt être un juteux produit marketing, pour quelques puissantes compagnies.

Pourtant, du fait de leurs capacités (pas spécialement directement d'ailleurs), ils créent de nombreux problèmes dans la société. Comment en effet, réguler les activités de personnes, qui se définissent eux-mêmes comme Homo Superior et qui ont tous les moyens de le prouver ?

D'où les Boys (les P'tits Gars)

Les Boys sont cinq types, chargés d'en remontrer aux êtres surhumains, une police pour Supers ! Pourtant, loin d'être emplis de profonds sens moraux et de justice, il est bien malaisé de dire que les Boys, sont eux-mêmes absouts de toutes critiques.

Mais mieux vaut cinq timbrés régulant les Supers, que pas de timbrés du tout. Ce qui voudrait dire une population de cintrés surpuissants, laissées à leurs extravagances, sans la moindre épée de Damoclès...

Personnages et Univers

Les Boys


La création des Boys est antérieur au début de l'histoire. Une première équipe était en activité auparavant (un peu plus d'une année semble-t-il), peut-être à la suite du 11 Septembre. Cette équipe comportait quatre des cinq éléments actuels; le premier leader, ayant quitté la bande, Butcher a pris la tète du quintet et a engager Hughie Campbell pour combler le manque. Une trêve avait été conclu, après le désastre du premier "affrontement", entre les Boys et les Sept,. Les deux groupes se doivent donc de se tenir coi, mais Butcher n'y compte pas. Les Boys sont toujours cinq et possèdent de nombreux contacts, en particulier dans la CIA et auprès de la Légende. Très brutaux, ils tabassent plus qu'ils ne tuent; nettement plus forts que la plupart des Supers, ils ne sont toutefois pas aussi "exotiques", ce qui les contraint à faire du "rentrer dedans" sans amabilités. Les méthodes des Boys sont souvent expéditives et apparemment, seule une bonne baston peut terminer une affaire.

Billy Butcher : Le leader actuel des Boys, anglais d'origine. Un personnage extrêmement complexe : manipulateur, ultra-violent, très intelligent et sans pitié. Butcher mène, par l'intermédiaire des Boys, une croisade personnelle, qui peut avoir tendance à obscurcir son jugement. Son comportement oscille en permanence et il est impossible de savoir où il se situe vraiment, si ce n'est de son propre et unique côté. Si il est relativement à l'aise avec ses camarades, il semble que son côté "sombre" le destine, à la fin, à être seul. en bas à gauche sur l'image de présentation

Butcher possède un chien, Terreur. Il y est très attaché et l'a entrainé à violer sur commande (un clin d'œil à "Transmetropolitan" ?). Butcher devient cinglé si son chien est en danger et il n'a jamais laissé quelqu'un menaçant son ami canin repartir vivant, Super ou pas...

Mother's Milk (la Crème) : Il s'agit du quota ethnique et du seul américain de la bande. Grand noir typé, il est malgré une apparence intimidante, le plus doux, le plus calme, le plus patient et le plus professionnel des Boys (ce qui ne l'empêche pas, si nécessaire, d'être une belle brute). Doté d'un lourd passé, qu'il ne tient pas responsable, il s'est engagé aux côtés des Boys contre VA et est le "meilleur" membre de la bande. Il est également le seul à être un Super potentiel. Il est celui que Butcher respecte le plus, pour sa capacité à maintenir une bande aussi hétéroclite et explosive que celle des Boys. en haut à droite sur l'image de présentation

Frenchie (le Français) : Le premier gros bras de la bande et un stéréotype assumé du Français. Personnage très relax, il est capable d'une brutalité et d'une violence assez sidérante, bien qu'il n'y ait au final, que peu recours. Sa bonne humeur est vitale aux Boys, tout comme le fait, qu'il est le seul en mesure d'interagir sans danger avec la Fille. Il est naturellement bon avec Hughie et la Fille et respecte grandement ses deux autres camarades; hors du groupe des Boys, sa violence en fait un élément très dangereux. Il est le seul à n'avoir rien de particulier envers les Supers et VA; il se fait pourtant une joie de les castagner. en haut à gauche sur l'image de présentation

