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 Sujet du message: [Instrument] Pour changer ce titre, basse moi sur le corps !
MessagePosté: Dim 20 Sep 2009 20:25 
Ô-Totoro
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« La basse, c’est une guitare avec un manche plus long ? ».
« C’est vraiment utile comme instrument ? J’veux dire, on ne l’entend jamais. »
« C’est un peu un sous-instrument, les guitaristes peuvent facilement devenir bassistes, jamais l’inverse. »

Les trois petites citations au-dessus peuvent prêter à sourire, puisque je les ai déjà entendues pas mal de fois. Bien évidement, je n’en veux à personne, étant donné que la basse n’intéresse que les bassistes. Il y a un an, moi-même j’aurais été capable de sortir la même chose. Car contrairement aux autres instruments, la basse n’a pas une place de vedette dans un groupe musicale, elle est la timide. Vraiment ? Allons voir ça...


FACE A – INSTRUMENT

► Origines
La basse (appelée aussi guitare-basse) est un instrument qui a été créé au même titre que la guitare électrique pour pallier le manque de puissance de la contrebasse. Elle n’a pas été inventée ex nihilo. Sa création résulte du problème d’encombrement et de transport de la contrebasse, instrument acoustique énorme difficile à déplacer, ainsi que de l’émergence de styles de musique (Country, Rock’n Roll) nécessitant des instruments puissants.
Paul Tutmarc est l’inventeur de la première basse électrique, en 1933 qui ressemblait alors à un violoncelle électrique à quatre cordes. Toujours trop imposant, il décide de recréer un modèle en s’inspirant de la guitare électrique, plus petite, et en y ajoutant des frettes. Audiovox, le catalogue commercial de la société de Tutmarc propose dès 1935 ce modèle, qui est un échec commercial complet. Il faudra attendre 15 ans pour que Fender et Gibson sortent de nouveaux modèles de basses, la mythique Precision Bass Fender qui possède l'allure de la basse telle qu'on la connait, pour que l’instrument se popularise (grâce à, respectivement, Jaco Pastorius et Paul Mc Cartney).
Ce n'est qu'à partir des années 60 que la basse supplante la contrebasse dans le rock et la pop ; et elle devient véritablement un instrument soliste, grâce notamment à John Entwistle qui redéfinit son rôle et en fait une pièce charnière de la musique rock.


► Présentation
Une image vaut parfois mieux qu’un long discours, et elle permettra de présenter quelques termes techniques qui n’auront, de fait, plus besoins d’être expliqués :
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(Source)

► Particularité
La basse est l’un des rares instruments à avoir été d’abord amplifiée avant de connaître des versions acoustiques. Outre le fait qu’elle a été créée pour des besoins de puissance, cela s’explique aussi par ses notes accordées deux octaves plus graves qu’une guitare. Comprendre par là que la plus petite corde de la basse est plus grosse que la plus grave de la guitare. Les quatre cordes à vide de la basse sont, de la plus grave à la plus aigue : Mi (ou E), La (ou A), Ré (ou D) et Sol (ou G).
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En haut un manche de basse, en bas un manche de guitare.
De ce fait, le jeu de la basse est basé sur un son plus grave, plus lourd, plus rond, ce qui en a fait majoritairement un instrument d’arrière-plan. C’est du moins le rôle qui lui a été attribué pendant des années, à tel point que l’importance de la basse dans un groupe a été amoindrie par le fait qu’on l’entendait moins que les autres instruments (du fait de son rôle et de ses sons extrêmement sourds).
Pourtant elle est, au même titre que les autres instruments, essentielle à la musicalité, par sa double fonction. En effet, la basse combine à la fois mélodie (le manche) et rythme (la caisse), et sert à ce titre souvent de liant entre la batterie et la guitare. Son jeu est d’ailleurs beaucoup plus porté sur l’alignement avec la batterie que la guitare (on parle de groove basse/batterie). Cela en fait un instrument technique et difficile à maîtriser, tellement il est nécessaire pour un bassiste d’être en raccord avec le rythme.
On distingue aussi une variété impressionnante de styles de jeu, comme celui aux doigts (utilisation de l’index et du majeur de la main droite – pour un droitier – pour jouer, le pouce reposant sur la caisse), au mediator (comme pour la guitare, le son des instruments devient alors très proche et permet une très grande vitesse de jeu), au slap (jeu au pouce sur les cordes de Mi et de La, rappelant la grosse caisse de la batterie, et à l’index et au majeur sur les cordes de Ré et de Sol, qui représentent la caisse claire ; développé par Larry Graham et perfectionné par Victor Wooten) ou au tapping (jeu à la main gauche essentiellement, où les cordes sont directement percutées sur le manche et non plus au niveau de la caisse).
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Accord de la basse à quatre cordes : Mi, La, Ré, Sol.



FACE B – BASSISTS

Fini le blabla technique sur l’instrument et voyons ensemble quelque chose de beaucoup plus concret, grâce à quelques uns des bassistes les plus importants et influents, dispatchés en 7 familles. La liste n’est, évidement, pas exhaustive et reflète surtout mes goûts. Mea culpa d’avance pour tous ceux que j’ai oublié, ainsi que les styles musicaux que je n’ai pas représentés.

