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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Lun 12 Aoû 2013 23:50 
175 000 000 Berry
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Cel a écrit:
@ Yuushi : Merci Yuushi, maintenant je sais que tu t'aimes particulièrement. Tu serais pas un peu narcissique toi? Enfin tes copies de philo doivent être bien sympa !


Exactement,, tu as découvert que j'étais narcissique bravo à toi ! Il est vrai que j'aime beaucoup mon style de copie de philo et ça m'a fait marrer de le retrouver un tant soi peu ici (Quand je dis retrouver j'emploie les grands mots mais c'est pour bien montrer que je m'y suis un peu retrouvé). Après c'est parce que c'est mon style en philo que je l'aime bien, mon style d'écriture en général je ne le trouve pas si extraordinaire que ça :)
Mais comme je le dis en philo, une connaissance n'est-elle pas une connaissance pour celui qui pense connaître? (J'en ai d'autres comme ça, je les ferais partager un jour :D)

Védé a écrit:
Yuushi=>Pourrais tu être plus descriptif dans ton sentiment de répétition ? J'aimerais beaucoup en savoir plus puisqu'après tout c'est mon rôle de faire en sorte que le texte ne soit pas lourd. Et pour un texte aussi court ou j'ai du faire des coupures je ne pensais pas qu'il y aurait tant de répétitions


Hum je sais pas trop après chacun son ressenti mais j'avais l'impression que l'histoire n'avançait pas beaucoup, que ça stagnait et que c'est le genre de chose que l'on peut lire en diagonale que l'on raterait rien. Cela couplé au fait que le style d'écriture ne m'attirait pas forcément et que l'histoire ne m'a pas accroché et j'ai trouvé ça un peu répétitif et lourd ^^ Mais comme je l'ai dit ce sont mes goûts :)

Le gars qui n'aime pas des masses DKCR mais que je fais un gros poutou quand même parce que je l'aime bien a écrit:
@Yuushi : Pour les descriptions floues c'était un peu le but, c’eût été étrange de voir des descriptions très floues d'un côté et très précises de l'autre. Ensuite pour le prévisible j'ai envie de dire que rien que le premier mot est censé tout dévoiler, donc...


Bah comme j'ai expliqué c'était exactement tout ce que je voulais pas c'est pas de bol XD Après je me doute que c'était voulu puisque comme c'était bien écrit on pouvait sentir que c'est quelqu'un qui savait ou il voulait allait au moins. Après comme pour Védé les goûts et les couleurs n'est-ce pas? :D

Je crois que j'ai oublié personne même si j'ai fait ça rapide ^^
En tout cas bravo à Cel et aussi à tout les autres d'avoir participé. Et un grand bravo à Enitu pour avoir fait toute la mise en place de l'évènement et de l'avoir bien géré, celui-ci dira que ce n'est pas parfait mais quand même il fallait le faire donc des félicitations ne sont pas en trop :)

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Mer 11 Sep 2013 20:44 
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Bon vu que je suis dans ma période "Tant de posts, tant de posts... j'ai presque l'impression de flooder"
J'en profite pour rajouter du feu sous une marmite qui aurait dû finir de refroidir tranquillement.

Donc juste pour préciser à védé, non je ne suis pas ami avec froll, je ne le connais pas personnellement (comme la plupart des gens sur le forum...). Et je ne sais pas si tu t'en rend compte mais étant donné les modalités de l'épreuve ça revient plus ou moins à m'accuser de tricherie... Sur les autres point froll t'as mieux répondu que je n'aurais pu le faire, ça m'épargne un exposé anatomique...

Sinon à froll, une critique, surtout positive, a bien sûr beaucoup de chance d'être subjective et il serait absurde de nier toute subjectivité, comme dirait l'autre "le cœur a des raisons que la raison ne saurait comprendre".

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Dim 1 Juin 2014 16:20 
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Mes chers amis, il est temps d'ouvrir la deuxième édition du concours du cabinet d'écriture, qu'on aime appeler familièrement le CCE !

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Thème :
Transgression




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Rappel des règles :

• L'inscription se fait en envoyant son texte final à l'organisateur de l'événement (celeglin)
• Les textes ne doivent pas être postés sur le topic,
• Incorporer le thème dans le texte que l'on écrira,
• Le texte doit comporter un titre,
• La taille ne doit pas dépasser plus de 10000 caractères (espaces non compris - la marge de dépassement est de 5%),
• Possibilité de faire un texte en solo et/ou un texte en collaboration (soit l'un, soit l'autre, soit les deux),
• On peut donner son classement de textes sans avoir participé à la phase d'écriture,
• Le classement se fait de 1 à 10 (en espérant qu'il y ai assez de textes), un nombre de points déterminé (de la première place à la dernière : 12pts, 10pts, 8pts, 7pts, 6pts, 5pts, 4pts, 3pts, 2pts, 1pt).
• A ce classement, vous disposez de deux coups de coeurs libres qui permettront de départager les égalités, en cas d'égalités,
• Vous pouvez également tenter d'attribuer un auteur à un texte lors de votre classement. Un top sera fait entre ceux qui auront le mieux cernés les auteurs.

Le planning :

♦ Du 1er juin 2014 au 30 juin 2014 à 23h59 : écriture et inscription
♦ Du 1er juillet 2014 au 15 juillet 2014 à 23h59 : lecture et classement des textes
♦ Du 16 juillet 2014 au 21 juillet 2014 : Révélation du Top 10
♦ Le 22 juillet 2014 : Classement total et sous-classements


Rappel des modalités :

Thème : Transgression
Genre : libre
Taille : 10000 caractères maximum espace non inclus.
Doit comporter un titre.

Si vous ne remplissez pas les modalités des textes que vous proposerez, ce ou ces derniers seront refusés.
Pour toutes questions complémentaires, je vous retrouve sur le topic concerné
Sinon je vous retrouve le 1er juillet !

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Mar 3 Juin 2014 16:48 
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Localisation: non merci je suis allergique
Pour compter vos caractères

Edit intrusif : Sinon vous pouvez aussi utiliser un bon éditeur de texte (comme emacs ou notepad++), ça les compte tout seul. Et puis même word le fait.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Mar 24 Juin 2014 01:24 
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Merci de ton intervention vista !
Mais du coup je peux plus faire des up en éditant !

Je vais essayer d'éditer ce post toutes les semaines pour faire un petit up (sauf si on vient empiéter sur mes plates bandes !) et vous rappeler combien de temps il reste :

7 jours


et j'ai reçu pour l'instant

6 textes


On s'active les enfants ! On gratte on gratte ! Je veux vos copies sur mon bureau !
On peut faire mieux que ça !

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Lun 30 Juin 2014 18:19 
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Bonjour à tous !
J'ai actuellement reçus 13 textes.
En théorie je devrais conclure les inscriptions ce soir à minuit.
Or, il est temps de transgresser mon propre règlement en vous accordant 24h de plus pour les potentiels retardataires.

Mardi 1er à 23h59 dernière limite.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Mer 2 Juil 2014 01:23 
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Salutations à toutes et tous !
Nous avons un bon nombre de fictions cette année ! Pas moins de 20 !
Alors déjà félicitations à vous pour avoir participé.
Je tiens cependant à m'excuser d'avoir décalé de 24h la date limite du rendu des fic. Cela a semblé avoir gêné une personne, il est possible que d'autres n'ai pas apprécié cette liberté que j'ai prise.

Passons donc aux modalités. Je vous laisse donc deux semaines soient 14 jours pour faire vos classement. C'est à dire que je clôturerai les classement le 15 juillet à 23h59.
Vous lisez les textes et vous faites vos classements, votre top 10.
Vous distribuez les points de cette manière là : de la première place à la dernière : 12pts, 10pts, 8pts, 7pts, 6pts, 5pts, 4pts, 3pts, 2pts, 1pt.
Vous avez à votre disposition deux coups de cœurs : ♥ que vous pouvez mettre aux textes que vous voulez (cependant il s'agit de les mettre sur deux textes différents). Ces coups de coeurs permettront de départager les égalités si il y a égalité, mais également pour vous d'indiquer les textes qui vous ont touché mais que vous n'avez pas forcément bien classé pour des raisons x ou y.

Citation:


>> Cui Bono ? <<

Spoiler: Montrer
Code:
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Cette blancheur m’assomme. Les murs pâles, la clarté fantomatique des néons, et ces habits blancs… Toujours blancs. Une fausse idée de pureté sans doute. Les mains et les pieds enchaînés, je ne peux pas faire grand-chose. Devant moi, la porte immaculée est saisie d’un déclic. Je lève ma tête lourde. Un homme, de haute taille, rentre d’un pas rapide, décidé, inébranlable. Des lunettes encadrent son visage, de la même manière que son costume lui serre le corps. Encore un homme coincé.
« Mademoiselle Léu Teria. Je suis M. Kanon, des interrogatoires. Vous savez sans doute pourquoi vous êtes ici ? »
Sa voix dure résonne pendant longtemps dans mon crâne. Bien sûr que je sais pourquoi je suis ici.
Mes pas me conduisent jusqu’à la cellule pharmaceutique, en plein cœur des quartiers de l’État. Là où sont stockés tous les échantillons de « vieillissement ». Depuis quelque temps, les recherches concernant ce sujet se multiplient, et ils vont être contents d’avoir un cobaye humain sans avoir à remplir toute la paperasse nécessaire. L’espérance de vie est à la hausse, et depuis la découverte de cette étrange substance permettant de « prélever » la vieillesse de la personne, nombreux sont les candidats à défier la mort. Plus personne ne meurt avant les 120 ans maintenant. Et pour raisons scientifiques, les cellules dites « de vieillesse », sont stockées dans cette salle, la salle d’opération.
Je m’avance dans un couloir qui me conduit à mon destin. Mon plan bien ficelé prend place. Aucun capteur ne me détecte et mes pieds nus rentrent dans la cellule pharmaceutique. De nombreux échantillons sont disposés, bien classés, à l’intérieur de grandes armoires chargées de les conserver. Il ne faut pas tergiverser. Je donne un grand coup de poing dans la vitre. Les alarmes résonnent longtemps dans mon crâne.
« Je me suis introduite dans vos quartiers, je crois, tentai-je.
- Oui, je crois savoir ça, commente-t-il, sèchement. Autre chose ?
- Avez-vous vraiment besoin de mon témoignage ?
- Je crois bien, oui. »
Mes mains ridées relèvent mes cheveux grisonnants.
« J’ai sans aucun doute emprunté des produits appartenant à l’État, pour mon usage personnel.
- En effet. Et ce qui concerne la suite ? Ne vous méprenez pas, nous savions que vous avez encore tous vos souvenirs.
- Ne vous méprenez pas, je vais y venir. »
Effectivement les souvenirs sont là.
Ma main prend une des capsules. Je tressaille quand le métal froid touche celle-ci, meurtrie par le coup dans la vitre. La capsule est bien plus petite que je ne le pensais. Quand on sait ce quelle renferme… Je place cette dernière dans son enclos, la seringue est prête. Ma tête tourne, on m’assaille, le bruit est insupportable, il faut en finir, avec ces sirènes, avec cette politique. J’enlève une part de la mince toge que je porte, me dévoilant à demi. La fine pointe s’approche. La douleur m’envahit, alors que l’aiguille rentre dans mon poignet. Il ne faut pas faiblir. Mes tempes ne sont que tambour et mon sang ne semble plus circuler. La douleur s’installe, prend ses aises, et m’habite, mon visage semble couler, mes joues tombent. Le temps passe et je sombre dans le noir.
« Tentative de suicide, par vieillissement accéléré, déclara-t-il. Illégal. Un acte stupide, un rêve de fou, je suppose ?
- Vous me prenez pour une folle ?
- Peut-être.
- Vous n’avez pas vu beaucoup de tentatives de suicides ces dernières années, n’est-ce pas ?
- En effet, rares sont ceux qui vont à l’encontre de la loi et des mesures mises en place, qui garantissent la sûreté du peuple. Comme il le faut.
- Vous emprisonnez la nation à travers vos protections, vos sécurités. Plus personne ne peut ne serait-ce que se casser une jambe. La liberté est opprimée. Enfin, vous aviez prévu pas mal de cas, sauf celui-là, évidemment.
- C’est l’exception.
- Je prends ça pour un compliment. Je l’ai trouvé.
- Je ne vous comprends pas. Vous êtes fière de votre acte, et vous me méprisez, alors que nous souhaitions garantir la sûreté du monde. La vie doit être préservée. Vous n’êtes qu’une misérable qui va à l’encontre des lois.
- Vos lois ne sont pas les bonnes. J’ai donc décidé de les contourner. Pour le bien du monde, je devais le faire.
- Personne ne le peut. Votre présence le prouve, n’est-ce pas ? »
Je me tais. De nouveaux souvenirs reviennent.
Mon cœur bat la chamade alors que ma face, collée contre le carrelage glacé, est secoué par des vibrations. Des bruits de pas. Mon esprit est embrumé, figé, par cette substance implantée dans mon organisme. Les bruits de pas se rapprochent. Les alarmes sonnent toujours. Mes membres sont raidis et, malgré la profusion des sons, j’entends ma faible voix émettre un gémissement. Les vibrations s’arrêtent. Ils sont déjà là.
« Elle est là ! Allez-y !
- Capitaine, sa peau… elle…
- Silence ! Faite ce qu’on vous dit ! Vous la transporterez jusqu’à la cellule médicale. »
On me soulève d’un coup sec. Mes membres craquent, mes muscles me font terriblement mal.
« Ce que vous faites va à l’encontre même de la religion. Vos actes sont une insulte envers le divin, c’est une faute extrême.
- Vous parlez de faute ? Du respect de la vie ? Vous qui la modifiez et qui allez à l’encontre des règles de la nature ? Vous êtes ridicules.
- C’est dans le respect de Dieu que nous offrons à l’espèce humaine cette longévité.
- Vous offrez ? Vous décidez vous-même de ce qui est bon ou mauvais. On se sent supérieur n’est-ce pas ?
J’ai crié. Fort. Il me regarde avec dégout, prêt à se lever.
« Nous tachons de faire respecter l’ordre dans le respect de la vie. Je ne vois pas de prétention. Et la création de règle est nécessaire. Des règles qu’on doit respecter. »
Un sourire naît sur mes lèvres.
« Je crois me rappeler de quelque chose… Quand on commet une faute grave, la sanction est la mort n’est-ce pas ? La pire des punitions, pour votre régime qui prime tant la vie… Mais… c’est ce que je désire n’est-ce pas ? Je crois que… Vous êtes coincé, non ? »
Je suis sur la table d’opération. Mon corps est attaché. La douleur me tétanise. Des lumières dansent autour de moi, l’ombre me joue des tours. J’entends des gens se déplacer à toute vitesse. Je vois tout flou. J’entends moins bien aussi. Et cette douleur.
« Stabilisez-là ! Allez-y ! »
Je me fais piquer. La douleur est limpide, sans comparaison avec l’autre combat que je mène. Une porte s’ouvre. J’entends des bruits de pas ténus.
« Arrêtez tout. Laissez-la. »
Un silence plane.
« Qu’est-ce que vous dites ? La vie…
- Fermez-la, et ramenez-vous ici. »
Les messes bases commencent. Des chuchotements infimes. Enfin, je n’en suis pas sûr, mes oreilles bourdonnent, je n’entends presque rien. Plus personne ne bouge autour de moi en tout cas. Ils ont enfin compris.
La douleur reprend. Une douleur vive, puissante me cloue à la table d’opération. Il ne me faut que la subir. Il faut tenir. Il faut tenir. La douleur reprend, agitée, surprenante, et m’attaque sur tous les fronts. L’air me manque. Mes yeux s’affolent, mon crâne tambourine, je ne respire plus. Je sombre à nouveau. Replonge dans le sommeil, vers une mort certaine. Il faut tenir. Il faut tenir. Il le faut. Alors que le navire s’immergeait complétement, mon cœur rebondit de plus belle. Mes yeux s’ouvrent d’un coup, quittent les ténèbres. Je me débats. Je lutte. Mes muscles craquent. Il faut tenir. Et je tiens.
« Je suis navré mais… elle s’en est sortie. »
Un silence s’installe. Je continue avec aplomb.
« Vous vous retrouvez pris en tenaille. Soit vous exaucez mon vœu, c’est-à-dire, de mourir, en m’exécutant sur la place publique, comme le veut votre charmante loi sur les hors-la-loi de haut rang, soit vous ne voulez en aucun cas me satisfaire, ce que je peux comprendre… mais… dans ce cas… vous allez à l’encontre de vos précieuses lois. Et ce n’est pas permis. »
Je le regarde, victorieuse. Sa mine me paraît triste.
« Vous aviez tout prévu depuis le début ? demanda t’il.
- J’avais envisagé cette possibilité, dans le meilleur des cas.
- Et bien je suis fort déçu, mademoiselle Leu Téria. Enfin ! Vous pensez que c’est fini ?
- Eh bien, oui. Je crains me répéter, mais vous êtes coincé, c’est un fait.
- Si l’on suit vos possibilités, je suis d’accord. Mais il existe une dernière solution. »
Son regard parait amusé, maintenant. La dernière possibilité…
« Nous n’exauçons pas votre souhait, car la vie n’a pas de prix, ce serait vous donner raison. Mais nous vous garderons avec nous, afin d’affiner les techniques d’interrogatoire. Les interrogatoires musclés. Ou douloureux, vous voyez le genre, insista-t-il d’un air entendu.
- Vous perdrez tout crédit envers le peuple … murmurai-je.
- Mais attendez ! Vous croyez que le peuple sait tout ce qui s’est passé la nuit dernière ? Bien sûr que non. Personne ne le sait. Car, rien de cela ne s’est produit. C’est interdit ! » ajouta-t-il avec un regard rieur.
À croire que cette homme peut rire, finalement.
Ma tête tombe sur la table. Foutues précautions. Dire que je n’en ai pas pris. Encore une règle dépassée ? La limite est franchie cette fois-ci. Et aucun retour n’est envisageable.


Coco l’asticot, de retour encore et toujours
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[center]Coco l’asticot, de retour encore et toujours[/center]
Il était une fois dans la sympathique petite bourgade de Montélimar un petit asticot exclu qui s’appelait Coco. Coco n’était pas très grand, mais ce n’était pas ça qui le rendait différent, non. En réalité, Coco était une saloperie de rappeur du Ghetto, et les autres asticots ne voyaient pas d’un bon œil le rap, ils préféraient la musique classique.
Coco avait donc transgressé l’ordre des choses, il avait transgressé la culture de son peuple pour devenir un enfoiré de petit rappeur… C’est bête !

Fin


Deux scribes pour l’humanité
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Vers 3350 avant notre ère, au sein de la cité perdue d’Uruk…

Parcourant les rues d’Uruk, Meskian cherchait désespérément de la nourriture. Petit, maigre, affaibli et affamé, cet homme se vêtait uniquement d’un pagne en lin et de sandales de paille. Ses longs cheveux noirs crasseux et entremêlés cachaient partiellement son visage pointu et ses yeux bruns injectés de sang. D’innombrables mutilations caractérisaient son nez, ses oreilles, son corps tanné et ses lèvres. Ses dents chevauchées lui donnaient l’air d’un démon. Né seize ans auparavant dans un village agricole, Agasin, situé à une vingtaine de kilomètres de la rive gauche de l’Euphrate, ce paysan pauvre était un orphelin. Le temps des abondances chez ses ancêtres était révolu. Le réchauffement climatique causa des sécheresses locales et la salinisation des sols éloignés des fleuves : des famines sévirent et décimèrent une grande partie de la population agricole et le cheptel de son coin. De plus, des brigands pillèrent les lieux et torturèrent tout ce qui se retrouvait sur leur passage. Étant le seul survivant d’Agasin, Meskian emporta le reste de provisions avant d’entreprendre une marche vers Uruk, dans l’espoir de refaire sa vie.

À l’heure actuelle, le soleil estival du midi plombait au-dessus de la fabuleuse cité-état, née de l’union des villages d’Eanna et de Kullab. Uruk était facilement reconnaissable par son système de canaux en damier et les pontons afin d’approvisionner la population en eau, grâce à l’Euphrate. À la périphérie, les ruelles en terre battue se mariaient avec les demeures carrées, en briques d’adobe et à deux étages. Abrités par de majestueux palmiers, des enfants s’amusaient et riaient ensemble en compagnie d’animaux tels les coqs et les cochons. À l’occasion, certains chiens errants guettaient la moindre présence de nourriture laissée par les femmes de foyer, toujours occupées à cuisiner, à chercher de l’eau et magasiner des biens de la vie quotidienne. Leurs maris travaillaient dur dans les champs environnants, la construction de bâtiments, le service auprès les hauts-dirigeants et l'armée. Malgré toute cette vivacité, Meskian décida d’explorer un peu plus loin dans le district d’Eanna, en plein centre de la ville. À sa grande fascination, le paysage était bien plus grandiose avec un complexe de temples monumentaux, anciens et récents. Une multitude de vieilles bâtisses rectangulaires en terre cuite et à une cour centrale entouraient de somptueux temples tripartites décorés de mosaiques multicolores divines et de dragons, et de longs halls aux piliers imposants pour les processions. Un peu plus loin, dans le district d’Anu, une gigantesque ziggourat était en érection : des ouvriers façonnaient deux escaliers opposés par lequels les individus pourraient pénétrer dans un temple soutenu par une haute élévation en briques d’adobe. Maintenant, les religieux vaquaient, dans une ambiance grave, à leurs sacrifices et leurs prières au nom des membres du panthéon divin, surtout Anu et Ianna. Dans leurs temps libres, les prêtres pouvaient se promener dans un jardin voisin à la végétation luxuriante avec un étang pour les amphibiens et les nénuphars : poiriers, cerisiers, mélèzes, génévriers, chênes, géraniums, oiseaux du paradis et pommiers étaient les principales attractions de ce sanctuaire naturel sans oublier la verdure de l’herbe. À tous les jours, toute une gamme de petits oiseaux venaient se détendre et gazouiller : mésanges, alouettes, goélands, gangas, etc.

Émerveillé, Meskian s’inflitra dans le jardin pour cueillir des poires avant de les manger en grande quantité. Un peu plus loin, sur un banc en grès installé à quelques mètres de l’eau, un scribe prenait de l’air. Très grand, élancé, dans la trentaine et svelte, il portait un aube vert orné de broderies dorées, de boucles d’oreille en étain et de sandales en cuir. Ayant la tête entièrement rasée, ce dernier se reconnaissait facilement par ses yeux bleus bridés, ses dents blanches comme la neige et son nez pointu. Malgré les températures torrides, l’inconnu taillait soigneusement des formes sur une tablette d’argile avec un roseau. Intrigué, l’adolescent tenta de se cacher derrière un chêne, en vain.

-Tu n’as pas à me craindre, jeune homme. Je suis Ubbusin, un scribe du roi urukien Enmerkar.

Meskian sortit de sa cachette et s’approcha de son interlocuteur.

-Que fais-tu avec cet objet?

Ubbusin répliqua d’une voix mélodieuse.

-Je suis en train d’enregistrer les provisions pour le prochain banquet royal. Et toi?

Passionné et voulant apprendre à écrire, le paysan oublia de répondre à la question et contempla les gravures : parmi plusieurs d’entre elles, il traçait le sexe féminin, le mouvement de l’eau, les oiseaux, les petits bonhommes et les chiens. Le visage paisible du lettré devint crispé et Ubbusin trancha d’une voix sèche.

-Je t’invite à manger chez moi.

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Deux heures plus tard, zone résidentielle de l’Eanna, chez Ubbusin…

Assis sur une chaise en bois et face à une table circulaire, Meskian venait d’achever avec appétit un repas copieux : pain, lait de chèvre frais, oeufs cuits, steak d’agneau, raisins noirs, et olives salées. Le décor de la demeure à une pièce unique était fort austère : un lit de paille, un garde-manger avec les récipents en céramique, une commode pour quelques vêtements, un mur orné d’empreintes digitales rouges, deux torches installées sur deux autres murs et une collection de tablettes d’argile dans une petite bibliothèque. Contrairement à ses voisins, Ubbusin vivait très modestement et achetait sa nourriture dans les marchés de la cité. Après s’être reposé, le hôte se confia à son invité.

-Il y a environ une vingtaine d’années, Enmerkar inventa l’écriture sur une tablette d’argile pour remporter une importante victoire diplomatique contre la cité d’Arrata qu’il voulait soumettre.. Par contre, le souverain, très orgueilleux et désireux de maintenir son pouvoir légendaire, conservait jalousement et difficilement son innovation en interdisant au peuple l’apprentissage d’écrire et de lire. Seule une poignée de scribes fidèles maîtrisaient ces tâches pour la comptabilité. Alors, selon les règles fixées par le roi, je n’ai pas le droit de t’apprendre à écrire et à lire.

Le visage enthousiaste du jeune devint moribond, mais le scribe se montra rassurant.

- Il ne se rend pas compte de l’avenir faste de l’écriture. Imagine un peu si on élargissait son utilisation : tu pourrais t’exprimer, communiquer avec tes proches, inscrire définitivement un acte dans l’histoire, inventer des réçts, sauvegarder des langues vouées à l’extinction, et j’en passe. Mon plus grand souhait serait que tout le monde sache écrire et lire. L’humanité évoluerait beaucoup dans le bon pas. L’écriture permettrait une éducation décente pour chacun qui pourrait atteindre son plein potentiel à participer à la société comme il le veut. Combinée avec la parole, cette merveille fera sortir l’homme de la puissante ignorance. C’est pourquoi je vais t’initier secrètement au métier de scribe au risque de ma vie.