The Female (la Fille) : Le membre le plus meurtrier des Boys, japonaise de naissance. Muette et psychotique, elle a été recruté de force, pour servir de deuxième gros bras avec le Français. Elle est la plus forte et la plus coriace des Boys, mais elle est totalement coupé du Monde. Le Français est le seul à la comprendre (apparemment télépathiquement) et il est de même, le seul que la Fille apprécie. Elle ne peut s'empêcher de tuer, une lubie que tente de combattre son ami, en la distrayant à coups de BDs et d'After eights. Son avenir, semble pourtant, comme son passé, bien sombre. en bas à droite sur l'image de présentation

Wee Hughie (P'tit Hughie) : Le nouveau de la Bande, écossais d'origine, il remplace l'ancien leader, Mallory. Il a perdu son amie des mains d'un des Sept et déteste donc les Supers; en fait, il ne déteste que l'arrogance et la liberté de ceux-ci, ce qui le rend démuni lorsqu'il est confronté à des Supers plus "humains". Il évolue dans un monde encore nouveau pour lui et malgré les manigances de Butcher, il traite réellement les Boys comme une nouvelle famille et ce dernier, comme son mentor. Il tente sans cesse de contrôler la violence qu'on lui demande d'utiliser et essaye souvent de négocier avec ses amis, le sort de certains Supers (étant parfois le premier à admettre que d'autres, méritent de se faire casser la tète). Il est en perpétuel questionnement sur les méthodes de ses amis et sur son propre rôle dans le groupe, songeant plus d'une fois à partir.

Il a débuté une relation, tendue mais passionnée avec Annie January (malgré un début ridicule). Les deux tentant ainsi, de soigner leurs blessures intérieures, sans savoir réellement qui est qui. en bas au milieu sur l'image de présentation

The Legend : Ne faisant pas partie des Boys, il est leur contact à l'intérieur du microcosme qu'est Vought-American. C'est lui qui a lancé la plupart des comics liés aux Supers, ses connaissances en la matière sont donc larges et précieuses. Confronté directement à l'hydre qu'est VA, il apporte un soutien direct et affirmé aux Boys, malgré une mauvaise humeur et une morale toujours ambiguë, sur les raisons de son implication. Il déteste plus VA que les Supers. Il sait parfaitement que les Boys sont un groupe fragile et qu'entre les mains de Butcher, la guerre totale n'est pas loin.

Les Supers


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Les Supers sont un héritage raté du IIIe Reich, lorsque ce dernier tentait de créer artificiellement un véritable übermensch. Ce sont des humains génétiquement modifiés, à la conception, ou même ensuite. Les Supers de naissance ne sont pas nécessairement plus puissants, mais ils ont tendance à être "potentiellement" plus développés. Leur anormalité vient du "Composé V", qui coule dans leurs veines; plus ce dernier est pur, plus le Super est puissant. Ceci veut dire qu'on peut donc s'injecter du composé V, pour devenir un Super, quoique temporairement. Le composé V pur est bien entendu hors de prix, ce qui rend la multiplication des Supers, réservé à une élite économique.

Entre donc en jeu Vought-American, société responsable de la majorité des Supers, de leur contrôle et des profits associés. VA est un empire tentaculaire et semble-t-il, le grand ennemi derrière les Supers. Il est presque impossible pour un Super d'évoluer hors de l'orbite de VA, qui "détient" les plus puissantes équipes. Ceci explique le fait qu'il n'existe presque plus de Supers hors des USA, l'emprise économique de VA étant total sur le marché.

Les pouvoirs des Supers sont en général assez typiques. Dans la veine du "premier" Superman, ils sont forts et résistants et certains peuvent voler. Ils disposent de quelques pouvoirs classiques, mais rien de vraiment particulier. L'étalage de pouvoirs n'est clairement pas le but ici, les bastons se réglant plutôt à coups de poings, voir de battes ou de manches de pioches !

Les Supers sont, dans "The Boys", tous plus ou moins basés sur des Super-héros type du paysage des Comics. Il existe trois équipes principales, toutes des références directes à DC ou Marvel. Les Sept forment l'équipe principale, la plus forte, qui dispose de trois membres "purs"; c'est une référence à la JLA et son trio Superman / Batman / WonderWoman. Payback est la deuxième en terme d'importance, elle possède le premier Super de l'histoire; c'est un clin d'œil aux Vengeurs . les G-Men enfin, se déclinent en de multiples équipes et sont la plus rentable des formations; ils représentent bien entendu les X-Men.