[Légende :
Nom de l’artiste
(Groupes ou label / années d’influence)
Aperçu de l’artiste
→ Avis personnel
♫ À écouter ♪
↨ Topic correspondant]


► Jazz, Blues, Soul
James Jamerson
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(The Funk Brothers / 50’s – 60’s)
Il est le bassiste non crédité d’une très grande partie des hits de Motown (label de musique de Détroit à qui l’on doit les Jackson Five, Michael Jackson et Steve Wonder). Peu connu du grand public, il est pourtant considéré comme l’un des bassistes les plus influents de tout les temps, à qui l’on doit une trentaine de hits classés n°1 (il dépasse à lui seul les Beatles). A une époque où les lignes de basse se contentaient des fondamentaux (jeu en quinte répété), les siennes étaient plus complexes et mélodiques. Il a révolutionné la manière de jouer de l’instrument, créant un « son Motown » particulier.
Je ne connais pas énormément James Jamerson autrement que par sa réputation mondiale, mais force est de constater que la plupart des lignes de basse que j’ai entendu de lui claquent méchamment. Un son bien imposant et mélodique en arrière-fond, qui rythme le morceau en y ajoutant un petit quelque chose ; excellent !
Darling Dear ; What’s Going On

Jaco Pastorius
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(Weather Report, solo / 60’s – 80’s)
Considéré comme l’un des derniers jazzmen influents du XXème siècle, il a popularisé la basse sans frette (dite « frettless ») et exploré son instrument autant sur le niveau rythmique que mélodique et harmonique. Il utilisait fréquemment la pédale d’effet, saturant un son qui n’est parfois pas sans rappeler Jimi Hendrix. Son sens du groove et la petite folie de ses prestations lui ont valu d’être reconnu comme un très grand artiste.
Pareil que précédemment, je ne suis pas un fin connaisseur de Jaco Pastorius, mais je ne peux m’empêcher d’être toujours très impressionné par ses compositions dont le son n’a pas pris une ride (il suffit de voir les bassistes de funk actuels pour voir que le style est très proche et n’a quasiment pas évolué).
Come On, Come Over ; The Chicken
Fusion ◄
Stanley Clarke
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(SMV, solo / 70’s – 00’s)
Contrebassiste de formation, Stanley Clarke s’est rapidement tourné vers la basse et a contribué à la fois à démocratiser le rôle du bassiste dans un groupe, surtout sur les solos ; et aussi à l’utilisation de la technique du slap qu’il a perfectionnée. Après 30 ans de carrière et un poulain – Victor Wooten – devenu star internationale, il monte avec celui-ci et Marcus Miller le groupe SMV, le rassemblement de trois des plus grands bassistes encore en activité. Rien que ça.
S’il est indéniable que le talent de Stanley Clarke est irrévocable, en revanche le son du bassiste crache beaucoup moins que beaucoup de ses confrères et je ne suis jamais totalement ébahi devant les morceaux qu’il interprète. Sans doute un des bassistes dont je suis le moins fan parmi tous ceux présentés.
The Dancer ; 1, 2 to the Bass
Victor Wooten
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(Wooten Brothers Band, SMV, solo / 90’s – 00’s)
Poussé par son frère Regi qui le forma à la basse alors qu’il n’avait que trois ans, Victor Wooten est issu d’une famille de musiciens dont il était le cadet, et qui a monté le Wooten Brothers Band. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands virtuoses de la basse. Il est le musicien qui a le plus apporté au slap en élaborant des techniques incroyables, comme l’utilisation de son pouce tel un médiator. Son sens du groove, sa technique, un son reconnaissable entre mille et les solos qu’il exécute sur scène en font un artiste à part entière qui n’a rien à envier à ses prédécesseurs.
Malgré toute la dithyrambe que j’ai l’impression d’avoir fait, je ne suis pas non plus un immense fan de Victor Wooten. Si je peux écouter en boucle ses performances en live, souvent extrêmement impressionnantes et entrainantes, ses albums sont en revanche décevants. Hormis la basse qui est toujours impeccable, on ne peut pas dire que ce soit un très grand parolier (d’habitude, je n’y attache pas beaucoup d’importance, surtout quand c’est en anglais, mais là...) ni même que l’instrumentale qui accompagne la basse soit terrible. Un des rares artistes que j’apprécie plus pour ses improvisations ou performances en live que studio.
Solo ; Victa
Marcus Miller
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(SMV, solo / 80’s – 00’s)
Musicien d’abord orienté sur la clarinette basse, Marcus Miller s’est intéressé ensuite sur la guitare basse (on peut dire qu’il reste dans les graves) où il s’est fait un nom en jouant avec Miles Davis (l’un des plus grands trompettistes du jazz) ou en composant avec Jean-Michel Jarre et Claude Nougaro, entre autre. Il manie aussi bien l’harmonie que la rythmique, et emploie le slap avec une justesse technique étourdissante. Autodidacte, il s’est forgé une manière spéciale de jouer son instrument qui lui permet d’exécuter des compositions à des vitesses vertigineuses.
Le dernier du trio SMV (je m’amuse moi-même en me rendant compte que j’ai mis les trois pour représenter le jazz-fusion), celui que je préfère par la même occasion. Sa basse n’a pas un son très marquant ni puissant, mais il y a tout un style hallucinant à voir en action et son instrument est un des rares à faire autant d’effet même sans l’accompagnement de la batterie. Un régal à entendre !
Scoop ; Blast