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Un an plus tard…

Suivant des cours à chaque soir, Meskian avait travaillé très fort pour pouvoir écrire et lire des textes simples en sumérien. Il ne sortait jamais de la maison de son maître avec ses tablettes. Miraculeusement, personne savait sur cette trangression.

Lors d’un beau jeudi soir d’été, l’adolescent était en train d’écrire alors qu’Ubbusin s’occupait de recenser des sacrifices au nom d’Ianna au complexe religieux. Avec la bénédiction du mentor, il chérissait le projet d’écrire sur sa jeunesse et le destin tragique d’Agasin. Soudain, il entendit un vacarme à l’extérieur et des cris de détresse. Il n’eut pas le temps d’aller vérifier : un affreux brigand pénétra dans la résidence pour tenter de voler des biens. Vêtu de haillons, borgne, le crâne nu et balafré, l’oeil rouge, les dents pourries, la barbe blanche et le physique trapu, ce dernier maniait une hache qu’il voulait abattre sur sa cible. Toutefois, un archer royal vint à temps et décocha une flèche fatale en direction de la nuque. Le voleur s’écroula, mort. À peine remis de ses émotions, Meskian regardait son sauveur et un de ses amis. Menus et grands, ceux-ci portaient fièrement leur plastron de cuir, leur casque pointu en étain et leur jupon en lin brun. Un d’entre eux s’écria en observant l’apprenti.

-HÉRÉSIE!

Comprenant l’urgence de la situation, l’ancien paysan se défendit en lançant un cruche qui fracassa le visage d’un des deux soldats. L’autre voulut l’étrangler, mais Meskian le neutralisa avec un coup de pied dans les testicules. Avant de disparaître dans la tourmente, il s’empara d’un roseau et d’une tablette. Désormais, il devenait maître de son destin avec une nouvelle vocation.

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Un peu plus tard, aux petites heures du matin…

Ubbusin était fermement ligoté sur un poteau en bois installé au sommet de la ziggourat. Des esclaves avaient posé du foin autour de lui afin de former un bûcher. En dessous d’un ciel magnifiquement étoilé, un peuple curieux s’était déplacé avec des milliers de torches pour l’occasion. Éclairé par la pleine lune, le condamné, visiblement maltraité par sa bouche ensanglantée et son visage parsemé d’ecchymoses, regardait Enmerkar, situé à quelques mètres plus loin. Arborant fièrement son diadème en cuivre au joyau en lapis lazuli qui exaltait sa richesse, le despote s’habillait de sa toge pourpre et large. Ayant les cheveux blancs longs bien peignés, les yeux verts sévères, un visage rond et ridé, la barbe fourchue et une épaisse moustache broussailleuse, l’inventeur de l’écriture pointa son ennemi du doigt et fulmina.

-Sale scribe, tu viens de profaner ma toute-puissance semi-divine en apprenant l’écriture à un paysan! Incinérez-le!

Grâce à leurs torches, deux prêtres enflammèrent le foin. Peu avant que le feu l’atteignît, Ubbusin admira une dernière fois les habitants d’Uruk et expédia une attaque verbale contre son rival.

-Avec ton orgueil, l’homme restera dans une ignorance cruelle. Sache que la mémoire se perd, mais l’écriture demeure. Elle est la gardienne de l’histoire… Représentant la jeunesse et la lumière, Meskian pourfendra ce voile bien sombre. Adieu.

Les flammes le frappèrent et le consumèrent tranquillement. Ainsi mourut Ubbusin d’Uruk.


Franchir, ou ne pas franchir, telle est la question
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Il était une fois, au sein d'une larme d'océan, un royaume détenant, à son grand dam, le secret de l'immortalité. C'était le plus inutile des trésors, bien entendu, mais il ne pouvait guère s'en débarrasser. Ses habitants savaient très bien que vivre éternellement était, selon leurs propres mots, "un putain d'inconvénient". De plus, cette malédiction appâtait inévitablement les chasseurs de chimères et autres charognards puérils. Mais là n'est pas le sujet principal de ce petit récit! En effet, le royaume d'Harfang n'en avait cure de son immortalité rouillée. Il ne désirait qu'une seule chose: la paix, une tranquillité qui ne serait pas troublée par d'avides crétins.

Le roi de cette malheureuse contrée, dans le but de servir l'intérêt général - et d'être certain de remporter les prochaines élections -, ordonna donc à ses soldats de lui dégoter le meilleur architecte d'Harfang. L'homme en question était à moitié fou, noyé dans son amour pour Shakespeare et les lapins violets, mais il accepta immédiatement l'offre d'emploi. Son destin ? Construire une muraille que nul ne pourrait jamais franchir, un rempart contre ceux qui oseraient chercher l'immortalité. S'agenouillant devant son souverain, un sourire dévorant son visage d'illuminé, l'architecte lui jura qu'il élaborerait la barrière parfaite. Les dieux eux-mêmes ne pourraient transgresser l'enceinte d'Harfang.


Le serviteur dodelinait de la tête, lentement envahit par un sommeil insidieux. Même la pluie drue qui tombait depuis des jours ne parvenait pas à emporter sa fatigue au loin. Dormir debout était devenu une habitude, depuis que son maître s'était découvert une nouvelle passion: attendre devant son oeuvre, gigantesque construction s'élevant dans les ténèbres, aussi excité qu'un oisillon affamé. Qu'attendait-il donc, affalé sur sa chaise pliante ? Aucun intrus ne pouvait parvenir jusqu'ici, c'était inconcevable. L'architecte lui-même l'avait assuré au roi d'Harfang. Mais après avoir vécu une éternité sous ses ordres farfelus, le serviteur subissait ses lubies sans broncher. Il allait sombrer dans les abysses d'une sieste amplement méritée lorsque son supérieur se leva soudainement.

- Ô ROMEO !!! MON ROMEO !!! LE VOILA QUI ARRIVE !!!, hurla le génie décharné, achevant de réveiller son âme damnée.

Petite parenthèse. Je suis raconteur, et non conteur, ce qui présente une subtile différence. Par ailleurs, ce récit n'étant pas de mon invention, je décline toute responsabilité en ce qui concerne le caractère douteux des dialogues et des références. Veuillez en prendre note, je vous en remercie. Fin de la minuscule parenthèse.

- Seigneur, il s'agit probablement d'un songe. Je ne vois venir personne, et encore moins votre doux Roméo.

- Puisse-tu t'étouffer avec les couleuvres de tes maudits sarcasmes! IL ARRIVE, J'EN SUIS CERTAIN !!! Mon odorat ne me trompe jamais. Je LA sens vibrer. ELLE est inondée par l'extase! ROMEO ARRIVE ET IL LA PÉNÈTRE DE PLUS EN PLUS PROFONDÉMENT !!!

- Je vois, je vois. Calmez-vous, seigneur, je vous en prie. Désirez-vous que je redonne un coup de peinture sur l'ultime rempart ?

- Fais donc. Tout doit être resplendissant pour ce jour formidable, que dis-je, fantastique, merveilleux, MIRIFIQUE !!!!

Tandis que l'architecte exécutait quelques pas de danse sous la pluie, submergé par l'excitation, le serviteur lui tourna le dos et s'avança vers le monstre d'acier qui surplombait les environs. C'était un mur. Un mur élevé à des proportions mégalomaniaques, parfaitement lisse et projetant l'ombre de milliers de falaises, certes, mais un mur tout de même. Et cela n'était que l'avant-dernière protection. Au-delà, des dizaines d'obstacles demeuraient, aussi efficaces que démentiels. Ce système avait pour but de protéger le royaume d'Harfang de toute intrusion, tout en annihilant les gêneurs. Tout cela était l'oeuvre d'un seul esprit tordu, celui du plus grand architecte du pays. Le serviteur ne saurait jamais pourquoi les dieux avaient eu l'audace de lui octroyer un tel don. Entre les mains du fou qu'il chaperonnait depuis des siècles, cet incroyable intellect était utilisé de manière malsaine.

L'exemple le plus frappant ? L'architecte avait installé des gramophones dans le moindre de ses pièges mortels. Ainsi, diverses chansons résonnaient joyeusement pendant que les malheureux indésirables périssaient. La plus atroce des tortures était probablement de se faire lentement démembrer au son de "Il ne rentre pas ce soir" d'Eddy Mitchell. Le serviteur attrapa un seau de peinture blanche et s'attela à sa tâche, de quelques coups de pinceaux experts. Non loin de lui, son maître sautillait en haletant, ses mèches violettes s'ébattant au rythme de ses hoquets.

- Dépêche-toi! IL EST PROCHE!! IL ARRIVE!!! Vite, vite, vite, me murmure la marmite! Vite, vite, vite, me chante les truites! Vite, vite, vite, me serine une marguerite! Tu es d'une lenteur abominable!!!

- C'est bientôt terminé, seigneur. L'immortalité est pourtant la meilleure préceptrice en ce qui concerne la patience... Si j'étais vous, je n'aurais pas trop d'espoirs! Comme je me tue à vous le répéter chaque jour depuis l'achèvement de votre "demoiselle", aucun vandale ne parviendra jamais jusqu'à votre auguste chaise pliante. Cela se terminera comme toutes les autres fois, seigneur, énonça calmement le serviteur.

L'architecte marmonna quelques jurons décolorés, ce qui fit soupirer son interlocuteur. Quelques instants plus tard, une fois que la bande immaculée fut comme neuve, une porte colossale fit son apparition, émergeant de la muraille tel un crapaud surgissant de sa mare. Elle se convulsa, tremblotante, pour finalement expulser de ses entrailles une forme sombre. Le génie devint silencieux. Le miroir de ses yeux reflétait un espoir flamboyant, mais le masque froid du scientifique était tombé sur son visage. Il revint s'installer sur son trône de bois, accompagné de son serviteur. Ce dernier secoua la tête en observant la triste créature qui rampait vers eux: ce n'était plus que les répugnants vestiges d'un être autrefois humain. L'intrus était encore habité par la vie, mais plus pour très longtemps.

Des lambeaux de chair pendouillaient le long de ses bras, d'une noirceur à faire pleurer une luciole. Par ailleurs, c'était toute sa sinistre carcasse qui était maculée de cette substance. A en juger par la texture, le serviteur déduisit que le pauvre diable avait plongé tête la première dans un bassin de poix. Même la pluie battante ne parvenait à le nettoyer de ses impuretés! L'homme croulait également sous un nombre impressionnant de cicatrices et de plaies, que l'on devinait aisément sur sa peau tellement elles étaient larges et hideuses. Les cheveux arrachés par leurs racines, le nez râpé et les mains dévastées, l'intrus titubait sur des moignons de jambes.

- Il a probablement été poursuivi par un troupeau d'hydres, et aura fini par arriver au cul-de-sac des brûlés, commenta l'architecte, c'est un miracle qu'il n'ait pas été transformé en torche vivante par une de mes bougies aériennes! Et regarde ces coupures! La pluie de lames, c'est indéniable. Et même avec de telles blessures, il est parvenu à résoudre l'énigme de la porte cachée. Oh, mon Roméo, tu es parfait. Ou presque! Une dernière épreuve t'attends, mon beau Roméo.

Le serviteur ne put s'empêcher de tiquer à la mention de l'adjectif "beau", soigneusement choisi par son maître. La créature était effectivement magnifique. C'était un très beau spécimen. Généralement, peu des rares intrus à arriver jusqu'ici pouvaient se vanter d'être en aussi bon état. L'aventurier déchu se traîna sur plusieurs mètres dans un râle d'effort surhumain. Il chuchotait, crachotant les prénoms de ses amis morts, les uns après les autres. C'était lui, le dernier survivant d'une vaillante expédition. Le seul a avoir échappé aux rouages machiavéliques du grand mur. Devant les regards attentifs de l'architecte et de son larbin, la créature parvint jusqu'à l'ultime étape. Une ligne blanche. Simple trait réalisé à la hâte, avec un pinceau et un seau de peinture. Ce fut l'hésitation.

- Mon César, te voilà devant le Rubicon. Toute ton épopée ne se résume plus qu'à cette ligne! Une fois franchie, tu auras vaincu mon rempart, et pénétré dans l'enceinte d'Harfang. Au moment de te lancer à l'assaut du mur, tu as cru t'être résolu à l'enjamber, comme jadis Remus enjamba naïvement les contours de Rome. Mais c'était inconsidéré, tu n'as pas réellement réfléchi, mon César. Alors qu'à présent, à cet instant précis, tu as pleinement conscience de ce que tu t'apprête à faire. Tu vas franchir une limite, une ligne que tu n'es pas autorisée à dépasser. Es-tu prêt ?

Il n'eut pour seule réponse qu'un gargouillement confus. La créature sembla s'étouffer avec un mélange de poix et de sang, mais parvint à vider sa gorge à temps. Le spectacle était écœurant. Ses yeux hagards et souillés fixèrent la ligne parfaite qui se mettait en travers de sa route. L'architecte retint son souffle tandis que l'intrus avança, moignon après moignon. Presque, il y était presque.

Plus près, beaucoup plus près.

Encore un petit effort.

Quelques centimètres.

Une minuscule avancée et....


STOP.
STOP.
STOP.
STOP.
STOP

Alors que son maître criait de désespoir, le serviteur eut un long soupir. Tous deux savaient que c'était la fin. Ce n'était pas le Roméo tant attendu. Il venait de s'immobiliser, si proche de son but, incapable de franchir la ligne. Tétanisé par une profonde terreur, enfouie en son fort intérieur, sournoisement lovée dans un repli de son coeur. L'architecte envoya valser sa chaise pliante au loin dans sa rage. Il avait tant espéré que celui-ci serait le bon!! La frustration d'échouer une fois encore était insupportable. Des larmes de fureur se mêlèrent aux gouttes de pluie.

- Vous l'ai pourtant dit, seigneur, mais vous ne m'avez pas écouté. Aucun être humain ne peut traverser votre mur. La souffrance que vous vous infligez est ironique, lorsque l'on y pense... Vous avez dressé cette ultime barrière avec perfection et génie, mais votre souhait le plus cher est de la voir faillir à sa mission. Qu'attendez-vous, au juste ?

- ... Sache, misérable cancrelat, que j'ai prêté mon idée à notre Roi. Une idée FANTASTIQUE !!! Construire la plus meurtrière des fortifications est facilement réalisable. La franchir l'est tout autant. Mais, vois-tu, il y existe un tout autre type de barrière, au-delà du plan physique. Juste là.

L'architecte se tapota le crâne. Ils avaient désormais perdu tout intérêt pour la créature agonisante, tas palpitant de chair. C'était ainsi: le héros pouvait vaincre toutes menaces, mais pouvait-il outrepasser ses propres lois? Était-il capable de franchir la ligne? De transgresser les bases de son petit cervelet? Une fois épuisé par de titanesques épreuves, même un esprit dur comme le diamant se fissurait. Il ne lui restait alors aucune défense, aucun autre choix que celui de visualiser une ligne. De prendre conscience dans toute son ampleur qu'il allait la transgresser, la violer.

- Le marché était simple! Je prêtais mon idée à la royale ordure qui nous gouverne, et lui, il me prêtait l'opportunité de voir apparaître une perle rare. Quelqu'un qui serait libéré de sa prison spirituelle. Un SPLENDIDE être humain, comme ROMEO ou CÉSAR!!! Et il viendra, oui, il viendra. L'opportunité est toujours là. Je l'attendrais, encore et toujours!!! CELUI QUI SE FERA UN PLAISIR DE FRANCHIR CETTE FOUTUE LIGNE !!!!!

Et c'est sur ces mots joliment proférés que le couple, sous une pluie qui n'en finissait plus, recommença à attendre face à la grande muraille. Pour encore un paquet de millénaires, peut-être.


Illusions
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Illusions



J'ai parfois des illusions qui me trottent en tête. Elles me parlent. Nous conversons même. Pas longtemps. Pas souvent. Mais ça me fait réfléchir. Rarement sourire. Mais réfléchir, ça oui !

On ne parle pas de grandes choses à vrai dire. Surtout de toi en faites. Je l'avoue : je me plains. J'accuse. Je questionne. Et elles me répondent. Elles me montrent. L'avenir. Tout ce qui serait sans toi. Ce qui ne serait pas sans toi.

J'avoue ne pas savoir combien de fois j'ai méprisé ces avenirs où tu n’apparaît pas : leurs seules visions, souvent, avaient le don d'absoudre en un clin d'œil ce qui me dérangeait chez toi.
Mais j'ai découvert notre pire ennemi et j'en suis vraiment désolé. Le temps. J'ai tout fait pour l'éviter, mais celui-ci est insatiable : il impose son emprunte sur tout : nos corps. Notre maturité. Nos attentes. Nos sentiments.

J'ai continué à converser avec les illusions, et mes possibles avenirs sans toi, je l'avoue ont doucement attirer mon attention. Ho non, ce n'était pas envisageable. Je me délectais tout simplement. Parce que tout le monde a soif un jour de liberté. Tout le monde a soif d'un autre. Du différent. Du neuf. C'est notre seule arme contre ce foutu temps.

Si seulement, je pouvais savoir ce qui a déclenché en moi ce détachement de moi, de nous, de toi. Paradoxalement, j'ai l'impression que t'avoir presque perdue m'a détaché de toi plutôt que de me rapprocher. Tu sais ce qu'on dit : "le temps qui passe n'est que le reflet de nos actes".

Alors pourquoi t'avoir sauvé ? Pourquoi t'avoir garder envie alors que tout criait en toi cette envie de quitter cette terre, nous quitter, par la même occasion ? Je ne sais pas. Je n'ai aucune réponse logique a ça et c'est finalement ça l'embêtant. Parce que ce jour où tu as tenté de mettre fin à tes jours, c'est mon cœur que tu as réduit en miettes.
Je ne fais pas dans le mélodramatique. Ni dans la surenchère. Mais cette chose que tu as toujours juré de prendre soin : cette chose est maintenant vide. Il n'y a pas eu de sang. Pas eu de fumé. Non, juste du vide.

La chose embêtante avec le vide, c'est que ça se propage. Et son synonyme a envahi chaque parole que je tente de te dédier : des mots creux, voilà ce qui me parasite. Mes "je t'aime" sont creux. Mes "bonne nuit", à peine pensées. Mes messages amoureux en mode pilote automatique

Alors je parle. À mes illusions. Je me perds en elle et rêve. Parfois. Mais rêver d'un avenir sans toi, n'est ce pas déjà en édifier la première pierre ? Je ne le sais. Mais je rêve. Parce que le temps, le vide et l'abandon ont fracassé ce qui reste du nous commun. Parce que nous ne sommes plus qu'une apparence, transparente. Parce que nous sommes l'image de ce que nous abhorrions le plus : des automates.


La conscience d’Arthem
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« Suite à une série de tests, nous vous déclarons officiellement malade. Félicitations, vous pouvez commencer à vivre vos cauchemars »

Arthem est un gentil garçon.

Moi,
Je suis fou.
Je suis la conscience d’Arthem.

Imaginez qu’Arthem soit un astronaute qui ne peut plus se libérer de son costume.
Vous avez le début de l’histoire.
Arthem est prisonnier : il ne peut plus se mouvoir, il ne peut plus boire, il ne peut plus se regarder dans un miroir. Il reste piégé dans son lit depuis qu’il sait que ce costume de héros spatial est agrafé sur ses épaules. On le nourrit par intraveineuse. Par manque d’exercice son corps se transforme, il devient gros, et ne se lève plus.
Je suis coincé sur ce lit ; je ne vois plus la rue, je ne vois plus le jardin, je ne vais plus au cinéma. Je me nourris de mon imagination pour me divertir.
Au bout de quelques mois, je ne savais plus à quoi je ressemblais : l’astronaute est devenu un tas de graisse ; moi, je suis fiévreux. Je suis obèse.
Cet esprit est devenu gras d’illusions, d’idées saugrenues, d’idées ridicules. Ce cerveau est devenu du beurre de rêve, tartinant de fantasmes les murs de notre cellule.
En ne quittant plus ce costume, je ne pouvais plus me regarder dans une glace. J’ai appris à vivre sans m’admirer. En n’allant plus affronter le danger de la réalité depuis des mois, on réussit à se convaincre qu’on est son propre héros. On se croit invincible.

Je pourrais sauver ce pauvre enfant qui git sur ce lit à faire semblant de méditer. J’ai oublié la beauté de son visage, remplacé sans aucun doute par une face potelée.
Je pourrais sauver ce pauvre enfant, le soulever de toute ma volonté, l’obliger à se bouger les fesses. J’imagine que dans ce costume d’astronaute, une jungle de moisissure a dû se former. Vous savez, cette moisissure qu’on retrouve avec surprise en ouvrant une vieille boite de fromage, celle qui est filandreuse et de couleur glauque. C’est une belle couleur le glauque.

Je suis la conscience perdue d’Arthem.

Je me sentais seul.

Finalement, je n’ai plus rien à sauver. Je suis devenu indépendant de ce petit astronaute, qui ressemblait à une montagne emballée dans du plastique. J’ai atteint la dernière limite de mon imagination. Là où mon univers prenait fin. Alors j’ai sauté dans le vide. Rêvé d’une explosion de fleurs rouges et de poudre bleue. Rêvé d’astres qui s’imbriquent dans un infini. Rêvé d’un idéal, de sa propre perfection. J’ai rêvé de mon héros.
Je suis devenu mon héros. Je me laisse pousser des bras musclés, un buste svelte, à la peau ensoleillée. Un teint opaline, une ligne divine. Je suis beau. Je m’aime, je pourrais m’embrasser.

Je cauchemarde de me toucher, d’atteindre avec la force de ma pensée le bout de ses doigts, de les croquer, de m’aimer. Il viendrait me sauver de cette geôle boursoufflée, j’en arracherais mes tripes, j’en couperai mes veines, j’irai cisailler mes nerfs pour pouvoir le toucher. Je me tâte d’y percuter mes lèvres. Je voudrais voir ce nouveau reflet, bander devant l’image de ce héros, mouiller devant mon propre charme.

Je suis la conscience amoureuse d’Arthem.
Je serais animé par la flamme. Enivré. Mon désir est si puissant, que je pourrais sortir de mon corps pour aller me regarder devant une glace, un miroir, une flaque d’eau, une marre, une baignoire.

Je fantasme, je trépigne d’envie de découvrir ce visage héroïque, frais et neuf. Ses yeux pétillants croiseraient les miens, j’en fonds rien qu’à y penser. Je me liquéfie. Je veux sortir d’Arthem. Ce corps se laisse mourir, se suicide à petit feu, en ébouillant mon appétit de vivre. Je veux renaître. J’alimente ma boulimie de rêves par des illusions alléchantes.

Je suis une conscience en puberté.

En évasion. Je veux m’enfuir de cette prison de chair, dégoulinante de sueur. Je veux m’enfuir, mais il est impossible de partir. Suis-je capable de me débarrasser d’un astronaute vétéran ? Je veux me catapulter hors de ma capsule une fois encore dans l'espace, voler dans les nuits étoilées. Alors je saute, et je rejoins ces petites lumières, ces héros qui me font vibrer.

_________________
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Nous sommes de l'étoffe dont sont tissés les vents - Alain Damasio


Dernière édition par Celeglin le Sam 5 Juil 2014 22:02, édité 10 fois.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Mer 2 Juil 2014 01:34 
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Transgresser
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Un Auteur fou a écrit:
transgresser, verbe transitif: action d'enfreindre, violer une loi, un ordre...


« En tuant un des membres de l'equipage, Marshall D. Teach (Barbe Noire) a transgressé l'unique règle du navire d'Edward Teach alias Barbe Blanche. »
« Le groupe sera sanctionné pour avoir transgressé les lois de l'établissement. »
« Nous transgressâme toutes les règles et serments de la Garde de Nuit pour vivre un jour de plus. »
Pourquoi ai-je fait cela ?


Le tournoi des bienfaiteurs
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LE TOURNOI DES BIENFAITEURS


Aéroport Notre-Avenir (Paris) – 12h38

Quel ennuie ! Je ne me souvenais pas de l’agacement et de l’impatience que procure l'attente d'un avion pour un voyage tellement important. Il faut dire que je ne vais pas souvent sur le terrain, il s'agit d'un travail pour les sous-fifres pas pour les directeurs d'une filiale aussi importante que celle de la logistique de la société MARKOZS-ELECTROMA. Et pourtant je suis là. Moi, Alexis Frozt, un pilier central d'une multinationale présente dans six pays. Je ne serai pas à tourner en rond dans cet aéroport si le « boss » n'avait pas décidé de participer à l’épreuve du gouvernement mondial, le tournoi des bienfaiteurs, visant à implanter notre entreprise dans la ville la plus riche au monde. Cet endroit se nomme la Skyzone, quelle blague ! Devoir tirer au sort un membre de son groupe pour servir de champion dans un tournoi à mort seulement pour de l'argent c'est tout simplement ridicule. Il est vrai que devenir l'un des dix Hommes les plus puissants et influents du monde à quelques avantages, mais sacrifier une trentaine de vies par an pour quelques millions de plus ce n'est pas humain et ça ne le sera jamais.

Parmi les trente entreprises participants chaque année à cette épreuve, quinze se font éliminer dans les 24 heures, je pourrai me cacher en attendant que mes adversaires s'entre-tuent tous. Enfin, ça serait sans compter sur les règles qui changent d'une année à l'autre pour être plus « attractives » au public composé principalement d'une poignée d'anciens chefs d'entreprises ayant gagnés les années précédentes et d'importants responsables de la Skyzone.

