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 Sujet du message: Gran Torino
MessagePosté: Mar 3 Fév 2009 15:10 
Viewtiful Shinigami
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Je me permets de faire un sujet sur le film alors qu’il n’est pas encore sorti dans notre beau pays, mais aimant profondément de cinéma a la Eastwood je n’ai su résister a voir le film dans sa version purement originale. Je ne spoilerai donc pas rassurez vous, je vais juste vous donner mon sentiment sur le film et vous dire pourquoi vous devez aller le voir.

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On nous conte donc l’histoire de Walt Kowalski, un américain aux origines polonaises, qui est un vétéran et héros de la guerre de Corée, et qui a travaillé plus de 50 ans sur les lignes d’assemblages d’une usine Ford. Sa femme vient donc de décéder, le laissant seul car les enfants sont grands et dire que le dialogue avec leur père est coupé serait un euphémisme. Walt ne comprend pas ses fils et petits enfants et eux le voient comme un vieillard aigri et arriéré. Walt passe donc l’essentiel de ses journées a entretenir sa maison, fumer, boire quelques bières et discuter avec sa vieille chienne Daisy, tout en veillant sur sa petite fierté, sa Ford Gran Torino 1972 qui rutile comme au premier jour.
Et il est vrai que Walt vit dans le passé, ses démons de la guerre ne l’ont jamais quitté malgré les années, son quartier et son pays ont changé. Il n’est plus entouré que par des immigrants Hmong qui s’est regroupé en communauté dans cette banlieue. Bien sûr américain jusqu’au bout des ongles malgré ses origines, il méprise ces immigrants car il a bien du mal a comprendre leurs mœurs et leurs coutumes. Et les Hmong ne sont pas en reste des autres ethnies, ils ont aussi leur gang, tout comme les asiatiques ou les noirs, et ce sont ces derniers qui vont faire basculer l’histoire, lorsque le cousin du jeune Tao (voisin de Walt) ordonnera comme rite de passage dans le gang de voler la Gran Torino de Walt. Mais c’est sans compter sur la ténacité du vieil homme, ainsi commence le début de la fin de ce magnifique film…



On pourrait croire que j’en ai raconté beaucoup mais en fait si peu tant la galerie de personnage a intervenir est importante, l’histoire est porté par des acteurs d’une simplicité étonnante, bien loin de nombreuses superproductions. Et Clint Eastwood sur ses 78 ans, prouve qu’il n’a rien perdu de sa superbe, devant et derrière la caméra il signe une œuvre d’une force bouleversante car vraiment touchante au fond. Il est criant de réalité dans son personnage obtu, aigri, quasiment raciste et bourré de préjugés, pourtant il ne tombe a aucun moment dans la caricature. Le film est également plus complexe qu’il peut paraître au premier abord, c’est la croisée des peuples, des mentalités et aussi celles des époques, qui se croisent, s’entrechoquent, s’apprécient, se déchirent.

Walt excelle dans le personnage l’américain de base, pur produit nationaliste, qui crache sur l’étranger, astique sa Gran Torino vestige d’une époque d’excès révolu mais où lui est resté. Il dégaine les armes et les a priori plus vite qu’autre chose et ne veut rien savoir ce qui vient de l’extérieur. Le seul point qui le rattachait à la vie était sa femme, qui l’a quitté, ce qui le laisse profondément désabusé, et il se raccroche à ses valeurs d’antan, seul repère qui lui reste mais que bien peu comprennent autour de lui. Les autres personnages ne sont pas en reste, au début effacés par la personnalité tonitruante de Walt ils vont apprendre de lui et grâce a lui, tout en lui apportant également des choses et s’étofferont au fur et a mesure que l’histoire avance, pour gagner en intensité et en profondeur…

Ça faisait longtemps que je n’avais pas été touché par un film comme ça, presque un an en fait, il m’a rappelé des aspect de Tchao Pantin, mais tout en étant bien différent, et je suis resté hébété devant le générique de fin, me repassant intérieurement le fil du film avec la magnifique musique de fin. C’est une histoire comme je les aime, pleine de pudeur, de mélancolie, de non dits et ou les personnages sont touchants par leur humanité. Ça ressemble a une vraie histoire, pas une histoire comme on rêverait qu’elle soit, le tout dans un souci de l’esthétique a la fois simple et recherché, visuellement comme musicalement.