► Funk
Larry Graham
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(Graham Central Station, solo / 60’s – 80’s)
Chanteur, compositeur et musicien, Larry Graham peut être à juste titre considéré comme l’un des bassistes les plus influents tout simplement parce qu’il est le créateur de la technique au slap. Au début utilisée lorsque le batteur de son premier groupe, Sly and the Family Stone, était absent, il l’a ensuite employé de plus en plus fréquemment jusqu’à en devenir un expert. Son jeu privilégie plus la puissance que la vitesse, ce qui donne un phraser caractéristique. Ses compositions sont souvent simplistes, pouvant parfois contenir une seule note mais dont la manière de l’accentuer porte le morceau. Il est aussi connu pour entretenir malgré les années un look très funky, à base d’ornements dorés. Tout en étant sur le déclin depuis les années 90, il continue de faire parler de lui en animant généralement les premières parties des concerts de Prince.
Sa technique est assez imparfaite (il utilise le pouce pour jouer aux doigts, ce qui n’est pas la manière la plus pratique) mais il faut avouer que ce qu’il a apporté est bien énorme. Surtout que ses compositions envoient souvent du très lourd et s’écoutent avec plaisir, tant elles sont énergiques.
Pow ; Hair

Louis Johnson
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(The Brothers Johnson, collaboration avec Michael Jackson / 70’s – 80’s)
D’abord bassiste du groupe The Brothers Johnson, avec son frère Georges, où il se fait remarquer dans le milieu de la Soul (les critiques sont enthousiastes à chaque sortie d’un album des Brothers) ; il devient en six albums seulement l’un des bassistes les plus recherchés du milieu au début des années 80. Cette notoriété va lui permettre de se rapprocher de Michael Jackson, avec qui il va composer et jouer ses plus célèbres titres, Billie Jean et Thriller notamment.
Le bassiste en lui-même n’est pas particulièrement marquant, mais on ne peut que se prosterner devant les lignes de basse qu’il a jouées, qui figurent parmi les plus mythiques de la Pop et du Funk. Comme toutes les chansons de Michael Jackson, ça s’écoute sans problème.
Billie Jean ; Don't Stop 'Til You Get Enough

Les Claypool
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(Colonel Les Claypool's Fearless Flying Frog Brigade, etc / 80’s – 00’s)
Après avoir fréquenté dans sa jeunesse les membres du groupe Metallica (il failli remplacer Cliff Burton à sa mort, mais James Hetfield le jugea « trop bon » pour être intégré à la troupe), il se tourne vers le Progressive Rock pendant quelques temps. Il développe en même temps une technique originale pour jouer de la basse avoir trois doigts (alors que seuls l’index et le majeur peuvent suffire) et en slap, ce qui lui donne un jeu très caractérisé. Il va de groupes en groupes, multipliant les genres (funk, hard rock, métal) où il excelle à chaque fois. Outre son jeu unique et technique qui éclate au milieu des autres instruments, il est aussi connu pour son style vestimentaire très cartoonesque et décalé et ses prestations scéniques toujours folles.
Ses performances sont assez hallucinantes à voir et à écouter, tellement le style Claypool est énorme ! Il suffit d’approcher un peu sa discographie pour être impressionnant par la diversité et la perfection de son jeu. Très très bon à écouter !
Tommy The Cat ; Jerry Was A Race Car Driver

Michael “Flea” Peter Balzary
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(Red Hot Chili Peppers / 80’s – 00’s)
Bassiste, trompettiste et acteur (il joue le rôle de Needles dans BACK TO THE FUTURE – !!), “Flea” est l’un des bassistes les plus connus au monde. La puissance de son jeu et le mariage mélodique et rythmique qu’il apporte à son groupe, les Red Hot Chili Peppers, en ont fait une grande star du milieu Funk/Rock. Son surnom veut dire « puce » en anglais et vient de sa petite taille et sa capacité à sauter dans tous les sens lors des concerts du groupe. Son succès et sa réputation sont tels que toutes ses compositions (ou presque) ont été retranscrites sur Internet (on peut facilement évaluer que les partitions de Flea représentent au moins 10 % de celles trouvables sur le net).
Je ne suis pas tellement fan de Flea, son style et ses compos sont très sympas mais je n’accroche pas au groupe et par conséquent à son talent. De plus, sa technique de slap est très spectaculaire mais peu précise et utilise beaucoup de grands mouvements pour pas grand-chose.
Coffee Shop ; Higher Ground
Voir Red Hot Chili Peppers par Ryûk of the Darkness
Rock’N Roll ◄
Paul Mc Cartney
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(The Beatles / 50’s – 70’s)
Auteur-compositeur, chanteur et multi-intrumentiste, le co-leader des Beatles forme avec son partenaire John Lennon l’un des tandems les plus féconds et populaires de l’histoire du Rock’N Roll. Le groupe étant le plus gros succès commerciale de l’industrie discographique du XXème siècle, la patte McCartney et ses compositions figurent parmi les plus grands classiques musicaux.
Comme on dit, pas fan des Beatles et pas fan de Paul McCartney ! Son jeu et le son de sa basse ne sont pas très perfectionnés ni même impressionnant, et si l’on peut être admiratif devant le groupe et sa portée, au niveau individuel je dois admettre être plus mitigé.
Come Together ; I Want To Hold Your Hand
John Entwistle
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(The Who / 60’s – 80’s)
Co-fondateur d’un des groupes de Rock les plus cultes avec le guitariste Pete Townshend, John Enswistle est réputé pour être l’un des bassistes les plus importants et talentueux de tout les temps. Il a en effet été l’un des premiers à refuser de ne donner à son instrument qu’un rôle d’arrière-plan et il s’est battu pour être aussi important que la guitare dans la mélodie et que la batterie dans le rythme. Caractérisé par des riffles agressifs et inventifs avec un volume sonore assourdissant, il est surtout connu et reconnu pour ses prestations scéniques (le son ne ressortant pas très bien en studio) incroyables : il arrivait que Pete Townshend et lui échangent leur rôle, ce dernier s’appropriant la partie mélodique des morceaux tandis que son compère était sur le rythme. La revue anglaise Guitar Magazine l’a désigné Meilleur Bassiste du Millénaire en 2000.
Difficile en même temps de pouvoir juger un artiste qui s’est surtout imposé sur scène, mais il faut bien avouer que c’est un sacrément bon bassiste ! Pas fan hard core pour autant, reste que c’est toujours très plaisant à écouter.
Happy Jack ; Behind Blue Eyes