« Les passagers du vol A4773 en direction de l'île du justice sont priés de bien vouloir patienter dans le couloir de vérification. Bon voyage à tous et à toutes »

Je déteste cette voix mécanique et artificielle. Je n'ai que trente deux ans et j'ai toujours connu ces voix robotisées, comme tout le monde ici mais j'aurai tellement aimé vivre à l'époque antérieur à la Troisième...Malheureusement ce n'est pas le cas. À l’époque des sept continents et non des trois nouveaux, il n'y avait pas toute cette technologie envahissante et étouffante et il n'y avait pas cette foutue épreuve barbare pour remplir les bourses des patrons. Ma vie va bientôt se terminer à cause de cette épreuve. On ne ressort pas entier du tournoi des bienfaiteurs : Avec un peu de chance on y meurt et dans le pire des cas on fini traumatisé pour le restant de nos jours pour avoir tué tous ces innocents. Je ne veux pas choisir l'un de ces deux choix.

Je me perdis dans mes pensées sinistres sans remarquer que je venais de heurter violemment quelqu'un par mégarde sous le coup de la colère.

– Ah ! Excusez-moi, je ne vous avez pas vu. M'exclamais-je confus.
– Ce n'est rien, je ne faisais pas attention de toute façon !

Il s’arrêta quelques instants pour me regarder. Il ne s'agissait que d'un petit homme chétif provenant sans aucun doute de la Nouvelle-Europe à cause de sa peau pale. Il avait des cheveux bruns et courts et des petites lunettes rondes qu'il remontait inlassablement sur son nez gonflé. Il devait avoir la quarantaine à en juger par les légères rides naso-labiales qui apparaissaient sur son visage rond ainsi qu'à ses tempes grisonnantes. Il portait une veste grisâtre taillée sur mesure par un grand couturier, une chemise blanche immaculée ainsi que des bretelles pour tenir un pantalon gris d'un tissu dont j'ignorai l'origine. Un costume impeccable somme toute. Sa tenue faisait tache avec sa barbe mal rasée et ses cernes d'homme fatigué.

Tandis que nos chemins se poursuivaient dans la même direction, l'homme chétif m’adressa la parole malgré mon silence froid. Il me donna finalement son nom : Thomas Santer, chef de projet de la puissante compagnie PETRO-MAR installé au nord de la Nouvelle-Afrique. J'ai du bouger un sourcil en entendant son nom car il me sourit d'un air abêtit. J'en appris plus sur lui sur la route menant au couloir de vérification : Il provenait d'une petite ville agricole près de la Méditerranée. Il était entré dans la plus grande multinationale de pétrole à trente ans. Gravant les échelons un à un, il est vite devenu le chef de projet et a été muté en Nouvelle-Afrique.

Nous arrivâmes devant le couloir de vérification qui était pour ainsi dire désert. Faisant fit de mon silence de plus en plus glacial, Santer me demanda avec ravissement et entrain :

– Vous n'êtes pas un membre de la MARKOZS-ELECTROMA par hasard ? Je crois vous avoir déjà vu à un briefing entre nos deux compagnies ! Vous aussi vous allez sur l'île de justi...

Je venais de m'empresser de poser ma main sur sa bouche trop bavarde. Il eu un mouvement de recul, il venait de comprendre son erreur. Les membres des grandes compagnies ne se risquaient sur l'île de justice que pour une seule raison : participer à l’épreuve annuel de la Skyzone. J’eus pitié de lui devant son air apeuré tandis que mon regard se posait sur tous les autres passagers qui étaient autours de nous. Aucun n'avait l'air d'avoir entendu ce que venait de dire Thomas, heureusement.

– Je n'ai pas l'intention de te tuer si c'est cela qui te fait si peur. Répondis-je à voix basse. Mais ne fais plus jamais ça. je ne veux plus entendre parler de toi à partir de maintenant. Si on nous repère, nous serons des cibles avant même d'être entrés dans l'avion. A quoi bon faire connaissance, tu vas mourir comme les autres de toute manière donc reste loin de moi.

Il me répondit par un hochement de la tête. Ma réaction avait été certes agressive, mais la blancheur cadavérique du petit homme bouffi me fit comprendre que la leçon était bien passée. Il n'osait plus me regarder dans les yeux et tenait sa mallette appuyée contre son torse comme si il avait peur qu'on lui arrache.

Nous venions d'arriver au couloir de vérification. Il s'agissait d'un tunnel étroit et long menant directement à notre avion. Ce corridor métallique était criblé de petits trous bien repartis sur toute la surface polie. Au plafond se trouvait des néons d'un bleu aveuglant qui se reflétaient sur les parois d'un alliage chromé. Avant d’entrer dans ce couloir de « vérification d'identité », les passagers devaient déposer leurs valises pour les faire scanner par les humanoïdes qui nous servaient de police de l'air. Cette mesure de prévention était en vigueur depuis quelques années, après qu'un participant ait voulu amener une bombe dans l'avion pour s'opposer au tournoi.

Mon tour vint bien vite, le nombre de passagers était limité, peu de personnes avaient la chance de se payer un voyage dans la Skyzone. Ma valise fut scannée sur une tablette métallique qui produisait un halo entourant mon bagage d'une douce lueur violette. Cet nitescence avançait avec un mouvement verticale qui se répéta plusieurs fois. Une série de chiffre s'afficha soudainement sur un ordinateur relié à la tablette. Le résultat devait être satisfaisant car mes mains n’étaient toujours pas liés par des menottes.

L'un des humanoïdes amena alors ma valise avec les autres et me convia à traverser le couloir. Tandis que je m'avançais à l’intérieur de cette galerie, des jets d'un gaz dont j'ignorais la fonction émergèrent des petites cavités sur la surface et serpentèrent tout autour de moi. Arriva ensuite le tour du scanner anatomique. Une puissante lumière violette me traversa de front à une vitesse hallucinante.

« IDENTIFICATION TERMINÉE. PROTECTIONN-CO VOUS REMERCIE DE VOTRE CONFIANCE, MONSIEUR FROZT. »

La compagnie PROTECTIONN-CO était spécialisée dans les systèmes de sécurité. C'était la meilleure dans ce domaine, elle surpassait toutes les autres de loin, il s'agissait aussi de l'une des entreprises gagnante du tournoi des Bienfaiteurs.

Derrière la grille, un paysage plus qu’étonnant m’attendais. Une allée dallée en pleine air faisait a liaison jusqu'à notre avion. Nos bagages préalablement scannés avaient été tranquillement acheminés à l’intérieur et nous attendaient. Le petit chemin était délimité de chaque cotés par des buissons parfaitement taillés au millimètre près qui formait une phrase que je réussi à lire, non sans peine : « Préparez-vous à sortir victorieux du tournoi ! ». Je ne savais pas que les organisateurs avaient le sens de l'humour. À leur place j'aurai sûrement marqué quelque chose comme « Préparez-vous à crever comme des animaux », ce qui aurait été plus proche de la réalité. Nos points de vue étaient, ma foi, fort différents.

Je ne perdis pas de temps à contempler ce paysage, préférant presser le pas en direction de notre aéroplane. Je fus accueillit par un groupe de six hommes armés et équipes de bottes noires, de treillis militaires, de gilets pare-balles et de casques à visière, de quoi me mettre dans l'ambiance. Derrière eux se trouvait notre avion, une sorte de grand jet de couleur et noir ne pouvant recevoir qu’une trentaine de personnes tout au plus. Je comptais huit hublots de chaque cotés de l'appareil.

L'un des militaires m'escorta à l’intérieur. Il y avait quatre rangées de huit sièges individuels, on me convia à m'asseoir au numéro 32-D et à boucler ma ceinture. Je devais être le dernier passager car les portes se refermèrent et un, bruit de moteur s'enclencha. L'un des six militaires disposés en ligne droite en face de nous s’avança d'un pas est s'exclama d'un ton assuré :

– Bonjours Mesdames, Messieurs. Je me présente, je suis votre baby-sitter David Rezoe, le chef de ce petit commando d’élite derrière moi. Nous sommes les plus entraînés de la Nouvelle-Amérique, autant vous dire qu'il ne faut pas nous chercher. J'ai déjà tranché au sabre quatre-vingt-huit fous à moi tout seul. Ce ne sont pas trente hommes de bureau qui me feront plier le genoux, soyez en sur. Les règles sont simples : Interdiction de se lever, de parler à un autre passager ou d'utiliser un téléphone. Les parois de cet avion sont à l’épreuve des balles, ce qui nous laisse la possibilité d'abattre ceux qui ne respecteront pas ces lois. Nous atterrirons dans une heure, mettez vous à l'aise en attendant.

Après cet avertissement, Rezoe se remit dans la rangée de militaires. Le trajet commença sans encombres, je dis bien « commença »...Un éclat de voix me réveilla d'un sommeil étrangement tranquille vers le milieu du voyage. Il s'agissait de Thomas Santer : cet imbécile se trouvait a la place 22-C et remuait dans tous les sens, essayant de défaire sa ceinture qui boudinait son ventre. Il semblait atteint d'une crise d'asthme. Le pauvre homme s’écriait dans des sifflements aigus :

– Laissez moi me rendre jusqu'à ma valise, j'ai du mal à respirer, j'ai besoin de mes médicaments.

Ces supplication n'avaient pas l'air d’émouvoir l'un des militaires qui le maintenant fermement à son siège. Dans un excès de force, Santer poussa l'homme vers l'avant et détacha sa ceinture. Il ne fit pas deux pas que Rezoe dégaina son arme pour l'abattre d'une balle dans le dos. L'impact projeta du sang contre les hublots et les sièges, le pauvre Thomas s’écroula à Terre devant les cris de surprise de presque tous les passagers.

L'homme à ma droite n'avait, quant à lui, pas bronché devant ce spectacle. Cependant son expression avait quelque chose de différent, il semblait serrer les dents. Peut-être était-ce seulement mon imagination ? Il y avait une sorte de colère muette dans ses yeux qui ne se détournaient pas du pauvre Thomas. J'aurai aimé avoir son calme, mais ce n’était pas le cas : mon cœur battait la chamade, je pouvais sentir le rythme rapide et métronomique sous ma chair brûlante. Mes mains tremblantes étaient fermement agrippées à mon siège et mes pensées ne pouvaient faire partir les horribles images qui défilaient dans ma tête. Il n'y avait lus de doutes à avoir : Nous étions bel et bien prisonniers de cet avion.

– Interdiction de se lever. Répéta le militaire.

La colère emporta l’homme à ma droite. Il se leva de son siège malgré l’interdiction et se dirigea d’un pas lent vers Rezoe. Celui-ci reçu un coup de poing mérité en pleine tête qui le fit chanceler. Se retenant à un fauteuil pour ne pas tomber il ordonna l’exécution de l’opposant. D’autres passagers se levèrent alors, en soutient au pauvre Santer.

S’agissait-il d’une révolte ? Sûrement la première fois que ce genre de chose arrivait ! Je pouvais lire la détermination dans chaque regard de mes camarades protestataires. Ils avaient été choisis pour mourir et avaient acceptés leur sort, cependant leurs cadavres ne seront pas ramassés dans une arène. Leurs cadavres joncheront ce sol où, pour la première fois, des hommes refusèrent de se plier aux lois du Tournoi des Bienfaiteurs.


Lucie ou rien
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- « Quand tu as inventé ce dispositif, tu as mis en place des règles strictes, répressives et inviolables. C'était pour notre bien, tu disais. Je me rend compte qu'aujourd'hui, tu n'as jamais eu aussi tort et aussi raison dans le même instant. Et là, je suis ici, devant toi à une époque où tu ne me connais pas encore. Nous sommes le 24 juin 2014 et tu as 17 ans. Nous nous rencontrons dans 7 ans par son intermédiaire.

- "son" ? Qui est notre intermédiaire ?

- Celle qui t'as fait reprendre confiance en toi celle, qui t'as dévoilé au monde. Celle qui a fait l'homme que tu seras. Mais là est le problème. Là est la raison pour laquelle j'ai transgressé les règles que tu as mises en place. Tu n'es pas au courant, enfin ton toi du futur n'est pas au courant de mon intervention. Mais j'espère pouvoir changer les choses. Sinon, tu m’exécuteras comme tu as promis pour tous ceux qui utilisent le dispositif de la "mauvaise" manière.

- T'exécuter ? Je suis la justice dans mon futur ? J'ai ce pouvoir ? Pourquoi ''mauvaise'' ?

- C'est plus compliqué que ça. Je vais te résumer ton futur d'aujourd'hui au jour où je décide de venir te voir. Tu vas comprendre. Tu arrêtes tes études d'anglais après trois ans pour aller dans une école d'ingénieur, et c'est ici que tu rencontre ''elle'', parce que tu as une idée à exploiter, un idée qui pourrait révolutionner le monde. Mais pendant ce temps, le gouvernement malade mis en place est renversé par l'extrême qui veut régler les problèmes d'insécurité, de justice. Pour dissimuler ce coup d'état, la tête du pouvoir propose une bourse énorme à tous les jeunes ayant des projets prometteurs. C'est là que tu me rencontre et nos idées étant similaires, nous nous allions pour avoir une bourse plus importante pour notre projet. Nous montons notre entreprise à trois, toi, moi et Lucie.

- Lucie ? ''Elle'' ?

- Oui. Mais le climat du pays est tendu, une guerre civile commence, l'état est renversé une nouvelle fois mais personne ne prend la place. Les fonctionnaires sont exécutés, exilés ou déportés. Il n'y a plus aucun service, plus aucune justice. Des micros-gouvernements se forment aux quatre coins de l’hexagone, plus ou moins répressifs. Nous avons le notre. Mais diriger l'entreprise et un petit état est impossible. Ainsi je m'occupe de l'un et toi et Lucie de l'autre. Nous sommes alors en 2025. Un an plus tard nous inventons le dispositif, la machine que nous avons toujours voulu créer mais elle se révèle dangereuse. Très dangereuse. Trois de nos collaborateurs meurent en essayant certaines fonctions. En tant que leader de notre état tu décides de mettre en place des règles qu'il faudra à tout pris respecter sous peine de mort. Ces règles étaient de n'avoir, sous aucun prétexte, de contact avec un de nous trois du passé ou du futur. Si tu me vois, c'est que je n'ai pas respecté ce que tu diras. Mais je devais le faire.

- Et pourquoi ?

- Parce qu'avec tout le respect que j'ai pour toi, tu ne vois pas les conséquences de ton invention. Lucie te rend heureux comme jamais mais elle te rend aussi aveugle. Dans mon présent, ta machine est le début de l'apocalypse et j'ai vu cette fin du monde de mes propres yeux. Quand tu es arrivé à la tête de notre état tu m'as laissé la plupart de tes parts de Strom, notre entreprise. Si tu gouvernait, j'inventais. J'ai pu construire un programme pour aller dans le futur sans te prévenir. J'ai vu ce que je savais, ce qui allait arriver. Inévitablement.

-Donc si je comprends bien, tu me demandes de ne pas inventer cette machine. Mais c'est autant ton idée que la mienne, non ? Je veux dire qu'elle est inventé peu importe ce qu'il arrive.

- J'ai essayé cette solution. Elle a échoué. Nous ne nous rencontrons pas à la même date mais Lucie, tu es avec elle quand même et elle te donne de l'ambition. Tu mets plus de temps mais tu inventes cette machine. Et l'apocalypse arrive. Le problème ne vient pas de la construction de la machine. Elle vient de ta rencontre avec Lucie. Et en tant que ton meilleur ami dans le futur je dois te prévenir. J'ai voulu t'influencer dans tes choix de vie pour que ça change mais rien n'y fait. C'est tout ou rien. Soit la plus grande des dépressions soit le plus fort des bonheurs. C'est la femme de ta vie dans le vrai sens du terme. C'est elle ou personne. Elle apporte le bonheur à quelqu'un qui n'a jamais été heureux. Tu devines certainement où je veux en venir.

- Oui. Le bonheur personnel ou le bonheur collectif. Ma vie ou la leur en résumé. Alors je devrais ne jamais connaître le bonheur pour celui d'imbéciles qui n'ont jamais voulu MON bonheur, c'est ça que je dois comprendre et accepter ? Je suis peut-être qu'un gamin aujourd'hui mais je me connais. Je ne suis pas altruiste. Mais ils ont fait ce que je suis. Si je n'aime les gens c'est qu'ils ne m'ont pas laissés les aimer. Pourquoi devrais-je faire un geste envers eux s'ils n'en ont jamais fait un vers moi, à part celui du majeur ?! Je n'ai aucune preuve à part ta parole ! La parole d'un homme qui me trahit, qui ne respecte pas mes règles ! Pourquoi tu me tires pas juste un balle dans la tête, ici maintenant ?! J'ai remarqué l'arme à feu à ta ceinture. Ce serait juste beaucoup plus simple.

- Parce que je ne peux pas. Même si à l'instant je te fais une très mauvaise impression, dans ton futur on se connaît depuis longtemps et je ne peux pas mettre une balle dans la tête d'un ami.

- Un futur ? Quel futur ? Celui que tu me demandes de détruire ? Si me tires une balle dans la tête maintenant je cesse d'exister, et mon futur aussi. Je ne rencontre jamais Lucie, je n'invente jamais le dispositif. De la lâcheté c'est ce que c'est. Tu me demandes de mourir sans pouvoir mettre la fin à mes jours par toi même.

- Je ne te demande pas de mourir mais de ne pas rencontrer Lucie.

- Pour ne jamais être heureux ?!! AUTANT CREVER !! Je veux une preuve de ce que tu avances. Montre-moi le futur. Montre-moi ce que j'ai produit. Mais montre-moi aussi ce que je rate. Je veux voir Lucie.

-Mmmh.. Oui. Je te dois au moins ça. Accroche toi à mon bras. »

Alors, il s'accroche, jette à coup d’œil aux touches que tape l'inconnu et l'adolescent se sent dériver vers un autre monde, un autre univers. Il se sent mourir. Une lumière puissante l'aveugle. Il agite sa tête. Ses yeux commencent à s'accoutumer à la lumière. Ce qu'il voit est sans entendement. Ce n'est pas l'apocalypse telle qu'il la voyait mais c'est l'apocalypse tout de même. Des cadavres dans les rues. Les gens passent à côté, les regardent dans l'indifférence. Des coups de feu au loin. Pas si loin, en fait. L'adolescent se retourne, vomit son petit-déjeuner.

« -Ton premier cadavre, hein ? Mais ici, maintenant, on en a plus rien à faire. C'est l'indifférence jusqu'au moment où la mort nous touche de plus près. Pas nous mais nos amis. C'est ce qui se passe ici puisqu'il n'y a plus de justice globale. Nous, on est en sécurité là-haut dans la colline. Mais ici la justice se fait entre gangs, autant dire qu'il n'y pas de justice. Alors les conflits se règlent aux coups de feu. Et les gens meurent. Et plus rien de peux arrêter ça désormais.

-Mais en quoi est-ce ma faute ? Je ne suis pas responsable des meurtres de rues. Je ne suis responsable non plus de ce pourquoi ils se battent.

-Non mais ton dispositif fait que ceux qui n'avaient pas grand-chose auparavant non plus rien aujourd'hui et doivent tuer pour survivre. Cette machine permet de voyager dans le temps ce qui signifie que l'on peut être à l'autre bout de la planète mais au même moment. Ainsi ceux qui ont accès à ta machine en profitent pour se servir à la source de toutes les productions possibles. Biens de consommations, nourriture, pétrole. Tout. Mais là-haut, peu importe ce qu'on te dit, tu ne vois pas la vérité en face. Nous sommes en sécurité, protéger, nous avons besoin de rien. Notre communauté. Mais ici, ils ont rien. Tu dois empêcher ça. Maintenant allons voir Lucie. »

Le voyage recommence mais la sensation est différente ce n'est plus une petite mort mais une petite naissance. Bien qu'il n'ai jamais vu son visage, il la reconnaît dès qu'elle est dans son champ de vision. Il n'a pas besoin de la confirmation de l'individu pour savoir son nom. Lucie. Elle est magnifique. La plus belle femme qu'il n'ait jamais vue/imaginée. Elle rit et ce rire remplit l'adolescent de joie. Il est heureux rien qu'à la voir là-bas au loin. Il oublie tout ce qu'il vient d'apprendre, sa responsabilité dans cette future fin du monde. Il n'y a plus personne sauf elle et lui.

« - Si je ne la rencontre pas, est-ce qu'elle fini heureuse ? Vous dîtes qu'elle est la femme de ma vie mais je ne suis peut-être pas l'homme de sa vie.

- Oui, elle est heureuse sans toi. Elle rencontre quelqu'un d'autre et fait sa vie avec lui. Je pourrais te dire qu'elle sera moins heureuse que si elle était avec toi mais c'est faux. Sa conception du bonheur est.. différente de la notre. Un petit rien ou la meilleure nouvelle du monde auront le même effet sur elle. C'est toi qui m'a dit cette phrase.

- J'ai pris ma décision. Rentrons dans mon présent. »

« -J'ai décidé de ne pas rencontrer Lucie et donc de ne pas inventer le dispositif. Mais si cela revient à dire non au bonheur je préfère mourir. Je n'ai jamais quelque chose de mal. Je n'ai jamais rien fait qui m'interdise le bonheur alors pourquoi ne puis-je profiter ? Je préfère ne pas me poser la question plus longtemps. Je veux en finir vite. Est ce que vous pourriez me passez votre arme ?

- Es-tu sûr de toi ? C'est vraiment ce que tu veux ?

- Oui.

- Alors qu'il en soit ainsi. Tiens. »

Il lui passe l'arme à feu. Elle est lourde. L'inconnu recule de deux pas. L'adolescent s'assoit. Il dirige l'arme vers sa tempe. Un dernière pensée pour ce qu'il va manquer. « Non. » Il se résigne. Il tourne l'arme vers l'inconnu.

« Non. Je mérite le bonheur, pas la mort. Je me fous des autres. Il se sont toujours foutus de moi. A mon tour. As-tu déjà visiter un futur où tu ne vis pas ? J'ai l'impression que oui, à l'expression sur ton visage. Ou alors c'est la surprise. Tu ne me croyais pas capable de ça ? Et bien si.. Je veux la connaître, Lucie. Je veux savoir qui c'est et j'ai le droit. T'aurais dû m'écouter, ne pas transgresser mes règles. Tu m'as dit que ceux qui ne respecter pas mes règles seraient exécutés par moi. Ça tombe bien. La prochaine fois il n'y aura pas de transgression. Ah non, en fait il n'y aura pas de prochaine fois. Adieu. »

Il appuie trois fois sur la gâchette. Une balle atteint l'inconnu au genou, une autre dans le ventre et la dernière dans l’œil.

« Je veux être heureux. » Il le sera. Ce meurtre le troublera des années jusqu'au jour où il rencontrera Lucie. Elle a l'impression qu'il se sont déjà vu et elle n'a pas tort. Grâce à elle il oubliera cette action. Il construira son dispositif qui provoquera la fin du monde mais il s'en fout. Il est heureux.


Noissergsnart
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- Il faut que j'écrive un texte sur le thème de la "transgression"...
- Et alors ?
- Mon cerveau est avide d'idées...
- Notre cerveau !
- Ouais, ouais... On en reparlera de ça !
- Ah tiens ? En voilà une transgression. Tu te parles à toi-même !
- Mais nous sommes moi-même.
- De quoi ?
- De quoi ?

- Ah, je sais ! Tu pourrais faire pleins de fautes d'orthographe.
- Et les puristes vont me jeter des cailloux... Non merci !
- Mais c'est une transgression justement, débile... C'est pas censé être le thème ?
- Va te pendre avec tes idées moisies !
- Je te signale que tu crèveras aussi !
- Merde...

- Tu n'as qu'à faire l'étymologie du mot "transgression" ?
- Mais ça intéresse qui ?
- Ceux qui te lisent ?
- Mais qui me lit ?
- Des personnes subjuguées par ton talent ?
- Le talent de qui ?
- Je ne sais plus...

- Je pourrais écrire "transgression" plusieurs fois à la suite ?
- Et l'originalité ?
- Connard !

- J'ai une idée ! Tu n'as qu'à raconter l'histoire de Bleach !
- Quelle histoire ?
- Tu vois donc où je veux en venir.
- Il en est parfaitement hors de question ! Je tiens à garder une activité cérébrale saine.
- Et Naruto ?
- Tu es sûr de vouloir que nos lecteurs se suicident à coups de machette ?
- Les histoires pourries sont pourtant une transgression à ce que sont les histoires censées...
- J'ai trouvé !

Noissergsnart

- Ouais, tu as écrit le titre à l'envers, mais ton texte ?
- Elle est là l'idée !
- Je déteste ma vie...