Homelander (le Protecteur de la Patrie) : Le plus puissant de tous. Il rassemble toutes les déviances des Supers : pervers, arrogant, sûr de son bon droit, égocentrique... Il est grandement perturbé et malgré une façade assez diplomate, qui n'est pas qu'un leurre, il est un monstre psychotique. En général relativement fin et bien plus malin que ses camarades, il sombre peu à peu dans la folie destructrice. Le 11 Septembre a, comme pour le reste des Sept, aggravé son comportement.

Il est sensé faire marcher les autres à la baguette et y arrive relativement bien, négociant avec ses deux camarades les plus puissants. Il interagit directement avec VA, mais il semble que ce lien s'affaiblit, à mesure que le Protecteur prend conscience de sa liberté.

Leader des Sept, il possède de nombreux pouvoirs très puissants (force, endurance, vol, vision laser - chaleur et rayons X); c'est naturellement un renvoi à Superman, avec des clins d'œil à Captain America et Judge Dredd.

Annie January / Starlight (Stella) : La nouvelle des Sept, auparavant dans un groupe de Supers catholiques-républicains. Elle sombre dans la dépression, après avoir un aperçu du vrai visage des Supers et du marché, qui tourne autour de leurs personnes. Auparavant relativement droite et un peu naïve, elle se durcit peu à peu, détestant son équipe, qui l'a simplement engagé pour faire du fan-service. La Reine Maeve est la seule personne qu'elle supporte parmi les Supers, principalement du fait de l'apparent désintéressement de celle-ci. Sa relation avec Hughie, lui permet de lutter contre une déchéance, sa plus grande peur étant de finir comme les autres Sept. Elle est de plus en plus dégoutée de l'univers des Supers.

C'est une Super de second-rang, mais elle peut voler et lancer des rayons aveuglants.

Supers Purs : En théorie, il suffit simplement de Composé V pur pour avoir un Pur Super, en fait, c'est nettement plus complexe. L'essai sur les Sept à montrer des limites, recommencer plusieurs fois dégrade en effet, au fur et à mesure le potentiel des Supers. De plus, il s'est avéré, qu'il fallait mieux pour VA, plusieurs Supers peu puissants, mais contrôlables, avec une image exagérée, que des Supers intenable du fait de leur trop grands pouvoirs. Les trois premiers des Sept, ainsi que le premier Super, sont donc les seuls à être réellement "purs", ce qui explique qu'ils n'ont rien à voir avec les autres.
Black Noir est un Super très étrange, ne parlant jamais et apparemment capable de surgir depuis l'ombre. C'est le plus angoissant des Sept, qui terrorise tout le monde sauf ses deux camarades; il semble presque aussi timbré que le Protecteur. C'est un clin d'œil à Batman. La Reine Maeve est le premier élément féminin des Sept. Très puissante elle assurait la co-direction avec le Protecteur, mais depuis le 11 septembre, elle a sombré dans l'alcoolisme et se désintéresse de tout. La présence de Starlight l'a un peu remuée. C'est la Wonder Woman des Sept. Stormfront enfin, est le premier des Supers et sensé être l'égal du Protecteur. Leader officieux de Payback, il est plus fort que toute l'équipe réunie. C'est le plus dangereux des Supers en activité, par ses pouvoirs et surtout par sa mentalité. Semble-t-il, un mix de Thor et Captain Marvel.

L'homme de Vought-American : Personnage très énigmatique et un des véritables dirigeants derrière les Supers. Il est en relation direct avec les Sept et est de plus en plus en opposition avec le Protecteur, bien qu'il ne semble pas se rendre réellement compte jusqu'à quel point. Très patient, professionnel et déterminé, il est aussi sans-pitié et ne rechigne pas devant de grands sacrifices. Il est l'égal de Butcher, mais en plus discret. Représentant VA, il se pose comme la troisième force à côté des Supers et des Boys et est loin d'être négligeable.

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Thèmes et Avis

Garth Ennis est connu pour détester les Super-héros, seul Superman trouvant un peu grâce à ses yeux. Le voir faire un comic sur ces mêmes Super-héros et donc étrange... ou pas. The Boys est bien entendu une œuvre de "déconstruction" du Superhéroïsme, "Not Again !" j'entends dire !? Pourtant malgré quelques poncifs, The Boys ouvre la voie vers des idées forts originales.