Je suis face a ce que je considère comme un des plus beaux films des années 2000, avec un acteur que j’ai toujours apprécié (et encore plus quand il s’est mis a la réalisation). Mon film préféré n’est plus un secret et il y participe largement (merci EnOd pour le clin d’œil dans les délires au passage, j’ai beaucoup aimé). Et puis ça prouve a certains ici que Monsieur Eastwood est loin d’être un acteur fini.

Le 25 février je crois que vous savez ce qu’il vous reste a faire, laissez vous porter, et on en reparlera ici.

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MessagePosté: Ven 20 Fév 2009 11:24 
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Vu en avant-première hier soir.

D'abord, le commencement, la bande-annonce donc.

J'avoue que même si on m'avait dit que ce film était un évènement, excellent et tout ça, j'étais plutôt sceptique, voir même carrément pas emballé du tout (mais pas du tout) après avoir vu la bande-annonce. Je trouvais déjà l'idée de base pas terrible, mais alors en plus Clint Eastwood donnait vraiment l'impression de surjouer tout le temps: la bande-annonce m'a vraiment donner l'impression que ce serait un film du genre le vieux vétéran reprend une dernière fois les armes contre les vilaines cailleras de son quartier.

Et bien pas du tout.
Enfin, juste un tout petit peu, mais en bien, très bien même.

Le film est beau, (très) drôle et vraiment émouvant.
Un magnifique film sur la tolérance sous toutes ses formes (les personnes agées, le racisme...).
Clint Eastwood est vraiment un putain de monstre sacré quand même!
Il est habillé comme un vieux pépé banal tout le film mais même malgré ça il dégage un charisme de malade, a une prestance de folie! Il est plus qu'à l'aise dans son rôle de vieil aigri, même si parfois il surjoue un peu trop, mais en même temps, comme il le dit lui-même, il est de la "old school" et puis ça renforce le comique (y'a eu de ses fou-rires dans la salle! ^^).

Voilà, je sais pas trop quoi dire d'autre, j'ai adoré c'est tout, il faut le voir absolument et je vais sortir à peu près la même chose que pour tous les autres films de ces derniers temps: un film magnifique, drôle, touchant et émouvant.

Merci Ichigo d'avoir poster ce topic, parce que sinon je crois bien que je serais rester sur ma mauvaise première impression et je serai passé à côté d'un très grand film.


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MessagePosté: Mer 4 Mar 2009 16:17 
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Hier j'ai enfin vu ce film que j'attendais et comment dire......j'ai adoré comme toujours avec Clint Eastwood qui restera l'un de mes acteurs/réalisateurs préfèrés, enfin bref parlons du film a présent.

Bon en gros je vais répèter ce que Ichigo et Deu$ ont déja dit mais c'est pas grave. Gran Torino est un beau film drôle et émouvant qui nous parle de pleins de choses comme la tolérance et la vieillesse par exemple, ou se croise deux mondes différents et où les personnages vont apprendre a se connaître et a s'apprécier.

En parlant de personnages, Eastwood est tout simplement génial, comme d'habitude, que se soit quand il est aigri et qu'il vanne sans cesse, d'ailleurs il est trés drôle et le fait qu'il surjoue parfois en remet une couche. Bien sur il n'est pas toujours comme ça il peut aussi être trés touchant, en tout cas a chaque fois il dégage quelque chose.
J'ai aussi beaucoup aimé tout les autres personnages qui sont trés bons que se soit Tao ou le père (de l'église), ayant tout de même une préférance pour la soeur de Tao, jolie fille trés sympathqiue et drôle.

Voila j'ai adoré tout simplement, je le conseille biensur et j'espère que ce ne sera pas son dernier rôle a Clint Eastwood.