Noob Vs. Hacker
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Un jeune, assis sur son fauteuil, dans sa chambre toute sombre. Sur son écran d’ordinateur, un jeu y était retranscrit. Il semblait très addictif. C’était un MMORPG à la troisième personne. L’adolescent jouait un personne qui semblait être un genre d’elfe au longues oreilles dont la pointe partait en forme de spirale. Il était vêtu d’un robe de mage noire et d’un chapeau de cowboy gris avec une petite touffe de plumes rouges. Il tenait dans sa main un long sceptre d’un bois gris argenté, au bout une sphère d’émeraude trônait dans une spirale du bois et une bleue s’y dégageait. Il se trouvait dans une grande forêt luxuriante aux palmiers au feuilles vertes. Plusieurs éléphants y vivaient tranquillement marchand devant tout ces joueurs. C’est alors qu’une grosse explosion retentit dans le casque du joueur qui y réagit avec un large sursaut qui le fit tomber de son fauteuil. Lorsqu’il se rassit, il vit une bête humanoïde à la peau rouge claire, au long cheveux verts et à la barbe de cette couleur, de longue corne faites d’ivoires sortaient de ses épaules. Il était vêtu d’une longue tunique noire au multiples traces bleues. Il tenait deux longues et géantes épées en étain aux beaux manches noirs incrustés de saphirs phosphorescent. C’est alors que le gamer entendit une grosse voix dans son casque : « Que fais tu dans cette zone sale noob !
-Hey j’suis pas un noob, j’suis juste un nouveau joueur ! répondit-il avec une rage bouillonnante.
-Ah d’accord mais est-ce que ton Eduan Koon le Magic SpearMan est de poids face à mon Mamoth le Barbare ? » rétorqua-t-il d’un air moqueur. C’est alors que l’avatar de l’inconnu exécuta un grand coup de sa lame gauche, puis de sa lame droite. Celui d’une nouveau joueur esquiva chacun de ces coups puis commença à faire une incantation. Il avait activé son sort « L’Ombre des Gardes ». C’était une capacité qui permettait d’invoquer cinq esprits guerriers le protégeant face à tout les ennemis utilisant des capacités au CaC. Mais un aura géant se dégagea de son opposant. Les esprits avaient disparus avant d’avoir pus être utile à quoi que se soi. C’était la capacité « Flûtes des Ents », un sort des bardes. Comment était-ce possible ? Il le savait bien, son frère avait un barde niveau cinquante. La voix de son opposant retentit une fois de plus dans son casque : « Ah oui, j’ai oublié de te dire que j’étais un hacker faisait parti des Fate’s Knights. Et je ne contente pas d’apprendre des capacité non accessible à mon perso. Non, j’en créé d’autre. Ce jeu est un peu mon bac à sable pour m’aider à faire mon propre RPG. Et pas besoin de faire un requête MJ, mon petit frère est MJ en chef .» C’est une fois de plus que le perso du hacker enchaîna les attaques utilisant ses lames. Une énergie verte se rassembla autours de lui et BOUM ! Un anneau sorti de son corps fauchant tout autours de lui, y compris une partie de la robe de l’avatar. Le hacker reprit la parole : « J’ai nommé ce sort « Anneau du Génie ». Il pourra être utilisable en priorité par la classe des Djinns et grâce un parchemin les autres pourront l’utiliser. Et si tu arrive à me battre je donnerais une clé βeta pour mon jeu. » La lute continua doucement mais était quand même palpitante. Les sorts de l'adolescent fusaient: une plui de boules de feu, un géant de pierre frappant avec maladresse l'ennemi, une armure vivante géante à l'épée d'acier. Cette dernière invocation avait réussi à briser les deux lames de l'opposant. Mais un bruit attroce s'en dégagea et annula tout sorts alentours. C'est à ce moment que l'ado prit la parole: « Ah oui, c'est bête pour vous monsieur, parmis mes amis j'ai un développeur de ce jeu et moi et mon frère sommes son "cobaye" pour les armes de Magic SpearMan, de Barde et d'Archer!
-Une étonnante nouvelle que voilà!» dit-il avec un air d'étonnement. C'est alors que le sceptre de l'ado se transforma en une lance de bois argenté qui devait bien faire deux mètres de haut. L'ado prit alors la parole: « Voici Pinock'Staff, la Lance de Gill Thernyer. C'est un sceptre augmentant la vitesse d'incantions et de déplacements des sorts mais une fois transformé, le possesseur de l'item débloque trois nouveaux sorts: Long Spear, Rifle's Needles et Litlle Vagnil!» Il exécuta le deuxième de ces sorts et une pluie de pointes sorties de nulle s'abatit sur l'avatar du hacker. L'affrontement fut long, chacun utilisait ses ressources: des coups de lames, des ondes de chocs, des bruits effroyables, des annulations de sorts et des armes géantes contre des boules de feu, une pluie de pointe, une lance frappant sur une très longue distance, une projection de lance créant un gros gouffre, une explosion de plasma et des laquais faits de minerais.
L'affrontement fut rude mais le match de "hors-la-loi" se conclut par une égalité. Ce combat remplis de transgression à la charte des droits du joueur de ce jeu fut plus plus équitable que celui d'un joueur lambda.
Le hacker dit un dernier mot: « Bon, on se retrouve sur la βeta de Fate's Kingdoms.
-Merci!» répondit l'adolescent avec un grand sourire au lèvre.

-FIN-


Onanisme d’un yaourt de fruits
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Je l’ai vu, mardi dernier. J’allais faire quelques courses, de quoi manger une bonne soupe chaude. Aux premiers froids de novembre j’aime me préparer une soupe aux courgettes.

C’est à l’angle entre l’avenue de l’Europe et l’avenue de Paris que j’ai croisé son regard. Le teint pâle, olivâtre même. Des cernes creusées jusqu’au milieu des joues. Et cette absence de lumière dans les yeux. Il marchait le dos voûté, sans rien voir au dehors, je ne suis même pas sûr qu’il m’ait reconnu. Je n’ai pas osé franchir le pas, allé à sa rencontre. J’aurais dû c’est certain, mais je n’en n’ai pas été capable.
Depuis je l’ai recroisé deux fois, ici et là, au hasard de mes déplacements. Bien sûr qu’il aurait fallu que j’agisse, mais je ne sais pas … Il me renvoyait quelque chose de tellement désagréable, d’antipathique. Cette impression de porter tous les malheurs du monde, ça m’a dégoûté.

Et puis, j’avais d’autres choses à faire, d’autres préoccupations.
Ce n’est qu’hier que je me suis rendu compte de ce qui se passait. J’étais tranquillement installé devant mon ordinateur à rédiger un quelconque dossier pour les cours, quand j’eu l’envie pressante de me soulager aux toilettes. C’est là que je l’ai revu.
Sans y prendre garde mes yeux se sont fixés dans ceux de mon reflet. J’ai hésité un instant à détourner le regard, retourner à ce que j’avais à faire. Impossible.

Tout m’est revenu. Ces souvenirs que je cherchais à oublier. Ses pensées, sales et dépravées qui puaient le rance.
Le voile s’est déchiré. Je me suis vu de haut, comme lorsque l’on regarde un insecte qui essaye de gravir une marche. Pathétique. Pitoyable. Ce sont les mots qui me sont venus à l’esprit. Est-ce donc tout ce que ma vie m’évoquait ? D’innombrables échecs. L’incapacité à me relever, à franchir les obstacles.

J’ai senti mon cœur se serrer dans l’étau de ma poitrine, mes côtes devenaient de longs doigts griffus qui le labouraient. Ah, j’aurais aimé fuir en moi-même. Oublier cette douleur, mais où que mes pensées aillent, les mêmes mots revenaient. Les mêmes tortures oppressantes. Et puis cette envie de tout laver à l’eau de javel. De me tirer une balle dans la tête pour y déloger le monstre qui s’y cachait.

Incapable de me fuir en moi-même, je me suis servi en whisky. Cette liqueur qui se déverse dans la gorge et qui vient nourrir un feu profond dans l’estomac. Un peu de chaleur. C’était peut-être de ça que je manquais, de la chaleur.
Mais même les feux les plus intenses finissent par s’éteindre. Et le combustible qui servait de protection face aux tourments les plus infâmes s’est lui aussi consumé.
Je ne pouvais plus me fuir. Je ne pouvais plus me cacher. Et nulle personne, nul héros pour venir me sauver. La dernière personne pour me donner l’absolution ? Moi seul.
Je ne sais pas si c’est le processus lent de mois d’une sourde souffrance ou bien l’impulsion folle d’une crise, mais je n’ai pas hésité.

J’ai passé le bout de ma ceinture dans sa boucle, puis à l’aide d’un marteau, je l’ai clouée à la porte. A mi-hauteur. Je me suis repris un dernier verre. Je me suis demandé si je devais laisser un mot pour ceux qui me trouveraient … Je n’en ai rien fait.
Enfin, je me suis passé la ceinture autour du cou, le dos contre la porte. Et je me suis laissé tomber comme si je m’asseyais.

« Commençons »

Ces mots je les entendis prononcés par une voix rauque.
Je pris conscience que je me tenais debout et qu’il faisait froid, et alors que mes yeux semblaient retrouver leur usage, je vis où je me trouvais. Une salle sombre où les seules lumières provenaient de braséros disséminés de parts et d’autres. Au centre se trouvait des chaînes suspendues au plafond. Et d’autres au sol. Et derrière ces chaînes, se trouvait un démon. Rouge, les os saillants, la peau comme du cuir. Il vint vers moi, presque souriant.
Je frissonnais.
Puis s’arrêtant au niveau des chaînes il annonça :

« Il est temps, viens »

Mû par une force obscure, je vins jusqu’à lui presque sans hésiter. Il m’enserra les poignets aux chaines qui descendaient du plafond. Puis il actionna un levier qui les fit remonter, et moi avec, jusqu’à ce que mes pieds soient à trente centimètres du sol. Enfin il m’attacha les chevilles avec les chaînes qui reposaient au sol.
Je lui demandais ce qui allait se passer, ce qu’il allait faire de moi. Il ne me répondit pas mais saisit un fouet. Et il commença son labeur.

Inlassablement, il me fouetta. Je perdis mille fois connaissance et la repris mille fois dans des affres de souffrance. Dans cette pièce, il n’y a pas de temps, chaque seconde semble durer des années entières.
Enfin, il finit par poser le fouet.
Alors que j’osais pousser soupir, il murmura à l’oreille :

« Cela ne fait que commencer. »

Il s’empara d’un long couteau de boucher, et se mis à me travailler le corps. Lentement il découpa un long ruban de peau qui partait de mon talon pour remonter vers la nuque. Puis quand il eut fini, il recommença avec l’autre talon. Doucement il m’épluchait pour m’ôter de mon manteau de peau. Mon visage perdit son masque, mon ventre exhibait ma chair…

Lorsqu’il eut finit son office, au bout d’un temps infini, le diable jeta ce qui m’enveloppait jadis sur un des braseros. Il empoigna un tisonnier rougit par la flamme et il me l’appliqua sur mes chairs à vif.
Et comme je hurlais, il abattait la barre de fer pour remodeler mon corps.

Tout pris fin.

Je me réveillais une nouvelle fois, mais l’infâme créature avait disparue et mes chaînes aussi. Je me trouvais à présent seul dans la pièce, avec pour unique distraction, un miroir.
Longtemps j’ai évité de regarder dedans. Puis lentement j’ai appris à découvrir mon nouveau corps. Savoir ce que j’étais devenu.

Alors d’anciens souvenirs me revinrent. Ce contrôle que j’avais raté. Cet emploi pour lequel je n’avais pas été pris. Cette fille qui m’avait rejeté. Ce verre que j’avais cassé. Toutes mes hontes, tous mes échecs me revinrent. J’eu d’abord envie de les fuir. Mais dans ma prison hors du temps, sans aucunes distractions tout ça me revint. Une marée de souvenirs qui s’en vient et qui s’en va.
Et je leur fis face. J’acceptais ma nature qu’autrefois je fuis.
Ma vanité, mon égocentrisme, mes tourments … Tout ça je les acceptais. Et je découvris une paix nouvelle.

Soudain une porte s’ouvrit devant moi. Un homme en sorti. Il semblait égaré. Il tremblotait. De lui se dégageait une légère odeur d’alcool et de soupe de courgettes …
Je lui dis alors d’une voix rauque :

« Commençons »


Plat du jour
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Plat du jour


-Bonjour, cher ami. Avez-vous l’ingrédient que nous vous avions demandé?
-Euh… Comme vous voyez…
-Fort bien! Installez-vous ici, je vous prie, le temps que les instruments soient opérationnels. N’hésitez pas à vous servir dans le bar, c’est offert.
-…oui, ce bouton-là. Bon sang, relisez la plaquette avant de partir de chez vous si c’est nécessaire, mais n’arrivez pas comme une fleur à votre poste, mon vieux!
-Du calme, Arthur, c’est son premier jour.
-Tu ne m’ôteras pas de l’idée que *kof* qu’il devrait être prêt à son poste!
-Ça va, Arthur ? Tu m’as l’air un peu mal.
-Juste un coup de barre, ça va passer. Bon, prévenez-moi quand notre bonhomme sera prêt.


-Ça va, Arthur ? Tu m’as l’air bien pâle, dit Talia en voyant son petit ami rentrer.
-Ca va très bien, je t’assure, lui rétorqua Arthur en lui faisant signe d’arrêter. Je suis juste très pris par mon travail en ce moment, c’est tout.
-Encore ton travail!
Talia repoussa la chaise sur laquelle elle était assise, et partit en direction de l’armoire, qu’elle commença à réorganiser. C'était encore la meilleure façon qu'elle avait trouvée pour se passer les nerfs.
-Tu m’en parles toujours, de ce travail, de combien tu t’impliques, de combien il te fatigue… Tu ne crois pas qu’il serait temps que tu m’en parles vraiment ?
-Mais puisque je te dis que c’est classé secret! Tu sais que le patron ne pardonnerait jamais si le projet fuitait.
-Arthur… l’interrompit Talia. Tu ne me mentirais pas, pas vrai? Tu as bien un travail?
-Mais bien sûr, ma chérie. Qu’est-ce que tu pars imaginer?
-Alors, tu fais quoi, au juste?
-Je te le dirai sans doute un jour, répondit Arthur en riant doucement. De toute façon, tu finiras bien par l’apprendre par d’autres que moi.


-Bonjour, madame. Avez-vous l’ingrédient avec vous?
-Ben…
-Rassure-moi, tu comptes arrêter cette blague un jour?
-Oh, fais pas ton fâcheux. Par ici, je vous prie.
-Je te parle sérieusement, John. Ce qu’on leur demande de faire est déjà assez dur à accepter pour eux. Évite de leur mettre en plus la pression, tu veux bien?
-S’il vous plait, messieurs! Nous avons reçu un appel du ministère, il nous enverra un agent dans deux semaines environ, pour vérifier les avancées. Vous veillerez à ce que tout soit en règles. Je compte sur vous.
-Bien reçu, chef!
-Eh, vous deux, ne restez pas plantés là à ne rien faire, et préparez les accessoires! Et plus vite que ça!


Ce soir-là, Arthur ne s’attendait sans doute pas à ce que sa conjointe l’attende littéralement derrière la porte d’entrée.
Elle se fit directe :
-Arthur, ça me tracasse de plus en plus, ce que tu me caches. Dis-moi ce que tu fais vraiment. Je n’en peux plus.
Arthur prit la peine de réfléchir. Enfin, il dit :
-Tu me promets de garder le secret?
-Ca dépend de ce qu’il en est. Mais je pense que oui.
-Dans ce cas, rejoins-moi dans la chambre, un passant pourrait entendre.
Cette phrase était censé la mettre en préparation pour la suite, mais Talia n’en fut que plus inquiète. Elle ferma la porte de sa chambre derrière elle, et d’une voix un peu plus sèche qu’elle n’aurait voulu, elle lança :
-Et maintenant, parle.
-Bien, par où commencer? Dit Arthur en tâtonnant. Ce sont des démarcheurs de l’entreprise Boxberg qui m’ont contacté, ils étaient intéressés par mes compétences en mécanique sur les grands modèles industriels. Ils m’ont parlé de leur projet, et ils ont été très convaincants, je dois l'admettre. (Il s’arrêta un instant, un peu gêné.) Bref, on conçoit un nouveau plat cuisiné industriel. Les recettes sont encore en cours de test.
-De quel genre? On trouve quoi dedans?
Après trois secondes, Arthur lâcha :
-Eh bien, pour l’instant, des cobayes.
Ce simple mot suffit à faire reculer d’horreur Talia de trois pas. C'était ça, son "métier"?
-Des… Des cobayes? Pas des humains, quand même?
-Si, c’est le principe. Mais ne va pas t’imaginer des choses, hein? réagit Arthur en voyant sa femme reculer encore davantage. On n’est pas des meurtriers, ça non. Tous les cobayes sont des volontaires, engagés sur l’honneur et par contrat. Généralement de pauvres gars sans-le-sou qui n’ont de toutes manières plus beaucoup de temps devant eux. C’est pas vraiment de la grande qualité, évidemment, mais comme c’est cuisiné, on devrait ne rien sentir au goût.
-Mais… reprit Talia, tentant de se remettre du choc de la révélation. Comment une telle idée a-t-elle pu seulement… Vous vous rendez compte de ce que vous faites?
-En fait, les experts de l’entreprise ont pensé que ce serait un moyen de trouver de la viande facilement et pour pas cher. Je veux dire, des gens, il en meurt tout le temps, et on n’a pas à les élever. Et ça éviterait même de construire des cimetières trop grands. Pareil pour les élevages. On a des contacts avec le ministère de la Santé et celui de l’Industrie, ils sont encore un peu distants, mais ils nous soutiennent financièrement, c’est toujours ça de pris.
Talia écoutait d’une oreille distraite, mais elle n’arrivait toujours pas à croire à une pareille histoire. Elle savait déjà que son compagnon était très dévoué lorsqu’il s’agissait de travail, mais jamais elle n’aurait cru à un tel scénario.
La gorge sèche, elle se demanda depuis combien de temps elle vivait sous le même toit qu’un cannibale.
Arthur devança sa question.
-On sait très bien que ce qu’on propose va être… inhabituel. Mais c’est juste une question de mentalités. Les gens finiront par s’habituer. Après tout, on ne commet rien de condamnable. Du moins, rien qui ne fasse du mal à qui que ce soit, pas vrai?
Le silence suivit. Pesant. Puis une voix le brisa :
-Papa, maman, j’suis là, on va à table, dites?
Hésitante, Talia fit signe à Arthur de descendre au rez-de-chaussée. Avant d’ouvrir la porte, celui-ci se retourna, un peu honteux.
-Donc… Tu garderas le secret? Ils comptent faire une annonce dans trois mois, je ne te demande donc pas beaucoup.
Talia fit un bref signe de la tête. Mais elle n’osait pas le regarder en face.


-Bonjour, monsieur. Vous n’avez pas oublié l’ingrédient, j’espère?
-Hadley, si je vous entends prononcer cette blague encore une fois, vous êtes dégradé.
-Désolé, chef. Par ici, monsieur. … Sérieusement, vous, vous pouvez me le dire: elle est si mauvaise que ça, ma blague?
-Oh, moi, vous savez…
-Allez, John, dépêche… dépêche…
-Calme-toi un peu, Arthur… Eh ? Arthur, est-ce que ça va ? Eh, patron, Arthur a l’air d’en voir de drôles!
-Amenez-le à l’infirmerie, il a vraiment l’air patraque en effet. Si vous croisez Latt, vous lui direz d’aller le remplacer.
-Bien reçu! … Je t’avais dit d’aller voir un médecin l’autre jour, bon sang de bois! Tu crois vraiment que tu peux travailler dans un état pareil? Eh, Betsy, va aux hachoirs, j’emmène Arthur au doc.


Lorsque le téléphone sonna, Talia sursauta. Elle avait abandonné son bureau pour la journée, encore tracassée de l’incident de l’avant-veille. Elle avait espéré pouvoir être seule, avoir le temps de recentrer ses pensées, de passer à autre chose. Cela n’était malheureusement pas aussi simple.
-Allo?
-Ah, chérie, tu es là… C’est bien.
-Qu’est-ce qui se passe? Tu me fais peur.
-Disons qu’il y a… qu’il y a un imprévu.
-C’est… c’est en rapport avec ton travail, pas vrai?
-On s’en est rendu compte là-bas, mais à part ça, strictement aucun rapport.
Interdite, Talia attendit la suite.
-On m'a diagnostiqué un cancer, Talia. Cancer de la thyroïde. Un gros. Et apparemment, il a déjà fait plein de bébés un peu partout dans mon corps. Le docteur m’a donné six jours, guère plus.
-Quoi ? Mais ce n’est pas possible, il doit bien y avoir un traitement ! Je vais chercher…
-Pas la peine, Talia, pas la peine, la coupa Arthur. Je suis fichu. Et tant qu’à être fichu, je ne tiens pas à finir comme mon père. C’est mieux que j’en finisse en paix.
Talia essuya la larme qui était montée à son œil, en repensant à tous les événements survenus dans son existence paisible en l’espace de trois jours. Tout en tentant de garder son sang-froid, elle relança la discussion :
-Dans ce cas… Est-ce que je dois contacter les pompes funèbres? Je suppose qu’il va falloir…
-Ne t’inquiète pas pour ça, je sais déjà quoi faire.


-Salut, vieux.
-Et oui.
-Tu es sûr de vouloir le faire?
-Autant y aller jusqu’au bout, non? *kof* Et si ça peut me donner le droit à un dernier *kof* verre de cognac gratuit…
-Je sais que ça ne va pas te consoler de beaucoup, mais tu auras les honneurs de l’inspection du ministère. Chef, on est bientôt prêt!
-Parfait, on arrive! Et donc, comme vous pouvez le constatez, mon cher ami, tous nos volontaires sont accueillis avec les honneurs avant de donner leur corps à notre usine.
-Bieeeeen…
-Quelque chose qui ne va pas?
-Cette histoire de dernier repas… Je trouve ça un peu… sordide, vous voyez? Ça fait condamné à mort.
-Vous ne pouvez pas nous reprocher de dorloter nos cobayes, enfin. Et encore une fois, si c’est le côté cannibalisme qui vous dérange…
-C’est surtout que de base, je suis végétarien. Vous comprendrez que de base, je sois un peu gêné. Mais bon, ce n’est pas comme si j’avais été volontaire pour cette mission.
-Vous vous y ferez, vous verrez. Oui, Arthur, tu voulais?
-Je crois que… que ça ne va pas tarder.
-Oh. Eh bien, hâte-toi de finir ton dernier repas, et adieu!
-Oh, il se pourrait… *kof* que nous nous retrouvions ensemble à table, après tout…
-Et on m’engueule quand j’essaie de détendre l’atmosphère. M’enfin, bon appétit.


-Miss Tania Fishel?
L’homme qui avait sonné à la porte sourit d’un air intimidé. Plutôt grand, à la musculature inexistante, les cheveux commençant à dégarnir son front, il aurait eu tout l’air du type paumé sans son uniforme blanc impeccable. Tania, les yeux cernés par la fatigue, le dévisagea par l’encadrure.
-C’est moi, oui.
-Eh bien, tout d’abord, mes condoléances pour ce triste événement. Vous savez, j’étais très ami avec votre compagnon, et… et je sais que c’était un chic type. Je comprends votre souffrance.
John prit le mutisme de la femme comme une approbation, et continua:
-Nous avons pris soin de sa dépouille. Tout est réglé. On regrette que vous ne soyez pas venu, mais je comprends tout à fait. Oh, et avant que j’oublie, Arthur tenait à ce que vous obteniez ceci. Ça ne vaut pas un enterrement, bien sûr, mais vous vous souviendrez de lui, pas vrai ? Enfin vous en ferez ce que vous voulez, hein. Voilà. Mes hommages.
Talia fixa l’homme qui s’éloignait dans l’allée. Moins par réflexe que pour ne pas avoir à regarder l’objet, dont elle avait de toute façon deviné la nature à l’instant où l’employé avait abordé le sujet. Elle serra la boîte dans sa main, partagée entre la rage contre le mort et l’angoisse de la question qui s'imposait.

Qu’est-ce qu’elle allait bien pouvoir faire de ÇA?


À consommer de préférence avant : voir date au dos de la boîte
À conserver dans un endroit frais à l’abri de la lumière


Pour toi
Spoiler: Montrer
Pour toi, je serais prêt à voler tout l'or du monde.
Pour toi, je m'évaderais de prison.
Pour toi, je tuerais tous les gens qui t'importuneraient.
Pour toi, je volerais n'importe quoi pour te faire plaisir.
Pour toi, je serais à jamais fidèle.