L'idée de base de The Boys est simple, posez-vous cette question : Si vous possédiez des super-pouvoirs, sincèrement, vous feriez le Bien ? Là où Ennis est un peu plus futé que prévu, c'est bien sur qu'il ne réponds pour personne, puisque les Supers restent avant tout, des humains, avec leur propre libre-arbitre. Bien entendu, ils sont tous larger than life, mais en fait, en fouillant, on se rend compte que des cas comme ça, on en a déjà parmi les normaux. Il y a des ordures, des sympa, des niaiseux, des je-m'en-foutistes... On se retrouve plus avec des anti-héros à la pelle, qui passent par tous les particularismes, mais il est impossible d'en faire un cas général et c'est à cet égard, que par exemple, la croisade de Butcher est bien plus glauque que prévue et que les angoisses d'Hughie nous arrivent en pleine tronche.

Ennis étant ce qu'il est, il n'y pas de gentils ou de méchants. Oh bien sur, certains sont plus l'un que l'autre (j'ai de ce fait été ravi de voir le destin de Stormfront), mais dans l'ensemble, les Supers sont plus des espèces de "trou du c*l" (asshole marche mieux quand même), que des vrais ordures. On a plus affaire à une caste de pourris gâtés, qu'à de dangereux psychopathes. Dans le tas, il y en a même des sympas, ou des juste complètement à côté de la plaque (mention spéciale à Soldier Boy quand même !). Le paysage des Supers est relativement varié et le pire étant qu'un bon paquet ne sont mêmes pas ces figures angoissés héritées de Watchmen, ce sont parfois des types qui croient faire le Bien et qui en plus... le font (sisi, ça pullule pas d'Ozymandias en puissance), ou juste des fêtards nettement plus gênants que prévu.

Toutefois, à travers les Supers, qui ne sont qu'un outil pour avoir un paquet de personnages bien jetés (bon ça permet aussi de taper sur certains trucs propres aux Supers mais bon), Ennis montre du doigt deux phénomènes.

Le premier, c'est l'usage de la BD dans le monde fantasmé des Supers. Idée très forte, que je n'avais jamais réellement vue aussi creusée. Les Supers ne sont pas seulement des figures réelles, mais aussi des figures fantasmées, transformées par les Comics. Ce qui fait qu'il y a toujours deux Supers : le vrai et celui sur papier. Au final, on se rend compte que le second est toujours plus important que le premier. Les personnages de Swingwing et de Starlight sont particulièrement marqués par ce trouble entre soi et l'étiquette, l'image donné. Swingwing en tient une belle couche, pourtant on se rend compte que derrière lui, VA le cloisonne dans une image qu'il n'est simplement pas, ce qui est encore plus dramatique vu qu'il se voulait comme une figure d'émancipation. La distanciation entre figure réelle et figure imposée par les comics, est je trouve, une excellente réflexion, qui est, à travers les récits de la Légende, rondement menée. Ceci permet aussi de taper sur une propagande, en particulier durant le Golden Age, mais aussi plus tard, qui est, on pourra gloser, très discutable; d'autant en parallèle des vrais dénouement de l'histoire. La terrible phrase de Butcher à Soldier Boy (qui est un gros Take That ! à Captain America), est pour moi, l'apogée de ce mélange assez malsain entre fantasmagorie de merchandising et réalité bien trop crue : "You never fought in the war, you cunt. An' you're a fuckin' insult to the lads that did !"

Cette attaque, contre le business à l'Américaine, trouve un écho dans l'attitude des Supers, en particulier des Sept, souvent plus préoccupés par la vente de leurs produits dérivés que par le sort du Monde. Cela permet aussi à Ennis de taper comme un bon anglo-saxon, sur quelques questions de cultures américaines. L'idée du Melting-Pot qui tourne mal est assez fédératrice. Selon le principe que l'américain est un homme nouveau, issu de divers cultures mélangées et transformées en une nouvelle identité. Ennis répond lui, non sans raisons, que l'américain s'est approprié les cultures et la plupart du temps, s'est contenté de les singer, ou de les changer en produit marketing. Le Français est une étrange blague sur les stéréotypes (qui marche moins bien en VF), la Saint Patrick est l'occasion de taper joyeusement sur ceux qui n'y voient qu'une occasion folklorique de se saouler, sans même réfléchir à la culture irlandaise... Tout existe en Amérique, mais avec un gout de consommation, d'ersatz, dilué, faussé. Le fait même que les Boys soit un groupe multiculturel, toujours en conflit, mais marchant tout de même est bien entendu une réponse au Monde aseptisé des Supers si américains.