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MessagePosté: Sam 7 Mar 2009 23:17 
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J'ai trouvé le début d'année, et principalement ce mois en cours, très chargé en film. J'ai pour ainsi dire, rarement eu autant envie de voir autant de films en si peu de temps. The Wrestler, Watchmen, le-truc-avec-Brad-Pitt-qui-rajeunit-que-même-que-le-titre-est-trop-long-que-je-m'en-rappelle-plus, Die Welle... Et à venir quelques autres. Comme je n'ai pas trop le temps, j'ai fait un choix. Donc, me voici sur ce topic.

J'ai passé un très bon moment. Je vais un peu répéter ce qui a été dit, mais le scénario est un bel hymne à la tolérance, à l'ouverture sur les autres cultures. Clint Eastwood, que je ne connaissais que dans des rôles de cow-boy, m'a prouvé qu'il était capable de manier la gachette dans d'autres circonstances. Je ne saurais dire si ce rôle est taillé sur mesure pour le Monsieur, mais je l'ai trouvé très juste, et charismatique. Ca, je peux l'affirmer sans rien avoir vu d'autre que les premières minutes de Gran Torino. *__*

Je me permets de dire quand même que j'ai trouvé incohérente la scène du repas chez les voisins. Walt Kowalski qui les déteste et se met bizarremment à apprécier tous les membres de la famille de Tao, sans montrer le moindre racisme primaire tel qu'il l'affichait auparavant... Bon, certes il avait bu et il connaissait les deux frères et soeurs, mais sur le coup, quelque chose m'a semblé cloché. Passons.

Petite mention spé' aux scènes de famille, notamment l'enterrement du début où les petits-enfants sont énormes tant je reconnais les jeunes de notre génération dans certains portraits ("Papy, quand tu seras mort, tu vas faire quoi de ton super fauteuil ?", demande t-elle innocemment ^^).

En bref : très bon divertissement, qui sous ses allures primaires d'histoire de vieux guerrier baroudeur reprenant les armes, cache un hymne à la tolérance peut-être "classique" dans son déroulement, mais très attachant, et ce par le biais d'acteurs doués. A voir ^^.

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MessagePosté: Dim 8 Mar 2009 00:05 
Viewtiful Shinigami
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J'ai été le revoir en semaine en charmante compagnie, et le film était toujours aussi bon, mais j'ai peur que mon objectivité soit complètement faussée lorsqu'il s'agit du travail de M. Eastwood.. ^^

Tu as fais un choix... le bon ^^
Et il n'a pas fait qu'un bijou en terme de film, les oeuvres de cowboy commencent a dater maintenant.

The Undertaker a écrit:
Je me permets de dire quand même que j'ai trouvé incohérente la scène du repas chez les voisins. Walt Kowalski qui les déteste et se met bizarremment à apprécier tous les membres de la famille de Tao, sans montrer le moindre racisme primaire tel qu'il l'affichait auparavant... Bon, certes il avait bu et il connaissait les deux frères et soeurs, mais sur le coup, quelque chose m'a semblé cloché. Passons.


Le terme "racisme" est fortement exagéré pour qualifier le comportement du héros. Il est lui même d'origine étrangère et connais de nombreux étrangers (le chef de chantier, le coiffeur), son personnage est plutôt aigri, et surtout renfermé, il ne supporte presque personne hormis quelques vieux copains, sa défunte de femme et sa chienne, est fâché avec presque tout et tout le monde. Il ne parle plus ou presque a sa famille (ils ne fêtent plus rien ensembles), refuse de mettre les pieds a l'église, et tout ce qu'il voit va a contresens des valeurs avec lesquelles il a vécue (qu'il exacerbe).
Il est vraiment dans la peau typique du vieux con, renfermé, têtu, persuadé qu'il a forcément raison, et donc opposé a tout ce qui n'est pas de son avis.

Si on s'arrête au "il est raciste avec les asiatiques parce qu'il en a tué en corée" c'est faire un magnifique raccourci. D'ailleurs la présence de ces voisin est plus à même de lui rappeler que ce sont des êtres humains qu'il a tué, des jeunes gars comme Thao justement.