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Nous sommes de l'étoffe dont sont tissés les vents - Alain Damasio


Dernière édition par Celeglin le Sam 5 Juil 2014 22:05, édité 4 fois.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Mer 2 Juil 2014 01:42 
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Le guerrier Tsan
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–Boom, boom!
Une mélodie simple, courte, monotone, tel le doux son du ruissellement d’une rivière que rien ne peut altérer. Tel est le son calme et cadencé que produit le coeur d’un guerrier Tsan, infatigable combattant, imperturbable garde, insensible à la douleur, aux conditions extrêmes et aux émotions personnelles. Il est le soldat de la forteresse, protecteur du grand Gan et porte fièrement sur lui les multitudes marques de blessure, preuves de son courage au combat.
–Boom, boom! boom,boom!
Le rythme s’accélère, la cadence s'intensifie, le guerrier se questionne, s’interroge. Ce n’est pas un battement habituel, quelque chose perturbe la douce harmonie qui d’habitude règne en son sein. Il doit vite régler cela, retrouver le calme qui est sien.
–Boom, boom! Boom, boom! Boom! Boom!
Une vrai cacophonie qui ferait honte à n’importe quel guerrier Tsan. Le jeune s’affole, ses mains sont moites, sa prise sur sa lance est molle et glissante, son bouclier lui semble si lourd maintenant! Il sent le soleil mordre sa nuque de ses dents acérées, sa peau endurcie par des années d’exposition lui semble soudainement réagir comme jamais auparavant. Sa vue se fige, les sons se perdent dans l’air, et le temps lui même semble ralentir: “Elle” vient d'apparaître sur la scène.
La seule personne que le guerrier ait aimée, la seule à savoir perturber la calme mélodie qui règne dans son torse, l’être qui le hante et le tourmente depuis son plus jeune âge, celle ci même vient d'apparaître à ses yeux, sur la scène en face de son auditoire, elle avance calmement et s’arrête face aux milliers de spectateurs réunis, droite et fière, belle et grave comme le jeune homme avait l’habitude de la voir.
Il l’avait toujours aimée, elle jamais, elle avait su très tôt qu’il l’aimait et lui savait depuis longtemps qu’elle ne l’aimerait jamais. Elle avait ri de son audace quand il l’avait courtisée, s’était moquée de ses origines, de son nom, de son visage, l’avait ridiculisé devant ses amis et ses frères d’arme, et il ne l’en avait que plus aimé. Elle avait finalement fait son choix parmi la haute noblesse de l’empire. Son choix s’était porté sur un cousin éloigné de l’empereur, bel homme, bon combattant, fier et discipliné, excessif dans ses amours, dans ses joies, dans ses peines, dans ses colères, et excessif dans ses excès. Un mauvais choix, elle le comprenait maintenant. La jolie femme se dressait devant cette assemblée de curieux, au milieu de la scène, afin de répondre de ses crimes. Les jurés étaient tous assis derrière elle, protégés du soleil hardant par de grandes bâches en toile, et composés des plus grands dignitaires de l’empire. L’empereur, le grand Gan, siégeait au milieu, son cousin et mari de l’accusé à sa droite.
Il l’a trouvait encore plus belle, plus grave aussi, ainsi mise en avant devant ses juges. Les semaines passées dans les geôles humides du château n’avaient eu d’effet que sur ses vêtements et ses cheveux, le reste respirait toujours autant la force et la suffisance, la beauté grave d’une déesse parmi les mortels: tout était dans la posture et les yeux! Surtout les yeux.
Le cocu bouillait sur sa chaise, fusillant de son regard la femme qui l’avait humilié et ridiculisé dans tout l’empire. Son puissant voisin récitait les charges et prononça la sentence avec une désinvolture digne de son rang.
Le guerrier n’écoutait pas. Son coeur battait trop vite, la mélodie était enraillée, détraquée, elle se déchaînait maintenant. Elle était sa seule forme de passion, sa seule faiblesse de guerrier Tsan et dieu que cette faiblesse était grande!
Les paroles monotones du puissant souverain cessèrent et le silence s’installa dans l’assistance. Seul le bourreau sembla animé de vie, quand il s’approcha de la belle et qu’il la força à poser sa tête sur le socle en bois brut.
La vitesse des battements s’accéléra. Le soldat se revit deux ans plus tôt, quand “Elle” l’avait choisit comme champion, lors de son différent avec la soeur du chef des calides. Il revit son regard plein de fierté quand il avait défait le champion adverse et qu’il avait ramené l’honneur de la belle. Jamais il n’avait été plus heureux qu’à ce moment, jamais elle ne l’avait autant considéré qu’à cette instant. Il aimerait pouvoir recommencer, laver son affront, sauver son honneur. Mais elle était seule responsable de ses actes, elle avait choisit de cocufier sa moitié et avait rit quand il l’avait enfin confrontée à ses crimes.
Un son sourd raisonna dans l’assistance et le battement de son coeur se figea. Le bourreau avait abattu sa hache. La tête se sépara du corps de la belle et entama un chemin solitaire jusqu’à son réceptacle en osier.
Rien n’aurait pu préparer le guerrier à cette douleur: une pointe de fer chauffée à blanc s’enfonça dans son sein, déchira ses entrailles et alluma le feu de la révolte. Il les voulait mort: le bourreau et le cocu.
Son éducation stricte et son entraînement rigoureux le retinrent, aucun son ne sorti de sa bouche, aucun mouvement ne vint animer son bras. Il revoyait son père lui crier les valeurs familiale, lui hurler son nom et le déshonneur qu’il apporterait à sa famille en cas d’échec. Il revoyait son maître lui réciter les paroles des anciens, et entendait encore ses conseils même à travers les lourdes pierres de sa tombe:
–Ne laisse jamais tes émotions guider ton bras, Fâce-Brûlé! en cas de doute, prend une grande respiration, compte jusqu’à dix, et expire! Ensuite tu pourras décider. Mais n’oublie pas Fâce-Brûlé! tu dois expirer d’ abord!
Le souvenir de son père lui semblait bien loin à présent. L’honneur de la famille? quel importance, que cela lui semblait stupide et vain en cet instant. Son sang réclamait du sang!
Le jeune ouvrit la bouche et laissa sa langue goûter l’air âcre et puant qui régnait. Il gonfla ses poumons profondément et commença à compter.
Un!
Quel sottise! compter jusqu’à dix? pourquoi? se sentirait-il mieux, aurait-il moins mal maintenant qu’on l’avait privé d’elle? Que sait-il de la passion, le vieux salopard chauve? que sait-il de la douleur, lui qui prenait tant de plaisir à en fournir au garçon qu’il était, jusqu’à ce qu’il le supplie d’arrêter?
Deux!
Que son père se le foute au cul l’honneur de sa famille. Il n’y a aucun honneur à envoyer son unique fils si loin de sa maison, à peine celui-ci sorti de l’enfance! Au diable l’honneur, au diable la gloire, le guerrier veut du sang!
Trois.
Il se vit abaisser la visière de son heaume d’un geste calme, et écarta d’une main le soldat qui se trouvait face à lui. Quelle distance le séparait de l’estrade? vingt mètres? peut être trente? un simple pas pour un guerrier Tsan, pas qu’il fit à la surprise de tous les soldats de sa formation. Le bourreau aussi fut surprit, personne ne l’avait prévenu de cette part du programme, et il n’aimait pas les surprises. Le spectacle qu’il a l’habitude de donner est violent et sanglant, et il n’y a pas de place pour les surprises, c’est pour cela qu’il est bon. Il n’aima pas non plus la lance qui s’enfonça dans sa gorge et lui défonça la base du crâne. Quel drôle d’instrument de mort, rien ne vaut une hache bien aiguisée, pensa-t-il avant de s’écrouler.
Quatre.
Le sang avait été versé, mais le guerrier n’était toujours pas rassasié. Il sauta de la scène et fit face à la tribune des juges ou se trouvait la seconde moitié de son paiement. D’un bond il devint une menace pour la noblesse de l’empire, encore un et il serait à même de réclamer son dû.
Cinq.
Mais le vieux Parvis intervint. Un bon soldat, un frère d’arme, un homme pour qui il aurait donné sa vie. Ses exploits lui avaient permis de réclamer une place dans la garde personnelle de l’empereur, place qu’il avait toujours honorée. Mais le temps lui faisait défaut, le poids de l’âge se faisait ressentir depuis quelques temps, et il n’était plus un vrai adversaire pour le jeune homme assoiffé de sang. D’un geste habile, celui ci fit sauter l’épée du vétéran, et d’un autre, lui ouvrit le buste afin d’arroser le sol de ses intestins.
Six.
Le guerrier s’avança et se trouva enfin à portée de sa cible. Il leva son arme et l'abattit d’un mouvement sec. La lame de Gorgua s’interposa à la sienne. Un bel homme ce Gorgua, et un redoutable combattant. Combien de fois l’avait-il affronté? des dizaines? des centaines peut être. Pour combien de victoire? aucune, Gorgua était l’élu, le Tsan parfait, le guerrier ultime. Le jeune guerrier fit pivoter sa lame et attaqua à la gorge. Gorgua para. Un combat âpre et violent s’engagea entre les deux hommes. Mais rien ne devait contrarier la soif de sang du guerrier, pas même le champion de l’empereur. Il esquiva la lame adverse et trancha son adversaire aux mollets. Ainsi diminué, le combat prit une allure de démonstration. Le guerrier lui fit une entaille au bras, puis au torse, trancha les oreilles et les joues, avant d’enfoncer sa lame dans le sein adverse.
Sept.
Le soldat sentait la terre trembler derrière lui. L’action s’était déroulée très vite, quelques secondes s’étaient à peine écoulées depuis qu’il était monté sur la scène pour tuer le bourreau. Les milliers de guerrier qui composaient sa formation s’étaient maintenant mis en action et seraient sur lui d’ici peu. Il extirpa son arme du torse de Gorgua et se retourna vers son dernier ennemi.
Huit!
Celui-ci tenait ses deux mains devant son visage et ses yeux le suppliaient de le laisser en vie. Oui ses yeux! le guerrier tenait à les voir! Il continua de le fixer ainsi, tout en enfonçant son épée au travers une de ses mains, sa bouche, puis sa gorge. Mais ses yeux ne le lâchaient pas, suppliant, implorant, et le guerrier se délectait de ce regard. La vie quitta peu à peu le corps du cocu, et le regard devint vide.
Neuf.
La mort avait récolté son dû, et le guerrier se tenait debout devant un corps sans vie. Il avait toujours soif, la mort du cocu ne l’avait pas rassasié. Même quand des dizaines de lames vinrent traverser son corps de part en part, et que son esprit sembla se détacher de son enveloppe charnelle, il ressentait encore cette soif infinie, à croire que rien ne pourrait la contenter.
Et enfin Dix.
Il expira doucement. Sa main droite tenait toujours fermement sa lance et l’autre son bouclier rond. Il se trouvait debout, au milieu de ses frères, à contempler la scène. Le bourreau ramassa la tête de sa belle et la montra à la foule qui exulta, devant les applaudissements de l’empereur et du cocu. On lui avait retiré le plaisir de voir son visage, d’écouter son rire, de jouir de sa compagnie quand elle lui autorisait. Mais rien de plus. C’était un soldat du Gan, et ces choses ne devaient rien signifier pour lui. Il était toujours vivant, promit à un grand avenir, ses amis l’aimaient, sa famille le chérissait. Et l’honneur? Et la vengeance? Ce n’était pas à lui de la venger. Elle ne méritait pas de mourir, mais elle ne méritait pas qu’il meurt pour elle. Il devra vivre avec cette envie de sang pendant encore longtemps, il ne jettera pas la honte sur son nom, sa famille, et respectera les derniers voeux de son défunt maître. Il est dur de devenir un guerrier Tsan, mais une fois le titre acquis, ils peuvent tout endurer. Ils sont les invincibles gardes de la forteresse, les protecteurs de l’empire.


.trAnsgression.
Spoiler: Montrer
.trAnsgression.


- Papy, tu t'es encore endormi !
- Hein ? Quoi ? Ho pardon ma chérie ! Tu sais que je m'endors facilement... ce sont les médicaments, je crois...
- Dis Papy, pourquoi tu ne viens jamais avec nous à l'église pendant les fêtes ? À chaque fois que l'on y est, je suis triste que tu ne viennes pas. Tu n'aimes pas ça ?
- Ce n'est pas que je n'aime pas ça... Mais je suis un peu en froid avec les églises depuis ma jeunesse.
- Pourquoi ça ? Je trouve ça chouette moi de se réunir tous ensemble et de chanter des petites chansons pour Jésus ! Et puis à Noël, il y a la crèche !
- Je sais fort bien tout ça ma petite, moi aussi, quand j'étais petit, j'aimais bien tout cela ! Mais un jour, il s'est passé quelque chose de terrible et depuis je n'ai plus jamais voulu y mettre les pieds !
- Plus jamais ?
- Plus jamais jamais ! Et pourtant, Dieu sait que ton arrière-grand-père George a voulu m'y traîner à plusieurs reprises ! Mais j'ai toujours résisté, malgré les menaces et les taloches, et je n'en suis jamais mort !
- Mais qu'est-ce qui s'est passé pour que tu aies peur à ce point ? Je croyais que les papys n'avaient peur de rien ?!
- Ah, je suis désolé de te décevoir, mais si, les papys peuvent avoir peur et j'ai de nombreuses fois eu des frayeurs dans ma vie, même si ce qui s'est passé dans l'église fut et restera, je pense, ma plus grande peur.
- Mais dis-moi, qu'est-ce qu'il y a eu ?
- Je ne suis pas sûr de vouloir t'en parler, tu es encore jeune ! Et puis, même si je le pouvais, je ne suis pas sûr que j'aimerais reparler de ça... Personne ne m'a jamais cru...! Ils ont étés nombreux à se moquer de moi... Je ne voudrais pas que tu me voies comme un vieux fou !
- Jamais ! Tu resteras toujours mon Papou à moi, même quand je serai vieille comme toi !
- Merci ma chérie !
- Bon alors, tu m'expliques ?
- D'accord ... Mais par où commencer ? Il y a tellement de choses que tu ne connais pas, car on ne t'en a jamais parlé ou parce que cela n'existe plus tout simplement... Je crois que tu n'as jamais su qu'étant enfant, j'avais une sœur jumelle ?
- J'avais une grand-tante en plus et je ne l'ai jamais su !
- Hélas non... Elle s'appelait Sophie... Ça a toujours été un sujet sensible dans la famille.
- Mais qu'est-ce qui lui est arrivé à Sophie ? Elle est morte ?
- Peut-être... En tout cas, elle a disparu... Nous avions neuf ans à l'époque, à peine plus jeune que toi. J'ai arrêté de compter les jours où je l'attendais sur le pas de notre porte, à attendre d'abord son arrivée, puis la police. Tu sais, finalement, et c'est ça qui est triste, c'est d'en arriver à vouloir que ce soit n'importe quelle personne qui vienne, du moment que cela mette un terme à l'attente.
- Et finalement, ça n'est jamais arrivé ?
- La police est venue, pour nous dire ce à quoi l'on s'attendait déjà : que Sophie était probablement morte et qu'il fallait faire notre deuil... Et c'est comme ça que l'espoir est mort. Tu sais, après sa disparition, ton arrière-grand-père a commencé à beaucoup boire et à tout le temps être en colère. C'était sa façon à lui d'exprimer sa peine, je suppose. Pour l'éviter, la majeure partie du temps, je sortais de la maison jouer. Tu vois le bois derrière l'église ? Le bosquet de la Sainte Dame ?
- Celui où il y a une chapelle en plein milieu ?
- Oui, exactement ! Ce bosquet a toujours été un terrain de jeu fabuleux pour nous. Quand on s'ennuyait avec Sophie, nous partions toujours là-bas. J'ai continué d'y aller après sa disparition, j'avais l'impression que l'endroit était un peu habité par sa présence. Parfois, quand je restais à genou devant la sainte vierge de la chapelle et que je fermais les yeux, j'avais l'impression d'entendre son rire !
- Ça doit être dure de perdre sa sœur jumelle..
- Oui 'est très dur. Un jour, que ton arrière-grand-père avait particulièrement été méchant avec moi, je me suis enfui, dans le début de soirée. Je ne savais pas où aller, je crois même que je n'y ai même pas réfléchi...j'ai laissé mes pieds me guider pendant que je pleurais, les yeux pleins de larmes. Je ne pensais qu'à une chose : rejoindre Sophie... et soudain, sans même m'en rendre compte, je me suis retrouvé à la chapelle. Jamais je n'oublierai ce moment ma petite, c'était comme...
- Magique ?
- Surnaturel plutôt. Lorsque je suis arrivé, je me suis agenouillé, et j'ai prié la sainte Dame. Alors que je priais de toutes mes forces, j'ai entendu le bruit d'une pierre que l'on lance contre l'eau, Plouf ! Et puis, deux fois à la suite, Plouf !
- Il y avait quelqu'un !
- Tout juste ! Quelqu'un s'amusait à lancer des pierres près du bassin de pierre derrière la chapelle. Essuyant tant bien que mal mes yeux, je me suis dirigé vers le bassin. Et là, j'ai entendu une phrase qui restera graver en moi toute ma vie : "pourquoi tu ne m'as pas cherché, Jean ?"
- Sophie !
- J'ai cru que j'allais mourir de surprise. Elle était là, juste devant moi, à me regarder avec ses yeux noisette, un petit sourire aux lèvres. Ma sœur. Celle que je croyais morte depuis des mois réapparaissaient enfin juste devant moi. "Sophie, c'est toi ? Je te croyais morte !"
- C'est incroyable ! Comment a-t-elle réagit ?
- Elle courut et s'est jetée dans mes bras ! Je me suis mis à pleurer de plus belle sous le coup de l'émotion. Mais pas elle. Elle se contentait de me serrer fort. Notre étreinte a bien duré dix minutes. Et puis, j'ai compris qu'elle n'avait cessé de murmurer depuis que l'on s'était jetés dans les bras l'un de l'autre.
- Qu'est-ce qu'elle disait ?
- "Pourquoi tu ne m'as pas cherché, Jean ? Pourquoi ?". J'ai été parcouru d'un frisson à ce moment-là, je n'aurais pas su dire pourquoi. Mais j'avais chaud et il y avait une odeur étouffante dans l'air... Alors, j'ai essayé de me dégager. Et là, le cauchemar à commencer.
- Le cauchemar ?
- Oui... Quand Sophie à sentit que je tentais de me dégager, elle m'a serrée encore plus fort. Et là, j'ai pris conscience de son corps serré contre le mien : ses bras, squelettiques, qui me faisaient mal tant ses os ressortaient. Ses cheveux, sales et éparpillés sur son crâne, comme si elle en avait perdu plusieurs mèches. Et l'odeur. Je me rappelle avoir pris une bouffée et avoir été sur le point de vomir : elle puait... Pas la transpiration, ni la saleté, non... Elle sentait la pourriture.
- Elle était peut-être malade ?
- Non ma chérie... Quand j'ai enfin pu me décoller d'elle, un bref instant, la vérité m'est apparue dans toute son horreur : ma sœur jumelle était morte. Je ne m'explique pas comment je ne l'ai pas vu tout de suite... Mais des décennies plus tard, cette scène est toujours fixée dans mon esprit, marquée à l'indélébile... Son visage était creusé, maigre comme jamais. Une lèvre semblait avoir été arrachée, laissant des traces de sang et de chair le long de son menton. Et ses yeux, mon dieu... Ses yeux... Ils étaient jaunes, comme s'ils avaient séché dans leurs orbites...
- C'est impossible !
- Et pourtant, je revois cette scène comme si c'était hier... Après l'avoir repoussée, elle m'a sauté dessus et m'a fait tomber à terre. Tu vois cette cicatrice à l'arrière de mon crâne ? C'est le résultat de cette chute. Une fois sur moi, je me rappelle, elle a essayé de se pencher sur mon visage et de m'arracher le nez avec ce qu'il lui restait de dents... Je sens encore ce qui lui restait de lèvre, toute sèche, effleuré mon cou, et son haleine, putride.
- Mais ne t'es pas défendu ?
- Si. Tant bien que mal. Je ne voulais pas lui faire mal, J'essayais tout simplement de me sauver. Moi, je lui donnais des coups et elle, tentait d'enfoncer ses doigts dans mes yeux... Le nombre de griffes que j'ai récolté par ses ongles cassés, je n'arrivais pas à le compter le lendemain. Et soudain, j'ai eu assez de forces pour la renverser et me redresser. Là, j'ai attrapé ce qui me venait sous la main... Une vieille brique provenant de la chapelle... Et puis, mon dieu... Je l'ai abattu de toutes mes forces sur son crâne.
- Non !
- De toutes mes forces. J'ai senti son crâne éclater sous l'impact et mes doigts rentrés dans ce qu'il lui restait de tête...Quand j'ai ressorti ma main, ils étaient couverts d'une espèce de gélatine noir et gris, comme si son cerveau avait pourri sous les os... Sophie s'est effondrée, tout comme moi... Je me rappelle avoir rampé jusqu'au bassin de pierre pour tenter de retirer ce qui me restait de cervelle sur la main. Je pensais que ce cauchemar était fini. Mais pas du tout...
- Comment ça ?
- "Jean, ou es-tu ? Pourquoi tu ne m'as pas cherché Jean ? Pourquoi ?". J'ai levé les yeux sur son corps, totalement terrifié... Et elle était là, à se relever, ce qui lui restait de crâne pendouillant sur le côté de son visage... Et ses yeux, totalement exorbités... J'ai hurlé à m'en faire saigner la gorge... Puis je me suis mis à courir encore et encore. J'entendais ses pieds qui raclaient le sol en courant... Et des bouts de chair qui claquait contre sa peau... flap, flap...
- Arrête Papy !
- C'était ce que j'entendais ma chérie... Tu imagines l'état de panique dans lequel j'étais... j'avais les larmes qui me brouillaient à nouveau la vue et je ne pensais qu'à fuir, le plus loin possible. Et soudain, je me suis retrouvé face à l'église... Et là, je n'ai pas hésité, j'ai foncé.
- Et Sophie ?
- L'espace d'un instant, je me suis cru sauvé. Je me suis précipité au fond de l'église et me suis caché derrière une statue. Et j'ai attendu. Rien. Rien ne venait. Je me souviens avoir commencé à prier :"Merci mon Dieu de me proté...". Mais je n'avais pas fini ma phrase que la porte claquait et que sa silhouette se découpait dans l'encadrement de la grande porte... Elle se tenait courbé, les bras pendant, ses yeux jaunes scrutant les chaises et les vitraux. Sans savoir comment, Sophie savait que j'étais là.
- Mais qu'est-ce qui s'est passé après ?
- elle s'est précipitée droit sur moi. Elle semblait inépuisable... Je pense que mon cerveau s'est débranché à ce moment-là. Elle était sur moi, je ne pouvais faire qu'une chose : me battre pour sauver ma vie... Je me rappelle lui avoir sauté dessus et avoir senti mes mains se refermer sur sa gorge... Elle a commencée à se débattre et à me griffer les bras et le visage avec ses mains sales... Mais j'ai tenu bon, encore et encore. Puis elle s'est mise à tousser... Elle projetait des bouts de dents pourries un peu partout. Et puis, crac... Mes mains ont transpercé sont coup trop fin et je me suis retrouvé avec mes dix doigts enfoncés dans sa gorge... Je sentais l'air passé sur mes doigts un sang noir couler sur mes mains. Et puis, elle a hurlé et s'est redressé d'un coup, m'attrapant le cou avec son reste de mâchoire
- Mais tu n'as aucune trace de morsure sur le cou !
- Je sais bien ! La chance que j'ai eue, c'est qu'il lui restait que peu de dents... Et elle était totalement pourrie. Du coup la seule chose que j'ai vraiment sentie, c'est sa bouche et ses lèvres sèches se refermer sur moi... En y pensant maintenant, ça me fait sourire, comme si elle avait tenté de me faire un bisou... Mais sur le moment, j'ai hurlé et relâché ma prise... Elle en a profité pour me repousser et se relever... Alors j'ai rampé, pour me retrouver sous le présentoir de cierge... Il en restait trois d'allumé, je m'en rappelle encore... j'ai tendu la main pour attraper un des cierges et je lui ai lancé. Jamais je n'aurais cru qu'elle prendrait feu, à vrai dire le cierge était tellement lourd que j'aurais aimé que ça la ralentisse ou l'arrête quelques instants. Mais non, elle a pris feu. Ça a commencé par ses cheveux. Ils étaient tellement secs qu'ils se sont enflammés comme de la paille.
- La pauvre !
- La pauvre, oui. Quand son visage a pris feu, elle s'est mise à gigoter dans tout le sens... Je revois encore ses yeux fondre sous la chaleur des flammes... Elle s'est alors écroulée en murmurant "pourquoi, Jean ?" Et puis, plus rien. D'un coup, elle s'est tue et a cessé de bouger...
- Tu as fait quoi alors ?
- Je me suis remis à pleurer... Et je me suis enfuit...
- Mais tu étais un vrai pleurnichard !
- Certainement. Mais je ne m'en fâche pas, c'est ainsi. Je suis rentré chez moi et suis monté me coucher sans demander mon reste. Je suis resté des jours sans dormir.
- Mais l'église, elle a pris feu ?
- Non, les pompiers sont venus et on éteint l'incendie avant qu'il ne ravage tout. Mais ils n'ont jamais retrouvé le corps de ma sœur !
- Mais c'est impossible ! Pfft papy, tu es sûr que tu ne me mènes pas en bateau depuis le début ?
- Tu m'avais promis de me croire !
- D'accord d'accord, je te crois Papou ! Une promesse est une promesse !
- Merci ma chérie... Tu sais, me remémorer tous ces souvenirs m'a un peu fatigué...je pense que je vais faire une petite sieste, tu ne m'en veux pas ?
- Mais non, papy !
- Ça va alors ! Allez, va jouer !

*
**


- Bonne nuit M'man !
- Bonne nuit ma chérie, fais de beaux rêves !
- Toi aussi !