Dans une veine plus ou moins réussi, cela permet aussi à Ennis de casser du Super-héros. Les passages avec le Tek-Paladin et Payback sont drôles et tapent très justes. Le moment avec les G-Men par contre est nettement plus poussif. Et puis parfois ça donne des énormes Take That! (Ennis est un spécialiste mine de rien) :


Dernier point, puisque nous parlons d'Ennis, quelques mesures de précautions. The Boys est très violent. Très violent. Non seulement par démonstrations physiques (mais bon, c'est la plus facile à encaisser), mais aussi morales. La "fête" des Teenage Kix', les différentes aventures de Starlight parmi les Sept et surtout, des passages traumatiques comme le 11 Septembre, ne sont clairement pas pour tout le Monde. The Boys, c'est violent, trash et franchement vulgaire.
Malgré cela, Ennis étant Ennis, il a un talent pour atténuer tout cela et présenter par exemple, des personnages qui sont justes super-sympa. Hughie est tout de même la définition du type "sympa"; il a ses problèmes, mais c'est quand même une boule de gentillesse ce mec. Les passage entre l'écossais et Annie sont eux aussi très plaisants à voir, parce qu'ils sonnent juste et que les deux personnages ont tellement besoin et droit d'avoir de chouettes moments, qu'on ne peut qu'être contents, que ces deux personnages profondément bons tournent bien. La relation entre le Français et la Fille est elle aussi très étrange, entre baston et dégustation passionnés d'After Eights... difficile de savoir quoi penser, mais il arrive à rendre deux cintrés psychotiques franchement affectueux. Comme pour "Crossed", Ennis arrive avec grande justesse à placer quand il le faut, des moments vraiment cool, qui permettent de souffler dans un océan de brutalité.
Mais bon, à ne pas mettre entre toutes les mains.

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La JLA d'Ennis, où les références à la vrai JLA sont loin d'être sibyllines...


"The Boys" est donc à mes yeux une bonne réussite, reste à voir comment cela évoluera, mais l'arc actuel est déjà génial et du Ennis tout craché.
Des personnages variés, complexes, justes, qui posent tous des problématiques intéressantes; une intrigue sur plusieurs niveaux qui est sacrément bien menée; de l'ultra-violence et de la provoque; des moments simplement tout mimi (le "krô meugnon"étant sous copyright ici); un trait que je n'ai pas évoqué, mais qui est relativement plaisant, dans le canon du genre, avec un vrai travail sur les visages, pour un résultat très convainquant...

Perso, j'ai été happé par ce comic, qui avec celui d'Azarello, m'a fait redécouvrir le neuvième art anglo-saxon, avec beaucoup de plaisir. En espérant que le virus "The Boys" profite à d'autres...

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« Si durant l'intégralité d'une rotation terrestre, l'utilisation d'un fusil d'assaut modèle kalashnikov n'a pas été jugé nécessaire, alors on peut dire que, d'une manière platonicienne, cette journée était ''bonne'' ».


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MessagePosté: Dim 25 Avr 2010 10:59 
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Intéressé par un point du scénario et intrigué par le postulat de l'histoire, je me suis penché sur le cas des Boys. Il en ressort que c'est une série qui me semble plutôt bonne, et bien intéressante à découvrir en tout cas. Des super-héros pas du tout glorieux et un avertissement de SneV dans ce sujet, ça aurait dû me mettre la puce à l'oreille mais je ne m'attendais pas à une telle violence dans le propos tant certaines scènes apparaissent comme difficiles.

Le propos d'ailleurs est bien amené et n'est pas gratuit concernant les figures héroïques. The Boys, ça m'a semblé être un Marvels qui part en vrille, un gars qui comprend que les super-héros n'ont aucun remords à prendre le monde pour un bac à sable pour s'amuser. L'intrigue se renouvelle bien sur ce que j'ai pu lire (les cinq premiers tomes disponibles en France), la volonté de mener une histoire complète par tome est une idée plaisante pour le lecteur.

La galerie de personnages proposée est intéressante elle aussi. Butcher joue bien les anti-héros dans sa traque des Supers, mais ce qui est encore plus remarquable dans l'écriture de ce personnage, c'est que l'on ne sait jamais comment le cadrer en bien ou en mal. Hughie est un personnage très sympa et il est présenté comme tel, il n'a pas de mal à assurer dans les rôles principaux. J'ai trouvé un peu dommageable de trouver la Fille, le Français et la Crème tant en retrait par rapport aux deux autres, mais bon, il faut bien faire des choix pour la mise en valeur.