Et le film raconte comment petit a petit il se rouvre aux autres et au monde, bien sûr, on est loin de l'hypocrisie classique qui voudrait que le tableau soit parfait, les relations familiales restent un échec, pour lequel il s'en veut et le personnage reste profondément taciturne. Mais plutôt que de rester enfermé avec ses démons, il décide de les braver, tentera de s'en sortir tant bien que mal, mais ira vers la paix avec lui même. C'est toujours une démarche noble et je trouve que Clint la porte a merveille.

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MessagePosté: Dim 8 Mar 2009 01:04 
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Pour répondre à Ichigo : oui, c'est vrai que le terme de "racisme" est fortement exagéré et que c'est un sacré raccourci. Ayant vu le film cet après-midi et un deuxième à la suite, et ayant pas mal de choses à faire, je me suis permis de synthétiser mon propos. Si bien que j'en ai fait un malheureux contre-sens (à tel point que j'ai dit une pure bêtise).

Pour autant, je me permets de maintenir mon petit défaut : cette scène m'a semblé, sur le coup, incohérente. Walt qui était jusqu'alors si taciturne et bougon, se découvre des amis et change sa vision en quelques minutes, sans aucune remarque désobligeante à son arrivée. Je n'sais pas, peut-être qu'avec un deuxième visionage je n'aurais plus cette impression.

M'enfin, je m'emballe, tu ne faisais finalement que reprendre mes termes, mais pas mon argument. Du coup, je développe sur un point que tu n'as pas soulevé, et alors que je ne sais pas ce que tu en penses. Merci en tout cas de m'avoir repris ^^.

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MessagePosté: Dim 8 Mar 2009 02:32 
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Ce WE aura été riche en termes de cinéma pour moi, dites donc ! J’ai déjà chroniqué les deux films que j’avais vus hier. Je ne vais en chroniquer qu’un aujourd’hui, l’autre n’intéresserait de toute façon pas grand-monde, s’agissant d’une réédition du Mépris de Godard.

Autant y aller franco, j’ai beaucoup aimé Gran Torino, que je considère comme un très bon film. Et je commence à en avoir marre de ne pas être déçu par le cinéma ; c’était quand même un peu ma tasse de thé de cracher sur les sorties hebdomadaires ! [Remarque, c’est juste que je ne crache plus ouvertement sur le forum, parce que des déceptions, y’en a fatalement plein, à commencer par l’énervant Slumdog Millionaire…]

Gran Torino commence et se clôt par des enterrements, comme un clin d’œil au sujet qu’abordent Walt et le prête sur la vie et la mort. Finalement, il ne sera question que de ça durant tout le film : apprendre à vivre avec le poids des morts sur la conscience. Vivre avec les autres pour ne pas mourir seul. A ce titre, le début du long métrage en dit déjà long sur sa conclusion puisque la première séquence montre un Walt droit, digne, nerveux et calme à la fois, si calme que même son toux, léger et court, laisse songer, immanquablement, à son destin funèbre et prochain.

J’ai trouvé Gran Torino foncièrement simple et sincère ; d’ailleurs, Eastwood n’est jamais aussi bon que quand il traite d’un pareil propos. Les parties de ping-pong avec son pote rital coiffeur sont hilarants, et offrent une magnifique relativisation aux préjugés monstrueux émis par Walt, entrevus plus tôt. Au fond, le film n’est qu’un perpétuel retour, retour matérialisé par cette voiture de 72, une Gran Torino, entretenue merveilleusement par Walt mais jamais conduite, sorte de témoignage d’une époque, certes révolue, mais qui brille encore par sa gloire passée.

De même, la construction faite autour de la maladie de Walt, amenant à son sacrifice, est très bien pensée. D’une part parce qu’elle nous permet d’éviter avec classe les poncifs arriérés du super-héros américain, vendant sa vie pour le bonheur des autres ; et d’autre part parce qu’ainsi, quelque part, le film devient beaucoup plus humain, moins froid. Plus efficace dans sa recherche de vouloir toucher le cœur du spectateur. Bien que garni de grosses ficelles, Gran Torino est remarquable dans son cheminement, qui, sans laisser de temps mort, pose son récit pour nous entrainer vers la chute finale. Intelligent. Bien plus, en tout cas, que L’échange pour ma part.