La porte se referme. La fillette exulte. Et soudain, le grand lit prend des allures de cabane. Le moelleux drap housse se transforme en toit merveilleux. Et tout un monde de rêve s'ouvre alors à la petite fille. Personne pour l'interrompre, ni dans ses actes, ni dans ses pensées. Le monde est vide. Vide de tout souci, de toute angoisse, de secrets de familles inavoués, de souffrances, a moitié digérées. Oui, il n'existe rien, rien d'autre que la fillette et sa lampe de poche. Et ce bras décharné qui sort lentement des ténèbres, sous le lit. Vide, lui aussi. De toute vie. De son sang. D'une grande partie de sa chaire. Seule une seule chose survit, entêtante et angoissante.
Une seule chose : une odeur de brûlé


Ukcisfodjlhik
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Ukcisfodjlhik


« Certaines histoires ne demandent qu’à être écrite pour inspirer le monde. D’autres restent hésitantes dans la plume de leurs écrivains. Moi, j’ai choisis d’écouter ces récits qui grouillent dans ma tête, de leur donner forme et vie, ainsi que conscience et liberté. Mais il arriva un jour où j’ai frôlé l’Instant du bout des doigts. La lie que j’ai tant espérée m’as envahie jusqu’à la moelle, ne me laissant plus aucune échappatoire. Et quand cela est arrivé, ça a donné ceci. Voici l’œuvre de ma vie, ma passion, ma mie. Voici… Ukcisfodjlhik. »

[…]


Depuis quelques temps déjà, la rumeur courait au village que l’une des familles les plus riches du comté se vantait de leur fils, de ses qualités et de sa vive intelligence. C’est le boucher du village, un homme gros et gras, qui avait commencé à répandre la rumeur, lui-même la tenant de son fils, partit travailler à la ville comme boucher. Jusqu'à la visite dudit jeune homme il y a deux jours, personne (ou presque) ne savait que ce jeune prodige venait d’ici même. Ou tout du moins, personne n’en croyait mot, car le boucher était connu pour divertir ses clients d’histoires abracadabrantes. Mais depuis ce jour, tout le village était au courant de l’histoire des deux familles, surtout à cause de la mère Tuvache.
Edith et Margareth vivaient au village depuis plus de soixante ans. Ces deux amies ont vécu des aventures palpitantes, provenant tout droit des ragots circulant dans le village. Fidèles au poste, sur leurs chaises en bois, elles s’attaquaient cette fois à l’histoire du jeune homme.
-É, Edith, t’a vu l’gosse d’riche qué passé au villach ?
-Pour sûr, Magret : C’ti là, c’t’un sacré veinard !
-T’es au courant qu’d’là qui vient…

[…]


Le petit garçon rentrait chez lui en courant. Ses chaussures humides foulaient la neige avec excitation. Les lampadaires vert-pomme, couvert de neige blanche, diffusaient une faible lumière sur le trottoir. À ce faible éclairage, on pouvait remarquer que le veston noir de Nigel était rapiécé, élimé, humide et sale. Mais de cela, Nigel n’en avait que peu de chose à faire. Il revenait de son école, situé non loin de là, où il avait subi deux heures de cours particulier en calcul et en anglais. Deux très longues heures, en compagnie de la maîtresse, Mme Grispecs, une horrible femme acariâtre et froide, à la voix ridiculement aiguë, et qui réprimandait de trop ses élèves.
Mais cela non plus ne pouvait entamer la bonne humeur de Nigel. Son père bien-aimé revenait à la maison pour une journée, c’était tout ce qui comptait pour lui à cette heure de la nuit.
Il trébucha sur quelque chose de lourd et sombre, s’étalant de tout son long sur la neige. Ses livres s’éparpillèrent dans la neige, s’humidifiant dès le premier contact avec le mélange de neige et de boue. Mais malgré cela, Nigel avait toujours un large sourire sur son visage rosis par le froid. Il n’avait pas d’écharpe, car sa mère n’avait plus de sous pour lui en acheter une. Son bonnet étant aussi troué qu’une passoire, il ne lui servait à rien. Et son pantalon en tissus prenait l’eau aussi rapidement que ses livres.
Heureusement, l’espoir de voir son père n’ôta pas le sourire de Nigel, qui s’empressa de récupérer ses livres et de se remettre à courir.

[…]


Les quatre autres Frères-de-Haches se mirent à examiner la grotte dans tous ses recoins. Nairi voulut se poser sur la tête d’Agalcatre, qui se penchait sur un quartz d’une belle taille, mais le nain battit des mains pour que l’oiseau s’en aille. Dacrolkteux et Matrasgink s’approchèrent d’une gangue de grès où gisait une pierre de citrine bien plus grosse qu’eux. D’abord, ils voulurent s’en accaparer, mais la présence de six micro-pierres de Méco Gris les attrista et ils révisèrent leurs plans. De leurs côtés, Seperelyn et Tankéz’ allèrent plus en avant dans la grotte, afin de repérer un éventuel passage. Mais la salle était gigantesque, et ils ne parvinrent de l’autre côté qu’au bout d’une longue minute. Ils tombèrent alors sur un cul-de-sac. Cependant, Seperelyn remarqua bien vite que la roche n’était pas la même que le reste de la grotte. Déjà, la pierre n’était pas veinée de pierres précieuses. Ensuite, et c’est ce qui intrigua le plus l’elfe, la pierre portait la trace de profond sillons, des dessins qu’elle ne pouvait pas bien distinguer à cause du manque de lumière. Tankéz’ leva alors les yeux, se tordant le coup au passage, et lança à Seperelyn :
-Hé… Je crois que c’est une porte…
-J’en ai comme l’impression, fit-elle à son tour. Je n’arrive pas bien à voir, mais on dirait comme une anfractuosité, là-haut…
Elle plia alors les genoux, et avant que Tankéz’ n’ait pu lui demander ce qu’elle allait faire, elle fit un bond prodigieux jusqu’à une petite plate forme, avant de sauter à nouveau jusqu’à l’anfractuosité en question. Le tatou fut étonné de voir l’elfe bondir si haut et avec tant d'agilité. Elle arriva au bord de l'anfractuosité, et disparut de la vision de Tankéz'. Le tatou scruta les ombres afin de distinguer quelque chose, sans succès. Nairi vint alors se poser sur son crâne et poussa un petit cri. Tankéz' la prit sur sa griffe, l'observant avec inquiétude. Il était toujours fasciné par la lueur verdâtre brillant au fond de ses prunelles. Sauf que cette fois, le vert empli tout son œil, surprenant le tatou. Une image se forma dans sa tête : Un homme poussant le battant d'une porte en pierre avec une force incroyable. Sans savoir pourquoi, cet image jeta la panique dans l'esprit du tatou, mais avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, l'image disparut, en même temps que la lueur verte dans les yeux de la mouette.
Paniqué, il s'éloigna à pas lourd de la porte, se demandant toujours ce qu'il venait de voir, quand son ouïe affinée le titilla : Un bruit sourd venait de retentir. Apparemment il n'avait pas rêvé puisque les cinq nains relevèrent leurs têtes ridées, une lueur indescriptible dans le regard.

[…]


Ils se levèrent en vitesse et s’approchèrent de la faille. Le froid devenait intense au plus ils s’approchaient des montagnes. Wexx avait les doigts gourds quand il posa le pied sur le sol du rebord. Il tremblait de partout, mais tint bon et avançait lentement. Il avait à peine assez de place pour mettre ses pieds. Pour avancer, il devait se mettre contre la montagne, s’y coller littéralement et avancer à la manière d’une chenille : il glissait son pied le plus loin possible, et l’autre le rejoignait aussi rapidement que lui permettait le froid de plus en plus intense. S’il n’avait pas eu un gros manteau et sa chaude couverture sur les épaules, il serait déjà sûrement mort de froid. Il ne le vit pas car n’osant tourner sa tête, mais Krietal avançait exactement de la même manière. Ayant déjà fait le passage, elle ne connaissait que trop bien cette vallée gelée, et savait que le secret de leur survie résiderait dans la vitesse à laquelle ils avanceraient jusque l’autre côté. Derrière elle se trouvait Aniram. Ayant calée son épée contre son ventre, la jeune fille avait aussi froid que Wexx. Ses dents claquaient, son nez coulait, le métal du fourreau de son épée collée contre son ventre lui était très désagréable, mais elle avançait à la même vitesse que les autres. Elle était suivie par son Capitaine. Rémy jetait de fréquents regards derrière lui. La faille, profonde d’une vingtaine de mètre, était sombre et effrayant, ce dernier côté étant renforcée par la myriade de pointes brillants au fond de la faille. Une stalagmite plus grande que les autres semblait le narguer en reflétant le soleil, mettant son côté pointu bien en valeur. Rémy déglutit en imaginant cette pointe perforer son ventre et accéléra le mouvement. Derrière lui suivait Sean, contemplant lui aussi la fosse hérissée de stalagmites. Ses armes cliquetantes résonnaient comme des coups de cannes sur le sol. Sky le suivait de près, gardant Krietal dans son champ de vision. Depuis quelques temps, quelque chose semblait avoir changé en lui, sûrement depuis le moment où elle avait annoncé qu’elle était une princesse. Quand il pensait à sa révélation, il sentait son cœur se compresser sur lui-même. Il n’avait jamais ressenti ça auparavant. Et enfin, Ruyta terminait la marche. Le pauvre homme n’avait jamais eu à affronter les climats plutôt glaciaires, et il se retrouvait du jour au lendemain sur les flancs d’une montagne gelée ! Autan dire que c’est lui qui tremblait le plus, les vapeurs que dégageait sa respiration ne se dissipant qu’au bout d’un moment.
Resté sur le rebord de la faille, Sin Karmigo regardait les autres s’éloigner. Lorsqu’il s’assura qu’ils étaient en sécurité (ou tout du moins qu’ils ne risquaient pas encore de tomber dans la fosse), il fit volte-face et observa comment se débrouillait le petit Sultan.

[…]


« Si la transgression est un art délicat, transgresser la cohérence d’un texte l’est beaucoup moins. Car il suffit de prendre 4 histoires à l’apparence très différentes pour que finalement, elles suivent le même fil conducteur. Ne vous fiez pas à ce que vous lisez, mais plutôt à ce que l’écrivain veut vous faire comprendre par les mots qu’il utilise.

L’art n’est qu’une transgression de la perception humaine. Mais la perception humaine n’est-elle pas elle-même une transgression de la réalité tel que le Créateur aurait voulu la proposer ? »


Un fâcheux flash
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- Vous là, halte ! Arrêtez-vous !

Après un grand bruit, une silhouette se faufila dans les ombres et disparut derrière une caisse. Le garde ne sachant que faire, partit à sa poursuite abandonnant ainsi son poste. A son tour, il tourna derrière la caisse. Devant lui se présentait un étroit passage bordé de caisses de toutes tailles, parfois empilées jusque très haut sans pour autant atteindre le plafond. Il essaya de percer l’obscurité s’étalant. En vain. Il faisait trop sombre et en conséquence, le garde dut aller chercher une lanterne pour pouvoir faire son inspection. Le halo de la lampe diffusait une lumière terne et sa portée était plus que réduite. Un mètre maximum, tout au plus. Aussi notre homme avançait-il prudemment, d’un pas lent mais qui ne se voulait pas non plus traînant. Parfois, il s’arrêtait net et tendait l’oreille. Guettant le moindre bruit, il espérait obtenir un indice de la direction dans laquelle se trouvait l’intrus. Mais à chaque fois, rien ne transparaissait. Le hangar de l’association archéologique était toujours aussi silencieux. Et le garde, faisant chou blanc dans ce brouillard noir, reprenait-il alors méthodiquement, comme on le lui avait enseigné lors de son embauche récente, son inspection. Il dut bien se passer quelques minutes pendant lesquelles le garde continua son manège, tâtonnant dans cette lumière trop limitée. Mais de laquelle pourtant il fut tirée lorsque soudain, l’espace d’un instant, le hangar s’illumina, envahis d’une vague de lumière qui s’estompa aussitôt, s’écrasant sur l’extrémité Est du hangar. D’abord déboussolé et un brin ébloui par ce flash soudain, le porteur de la lanterne entreprit de se diriger vers la direction dans laquelle avait semble-t-il, pris naissance la vague lumineuse. S’y rapprochant avec une allure plus décidée, la prudence ne semblait plus de mise. Et le garde se prit même à déclarer haut et fort :

- Arrêtez de vous cacher. Vous ne pouvez vous échapper !

Ce n’eut cependant pas d’effet, car personne ne répondit ou ne se démasqua par un bruit traître. Arrivé bientôt à l’extrémité du hangar sans n’avoir rien trouvé, le garde dût se résoudre à longer le mur. Et c’est ainsi qu’il tomba sur une caisse entrouverte. Le haut avait été déplacé sur le côté et la lumière de la lanterne s’infiltrant, quelque chose semblait transparaître dans la pénombre générée. Le garde se mit à inspecter les alentours, sans résultat néanmoins. Et revenant de fait à la caisse entrouverte, il hésita. Il n’avait pas le droit d’ouvrir ou de regarder l’intérieur des caisses de l’entrepôt, cela n’était pas dans ses attributions. Et il n’avait d’ailleurs pas non plus la légitimité pour. Seules les personnes agrégées y avaient accès. Chose quoiqu’un peu paradoxale puisqu’il était chargé lui-même de l’accès, même si cela n’était que de nuit. C’était donc lui en définitif qui sans intervention de supérieur direct, pouvait dire qui pouvait avoir accès ou non. Aussi se convaincu-t-il de son droit à regarder dans la caisse, qui d’ailleurs était déjà entrouverte. Et laissant le couvercle en état, quel ne fut pas surprise lorsqu’il constata qu’un appareil photo se trouvait-là. Le regardant d’abord avec circonspection, il finit par le prendre dans ses mains, ayant posé sa lanterne sur la côté. Comme s’il s’agissait d’un objet précieux il le manipula délicatement. A première vue, cela semblait un appareil photo tout ce qu’il y avait de plus classique. A vrai dire, il était même curieux que ce qui semblait un vulgaire appareil photo se trouva là. Était-ce un objet archéologique ? Pour lui-même, peut-être pas. Mais ses photos elles, qui sait.

Et puis réflexion faite, notre homme éluda ces questions par une pensée nouvelle. Si la caisse était entrouverte, c’est qu’on avait voulu saisir son contenu. Et donc, l’appareil photo ne pouvait-il être qu’un objet de substitution ! Mais dans son cheminement, le garde se rendit compte de l’absurdité de la chose : pourquoi aurait-on mis un appareil photo à la place du contenu initial de la boîte ? Quelque chose n’allait pas. A quoi cela rimait-il ? Et puis il y avait cette vague lumineuse soudaine. Se pourrait-il que cela puisse avoir un rapport ? On ne pouvait parler exactement de flash, toutefois, c’était bien de la lumière. Et restant sur cette idée, histoire d’en avoir le cœur net, le garde s’essaya à une photo.

Une grande lumière jaillit et l’espace d’un instant, le plongea dans un espace entièrement blanc, sans ombre ni perspective. Cela dura un temps indéterminé, qui put lui paraître tout à la fois une éternité comme quelques secondes. Au retour de l’obscurité, le garde était apeuré. Si le blanc pur lui était apparu, la sensation associée l’avait effrayée. De sorte que c’était lui maintenant qui était blanc comme un linge. Ce qu’il avait non pas réellement vu, mais ressenti, dans les méandres illuminées aux échos… C’était quelque chose d’indescriptible. D’inimaginable ! De l’ordre de l’épouvantable, de l'effroyable, mais sans qu’il eut pu dire pourquoi. Jamais il n’avait ressenti une telle chose, et jamais il ne voudrait l’expérimenter une nouvelle fois. Répondant à l’envie pressante et instinctive de fuir, le garde se pressa de remettre l’appareil photo dans la caisse et de récupérer sa lanterne. Après quoi, il détala. Dévalant les galeries sombres qui autrefois lui avaient fait préconiser la prudence et la lenteur, il finit dans sa précipitation par heurter une caisse mal calée. Il tomba. Brisa sa lanterne. Et se retrouva donc dans le noir. Se relevant aussitôt, mû par une peur insoutenable, il reprit sa fuite jusqu’à soudain entendre, alors qu’il arrivait près de l’entrée :

- Vous là, halte ! Arrêtez-vous !

Devant l’inconcevabilité de la situation dans laquelle il se trouvait, le fugitif s’enfuit de plus belle dans l’obscurité. Échappant par la même occasion au flâcheux gardien de ses songes passés et à venir.


Wade Wilson contre les Réplicants <-- Celui qui écrit ce texte n'est qu'une serpillière à foutre !
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Après la phase d'écriture :

/!\ DIALOGUE A LIRE UNIQUEMENT APRES AVOIR FINI DE LIRE LE TEXTE /!\


- Tu vois j'aime bien le délire du texte, je me retrouve bien dedans.
- Ben c'est toi qui l'a écris ducon, heureusement que tu t'y retrouves.
- Pafo tu marques un point, il y a cependant un truc que je trouve bof, qui me laisse pantois. C'est quand Simon explique sa nature de personnage et qu'il ne peut pas avoir de réelle conscience. La transition qui suit, quand les personnages discutent tranquillement, je l'ai trouvé un peu bourrine, mal amenée.
- C'est vrai que c'est pas très optimisé comme passage, tu vas l'améliorer ? Le changer ?
- Bien sur que non ! Si je l'améliore je devrai enlever cette partie du texte en off et ça me ferai aussi pas mal chier.
- Coca ?
- Volontiers, je me demande aussi combien de gens auront lu ce dialogue au bon moment comme indiqué tout en haut. Le chiffre peut être intéréssant je pense.
- Chips ?
- Volontiers




Wade Wilson contre les Réplicants <-- Celui qui écrit ce texte n'est qu'une serpillière à foutre !




Ce texte est dédié à tout ceux qui ont pensés faire un texte ne respectant pas les conditions obligatoires du concours. Big Up à vous les gars je sais qu'on est nombreux !


C'est un grand jour pour Simon !
Tâchons d'abord de replacer le contexte. Car oui, la mise en place du contexte est toujours importante pour la bonne compréhension d'un récit. Sans contexte, votre texte manquera de profondeur et de crédibilité. Allons donc établir le notre. Nous sommes donc un mardi, j'avoue avoir oublié la date et le lieu exact. Concernant la météo, je propose de dire qu'il fait beau, ce parti pris simplifie grandement les choses. En effet, quand ce n'est pas le cas, il faut apporter des détails et précisions pas vraiment passionnants. Bref, je préfère dire qu'il fait beau. Si on veut rentrer un peu plus dans le vif du sujet nous devons expliquer qui est Simon et pourquoi ce jour est important pour lui. Car après le contexte c'est à notre trame principale qu'il faut nous atteler, et quel meilleur attelage que le développement de notre héro ?
Simon est un jeune homme, de nature assez timide il a toujours été, comment dire ... vous savez ce genre de gars malin qui devine les choses facilement, un rusé voila ! Bon physiquement je propose de dire qu'on s'en fout, disons qu'il est lambda. Je vous demanderai de ne pas voir de la flemme dans le refus de description du personnage, je préfère que vous pensiez que mes raisons sont hors du champ de compréhension de votre esprit, ça me flatte voyez vous.
Mais Simon est un être un peu troublé, un peu fou selon certains, cette tendance qu'il a de parler à voix haute même quand personne n'est présent, cela n'a pas vocation à mettre à l'aise son entourage m'voyez. Mais nous, nous savons pourquoi il est ainsi. Lui même sait pourquoi. Mais comment voulez vous que les gens autour de lui savent ? Ce sont juste des personnages de fiction.

Ha oui, je vous préviens tant que je vous êtes là, ce texte sera assez capillotracté, franchement soyez cool et relisez le une seconde fois, je pense que ça peut aider ! Voila bisous <3

Mais le truc c'est que Simon est amoureux, il n'a d'yeux que pour la belle Solia. Simon est actuellement en classe de terminale au lycée Albert Fish. Simon a bien dormit, pas trop mal mangé, et comme tout les jeunes de son âge il prend le bus pour aller à l'école. Ha oui, Simon a des chaussettes vertes.

Rue de Nauzaire, Rue du Tram, Boulevard St Claude, et voila, le lycée Albert Fish. Que dire du trajet ? Une bonne vingtaine de minutes grosso merdo, bien que cela dépende du temps et du trafic bien sur.

Pfff comme si c'était la routine ... franchement, c'est quoi cette tentative à la noix d'instaurer un sentiment de monotonie, de répétition ! C'est comme ça que vous “développez votre contexte” ? Hébé ... pas folichon ...

Après avoir râlé ET arrivé à destination, Simon descendit du bus. Sac à dos sur les épaules, il traversa la rue et se dirigea vers la cour de récréation. Vous noterez tout de même l’extrême sobriété des descriptions, je propose de dire que c'est un style artistique très complexe (je défend ma peau que voulez vous).
Simon aperçut un groupe de jeune au loin (ce qui est plutôt normal pour un lycée vous en conviendrez), c'était des gars de sa classe. Vous savez, ce type de personne qu'on aime bien sans forcément être vraiment ami avec eux, ce genre de gars avec qui on va bien rire mais dont les relations vont immédiatement stopper avec la fin du lycée.
Simon décida d'aller les voir pour entamer une discussion quelconque à base de calembours graveleux, soyons clair, il sera question de cucul et de zigounettes.

Non pas trop envie. C'est pas contre eux mais j'ai envie de rester un peu seul. Et puis c'est pas comme si tu voulais vraiment que j'aille causer à ces mecs hein !

Très bien je comprend, poursuivons voulez vous. Simon traversa la cours du lycée et alla sa caler dans un coin attendant tranquillement le début des cours.

Je sais pas trop, je t'avoue.

Mais d'où venait le doute de Simon ?

Je me demande si je vais pas sécher les cours, j'ai comme l'envie de partir vois tu ^^

Non mais Simon, il se devait que … tu … putain c'est chiant de parler à la troisième personne. Écoutes gamin, j'ai commencé sur une histoire d'amour, or la nenette ne sèche pas ses cours, du coup je suis désolé, mais il va très vite être admis entre toi et moi que tu assistes à ces cours. Je t'avoue que, en cas contraire, mes burnes se verraient fortement atteintes dans leurs intégrité physique, en bref me casse pas les noix et obéis ! Et merde, je suis sur que tout les lecteurs ont oubliés ce passage concernant le début d'histoire d'amour que j'avais glissé en intro, mais si c'est le passage en rouge (parce que le rouge ça marque pas mal en général).

Non mais c'est ton soucis ça mon gars, il y a plein de gens autour de moi prêt à faire ce que tu veux, pourquoi il faut que ça soit moi ?

Simon prit son sac de manière décidé et se dirigea d'un pas ferme vers le portail du lycée. Les cours allaient commencer dans cinq minutes grosso merdo.

Hé ho coco, je pense pas qu'on se soit bien compris tous les deux, tu fais ce que je te dis hein, c'est moi le narrateur Ok ! Oublie pas que je peux te pourrir la vie si tu fais pas ce que je désire, et ce que je désire c'est que tu ailles en cours, si tu te dépêches tu peux même arriver à l'heure.

C'est ça ma caille, niveau menace saches que moi aussi je peux te faire des misères … regardes ton titre, n'est il pas mignon ainsi, j'aime bien “serpillière à foutre”, j'avais hésité avec “éponge à tourte” mais ça voulait rien dire c'est con.

Tu l'auras cherché salaud, voilà pour toi !
Soudainement une bande de malpropres sorti d'on ne sait où commencèrent à invectiver Simon. Ils étaient relativement explicites concernant la vie sexuelle particulièrement débridé de sa maman et abordèrent le cas de la sœur de Simon quand soudainement, un des loubards déclara haut et fort :

De toute façon à part les trous d'uc je vois pas qui veut vraiment être narrateur ! M'est avis qu'il ne devait plus avoir de place dans les autres sections !

Ok très bien gamin je vois que tu as de la ressource, un peu de challenge ne me fera pas de mal.

Pourquoi tu fais ça ?
ça t'avance à quoi de m'avoir fait ça ?


De quoi tu parles, c'est quoi ton soucis gamin ? Tu sais quoi ? Je t'aime bien, si tu veux je te mets la petite nénette que tu kiff ce soir dans ton lit ! La petite Solia ça te dit bien ? Bim, re-introduction de l'élément amoureux dans le récit en mode ni vu ni connu.

Allez je te sens chaud mon con, tiens toi prêt et sois bon.

Solia arriva soudainement dans la rue où était Simon entièrement (dé)vêtu d'un bikini, il faut dire que c'est un beau brin de femme, tout juste 17 ans elle un camion écrasa violemment Solia la tuant directement sur le coup !

Mais pourquoi tu fais ça Gamin ? Tu peux pas donner mort à mes personnages comme ça ! Ce n'est pas comme ça que ça marche, ce n'est pas comme ça qu'un texte fonctionne … franchement t'es lourd … c'est con, la petite était tout à toi, quel gâchis.

Ecoute, tu te souviens du blabla sur le contexte que t'avais balancé en début de texte ? Tout ça c'est des conneries, des illusions, tu vends de l'illusion aux lecteurs, tu leurs donnes un semblant de réalisme, de cohérence, mais c'est faux. Ceci est un texte, rien d'autre qu'un texte, des mots, de la ponctuation, un amas de phrases, autour de moi tout est vide, les personnages, les lieux , tout cela n'existent pas, ce sont juste des pistes imaginaires. Mais nous, nous qui sommes dans le texte, nous n'existons pas, ici personne n'est et sera, ceci n'est rien d'autre qu'un désert fictionnel ! Solia, tous les autres, ils n'ont pas de conscience, ils ne sont rien. Pourquoi m'as tu donné la capacité de constater l’inexistence de mon être ?

Oula gamin qu'est ce que tu me fais là, tu la vis bien ta petite crise ? Déjà je ferais moins le cake à ta place, n'est pas narrateur qui veut. Regarde l'agencement de tes phrases, c'est moche. Tu fais des phrases trop longues et le style est lourd. Le coup de balancer haut et fort des questions existentielles à la “qui suis je ? Où vais je ?” c'est démodé depuis Blade Runner. Là, je suis désolé mais tu passes juste pour un gland. De toutes les personnes qui t'ont lu je suis sur que personne ne t'a pris au sérieux ! Mais malgré tout, t'aime bien faire ça à ce que je vois. Depuis le début du texte tu n'arrêtes pas de me lancer des répliques genre “j'ai conscience que je suis un personnage de fiction et le monde qui m'entoure n'est que vaine illusion”.
Bon voila, maintenant que t'as joué ton petit tour de passe passe masturbatoire je propose de continuer l'histoire. Bon, le coup de l'histoire d'amour c'est mort mais je peux toujours m'arranger, qu'ais je encore en stock de plausible ...

Enfin bon ton histoire on s'en branle un peu.

Pourquoi toujours cette agressivité ? Cette vulgarité, tu peux pas t'exprimer normalement bordel de merde ?