Du côté des Supers, c'est presque logiquement que ce soit Stella qui m'a le plus plu ; vu que c'est celle qui possède une éthique et qui nous apparaît comme sympathique (et vu ce qu'elle prend, difficile de ne pas avoir de l'empathie pour le personnage). Du côté des Supers plus traditionnels, les aventures de Tek-Paladin (l'Iron Man des Supers) m'ont bien fait rigoler et l'ancien Super soviétique Boudin d'Amour valait aussi son pesant de cacahuètes (comme sa vodka détruisant toutes les maladies).

J'ai bien apprécié les Boys et je ne peux que aller dans le sens de la présentation de SneV, c'est une vision alternative de l'univers héroïque qui est bien drôle à découvrir pour les amateurs du genre.

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 Sujet du message: Re: [Comic] The Boys
MessagePosté: Mer 31 Aoû 2011 19:21 
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Alors que le sujet tombait dans l’oubli malgré la parution récente du tome 11 et appréciant les Boys depuis le début de ma lecture, c’est-à-dire peu de temps avant la création du topic par SneV, je me décide de faire un coup de réanimation.

TOME 6
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Suite au suicide de Silver Kincaid, membre fondateur des G-Men, Hughie est chargé d’infiltrer l’équipe pour mener l’enquête. Il s’avère que les héros ne sont pas des orphelins recueillis par le bienveillant Godolkin comme tout le monde l’imaginait, mais qu’ils ont tous été enlevés et maltraités sexuellement par leur mentor. Décidément, il ne fait pas bon être un super-héros sous la plume de Garth Ennis !

Tome qui débute une chose nouvelle pour la série une histoire en deux tomes. L’infiltration de Hughie chez des supers nous permet de voir de quelle manière la vie est organisée au sein d’un groupe de héros et de voir la manière dont ils sont chaperonnés par Vought American. Toujours de plus en plus glauque Hughie commence à se remettre en question vis-à-vis de son travail et de la manière dont Les super héros sont traités par leurs dirigeants. Ce tome est plutôt intéressant pour comprendre le fonctionnement des groupes dans l’univers créé par Ennis. Toujours aussi prenant.

TOME 7
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Découvrez le secret des G-Men, la célèbre équipe financée par Vought-American : ses membres ne sont pas des orphelins, ils ont été kidnappés par Godolkin, le fondateur des G-Men, qui leur a injecté le composé V pour leur donner des pouvoirs ! Butcher, Hughie et les autres décident de faire le ménage au sein de cette équipe très inspirée des X-Men de Marvel.

Suite direct du tome précédent, l’histoire continue de nous montrer le caractère complètement désabusé des héros avec les G-men. Rapidement les choses tournent mal pour Hughie qui perd sa couverture et tous les p’tits gars rentrent dans la danse. Ce tome prolonge l’aspect glauque de cette histoire ou on voit la réaction des grands patrons après tous les événements qui se sont déroulé par le passé. Dérangeant et sans concession voilà comment on pourrait définir le final de cet arc.

TOME 8
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Ce tome recueille l'intégralité de la mini-série Herogasm dans laquelle le cinglant Garth Ennis accompagné de main de maître par John McCrea s'attaque à un aspect très particulier du comics : le crossover !

Pour commencer à parler de ce tome je dois mentionner le nouveau dessinateur. John McCrea a un style vraiment particulier et je dois dire que je n’ai pas franchement accroché à son style graphique, ou peut est-ce que son style relativement différent de celui de Robertson m’a vraiment frappé. Cela étant j’ai un avis plutôt positif sur ce tome mais peut-être qu’il aurait été mieux en étant plus court. En dehors du fait de faire une parodies des crossover et d’une multitude de super héros l’intérêt de ce tome se révèle à la fin avec le développement de l’histoire avec VA et le Vice-Président. Celle-ci se révèle assez intéressante même si ce tome se révèle plus faible que les autres au final à mes yeux.

TOME 9
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Dans ce nouvel album, les P'tits Gars de Butcher affrontent la deuxième équipe de super-héros la plus puissante du monde. Et cette fois, il pourrait bien y avoir des victimes dans le camp de nos "héros"…

Dans ce tome les boys deviennent les proies et ils devront tout faire pour se sortir du piège qu’on leur a tendu. Entre les manœuvres de VA pour arrêter les gars et les Sept qui sont toujours occupés avec l’organisation avec une Stella qui ne se laisse pas faire. Du bon, malgré encore un dessin curieux de McCrea et celui un peu mieux de Ezquerra.