Dernier point pour rebondir sur ce qui a été dit un peu plus haut : personnellement, je n’ai pas franchement, même pas du tout, ressenti le racisme transpirer de la peau de Walt. Il était évident pour moi qu’il s’agissait plus d’un personnage coupable, meurtri et aigri que d’un personnage tout à fait détestable et raciste qui plus est. Comme je l’ai dit, rien que la scène avec son ami coiffeur prouve que ses clichés, ses répliques (drôles) gonflés de moqueries mesquines, son attitude, et tout le reste, faisaient davantage partie de son bagage propre, se rapprochant plus d’une marque de fabrique qu’autre chose. Soit dit en passant, faut pas exagérer : il commence tout de même à changer assez vite au cours du film en cela qu’il n’attend pas que l’on soit arrivé au dernier quart pour virevolter laconiquement.

PS : Je t’en prie, Ichigo, pour le clin d’œil. C’était avec plaisir.


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MessagePosté: Dim 22 Mar 2009 23:39 
Ô-Totoro
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Pour dire ce qu'il en est de ce film, une seule chose suffit : Clint Eastwood.

Derrière la caméra, comme devant.


Personnages touchants par leur humanité, leur liens, leur densité ; Walt est juste bouleversant par sa sensibilité, son coeur caché sous des remparts de pics et sa classe (répliques cultes à l'appui). A 80 ans, le gamin est juste immense. Un titan du cinéma.
Intrigue simple sans être simpliste, mais coulant pratiquement de source, portée par ses personnages poignants, par son héros.

J'ai rarement vu une salle de cinéma rire de bon coeur devant un film, mais celui nous émeut par ses petites touches réalistes, son ton qui parvient à allier caricature et sincérité, le tout étant incarné par son acteur principal.

Un travail simple mais parfait, portée par toute une dimension tragique, dramatique, magnifique.
En tout cas, je tiens là mon film de l'année, si ce n'est plus.
Et que Clint Eastwood n'arrête pas sa carrière ou qu'il la clôt sur cette oeuvre, les deux perspectives sont bonnes à prendre.


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MessagePosté: Jeu 2 Avr 2009 17:57 
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Voila j'en ai mis du temps a préparé dans ma tête ce poste (pardon mon petit Ichi').

Donc Gran Torino .*dit avec son langage jeunette* J'ai super bien aimé !!

Au début avec le titre je me suis dis le protagoniste dois s'appeler 'torino' (oui je l'avoue je n'y connais rien en voiture :Chapeau de paille goute: en plus j'avais pas lu sérieusement ce sujet..)
Et en voyant le début je me suis demandé... mais pourquoi le titre est en rapport avec la voiture ?
Mais c'est justement ça le lien de tout !!
La famille qui la veut, le déclencheur de la rencontre ainsi que des problèmes. et la fin bien entendu ^^!

Comme Deu$ je me suis fais avoir par la bande annonce, je me demande si c'était pas fais exprès d'ailleurs.

Une simplicité agréable, et quelque part assez réaliste, en effet le cas des personnes âgées seule dans leur maison dont les enfants veulent les mettre ailleurs pour faire bonne impression n'est pas rare. Mais ajouté l'arrivée des voisins d'origine étrangère fallait y penser.
A aucun moment je me suis ennuyée dans le film (l'humour a contribué).



Quoi de plus beau que de voir un homme ouvrir son cœur au point du sacrifice de sa propre vie ?

A la scène de sa mort je pensais (comme beaucoup sans doute) qu'il utiliserai une arme et les dégommerais tous (la c'est moi qui exagère toujours les situations) ou mettrai le feu à la baraque avec le briquet :Chapeau de paille goute: (je sais je sais )!!

Mais non juste allumé sa cigarette.

Je tiens à vous avoué une chose cette scène m'a donné larmes à l'œil, et il en faut vraiment pour que je pleure devant un film ou anime, je citerai Le tombeau des lucioles vu étant assez jeune qui ma fais ni chaud ni froid!

Avec l'enterrement et le testament le morale a vite remonté en flèche :Luffy hilare:.