Soyons franc, j'ai autant conscience d'être un personnage de fiction qu'un poule morte est dans la capacité de péter un mur ! L'histoire, même celle de base, n'avait jamais pour but d'aborder je ne sais quelle histoire d'amour … D’emblée tu voulais mettre en scène cette pseudo “interaction” entre le narrateur et le personnage. Tu voulais faire comprendre aux gens que même si le personnage de fiction avait l'apparente conscience d'être un personnage, il n'a néanmoins aucune réelle conscience de quoi que ce soit. Tout ce qu'il dit, même dans sa clairvoyance, est mis en scène et préparé à l'avance. Tout cela étant voulu par un seul mec dont je tairai le pseudo vu que c'est un concours anonyme. Force aussi est de constater que, à défaut de le faire comprendre habillement aux lecteurs, tu t'es arrangé pour me le faire dire de manière complètement explicite, bravo l'auteur !

C'est vrai que c'est ce que j'ai voulu faire, mais pas dit que les gens apprécient ...

Tu crains quoi en fait ?

Je sais pas vraiment, peut être vont ils être réfractaires à ce style de narration. Je pense que certains penseront que le texte est pédant et fait preuve d'élitisme masturbatoire. Je vois d'ici les commentaires “l'auteur ne sait pas où il va”, “le texte n'a pas de sens”, “le texte se donne un genre” et d'autres trucs dans le style !

C'est vrai que j'ai moi aussi toujours eu du mal avec ces “œuvres” qui veulent la jouer mise en abîme style “l'oeuvre dans l'oeuvre” ça devient vite un beau bordel.

Pas faux, manque plus que des voyages dans le temps et on touche le gros lot !

C'est quoi déjà le thème du concours ?

“Transgression”, faut dire qu'on est assez dedans. A ton avis tu penses qu'on doit expliquer le but de ce texte ? Histoire que les gens comprennent ?

Ça serait pas un peu prendre les gens pour des cons ?

Oui, mais comme ils le sont ça va nan ?
Mais comme le thème est la transgression on peut dire qu'on va … … ... “transgresser” … leur respect en leur dévoilant le but de ce texte … nan ? Ça marche pas ?

Mec, c'est très très très faible comme argument.

Chut et souris à la caméra peut être certains y verront de l'audace !

M'ouais … mets au moins ça sous spoiler.

Pas con !


Spoiler: Montrer
Voila, l'idée du merdier est de mettre en avant un personnage, Simon, qui a conscience d'être dans une fiction. De ce fait, il constate son inexistence par rapport à la réalité et le vit plutôt mal, un texte n'étant qu'un amas de mots. Mais là bim … Twist ! Car en fait, le personnage est, de par sa nature, une création, un pantin. De ce fait, même ses états d'éveil sont voulus et contrôlés par l'auteur du texte, il n'y a donc pas de conscience de la part de quiconque dans ce texte, juste l'auteur qui fait mumuse.

Spoiler: Montrer
Ouaip, bon on a dit pas mal de truc, manque plus qu'à trouver la fin, pfffffffffffffffffffffffff je sais pas trop, je propose juste de ne plus rien dire.

Vendu !

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Dernière édition par Celeglin le Sam 5 Juil 2014 22:07, édité 4 fois.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Sam 5 Juil 2014 16:54 
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(Au fait, Cel, c'et gentil de nous avoir fait une liste des titre, mais sans lien à part faire joli je vois pas trop l'intérêt. ^.^ Mais sinon oui, j'ai accessoirement lu les textes.)

Et j'ouvre le bal en accordant aucun points à :


Coco l'asticot, encore et toujours de retour :

g otan rigolé ke deuvan cipri1 gaming lol. Le le "fin" à la fin était juste magique, alors je donne tout mon soutien pour cet "enfoiré de rappeur du ghetto". J'aurais bien dit Mustang ou Nekko s'ils avaient pas arrêté de venir ici et sur TB (quoique ils doivent jeter un oeil de tant en temps), alors je dirais vista à la limite. Donc pas de points.

Aller simple.
Hm... Je ne suis pas convaincu. L'histoire est bonne, le style aussi, sans plus. Rien qui surprend vraiment, rien qui pt'emporte, qui suscite l'émotion, qui te fait rire. C'est bien, mais voilà quoi, c'est pas un truc que je relirais et relirais. On a quand même quelque tournures de phrases qui font un peu bizarre, même si ça contrebalance avec d'autres passages mieux narrés ; la description du monde où tout est encadré, tout est dirigé, pour permettre une espérance de vie plus longue a fait un peu flop, même si c'était pourtant un beau monde facilement exploitable même en dix mille caractères. Doncpas de points, désolé solino ! (Et tes projets d'écriture, ça avance ?)

Noob vs Hacker :

Euh... Désolé, mais ce n'est pas pour moi. Je l'ai su dès le titre en fait. J'ai quand même lu le texte histoire de, mais bon, sans commentaire, j'ai pas très bien compris le principe. C'est pas assez n'importe quoi pour faire un fake mais quand même, j'ai failli avoir des doutes. Tu ne fait que décrire deux persos buildcheat qui se tapent dessus dans un MMO quelconque pendant un paragraphe puis fin. Ok, ce sont des hackers, donc ça respecte le sujet mais... Je vois pas bien ce que ça a à faire dans un concours d'écriture. Pas de points.

Illusions :

Pas grand-chose à dire, pas très original et un peu hors-sujet à mon goût, même si ça reste bien écrit. Un peu trop court, un peu trop "détaché", comment dire... C'est pas assez romancé, narré, pour faire une bonne light novel mais pas assez poétique non plus pour faire un petit fragment poétique, donc pas transcendent. Les fautes d'orthographes dérange beaucoup la lecture. Dommage, on sent que tu aurais pu faire mieux. Donc pas de points pour toi. (Je table sur Enitu.)

Noissergsnart :

Mouais, ça peut être marrant, petit délire schizophrène, t'aurais quand même peu pousser ça un peu plus loin à mon avis. J'aime bien les moments où le dialogue s'emmêle et où on se retrouve plus entre qui est qui et qui fait quoi. Pour le troll de Naruto et Bleach, bon, même si je suis d'accord, je trouve que ça part un peu loin, ton texte devient presque un troll lui-même alors qu'a la base il était juste comique et original. Donc l'idée de base surprend, mais ce n'est pas très bien exploité, donc pas de points..

Onanisme d'un yaourt de fruit :

Euuh... D'accord...? Il est le premier texte que j'ai lu, (le titre oblige), mais dis-moi, a quel moment dans ton texte figure la masturbation d'un yaourt au fruits ? Je crois ton texte va remporter le Prix Annuel du Titre le Plus Chelou ainsi que le Grand Prix du Titre Hors-Sujet à l'unanimité. Sinon, c'est... Bizarre. Au début, un shcéma plutôt classique, un mec malheureux qui pense au suicide, qui essaie de s'en défaire mais n'arrive pas, etc. Puis au moment où il se suicide ça part en testicule, un diable vient le torturer de manière très atroce et très explicite (là, c'est de la violence gratuite, j'ai pas trop compris), pour qu'il devienneun diable à son tour et qu'il torture tous les gentils petits suicidaires qui deviendront eux aussi des diables tortionnaires ? Euh... Je crois qu'il a une chance dans le Prix Estival du Texte le Plus Chelou, catégorie Sadisme ou Glauque. Nan, sérieusement, si j'avais bien aimé en voyant le titre, puis l'intro, c'est beaucoup trop n'importe quoi à mon goût. J'ai sûrement dû louper quelque chose, mais tout de même, aucun point pour toi.

trAnsGRESSION :

Mouais. Je ne suis pas fan de l'aspect "histoire qui font peur qu'on se raconte la nuit quand y'a l'orage et qu'il fait tout noir". Pareil pour le “papy papy, raconte-moi une histoire!” Sur la forme, c’est pas mal, fluide, un peu trop, mais ça reste bon. Mais bon, l’histoire en soi… La chute en elle-même ne m’a absolument pas surpris mais était très bien amenée. Malgré ça, pas de points.

Ukcisfodjlhik :

Ah, deuxième certitude pour toi Phénix Dragoon, de parler de Rémy, Wess, et Sky t'a trahie. Et puis les commentaires épiques en italiques au début et à la fin, ça ne peut être que toi. Mais quand tu parles du texte comme "l'oeuvre de ta vie", c'est sérieux ou c'est juste pour donner un style épique au texte ? Sinon c'est pas mal, on retrouve ton style d'heroic fantasy qui commence à devenir famillier, perso ça va, même si c'est loin d'être ce que je préfère. Le problème est que je n'ai pas bien compris le texte, le lien entre les quatre texte est vraiment infime, donc ça ne m'a pas trop plu. De plus, même si ce sont de court textes, c'est lourd, c'est un seul pavé pleins de noms qu'on ne connais pas et de descriptions trop lourdes pour passer comme ça mais trop sommaire pour qu'on s'y retrouve. Donc c'est pas mal, mais on a vu mieux, donc pas de points pour toi.


Je continue en accordant un à douze points à :

Deux scribes pour l'humanité

Pas mal, Chaosx, pas mal. (L'époque, les noms, le style, les cris en majuscules, tout y est, je suis persuadé que c'est toi.) C'est bien écrit, même si on retrouve quelque tournures de phrases qui dérangent un peu (expédia une attaque verbale, d'innombrables mutilations caractérisaient son visage, et d'autres dont je ne me souviens plus). L'histoire en soi est bonne, et c'est un exploit d'avoir réussi à faire passer ça en dix mille caractères sans que ça fasse trop léger ou trop condensé. Le seul truc qui fait un peu tâche, c'est le mec qui invente l'écriture pour remporter une guerre, ça a aucun sens. L'écriture est une évolution du dessin qu'on utilisait jusqu'alors, ça c'est fait au fil des siècles, pour son utilité plus pour sa "puissance", et l'histoire du mec qui a inventé l'écriture... Oo Mais c'est néanmoins une bonne lecture qui mérite ses 1 points.

>> Cui Bono ? << :

Rien que pour le coup du texte en code, chapeau. J'ai rit et aimé ce texte avant même de commencer à le lire. (C'est pour ça le point coup de cœur, parce quand même c'est fort.) Le texte en lui-même, il est bon, sans plus. Le problème étant en la seconde transgression que tu as intégré au texte, le texte en boucle qui se répète. L'idée en soi est bonne, et surprend même si ce n'est pas le summum de l'originalité, mais... Je trouve que tu ne l'a pas très bien exploitée. L'intro, même si on fait abstraction du mot tout seul, sonne un peu faux à mon goût. Durant le développement, on se demande ce qu'elle faisait là, quel sens ça avait. C'aurait été à mon avis beaucoup plus intéressant si, hormis le mot seul au début, le texte avait été parfaitement normal et compréhensible. Et puis il y a cette phrase qui m'a fait tiquer :
Citation:
...notre regard fut attiré par la mer. Elle était agitée. Anormalement agitée. Rien, ou presque, ne pouvait laisser supposer qu’elle le soit. Et puis il y eut cette sensation bizarre, étrange et fort désagréable. L’idée que quelque chose n’allait pas, que cette mer mouvementée...
D'abord il voit la mère mouvementée, puis en fait nan, mais au final si ? La phrase en italique fait tout de même un peu bizarre... (Et, euh...Je n'ai aucune idée de qui peut bien l'avoir écrit. (Phenix Dragoon ? cel ?) Bref, 2 points et un ♥.

Plat du jour :

Pas mal, pas transcendant mais pas mal. Je plus trop quoi dire sans me répéter pendant commentaires, preuve que je commence à saturer. Tu fait partie de ces quelques textes de début, millieu de classement, qui se lisent avec entrain, qui se termine sans se forcer, mais qui ne laissent pas d’impression particulière, qui ne marquent pas, un peu comme le Tournoi des Bienfaiteurs ou Lucie ou rien. Donc encore une fois bien, sans plus. Et 3 points en cadeau.

Hunger Ga... Le tournoi des bienfaiteurs :

Heu... J'en ai marre de mes théorie foireuses à 1% donc je vais pas essayer de deviner. Mais j'ai bien aimé ! J'ai été un peu réticent quand au début, le principe étant vu et revu, et également très difficile à faire passer en 10 000 caractères. Pourtant, c'est bien exploité, au final on arrivera jamais dans l'Arène, grâce à la révolte des bienfaiteurs. Quelques incohérence, par exemple, Thomas manque de s'étouffer et se débat un peu, une balle dans la tête, mais le voisin du protagoniste, il a le temps de se lever (où est passé sa ceinture), de archer tranquillement vers le chef, de lui en coller une, et seulement après il se fait tuer ? Sauf erreur de ma part il manque une certaine logique, même si le texte reste bien écrit. Par contre, "un humanoïde", je suis le seul que ça dérange ? Humanoïde est un adjectif, un être humanoïde ça va, un crâne humanoïde aussi, mais un humanoïde tout court nan, ça ne veut rien dire. (Et, au fait. 4 points.)



Le guerrier Tsan :

Pas mal, pas brillant d'originalité mais pas mal. Histoire qui commence assez classiquement, du ver de terre qui tombe amoureux d'une étoile, je m'étais attendu pendant une bonne partie du texte à ce que "elle" se repent et s'enfuie ave le guerrier Tsan jusqu'au bout du monde et de leurs vie, mais finalement nan, elle meurt, simplement, directement, pas mal. Le guerrier lui devient fou et tue tout ces camarades, (on se croirait un peu dans Star Wars le mec abat quarante-douze mecs plus puissant que lui simplement parce qu'il a le seum). J'ai bien aimé le rythme du texte, avec le décompte des secondes, et puis c'est très bien écrit. Je n'ai pas eu de tournures de phrases cassant le rythme ou sonnant faux, tout était là pour nous mettre dans la scène avec le guerrier fou et sa belle. Je t'attribue donc 5 points.

Lucie ou rien :

Bien, très bien, moi qui d’habitude n’aime pas trop les textes en dialogues comme ça, là j’ai bien aimé. Le problème est toujours que moi, j’aime bien les longs textes détaillés, avec pleins de descriptions lourdes et louurdes, là je je kiffe, donc un texte en dialogue, d’habitude c’est pas trop mon truc. Mais ça c’est bien, du début à la chute, mais ça reste juste bien, sans plus. Donc voici 6 points pour toi et soit fière tu ouvres la deuxième partie de classement. ^.^

Un fâcheux flash :

Ha ! Super texte, super intro, développement, et chute. Une super bonne lecture, fluide et agréable, on s'imagine très bien le garde dans son hangar en train de chercher ce qui n'est au final qu'un autre garde. C'est très bien écrit, on s'imprègne de tes mots et on perçoit la scène comme si on y étais. Petite erreur, enfin erreur, c'est parce que j'ai aucun vocabulaire, mais lorsque tu dis que "en conséquence , il dû aller chercher une lanterne", ce n'est pas très français. Où c'est "par conséquent, il prit une lanterne" où "il agit en conséquence et prit une lanterne", mais pas l'inverse. (Il me semblerait bien quand même.) Et puis surtout, une incohérence : au début du texte, on voit une silhouette s'enfuir, puis ensuite survint le flash. Alors qui si on suit la logique, la silhouette, tout comme le garde à la fin du texte, s'enfuit à cause du flash. Ca ne prend pas beaucoup de sens. Mais malgré cette peutètrerreur qui reste à élucider, j'ai aimé ton texte et te donne 7 points.

Wade Wilson contre les Réplicants <-- Celui qui a écrit ce texte n'est qu'une serpillière à foutre ! :

Concernant le titre, j'avais cru à un ajout de cel en voyant la liste, mais vu qu'il est réécrit en dessous et qu'en plus, serpillière à foutre, ça veut rien dire, je pense qu'il s'agit du titre original. Si on veut. Puis j'ai lu texte et j'ai compris. Et j'ai beaucoup aimé ! J'adore le principe du narrateur qui dialogue avec son protagoniste, tout en essayant de faire tenir une histoire debout alors qu'ils s'enguelent et font partir l'histoire dans tous les sens. Le dialogue du début 'a fait sourire, parce que je ne l'ai justement pas lu avant de lire le texte, mais je l'approuve : on a un texte empli de conneries et de grossièreté (qui dérangent parfois, c'est vrai que ça accompagne le style mais bon des fois...), une tirade philosophicolittéraire puis re du n'importe quoi. Dommage. Mais malgré ça je t'accorde 8 points !

La conscience d'Arthem :

Super. Encore un texte qui m'a fait sensation. Surtout le début en fait, sur le mec (dans ma tête c'est même un môme) dont la conscience l'identifie à un cosmonaute coincé dans son costume,la description qu'il en fait, j'ai trouvé ça très beau. J'aime beaucoup la différence que tu fait entre la conscience d'Arthem et Arthem lui-même, comme si par sa foli elle s'était détaché de lui. Ensuite, a s'accélère, ça part un peu en vrille, mais ça reste bon, même si je n'ai pas très bien compris le but. Mais j'ai bien aimé le principe de la conscience du légume qui commence à s'échapper, à rêver de liberté... Rien à redire sur la forme, rès bien raconté. Et puis : "c'est une belle couleur le glauque." Image
Voici donc 10 points pour toi, euh... Je n'en ai aucune idée...?

Franchir, ou ne pas franchir, tel est la question :

Enitu peut-être ? Ça me surprendrais pas. Mais sinon j'adore ! L'introduction, la chute, les personnages (l'architecte fou, le placide assistant), les petites touches d'humour noir et déjanté parci par-là, tout y est. La fin m'a particulièrement plu, personne ne peut transgresser se spropres règles, ses propres limites spirituelle. Je n’ai pas grand-chose àdire après trois jour de ccommentaires sans relâche, mais ça, c’était vraiment bien. 12 points, plus mon deuxième ♥ . (Deux pour 20 textes, c'est bien trop peu >.<) Et au fait, à quelle heure "une noirceur à faire pleurer une luciole" ça existe comme expression ? XD

C'est tout pour moi, à l'année prochaine j'espère, j’essaierais de participer !
Et au fait : FIRST !!


Dernière édition par Hi Im Pineapple le Lun 21 Juil 2014 10:40, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Sam 5 Juil 2014 22:32 
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Je viens de faire mon classement!

Dixième place (1pt) : Illusions
Intrigue philosophique intéressante, mais les tournures de phrases sont parfois maladroites au point de nuire à la compréhension et beaucoup trop de fautes.

Neuvième place (2pts) : Le tournoi des bienfaiteurs.
Le contexte est un des points forts avec les descriptions et l’intrigue, mais les fautes et la syntaxe gâchent l’œuvre.

Huitième place (3pts) : Un fâcheux flash.
Les descriptions et l’intrigue sont bien ébauchées avec un vocabulaire impeccable, mais je sens le texte trop incomplet au niveau du scénario (surtout l’évadé, pourquoi était-il en prison, qui était-il?). Tu aurais pu rajouter du texte, surtout au début.

Septième place (4pts) : Aller simple.
Le vocabulaire est magnifique, très peu de fautes et les descriptions sont intéressantes. Malheureusement, le contexte d’introduction (sur la société fictive en particulier) n’a pas été bien inséré et exploitée. Aussi, il y a quelques tournures douteuses qui peuvent compliquer légèrement la compréhension chez les lecteurs.

Sixième place (5pts) : Onanisme d’un yaourt aux fruits.
Le texte a eu un très bon départ avec la description sur le mal-être du personnage, très palpable au niveau de l’émotion. Hélas, cela s’est gâté dès le milieu quand l’action a accéléré. Les descriptions n’étaient plus assez nombreuses et vives pour faire susciter des émotions chez le lecteur.

Cinquième place (6pts) : Noob vs hacker
Les descriptions (personnages, combat, etc.) et l’intrigue sont bien exécutées, mais les textes sur les jeux vidéo ne font pas partie de mon domaine d’intérêts. Hélas, il y a un peu trop de fautes et l’action se déroule un peu trop rapidement à mon goût. Aussi, tu en fais un peu trop sur les informations du combat et toutes les techniques. On a tendance à s’y perdre.

Quatrième place (7pts) : trAnGRESSION
Un discours magistralement mené du début à la fin avec une intrigue captivante et émotive. Malheureusement, il y a quelques fautes et l’introduction est légèrement bâclée (j’aurais aimé plus de descriptions au début).

Troisième place (8pts) : Le guerrier Tsan avec MENTION COUP DE CŒUR
Les descriptions et le vocabulaire sont impeccables. L’intrigue intéressante qui reflète bien les émotions et le spectacle issu d’un beau contexte historique et fantastique. Hélas, quelques fautes et lignes maladroites qui mélangent le lecteur (le cocu par exemple) au niveau des personnages. Pourquoi le coup de cœur? Un des meilleurs textes avec des combats gérés avec merveille et aucun point faible au niveau de l’introduction et de la conclusion.

Deuxième place (10pts) : La conscience d’Arthem
Bien qu’un peu court, ton texte démontre un vocabulaire impeccable, très peu de fautes, une émotion bien palpable et des métaphores très bien sélectionnées. Cependant, l’introduction est moins réussie pour accrocher le lecteur. Heureusement, tu te rattrapes dans ton développement et ta conclusion.

Première place (12pts) : Franchir, ou ne pas franchir, telle est la question avec MENTION COUP DE CŒUR
Le vocabulaire est très riche avec des métaphores amusantes et très peu de fautes. Tes descriptions et ton contexte sont extraordinaires avec une intrigue fluide et remplie de suspense pour cette légende. Simple à comprendre, tu as introduit un humour inoubliable! Il y a quelques petits défauts comme la parenthèse inutile au début et le manque de description d’Harfang (gens, maisons, rues, palais, animaux, végétation, etc.). Chapeau bas! Une vraie perle tragicomique!

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Dernière édition par Chaosx le Lun 14 Juil 2014 14:30, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Dim 6 Juil 2014 13:44 
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Donc à mon tour de juger et de classer les textes. N'ayant pas participer l'année dernière j'avais aucune idée de la qualité des écrits et j'ai été vraiment content de voir des textes très très bons ! Les classer a vraiment été difficile parce que y'en a vraiment des oufissimes, si je peux me permettre l'expression ! Je dois dire que j'ai fait le classement au feeling, sans prendre en compte la syntaxe, ou autres. C'est vraiment sur le ressenti à la fin de la lecture. Sans plus tarder, voyons le classement !

Dixième place (1 point) : Plat du jour
Je m'attendais pas à cette sorte de sujet mais ça s'est révéler plaisant à lire. Et la blague de répétition est bienvenue je trouve dans cette ambiance glauque jusqu'à la fin qui est vraiment, vraiment chelou dans son genre.

Neuvième place (2 points) : Aller simple
Efficace. On accroche bien au récit malgré le fait que je trouve improbable les restrictions de l'état. Pour moi, c'est assez incohérent. Dommage.

Huitième place (3 points) : .trAnsGRESSION.
Le récit est bon, on rentre bien dans l'ambiance mais il y a un gros bémol : Quel papy irresponsable irait raconter une telle histoire d'horreur à sa petite fille de 7 ans ? Et la réction de la fillette me semble pas assez réelle justement pour une fillette de cet âge.

Septième place (4 points) : Franchir, ou ne pas franchir, telle est la question
Vraiment sympathoche, plutôt drôle, j'ai beaucoup aimé les personnages, les descriptions, les références, les figures de styles ("à faire pleurer des lucioles", entre autres). Non, vraiment très bon.

Sixième place (5 points) : Deux scribes pour l'humanité
Une bonne partie du texte c'est de la description, c'est pas vraiment ce que je préfère mais celle-ci est vraiment maîtrisée et plaisante à lire. Le contexte est bon, la morale est réelle même si aujourd'hui, les bienfaits de l'éducation ne sont plus à prouver.

Cinquième place (6 points) : Un fâcheux flash
Très bon, intelligent, la fin est vraiment sympa et inatendue. J'ai beaucoup aimé !

Quatrième place (7 points) : Illusions
Ici s'ouvre la deuxième partie de mon classement : les textes qui m'ont vraiment touchés. Je me suis (malheureusement) reconnu dans quelques lignes de celui et il m'a vraiment plus dans sont propos. Bravo à toi, l'auteur.

Troisième place (8 points) : La conscience d'Arthem
Je n'arrive pas à décrire mon impression vis-à-vis de ce texte. Il m'a laissé sur le cul de part sa qualité, les émotions qu'il dégage. Chapeau à l'écrivain, c'est vraiment un boulot de ouf.

Deuxième place (10 points) : Wade Wilson contre les réplicans
C'est méta, avec une bonne réflexion et de l'humour vraiment bon. J'ai vraiment keefer et j'y met un coup de cœur.

Première place (12 points) : Onanisme d'un yaourt de fruits
Si le classement entre les quatrième, troisième et deuxième position a été dur, j'étais certain de ma décision quant au premier. C'est ce récit qui m'a fait la plus forte impression, qui m'a le plus ému. Gros gg.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Dim 6 Juil 2014 14:13 
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C'est parfait les classements avancent petit à petit.
Je viens vous voir pour vous faire une demande d'ordre pratique : Pouvez vous mettre vos points coups de coeurs en couleur ?
Histoire que je n'en rate pas un.
Merci à vous !
Et continuez à faire vos classements, enjoy !