► Hard Rock
John Paul Jones
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(Led Zeppelin / 70’s)
Formé par son père comme claviériste, il découvre la basse avec Phil Upchurch dont le jeu fluide le convainc de changer d’instrument. Il rencontre Jimmy Page en 1964 et monte le groupe Led Zeppelin dont la formation définitive ne verra le jour qu’en 68. Figure sage du groupe, il est aussi connu pour être polyvalent avec plusieurs instruments (outre les claviers, il lui arrive de jouer de la mandoline), ce qui ne l’empêche pas de donner une vraie personnalité au son de sa basse dans des morceaux comme The Lemon Song, d’influence Funk. La réputation du groupe et son talent de musicien en font l’un des plus grands bassistes de la scène Hard Rock.
En très gros fan de Led Zeppelin, je ne peux qu’aduler John Paul Jones, qui fait parti de mes bassistes préférés ! Par contre, j’accorde volontiers le fait que sa basse est souvent très calée sur la mélodie de Jimmy Page, et même si cela rend ses lignes de basse plaisantes à jouer, cela manque parfois de personnalité (mais il en a fait des cultes !).
Black Dog ; How Many More Times
Voir Led Zeppelin par the Undertaker

John Richard Deacon
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(Queen / 70’s – 80’s)
Bassiste du célébrissime groupe de Hard/Glam Rock, John Richard Deacon a joué parmi les plus grandes lignes de basse jamais créées. Malgré le style du groupe enclin à utiliser diverses instruments (il jouera à plusieurs reprises de la guitare ou du clavier), le groove basse/batterie en duo avec Roger Taylor est resté dans les mémoires tant le sens du rythme et de la musique était présent chez les deux musiciens (la ligne de basse culte d’Another One Bites the Dutes, composée par Deacon, en est la plus belle preuve). Il est aussi connu pour donner un son rond et ultra-précis à la basse.
Ah ben bien sûr que j’aime bien John Richard Deacon. Si seulement je pouvais produire un son aussi puissant que le sien, je m’estimerais Dieu ! Et puis, j’avoue, j’écoute du Queen parce qu’il poutre.
Another One Bites the Dutes ; Killer Queen

David Brown
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(Collaboration avec Carlos Santana / 70’s)
De nom quasiment inconnu, David Brown a été le bassiste de Carlos Santana sur ses plus grands morceaux (il a joué à Woodstock avec le guitariste), auxquels il a donné un son très puissant. Il arrivait que son jeu de fond sonore prenne le dessus sur la guitare de Santana, et la stabilité rythmique de son jeu force le respect.
J’avoue avoir mis dans les plus grands bassistes de tous les temps un nom un peu inconnu (qui plus est dans la section Hard Rock, pas forcément adaptée à Santana mais je m’en fiche) mais ses lignes de basse sont parmi celles qu’on entend le mieux sur des morceaux aussi riches en sons que ceux de Santana, et leur complexité en font de vrais régals à entendre !
Black Magic Woman ; Everybody’s Everything
Progressive Rock ◄
Roger Waters
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(Pink Floyd / 70’s)
Fondateur d’un des plus grands groupes de Rock Psychédélique, compositeur d’une partie des albums du groupe, Roger Waters fait parti des bassistes les plus connus, tous styles musicaux confondus. Il est réputé pour ses lignes de basse aussi simples que géniales, dont la mélodie explose toujours au milieu des nombreux effets, écrasant les chansons de leur puissance. Celle de Money figure parmi les lignes de basse les plus cultes du XXème siècle.
Sans aucun doute mon bassiste préféré, tout style, toute personnalité confondus (fait amusant, c’était un vrai mégalo dans la vie !) ; dont j’adore la quasi-totalité des partitions tant le son qu’il produisait avec son instrument exploitait le moindre espace, contribuant à la fois au premier plan qu’à l’arrière-plan musical, avec un sens du rythme plus qu’entrainant. Roger, mon maître !
Pigs (Three Different Ones) ; Money
Voir Pink Floyd par big jam
Christopher Wolstenholme
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(Muse / 90’s – 00’s)
Christopher Wolstenholme a commencé sa carrière de musicien en tant que batteur, avant d’apprendre à jouer la guitare. Ce n’est que lorsque Matthew Bellamy et Dominic Howard lui proposent de monter un groupe avec eux qu’il s’intéresse à la basse (le chaînon manquant entre les deux autres instruments !). Sa formation en fait donc un musicien aux bases solides dont le jeu sait varier entre mélodie et rythme bourrin. La présence quasi-suffocante de la basse dans les morceaux du groupe, l’importance qui lui est donné et la complexité des partitions en font un des bassistes les plus connus et reconnus de la scène rock actuelle.
Tout le monde sait plus ou moins que je ne suis pas un amateur de Muse ; par contre je ne rechigne jamais à apprendre à jouer de leurs morceaux étant donné l’aspect technique très poussé et la mélodie toujours énorme à savoir reproduire.
Hysteria ; New Born
Voir Muse par Deu$