Je vais pas insisté tout a été dis précédemment, bien que j'aime faire les perroquet ça serai trop lourd à lire.

Un grand film qui vaut la peine d'être regardé touchant, drôle et qui fait réfléchir.

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MessagePosté: Ven 10 Avr 2009 16:45 
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j'étais allé voir ce film sans trop de conviction.
Le départ est un peu lourd, mais après 30 mn on accroche vraiment.
Clint dégage une vraie présence.

Et puis la morale du film sur la tolérance passe vraiment bien.

A voir :luffy langue:

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MessagePosté: Lun 20 Avr 2009 14:36 
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Personnellement, sans être une Eastwoodienne absolue, j’ai trouvé le filme très bon, assez émouvant, mais curieusement très drôle, qui ne tombe pas dans certains écueils pourtant grand ouverts.

Mais pour ne pas être redondante avec les propos tenus par mes petits camarades de chambrée (oui, c’est vous) , je vais me concentrer sur ce qui m’a déplu : le traitement des personnages autre que Clint, qui mélange assez bien les clichés qu’il se traine pour construira sa propre caricature et la mettre à mal. Mais voilà, il reste qu’il n’est pas le mec le plus progressiste d’Hollywood, ce qui jette le doute sur ses intentions lorsqu’il fait ce film. Parce que c’est bien simple, çà part lui, et il est monstrueux à n’en pas douter, il n’y a personne.

(La lecture de ce message peut entrainer la stérilité et le spoil)

J’ai trouvé qu’il y avait des choses maladroites. L’acteur qui joue Thao, par exemple, est juste mauvais. La scène ou il est enfermé dans la cave est douloureuse à regarder tant sa performance sent le Gorgonzola abandonné. De manière générale dès qu’il a autre chose à jouer que l’apathie, on n’y croit plus, ce qui rend ses scènes de colère et de tristesse gênantes, et nuit tout simplement à la sympathie que l’on éprouve pour le personnage. Or, il ne prend quasiment plus la peine de mettre en scène sa sœur, bien plus attachante, après son agression, et comme il est rare que l’on valorise la capacité à remettre d’un viol on part plutôt du principe qu’elle ne s’en remettra jamais. Ce personnage charismatique est donc sacrifié pour permettre au vieux Walt Kowalsky. de se racheter une conduite, et à son frère d’hériter du futur de l’Amérique. Ce qui laisse une impression gênante.

Et contrairement à ce que j’ai pu lire ce personnage ne m’a nullement donnée l’impression de prendre sa part de responsabilité dans les difficultés qu’il rencontre avec sa famille. Sa femme lui manque, mais c’est à peu près tout, tant ses enfants et petits enfants sont dépourvus de qualité. Il y a un fossé entre ce vétéran dépassé et ses descendants, qu’il ne cherchera nullement à combler, ce que le film ne lui demande d’ailleurs pas tant ils sont antipathiques. A la place il se choisira d’autres héritiers, ceux-là marqués par le même événement que lui, et pourvus des mêmes anciens ennemis, les hmong ayant émigrés aux Etats-Unis parce qu’ils avaient pris le parti de l’armée Américaines contre les autres coréens.
Alors il dépassera son reflexe xénophobe. Ce qui rend cette histoire si séduisante, c’est peut-être son coté idéal: nous aimerions croire qu’il est possible pour un vieux con de retrouver la lumière. Mais Walt retourne finalement sa haine intacte contre lui-même et ses piteux descendants.

Reste le coté frappant de voir Eastwood filmer son propre cadavre. Et de comparer ce Kowalsky avec celui d'Un Tramway Nommé Désir (que J’ ai vu récemment, je n'aurais pas fais le rapprochement sans ça)

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MessagePosté: Sam 1 Aoû 2009 20:31 
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Localisation: Harvest
Je viens de le voir et j'ai beaucoup apprecié ce film.
J'aime voir la façon dont le personnage de Kowalski qui au départ entretient presque de la haine avec ses "mangeurs de riz" vers la fin où les liens qu'ils ont crée son fort.
Clint Eastwood est parfait dans le role du vétéran haigneux, qui a toujours raison et qui veut decider de sa voie de vie.