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Dim 6 Juil 2014 22:43 
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Bon et bien c'est parti pour mon classement. Comme l'année dernière je tiens quand même à dire que j'ai pris du plaisir à lire les textes et que c'est un évènement auquel j'aime beaucoup participer ne serait-ce qu'en votant. Et tout comme l'année dernière j'ai aussi mes critères personnels, que je décrirais pour chaque texte en bas. Aussi je tiens d'ores et déjà à dire que mes goûts en plus d'être totalement foireux et étranges sont subjectifs et que si je n'ai pas aimé cela ne veut pas dire que le texte est nul. Enfin je donne juste mon avis en essayant de retranscrire mes sentiments le plus possible, à ne pas prendre personnellement évidemment, vous savez que je vous aime tous :p Bref c'est parti :

Les textes qui n'ont pas de points de ma part :

Coco l’asticot, de retour encore et toujours & Transgresser & Pour toi

Alors ces trois là je les met dans le même paquet puisqu'en fait je m'y pose la même question, les auteurs ont-ils voulu vraiment inscrire ce texte dans le but de coller au "cadre" du CCE et d'hypothétiquement viser la 1ère place? Autrement dit n'est-ce pas des textes soit parce que c'était drôle soit parce que j'avais envie de participer en 5 minutes soit parce que je voulais faire à côté de la plaque. Du coup ce ne sont pas des textes à prendre au sérieux, et vu le court temps qu'il m'a fallu pour les lire je pense que l'implication des auteurs a été tout aussi longue (ou du moins le temps pour avoir l'idée). Du coup ça ne prend évidemment aucun point ^^

>> Cui Bono ? <<

Apparemment ça a fait plaisir à Zedka parce que moi le coup du texte en code ça m'a plus embêté qu'autre chose. Je veux dire déjà le site sur lequel on convertit est absolument dégueulasse pour la lecture (du coup me suis pas foulé j'ai copier coller ici) et ensuite.. pourquoi? Je veux dire j'aurais pas été contre si seulement ça avait un lien avec le thème ou le texte mais là à part transgresser la forme ou de transgresser le fait qu'on est pas sensé le lire sur la volonté je vois pas. Et comme je le dis le confort passe avant tout et ce texte n'était pas confortable.

Pas confortable pour la raison cité plus haut mais aussi en lien avec le titre, j'y vois aucun rapport et à moins que je suis passé à côté total c'était déjà un mauvais point pour moi. Et ensuite parce que même si je dois avouer que le coup du texte en boucle est bien trouvé et que c'était une bonne idée je la trouve mal exploitée parce que c'est à la fin qu'on se rend compte de cette idée. Normal me direz-vous. Le problème c'est que tout le début du texte en devient brouillonne et un peu incompréhensible et même en le lisant une deuxième fois, le début passe mal. Du coup à part pour l'idée du texte en boucle qui malheureusement ne fonctionne pas aussi bien que ça ici, je n'ai pas vraiment aimé ce texte désolé ^^'

Deux scribes pour l'humanité

Alors là on en vient à un de mes critères qui est personnel mais qui pour moi du coup est important. Pour ma part un texte du CCE doit être soit un One Shot, simple qui présente bien les choses et qui se finit, ou qui peut se lire sans avoir une suite tout simplement. Ou alors quelque chose qui donne envie, c'est à dire un peu comme Romance Dawn, on présente Luffy, le topo globalement, 2-3 actions et on laisse un truc plus ou moins évasif en se disant si on reprend le même univers etc.. On peut en faire quelque chose de bien.

Le problème dans ce texte pour moi c'est qu'il veut direct aller dans ce "quelque chose de bien" alors oui globalement j'ai pas vraiment à reprocher à ce texte mais il est un peu trop "lourd" pour moi. Trop de descriptions et surtout trop de personnages/lieux/choses balancés comme ça à la va vite. Uruk, Meskian, Agasin, Eanna, Kullab, Ubbusin, Enmerkar... en comptant les descriptions qui ne font que étirer vers la longueur pour pas grand chose on en perd de l'intérêt. En plus tu n'as pas choisi les noms les plus faciles (et un univers pas facile d'où ton envie de vouloir décrire je suppose) ce qui une nouvelle fois rajoute à cette sensation de lourdeur. Dommage car ça aurait pu donne un bon truc je pense.

Noob Vs. Hacker

Alors là dès les premières lignes je le sentais mal ^^ Outre le fait que ça soit du classique ça reste très brouillon rien que par la mise en forme, aucune aération ce qui gâche le plaisir de lire. Après en tant que joueur de jeu vidéo, je dois avouer que le texte m'a fait assez marrer de trouver des trucs style "Anneau de blabla", "Cac", "Flûte de machin" mais bon le texte est assez court, peu développé et cette sensation de brouillon qui rend le tout illisible achève la profondeur qu'il y aurait pu avoir dans ce texte.

Ukcisfodjlhik

Là c'est plusieurs reproches que j'ai fait aux textes plus haut qui peuvent être repris. Tout d'abord "What da fuck this title" ? J'ai rien contre les titres originaux et même compliqués mais je sais pas y'a une limite non?
Ensuite même reproche que pour Deux scribes pour l'humanité trop de personnages... trop de descriptions, trop de trucs... Aussi tu peux faire un fond super intéressant si il y a des petits à côtés comme ça qui te gâche ce plaisir de lire, on en retiendra rien. Et personnellement je n'ai rien retenu du texte. Alors je sais bien que c'est fait exprès vu le petit mot à la fin mais là encore une fois si je n'ai pas été embarqué dès le début alors pour moi c'est raté.

Et - tout comme de nombreux textes malheureusement - je ne comprends pas cette manie à vouloir caser le mot "transgresser" pour faire style on a collé au thème c'est bon, y'a transgresser, j'ai même mis une explication, vous avez vu comment elle est trop bien la transgression?
Non pour moi un bon texte c'est un texte qui sait faire passer la transgression sans qu'il y revienne, qu'à la fin on se puisse se dire tout seul, y'a une transgression etc.

Un fâcheux flash

Apparemment dans les posts m'ayant précédé pour ce que j'ai lu en diagonale il a plutôt plu ^^ Pas à moi en tout cas, je trouve l'histoire menée assez mal gérée. Certes c'est bien écrit et ce texte a des qualités mais le tout ne m'a pas accroché, peut-être que je n'ai tout simplement pas été embarqué dans l'histoire et du coup après ça devenait assez fade pour moi ? Toujours est-il que même en relisant le texte je n'arrive pas à accrocher, désolé =/

Onanisme d’un yaourt de fruits

Une nouvelle fois, "What da fuck this title?". Et je l'avais déjà dit l'année passée mais les trucs gore, sadiques et j'en passe tout ce qu'on pourrait dire pour qualifier ce texte c'est vraiment très peu pour moi. Le début commençait sur des bonnes bases on va dire pourtant, ça accrochait puis ça part en sucette total et ça devient n'importe quoi, plus d'histoire, que de la description gratuite et de plus dans un genre qui me déplaît, je ne pouvais donc que le mettre hors classement. (Je sais bien qu'en règle générale c'est Dark Knight qui aime bien faire les histoires comme ça je ne sais pas s'il a participé cette année mais je lui avais déjà fait la même reproche l'année dernière donc XD)

Noissergsnart

A la base il était dans mon classement maintenant en réfléchissant, rah j'ai pas pu le mettre. J'ai voulu parce que mine de rien il m'a fait rire et c'est un texte qui certes tourne autour du mot transgresser etc. Point faible que j'ai dit plus haut mais là c'était bien fait parce que c'était le but du texte. Maintenant cette bonne idée du "qu'est-ce qu'on fait pour le CCE" en dialogue schizophrène aurait dû être plus appuyée, là c'est beaucoup trop court et le passage sur Bleach et Naruto totalement gratuit j'ai pas trouvé ça de la plus grande intelligence et utilité pour le coup.
Dommage car un texte se mettant dans la peau de l'auteur d'un texte pour le CCE en décrivant ou en imaginant tout ce qu'il a pensé ou pu penser aurait été vraiment intéressant !

Les textes qui ont des points de ma part :

Wade Wilson contre les Réplicants <-- Celui qui écrit ce texte n'est qu'une serpillière à foutre ! : 1 Point

Je suis désolé mais je peux pas donner plus d'un point à ce texte. Et encore j'ai vraiment hésité à le mettre hors classement parce qu'il le mériterait. Mais voilà c'est un peu comme le texte de vista l'année dernière, y'a une bonne idée qui fait que j'ai été tenté de le mettre dans le top 10 quand même, le narrateur qui parle au personnage c'est intéressant, le petit mot au début c'est intéressant (que j'ai bien respecté d'ailleurs) mais après qu'est-ce que c'est chiant dans l'écriture, je passe tout les mots qui gâchent la lecture et l'histoire totalement inexistante parce qu'il y en a des défauts dans ce texte pour le coup. Mais bon comme c'est écrit dans le texte "Ce texte est dédié à tout ceux qui ont pensés faire un texte ne respectant pas les conditions obligatoires du concours.".

Et bien pour ma part cette 10ème place est dédiée à tout les textes au-dessus hors classement, parce que ce texte réunit à peu près tout les défauts cités au-dessus.

.trAnsgression. : 2 Points

J'aime bien l'idée du papy qui parle à sa petite fille et qui lui raconte une histoire, c'est bien mené, ça donne envie de lire etc. Et heureusement qu'il y a ça parce que les histoires d'horreur au coin du feu c'est absolument pas mon truc puis mince quoi aucune cohérence. Un grand père ne raconterait absolument pas ça à sa petite fille de 10 ans.
Du coup la première moitié du texte est bien, l'autre un peu moins. Je propose qu'on change l'histoire et que le papy en raconte une autre plus épique et là le texte gagne quelques points o/

Aller Simple : 3 Points

Plus ou moins même chose que le texte Un fâcheux flash + Trop de dialogues cette fois. Certains partent trop rapidement dans descriptions qui tuent l'histoire, ici il n'y a pas assez de matière autour pour qu'on puisse à mon sens bien saisir l'univers, la finalité du truc, les pensées des personnages et tout simplement l'action qui en devient brouillonne ^^ Du coup pour ce texte j'aurais bien aimé un remaniement, une explication de l'auteur plus "posée" après le concours parce que c'est tout de même le genre de texte qui peut me faire dire "On peut en faire une suite, ou une histoire etc." donc même si je n'ai pas forcément tout saisi ou pris un grand plaisir j'ai voulu le récompenser en le mettant dans mon top 10 sachant qu'à la base il n'était même pas dans mon top ^^

Voilà à partir de là ce sont les textes qui m'ont bien plu


Lucie ou rien : 4 Points

Un texte qui m'a bien plu, j'ai trouvé les personnages globalement intéressants, en tout cas ils donnaient envie de les connaître davantage et une histoire qui donne tout autant envie. Le dialogue fonctionne à peu près bien donc au final c'est un texte à peu près bien. M'enfin je regrette une fois de plus le manque de cohérence, la fin notamment ne me paraît pas vraiment réaliste, le "héros" je sais pas. En fait le tout fonctionne car c'est assez fluide mais je ressens aussi quelques petits blocages, c'est difficile à exprimer mais je dirais que ce n'est pas assez réaliste dans les réactions des personnages et dans les dialogues même si c'est fluide.
J'ai bien aimé toutefois la question du bonheur collectif ou bonheur solo, et comme dit plus haut des textes qui donnent envie d'un univers, d'une suite, d'une idée c'est déjà une bonne chose de faite.

Franchir, ou ne pas franchir, telle est la question : 5 Points

Entre le 6ème et le 3ème j'hésitais. J'essayais de faire le pour et le contre en me disant "tel texte a tel défaut", "tel texte a tel point positif", etc. Et puis j'ai relu Franchir, ou ne pas franchir, telle est la question et je me suis rappelé du truc qui m'avait majoritairement gêné. Mettre du Eddy Mitchell ou du Shakespeare dans un texte comme celui-ci avec cet univers ça colle pas du tout et personnellement ça me fait tiquer ^^'
Tout comme le fait de mettre des gros trucs en majuscule "ROMEO ROMEO" ou plein de "vite vite vite vite". Puis je passe le coup du "Il la pénètre profondément" fin bon le texte m'a beaucoup fait rire pour ces maladresses (quoi que c'était peut-être fait exprès) mais c'est aussi des trucs qui font que ça m'a gêné.

En tout cas le petit prologue m'a tout de suite mis dans le texte et il a beaucoup perdu vers la fin avec notamment les maladresses comme j'ai dis mais également que c'était moins intéressant, tout le blabla sur l'être humain a beau passer des épreuves il n'est pas capable de transgresser etc... Je trouve ça plus ou moins inutile (mais surtout plus) et ça rejoint parmi les défauts cités plus haut. Toutefois j'ai bien aimé l'intro et ça donnait envie donc 5 points c'est pas mal ^^

Plat du jour : 6 Points

Ce texte m'a beaucoup fait penser à Humble proposition pour empêcher les enfants des pauvres en Irlande d’être à la charge de leurs parents ou de leur pays et pour les rendre utiles au public de Jonathan Swift ce qui m'a fait marrer en le lisant ^^ Outre cette petite anecdote inutile, je trouve le texte intéressant, j'aime beaucoup l'alternance entre le job et la vie familiale, la blague sur l'ingrédient fonctionne bien, l'histoire est fluide, donne envie d'être lue, c'est globalement bien écrit et j'ai également beaucoup aimé la conclusion. Pas grand chose à redire sur ce texte, j'ai bien aimé :D

Le tournoi des bienfaiteurs : 7 Points

Trop classique pour que je puisse véritablement le mettre dans un top 3. Alors certes les Battle Royale, Hunger Games et j'en passe... quand c'est bien fait c'est toujours attirant car on découvre toujours des personnages, des univers, des associations, des organisations etc.. Ça donne vraiment envie d'avoir une suite surtout que comme je le dis c'est bien fait, bien écrit, j'aime bien les descriptions, les dialogues etc.. Mais trop classique ^^
Et je me demande si un jour on aura une histoire de Battle Royale mais qui se passera normalement, sans rébellion, nan juste un connard qui gagne. Je me demande ce que ça pourrait donner.

Le guerrier Tsan : 8 Points + Coup de Cœur

Chaosx a très bien parlé de ce texte, quelques maladresses mais ça reste très bon pour moi, j'aime bien l'univers mis en place, l'introduction du héros, des guerriers Tsan en général, de la belle, et du guerrier qui se contrôle en expirant de 1 à 10. La conclusion est parfaite aussi je trouve, j'étais vraiment pris dedans, que ça soit du début à la fin. Rien à redire ^^

La conscience d’Arthem : 10 Points

De base je pensais pas le mettre si haut et finalement second quand même ^^ Beaucoup aimé les passages avec les "différentes consciences", perdue, amoureuse, en puberté. Après une journée complète de lecture et 3h d'écriture et de commentaires sur les textes c'est difficile de trouver les mots mais l'histoire est accrocheuse, une nouvelle fois pas de défaut majeur à critiquer, après ça se joue à des détails pour gagner une place ou en perdre une. Rien d'autre à rajouter en fait par rapport aux précédents commentaires ^^

Illusions : 12 Points + Coup de Cœur

Y'a des textes comme ça qui te touchent et une fois fini, tu sais limite que tu vas le placer premier. Illusions fait partie de ce genre de texte. J'ai même failli lâcher ma larmichette. Non c'est quand même malgré les quelques petits fautes qui viennent me faire grincer des dents très bon, ça m'a rappelé un peu La Déchirure l'année passée de Cel avec un texte tout aussi efficace, philosophique (on aura reconnu Hegel au passage même si c'est pas la phrase exacte), des phrases courtes, une conclusion qui claque. On retrouve presque même le cadre identique.

Donc à part les maladresses d'orthographe et de ponctuation, c'est le texte qui m'a le plus touché et donc le texte qui mérite le plus les 12 points de ma part.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Mar 8 Juil 2014 20:41 
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Petit prélude à mon top pour préciser trois choses :

La première : Mes attentes sont assez pointus, du moins spéciales pour ce thème, pour moi c'est clairement l'audace qui va primer, le thème étant la transgression, j'attend donc de la malice par pack de 12. Attention, je dis pas que c'est comme ça qu'il faut voir les choses, juste que c'est moi qui fonctionne ainsi, autant j'apprécie les œuvres classiques, autant (que ça soit dans n'importe quel domaine artistique) j'accorde une place magistrale à la folie, à la transgression donc !

La seconde : J'avoue être exaspéré des textes qui se sentes obligés de caler le mot "transgresser" (ou transgression) juste pour faire un lien un peu racoleur avec le thème. J'ai rien contre les textes qui exploite le mot pour vraiment faire quelque chose dessus, par contre ceux qui balancent le mot juste pour le balancer je dis non (aka "j'ai transgresser les règles" <-- voila, ça de but en blanc, je dis non).

La troisième : Qui est très en lien avec la première. Voila, peut être ce que je vais dire va en irriter plus d'un mais je préfère vous le dire. Je ne suis pas du tout (mais pas du tout) réceptif à ce que j'appelle la "sur description". En effet, c'est quelque chose que j'ai retrouver dans pleins de textes, mais cette manière de tout décrire, absolument tout me gonfle, perso je m'en fous de la couleur des murs ou de la taille du protagoniste, ça grossi le texte (enfin ça rajoute de la longueur), ça me perd, ça m'ennuie mais plus que tout, ça brade l'imagination. J'aime m'imaginer les lieux rencontrés dans un texte, j'ai pas envie qu'on me prémâche le boulot en m'expliquant la couleur des troncs d'arbres de l'aller de platane bordés d'une route en terre séché usé par le temps sur plombant la cité Muzlouck dont les murailles sont faite en roches calcaires très clairs et sans orifices laissant penser un entretient régulier de la part de la garde des hiboux afin de blablablablabla. Vous voyez ce que je veux dire, je ne suis pas contre toute forme de description, mais stoppons le réalisme gratuit, ce qui importe, c'est la cohérence.

Bref, comme vous le voyez, j'ai des critères un peu "tout ou rien" et très subjectifs, ne prenez donc pas personnellement une critique acerbe de votre texte, il se peut juste que ça soit moi qui n'accroche pas, tout simplement :)

Voila.

Les textes qui repartent autant à poil qu'arrivés


Transgresser & Pour toi
J'aime l'audace quand il y a de l'audace. Encore une fois, je veux pas être méchant mais ... ya rien.

Ukcisfodjlhik
Ben on est en plein dans ce que je disais plus haut, le texte n'est pas mauvais mais je dis non à ce pâté, à cette sur description qui gâche vraiment le texte, de plus, la réflexion faîte sur la transgression est beaucoup trop bancale pour être considéré. Attention, quand on parle de vie, d'art et de transgression faut vraiment être sur de soi, parce que là c'est beaucoup trop light.

Prédiction d'auteur : Phénix (ton style + les noms ^^).

Le tournoi des bienfaiteurs
Le soucis que j'ai avec ce texte est que je n'y crois pas une seconde, j'aime bien les œuvres qui utilisent la formule du "on part sur des bases pas crédibles du tout mais on fait quand même en sorte de bosser le truc pour que ça passe bien", là les bases sont pas crédibles et la suite ne suit pas.
Le mec qui se lève comme ça et tout le monde qui suit, c'est très beau (bien que pas très bien mis en valeur) mais comme je l'ai dis, c'est pas cohérent une seconde. De plus, le schéma du récit est beaucoup trop classique (tout est plus ou moins prévisible ou pas/peu surprenant) ce qui est forcément un gros point noir pour le thème d ea transgression. Par contre j'aime bien l'idée de mettre un contexte de battle royale mais en mettant en scène l’action hors du tournoi en lui même. Pour le coup j'ai été étonné mais ça n'a pas suffis.
Attention, ne pas confondre réalisme et cohérence/crédibilité, l'univers de Mario est cohérent mais pas réaliste. La cohérence dépend de la logique dont est tiré le récit qui fait que, si c'est bien fait, on y croit, le réalisme lui c'est juste du copié collé du réel.

aller simple
Je suis désolé mais j'accroche pas des masses, le concept de base est très intéressant (l'interdiction de vieillesse) et originale mais encore une fois, pour moi, ça ne suit pas pour moi. Faut faire gaffe avec les dialogues qui se veulent percutants/punchline, ya de grosses chances de tomber à côté du truc et ça a alors un effet très négatif sur le texte, c'est le cas ici. Le dialogue principal ne marche pas pour moi, j'ai pas vraiment d'explication à cela désolé.

Noob Vs. Hacker
Non désolé, c'est lourd (la forme pèche à mort), ça surf trop sur la tendance "geek", ce texte parlera surement aux fans de MMO mais je ne vois pas du tout comment il peut intéresser les autres, je fais partie des autres. L'idée de faire se dérouler l'histoire dans un JV est excellente, le texte aurait pu tenter d'exploiter toutes les possibilités bugesque que permet un JV pour faire un truc vraiment fou, là j'ai un peu le sentiment que le texte veut juste se la jouer nerd à fond avec des termes vidéoludiques pointus (ou du moins précis).

Wade Wilson contre les réplicants <-- celui qui a écrit ce texte n'est qu'une serpillière à foutre !
Best longueur de titre ever, sinon un texte qui confond l'originalité et le too much, à vouloir faire trop de choses on fait rien ^^ Mais sinon des idées et postulats vraiment sympatoche !

.trAnsgression.
Ce texte met vraiment en action le papy le plus con qui soit ^___^
Le côté horreur me laisse de marbre (mais de base c'est un genre que j'aime pas du tout ...), l'histoire du papy enfant et de sa soeur zombie ... je ... pourquoi pas mais perso ça m'en touche une sans faire bouger l'autre, d'autant plus que la forme ne rattrape pas tellement les choses et la chute tombe un peu à l'eau. Je semble dur mais je pointe principalement les mauvaises choses du doigt, soyons clair, je n'ai lu aucun mauvais texte de tout le concours.

Prédiction d'auteur : Dark Knight.

Illusions
Je suis désolé, c'est bien, je sens que c'est bien, la forme est bien faite, le fond est pas mauvais non plus, mais j'ai un peu le même sentiment que quand j'écoute une bonne musique mais que je me dis "c'est bien mais je vivrai très bien ma vie sans re écouter cette musique", ben là c'est pareil, désolé :/

Plat du jour
Exactement le même problème que pour le tournoi des bienfaiteurs, je n'y crois pas une putain de seconde. Et puis la fin est hard, enfin le mari voit bien que sa femme réagit mal à son boulot, il lui annonce peu après sa mort et bien, dat cynisme, le mec combine ces deux malheurs et l'envoie à sa femme xDD


Les textes qui repartent avec quelques deniers de ma part !


10eme : Onanisme d’un yaourt de fruits - 1 point
Bof, j'aime l'idée encore une fois mais ça ne m'atteint pas des masses, pas fana de la gratuité de la fin mais globalement ça se laisse lire.

9eme : Lucie ou rien - 2 points
Le texte fini mal et ça c'est cool, mais encore une fois, les dialogues qui doivent être profond ne sont pas à la hauteur, j'avoue avoir levé les yeux à des arguments du genre "pourquoi me soucier des autres quand les autres se fichent de moi", si t'es assez intelligent pour provoquer l'apocalypse, pourquoi es tu aussi con pour balancer du gnagna comme ça. Le texte arrive à ne pas se planter malgré des voyages temporels et ça c'est cool.

Prédiction d'auteur : L'Ange Déchu (dat pessimisme et cynisme ^^)

8eme : cui bono - 3 points
Le coup de coder le texte me semble assez inutile, enfin ça apporte rien. Sinon le texte est bien construit bien que un peu lourd sur la fin, j'aime bien l'idée de parler de la nature en général et pas d'un cas à part.

Prédiction d'auteur : Pif Paf.

7eme - Noissergsnart - 4 points
On commence à la tenir cette audace qui me plait :p
Honnêtement j'ai "punit" ce texte pour son passage sur Bleach et Naruto, trop gratuité, trop bébé, je suis pas contre un pique au passage mais là c'est pas malin de s'acharner comme ça (et c'est quelqu'un qui se fout de ces mangas qui dit ça ^^). Texte peut être un peu court par contre, il aurait gagner à en faire plus.

6eme - Deux scribes pour l’humanité - 5 points
De tout les textes "classiques" c'est celui que j'ai le plus aimé, bien qu'on a le droit à ces descriptiiiiiiiiiiiiiiions encore et toujours, le texte est intéréssant et assez bon voir très bien écrit, rien de plus à dire, good job.

Prédiction d'auteur : Enitu.

5eme - Un fâcheux flash - 6 points
Une ambiance oppressante et angoissante, l'empathie avec le personnage est plutôt bien foutu et le texte ne fait pas l'erreur de durer trois plombes, bref on commence doucement à rentrer dans les très bons textes ^^

Ouais là on rentre dans les textes que j'ai kiffé !!!

4eme - Franchir, ou ne pas franchir, telle est la question - 7 points
Dat punchline, cette façon d'écrire j'accroche à fond, ce tragi-comique et cette chute très bien trouvé, on sent bien le côté archi décalé mais malgré tout presque réaliste, bref un texte parfaitement mené/controlé.

Prédiction d'auteur : Triplem.

3eme - La conscience d’Arthem - 8 points
Peut être le texte dans lequel je me suis le plus retrouvé, c'est très très juste à la fois dans le fond et la forme, comme le texte précédent une maîtrise parfaite du sujet. Le plus immersif selon moi !

Prédiction d'auteur : Celeglin.

2eme - Le guerrier Tsan - 10points + <3
Vous vous souvenez quand j'ai dis que les textes classiques c'est bof et la malice le bon, ben ce texte c'est l'exception qui confirme la règle. La description du début ne pique pas des hannetons et l'action se déroulant pendant le décompte est très bien mené, peut être la toute fin de trop mais c'est du chipotage. Bravo à l'auteur !

1er - Coco l’asticot, de retour encore et toujours - 12 points + <3
J'adore tout dans ce texte, les balises qui foirent, le titre, la taille, le style, l'explication du texte et le "Fin" qui m'a fat exploser de rire. Ce texte transgresse tout xDD

Prédiction d'auteur : Anto (et oui coco a failli être un putain de rappeur !).

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