TOME 10
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Ne changeons pas une équipe qui gagne ! The Boys continue de choquer les fans de super-héros en portant un regard on ne peut plus irrévérencieux sur leurs icônes. Dans cet album, les amateurs de la série vont découvrir les origines des trois coéquipiers de Butcher et de Hughie. Des histoires attendues depuis longtemps…

Nous découvrons ici le passé de l’équipe. L’enfance de la Crème à l’âge adulte avec son lot de drame, l’histoire du Français et la raison de son côté va-t’en guerre, et les raisons du mutisme et de la puissance de la Fille. L’histoire de la crème étant vraiment la meilleure, mieux construite et on observe également un lien avec Vought American ce qui ajoute à la profondeur du récit. Ensuite vient le passé de la fille qui tout en étant classique reste très efficace et plaisante à suivre. L’histoire la moins intéressante est pour moi celle du Français qui me parait trop caricatural et trop grotesque pour soulever un intérêt de ma part. Au fait on retrouve Robertson aux dessins et ça fait du bien !

TOME 11
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Voici un album qui marque un tournant dans la saga puisqu’il débute avec la révélation que tout le monde attendait : la petite amie de Hughie est Starlight, un membre des Sept et Butcher est au courant. L’autre grande surprise de ce tome est que Hughie est chargé de surveiller une équipe de super-héros qui se comporte vraiment de façon héroïque ! Rien ne va plus dans le onzième tome de la série la plus irrévérencieuse de l'univers super-héroïque.

Voici donc le dernier tome sorti en France. Dans ce tome la fidélité d’Hughie est remise en cause et avec elle vient se mêler la confiance que les gars ont entre eux. Ont découvre vraiment des laissés pour compte par VA avec des héros qui ont eu moins de chance que d’autres. Ils font pallier ce problème en vivant normalement loin de toutes les machinations de l’organisation mais la mission d’Hughie ne sera pas de tout repos avec l’arrivée d’un héros comme on a pu en découvrir beaucoup dans la série. En tout cas ce tome est encore un bon cru avec une possible remise en question de Butcher et une annonce de mouvement de la part du protecteur.

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 Sujet du message: Re: The Boys
MessagePosté: Mar 29 Jan 2013 18:44 
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Cela faisait ... plus de un an et demi que je ne suis pas venu ici ? o.o
Bref je reviens pour commenter les deux derniers tomes, le 17 devrait bientôt suivre.


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Tome 15 et 16
Ce premier tome était vraiment très agréable à suivre mais également plutôt calme. Comme d'habitude avec la série on réécrit un peu l'histoire des comics à la sauce The Boys et le résultat est toujours aussi sympa. On gagne toute cette cruauté et ces manigances qui entoure les supers depuis le tout début de l'histoire. Retour pendant la seconde guerre mondiale ou Vought American à fait ses premières armes avec ses expérimentations. On suis la création même des Boys et ce qui entour la personnalité de Butcher ainsi que de ses raisons. Le P'tit Hughie en apprend toujours davantage mais comme lui avec son lot de réponses on en attend toujours plus pour savoir exactement l'aboutissement de toute cette histoire.

Le second tome part clairement dans ce qui semble être la fin du comic. Une enquête sur un crime qui aurait été commis par Jack de Jupiter. Ce qui est plaisant c'est qu'en plus de l'histoire du tome on continue encore à développer davantage le background et c'est vraiment intéressant à lire. Le tome annonce clairement un énorme changement avec son déroulement. Une scène qui fait buggué, une autre plutôt choc. Les septs risque de bouger très bientôt et la croisé des chemins arrive à grand pas pour le Protecteur et Butcher. Le temps des comptes arrive et se fait clairement attendre. La suite bon sang de bois !

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 Sujet du message: Re: The Boys
MessagePosté: Ven 15 Avr 2016 22:16 
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J'en profite pour déterrer ce topic, car The Boys va finalement être adaptée sur petit écran. Je dis "finalement" car ça fait pas mal d'années que le bruit d'une adaptation courrait déjà (un scénario était même prévu pour le cinéma, il y a deux ans environ - et qui fut donc annulé).

À noter que, comme dit dans l'article, c'est la même équipe que celle qui s'occupe de l'adaptation de Preacher.

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