Le suspense n'est pas trs grand mais j'aime voir comment on approche petit a petit de la fin qu'on imagine sans trop se torturer l'esprit.

Spoil : Le testament est hilarant, à mon gout.

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MessagePosté: Mar 18 Aoû 2009 08:55 
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Localisation: Comme la vérité, ailleurs.
Film visionné ce week-end.
Je n'avais pas vu la bande-annonce mais comme d'autres personnes j'ai eu un sentiment bizarre au début.

Le coup de :
L'histoire-du-papy-qui-n'aime-personne-mais-qui-va-faire-régner-la-loi.

Mais très rapidement j'ai oublié ce sentiment puisqu'il est infondé et que même si c'est en partie le fil rouge du film, la suite du film se porte surtout sur la différence des cultures et des époques.

Walt qui va s'occuper de Tao et l'éduquer pour lui enseigner les bonnes vielles valeurs que sa propre famille à tendance à oublier.
Il va ainsi "adopter" ses voisins comme sa nouvelle famille, une famille qui le comprend et qui le respecte lui et ses ancienes valeurs.

J'avoue que pour la fin j'ai cru pendant quelques secondes que ça allait devenir un film un peu plus basique avec la vengeance par les armes.
Mais le génie d'Eastwood opère et évite de tomber dans les méandres du film américain moyen.

Une fin magnifique pour un film magnifique je ne sais pas quoi dire d'autres !

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MessagePosté: Mar 18 Aoû 2009 12:08 
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Localisation: Insanity
J'ai vu ce film la semaine dernière et je dirais excellent !! , tout d'abord avec l'histoire d'un vieil homme acariâtre, détestable, raciste et rongé par son passé, qui se rapproche d'une famille asiatique. Magnifique film! Emouvant! Ce film nous fait découvrir l'apparence désagréable et détestable de Clint Eastwood ! Ses dialogues sont croustillants, pleins d'humour noir ! Une belle reflexion sur la vieillesse, la solitude, la fin de la vie, les préjugés culturels...Plein d'humanité ce film! Les acteurs secondaires sont superbes! J'ai eu l'impression de voir ce film de courte durée (40 minutes) alors que sa durée est plus de 2 h !Très prenant! Le style de la réalisation cinématographique de Clint Eastwood est à la fois simple, agréable, apaisant et riche d'informations... Pour moi, le film "Gran Torino " est en quelque sorte, un film testament pour le dernier film de Clint Eastwood en tant qu'acteur ! des coups de coeurs ! A voir absolument !

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MessagePosté: Ven 4 Sep 2009 17:21 
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La flemme de louer le film à la télé et d'y mettre de ma poche, j'ai préféré le voir en streaming.

Ah Eastwood... même vieux il a la classe le bougre.
j'ai vraiment apprécié ce film du début à la fin.
Il a le beau rôle Clint, une fois de plus.
Le coup de l'ancien combattant de Corée qui prend le jeune Toto sous son aile est tout simplement jouissif.
j'ai vraiment bien aimé sa manière de gérer l'affaire du gang de Chintok comme il aime le dire. Sa manière de répliquer également.
L'humour noir a des petits côtés amusant des fois.
Le moment ou il défend sa jeune voisine du gang de black est excellente !

Puis arrive la fin. Le gang du cousin de Toto a encore frappé mais durement cette fois.
Lorsqu'elle est revenue en sang à la maison et que la caméra passe aux yeux de Clint, connaissant le personnage je me suis dit : "Ca va chier pour la bande de niakoué".

Et ben non. Eastwood se faisant vieux, il a préféré se la jouer fine pour que toute la bande paye pour les dégats et qu'ils finissent en prison.

Un beau film de Clint.

:Luffy hilare:

Le moment ou Walt apprend à Toto de parler comme un homme chez le coiffeur rital !

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- Dis p'pa, comment il a fait le monsieur ? J'ai entendu qu'un seul coup d'feu !
- Hey! Question de vitesse p'tit.
- Dis p'pa, tu crois qu'il y a au monde quelqu'un de plus rapide que lui ?
- Plus rapide que lui ? ... Personne.


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