► Metal
Steve Harris
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(Iron Maiden / 70’s – 00’s)
D’abord destiné à devenir footballeur, Steve Harris découvre à l’adolescence le Metal avec Judas Priest et UFO et devient accroc à cette musique. Il fonde à 18 ans le groupe Iron Maiden dont il devient le leader charismatique et le compositeur de la majorité des chansons. Il est un bassiste hors pair dont le jeu est furieux et précis (il joue même parfois sans mediator, un défi lorsqu’on sait que les partitions de Metal peuvent facilement être de 150 voire 200 battements par minute à la noire) et a redonné une importance fondamentale au genre qui utilisait souvent la basse en fond sonor.
Si j’écoute souvent du Iron Maiden, c’est en très grosse partie parce que la basse de Steve Harris en impose vraiment ! Un des rares groupes où cet instrument s’entend parfaitement au milieu des guitares mélodique et rythmique, c’est un exploit que j’aime écouter.
The Number of the Beast ; Wasted Years
Voir Iron Maiden par Tôji Tôji Chopper

Cliff Burton
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(Metallica / 80’s)
Deuxième bassiste du groupe de Metal légendaire, il est aussi le plus connu pour avoir participer à la composition de Master of Puppets, considéré comme le meilleur album du groupe ainsi que l’un des plus grands albums de l’histoire du Metal. Son jeu très puissant et sa rapidité extrême en font un des bassistes les plus connus de l’univers du « heavy metal ». Un aura mythique l’entoure aussi à cause de sa tragique mort dans un accident de car, pendant la tournée de promotion en Suède du groupe.
J’aime bien écouter du Metallica, mais ce n’est pas spécialement pour le son de la basse. Elle sonne assez souvent comme une guitare et a du mal à se faire une place entre les deux autres instruments qui vampirisent l’espace. Sans détester Cliff Burton, je ne suis pas un très grand fan de son son.
Disposable Heroes ; The Four Horsemen
Voir Metallica par el-d-brokeur

Terence “Geezer” Butler
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(Black Sabbath / 70’s – 90’s)
Bassiste du groupe fondamental du Metal, “Geezer” a caractérisé le son « heavy metal », très lourd et sourd. Sa technique très rapide au mediator rapproche le son de sa basse de celui de la guitare, sans pour autant le dénaturer. Il fait parti des bassistes de Metal les plus précis et en accord avec la batterie, élément essentiel très difficile à réaliser sur des compositions aussi rapides que le genre le veut. Il est aussi connu pour avoir milité avec insistance contre la guerre au Vietnam, thème qu’on retrouve dans beaucoup des albums des années 70 du groupe.
Là encore, c’est un bassiste de Metal que je respecte beaucoup mais que j’ai du mal à vraiment apprécier, parce que le son s’approche de la guitare (moins que pour Metallica, mais quand même) et la basse a du mal à donner un son comme je les aime. Ca reste tout de même une valeur sûre.
Paranoid ; War Pigs
Voir l'album Paranoid par Tôji Tôji Chopper
Et… en France ? [Bonus Chauvin] ◄
Michel Alibo
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(Multiple / 80’s – 00’s)
Si Michel Alibo n’est pas un personnage médiatique et reste peu connu du grand public (le fait qu’il ne soit pas membre d’un groupe particulier n’aide pas), en revanche, il est connu et reconnu par les spécialistes comme étant l’un des plus grands bassistes français de tous les temps, grâce à des solos impressionnants sur scène et un sens de l’improvisation digne des plus grands.
Il a une présence sur scène vraiment charismatique et envoie du lourd avec le son de sa basse. A voir de ses propres yeux pour être conquis comme moi !
Sixun ; Solo
Frédéric Chichin
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(Les Rita Mistouko / 80’s – 90’s)
Connu surtout pour son duo avec Catherine Ringer, Fred s’est illustré dans sa carrière de musicien comme un artiste polyvalent et touche-à-tout, et particulièrement la basse qui résonne au milieu des autres instruments. Il était aussi réputé pour sa nonchalance et son style très tranquille, ainsi que sa manière de jouer de la basse comme s’il était dans une bulle. Son sens du rythme et la mélodie de ses chansons en ont fait un grand musicien.
Sa musique, son style… Tout est bon dans le chichon ! En tout cas, j’aime beaucoup le personnage qu’il a été.
Y a d’la haine ; Marcia Baila
Robin Feix
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(Louise Attaque, Poney Express / 90’s – 00’s)
Une maîtrise d’Arts Plastiques en poche, Robin Feix s’est orienté vers la musique en formant les Louise Attaque, où il devient le bassiste. Un premier album et un succès critique en poche, le groupe compose Comme On A Dit, où le rôle de Robin Feix devient réellement prépondérant avec le violoniste Arnaud Samuel. Il développe un jeu mélodique et harmonique, teinté de rythme. Techniquement parfait, il s’est surtout fait remarqué pour son maintien de la basse très personnel (le genou droit est relevé pour poser la basse dessus, ce qui fait qu’il lui arrive de jouer sur un pied) et des compositions qui se remarquent très bien à l’oreille.
Un de mes bassistes préférés avec Roger Waters ! Si si ! Surtout que pour l’avoir vu sur scène à plusieurs reprises, il en impose vraiment, même s’il ne paie pas de mine ! Jouer en costard, c’est la classe incarnée. Et c’est un fou au niveau technique, vrai de vrai.
Paris de Loin ; La Plume

► Suite

BASSISTS - PART II
BASSISTS - PART III

EJECT – Le mot de la fin

Ce topic est avant tout fait pour vulgariser un peu un instrument qui a du mal à être bien considéré par certaines personnes, j’espère donc que les quelques personnes qui l’ont lu n’étaient pas toutes intéressées initialement par le sujet et qu’elles ont su l’apprécier autant que je me suis fait plaisir en l’écrivant. Maintenant, il ne vous reste plus qu’à prendre la parole, donner votre avis, réagir.



Les différentes réactions susceptibles de faire vivre le topic :
  1. Donnie Darko vient plussoier l’existence de ce topic et avoue son admiration à Leto II (89 % de chance).
  2. el-d-brokeur part dans un dithyrambe sur Metallica et Muse (72 % de chance).
  3. TheEdgeWalker vient faire remarquer que le topic est un repère d’aigris frustrés par un instrument inutile (64 % de chance).
  4. RED vient mentionner une dizaine de bassistes qui ont été zappés et dont le nom est totalement inconnus, mais qui sont cultes à raison (55 % de chance).
  5. The Undertaker déclame son amour pour John Paul Jones et repart, faute d’avoir autre chose d’intéressant à dire (51 % de chance).
  6. Un posteur lambda à la culture bien formée signale que tout le topic a été pompé sur Wikipédia, puis cite lui-même Wikipédia pour compléter le topic (43 % de chance).
  7. Deu$ rigole et mentionne un bassiste électro, avant de conclure son post par une image de South Park pour dire que tous les noirs savent jouer de la basse (36 % de chance).
  8. Bullzor et Le Gourmet (un violent copyright nous oblige à ne pas mentionner d’autres personnes) viennent poster une vidéo de Mio puis partent en courant (21 % de chance).
  9. JCC vient chouiner que Flea n’est pas considéré à sa juste valeur. ShikaDh rajoute une couche sur Paul McCartney (Combo !! 14 % de chance).
  10. Leto dit des conneries (100 % de chance).


Une dernière image pour la route, celle du meilleur bassiste au monde, vous l’avez reconnu il s’agit bien sûr de...

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Totoro, Master of Bass.


Dernière édition par Leto II le Mar 10 Juil 2012 17:20, édité 7 fois.

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MessagePosté: Dim 20 Sep 2009 20:46 
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Oui d'accord. Mais un topic sur la basse sans mentionner Adam Clayton, c'est pas vraiment un topic sur la basse !

Adam Clayton et ses 4 notes tout au long de With or Without you, peinard quoi !

Adam c'est la classe :

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Irlandaise...

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Sinon Leto il faudrait juste que la police soit un chouïa plus grande parce que j'ai un peu du mal à lire... Sinon c'est très bien présenté ^^

_________________
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Maiwai ~ Minetarô Mochizuki
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MessagePosté: Dim 20 Sep 2009 20:49 
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Leto a écrit:
JCC vient chouiner que Flea n’est pas considéré à sa juste valeur.


Dans l'eau mon cher mais j'aurais je l'admets. Même si entre nous Flea n'est pas mon bassiste préféré (qui c'est ? Mystère - non ce n'est pas Donnie Darko - D'ailleurs tu me feras écouter Bethov' à la basse fuckin' canadien, hein ? ^_^).
Bon avant toutes choses bravo Leto second du nom pour ce topic. Ca se voit que t'es un passionné. Et que tu dors sans doute avec ta basse. (je parie qu'elle s'appelle Gally :P).

Bon blagues à part, vous devez sans doute vous demander ce que je fais là, non ? Surtout si je ne suis pas là pour crier "Flea c un bogoss télement i jou tro bi1". Et bien c'est simple, je joue de la basse. Surprise, non ? Enfin "jouer" est un gros mot disons que j'en fais de temps en temps chez mon voisin qui est bassiste pro. Franchement même si ça ne vaut pas une guitare, je dois avouer que c'est pas mal comme instrument. Ca se laisse jouer, et surtout ça sort du bon son. D'ailleurs je suis comme Leto, je pense qu'on devrait utiliser un peu plus la basse dans les groupes de musiques. Car j'aime vraiment ce son puissant qui peut parfois hypnotiser. Petit HS : je pense que dans quelques années je me mettrais à la basse (quand je n'aurai plus besoin de cours... genre 3 - 4 ans quoi vu que j'en fais depuis quatre ans).

Non seulement je pourrai faire le mec "je sais jouer de la guitare et de la basse, la classe, non ?", mais ce sera l'éclate totale. Faut déjà que je réfléchisse au nom que je vais donner à cette basse... Et oui je parle à mes instruments, ça vous fait quoi ? (Layla attends la fin de ce message, j'arrive).

Bref un instrument que j'ai "découvert" il y a peu. Avant j'étais du genre à dire "c'est inutile", franchement merci à mon voisin. Me voilà moins con, mais malheureusement infidèle à ma guitare. D'ailleurs je vais la rejoindre de ce pas surtout qu'elle doit être jalouse vu que je poste sur un topic consacré à la basse.

Pour finir : Encore bravo Leto pour le topic, puis pour troller un p'tit peu : "FLEA IL E TRO FOR PT1".

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"Le réel me donne de l'asthme." - Cioran.


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 Sujet du message: Re: [Instrument] Basse (moi l'sel)
MessagePosté: Dim 20 Sep 2009 20:56 
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Inscription: 10 Oct 2005
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Je suis un peu un des représentants de la deuxième phrase d'introduction. é__è

Dans certains morceaux, j'ai beau tendre l'oreille jusqu'à la limite de l'arrachage, je ne l'entend pas (si, si y'en a une pourtant <__<).

Par contre, quand je l'entend, j'adore.

Je suis un grand fan de basse, de ce son bien sourd, bien fat.

Dans le genre, vu que j'aime beaucoup et qu'ils sont de plus en plus populaires, le groupe Gossip accorde une très grande importance à l'instrument (un petit moins sur le dernier album je trouve: quoi-que je suis en train de ré-écouter et y'a beaucoup de basse quand même) et prouvent qu'on a pas forcément besoin de guitare pour faire du rock et que le résultat peut quand même être très bon (cf. le génial Listen Up!).

Bref, ce groupe met énormément en avant la basse (peut-être même plus que la guitare; je dis peut-être parce-que ne connaissant pas toute leur dsicographie, je préfère pas m'avancer -__-') et personnellement, je suis pas mal fan.

Petit bémol par contre, j'ai pas forcément l'oreille musical et parfois je n'arrive pas à reconnaître s'ils jouent de la guitare ou de la basse. <__<
Mais j'ai toujours connu et j'ai découvert le groupe comme une "formation avec une chanteuse, un batteur et un bassiste" donc.
Mais le doute persiste depuis que j'ai vu "Gossip" et "Guitare" associés plusieurs fois. é__è

Un petit topic original et innatendu sorti de nul part, bien sympathique en tout cas. =)

PS:

Leto II a écrit:
Deu$ rigole et mentionne un bassiste électro, avant de conclure son post par une image de South Park pour dire que tous les noirs savent jouer de la basse (36 % de chance)



Image :Zoro nargueur:
Héhé


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MessagePosté: Dim 20 Sep 2009 22:15 
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Est-ce que je suis victime d'hallucinations ? Leto qui demande que l'on joue au gros lourd pour détruire la cohérence de son sujet ? Impossible, cela ne peut pas se produire... M'enfin, jouer au gros lourd pour ce à quoi il pense, ça vaut assurément le coup de le faire !
:Zoro nargueur:
Étant d'une inculture totale dans le domaine (par exemple, le créateur du sujet a sûrement dû tomber des nues le jour où il m'a fait comprendre la simple différence entre une basse et une guitare), j'ai fait une recherche rapide et j'ai découvert que l'objet du crime était ceci...

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Une Fender Jazz à ce qu'il paraît, j'ai dû mal à imaginer que le quidam puisse quand même s'acheter un tel instrument pour débuter... ^_^;

Oui ? « Avec quoi tu viens nous saouler » ? Mais ça semble une évidence, c'est quand même la prochaine figure appelée à vendre des produits dérivés par camions entiers dans le pays du soleil levant...

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Et ce qu'elle est capable de faire (ou du moins sa doubleuse et celui ou celle qui assure à l'instrument derrière), c'est tout simplement cela...
Heart Goes Boom ! ♥
Et puis, Mio illustre très bien pourquoi les bassistes en arrivent à cet instrument (ou pas)...

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Histoire d'être un peu plus sérieux quelques secondes, j'espère que Yaki Nagato se bougera quelque peu pour faire un tour ici (ou je le ramène de force, c'est selon), parce que dans la catégorie Je joue au Mozart de la guitare pour ensuite tâter ma bille facilement à la basse durant mon temps perdu, il se place là... Au moins, il aura peut-être la chance de s'attirer les foudres des bassistes qui souhaitent conserver le monopole de leur art vu que Leto dit qu'il y a polémique sur le sujet. \o/

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MessagePosté: Dim 20 Sep 2009 23:26 
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[align=center]11. EnOd, complètement à côté de la plaque, vient dire pourquoi justifier son texte sur ce forum, c'est pas bien (100% de chances).[/align]

Il faut savoir que lorsqu'on lit, pour se situer par rapport à un texte, on se sert souvent de repères visuels. Quand le texte est justifié, il y a certes un apport esthétique mais en contrepartie, l'on perd inévitablement les repères visuels qu'on avait sur chaque fin de ligne pour un texte aligné à gauche. De plus, les navigateurs web gèrent assez mal la justification, créant des effets bizarres si le bloc qui contient le texte est soit trop petit soit trop grand. En conséquence, une justification ne me semble cohérente que si le bloc dans lequel s'insère un texte est d'une taille moyenne. Pour le coup, sur la Volonté, celui-ci est quand même grand, et chaque ligne d'un texte est plutôt conséquente en termes de longueur. Ce qui fait qu’ici lire un texte justifié fatigue pas mal les yeux.

M'enfin, je parle pour moi bien entendu. Et ceci n'avait pas d'autre but que de féliciter Leto pour son très, très beau sujet. Mais malheureusement, je n'ai rien de plus intéressant à dire, et donc je m’en vais comme un prince !


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MessagePosté: Lun 21 Sep 2009 16:46 
Ô-Totoro
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Owo, tant de réactions d'un coup, si j'm'attendais ! Même si certaines ont contredit mes prédictions, heureusement que des gens comme Bullzor sont venus contrer mon rang de Nostradamus que j'étais en train d'acquérir. Maintenant, à moi de rendre véridique le fait que je dis des conneries, et ce par le quotage :

cutty flam a écrit:
Mais un topic sur la basse sans mentionner Adam Clayton, c'est pas vraiment un topic sur la basse !

D'où le concept de ne faire jamais des topics trop complets histoire de laisser aux gens de quoi réagir et pester ! (Même si je dois avouer que je ne suis pas très fan d'Adam Clayton, d'où son absence dans la présentation, niéhéhé).

cutty flam a écrit:
Sinon Leto il faudrait juste que la police soit un chouïa plus grande parce que j'ai un peu du mal à lire... Sinon c'est très bien présenté ^^

Je suppose que tu voulais parler de la police pour la légende, mais sait-on jamais, demandons.

Deu$ a écrit:
Dans certains morceaux, j'ai beau tendre l'oreille jusqu'à la limite de l'arrachage, je ne l'entend pas (si, si y'en a une pourtant <__<).

Il faut dire qu'actuellement, les groupes de rock ont tendance à jouer au mediator de la basse, ce qui a pour conséquence de donner des sons très proches de la guitare, ce qui fait qu'on a du mal à les différencier. Sans compter, généralement, le rôle d'arrière-plan qui fait qu'à moins de connaître la mélodie de la ligne de basse, on ne peut pas l'entendre (c'est le cas de Noir Désir, dont la basse est souvent tellement sourde qu'il faut être averti pour entendre la ligne) ; ainsi que tous les groupes - de métal en principe - utilisant une guitare rythmique qui "vole" le rôle de la basse. Ca fait pas mal de raisons qui font qu'effectivement, le son de cet instrument n'est pas toujours évident à entendre dans certains groupes (par contre, j'ai essayé tant que faire se peut de poster que des chansons dans lesquelles elle s'entendait très bien).
Pour les Gossip, étant un naze en musique récente, je ne peux pas vraiment dire ^^.

EnOd a écrit:
Il faut savoir que lorsqu'on lit, pour se situer par rapport à un texte, on se sert souvent de repères visuels. Quand le texte est justifié, il y a certes un apport esthétique mais en contrepartie, l'on perd inévitablement les repères visuels qu'on avait sur chaque fin de ligne pour un texte aligné à gauche. De plus, les navigateurs web gèrent assez mal la justification, créant des effets bizarres si le bloc qui contient le texte est soit trop petit soit trop grand. En conséquence, une justification ne me semble cohérente que si le bloc dans lequel s'insère un texte est d'une taille moyenne. Pour le coup, sur la Volonté, celui-ci est quand même grand, et chaque ligne d'un texte est plutôt conséquente en termes de longueur. Ce qui fait qu’ici lire un texte justifié fatigue pas mal les yeux.

En fait, j'ai fait ma présentation en justifié par logique visuelle, sans trop me soucier du fait que ça pourrait être bizarre au final : étant donné que j'avais l'idée de séparer chaque genre de bassistes en les alignant à gauche et à droite par alternance, je me suis dit que le texte du milieu ferait mieux en restant "normalement" aligné. Sauf que je me suis rendu compte que la mise en page lésait plus ou moins les genres de bassistes qui étaient alignés à droite, j'ai donc décidé de tout uniformiser par la justification (je trouve ça plus carré que l'alignement centré, et plus adapté pour des présentations aussi formelles). Arrivé à la fin de cette étape, j'me suis dit "autant tout justifier, ça ne fera pas trop bizarre". Voilà en gros pour j'ai décidé de faire une telle ignominie de mise en page /o/.


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 Sujet du message: Re: [Instrument] Basse (moi l'sel)
MessagePosté: Lun 21 Sep 2009 17:27 
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très très bon sujet sur la basse (tu m'a piqué l'idée de le faire, méchant lool)

étant Guitariste et bassiste, je ne peut que aimer ton topic, très très complet et vraiment très intéressant. par contre, il manque peut être deux bassiste qui, pour moi, sont vraiment excellent.

Le premier est le nouveau bassiste de Metallica : rob trujillo. Il a vraiment un super niveau et à un passé qui le met bien en valeur, niveau musical évidemment.

Pour le second, ça serait le bassiste de Slayer, qui lui, en jette vraiment, surtout en concert : Tom Araya.

Leto II a écrit:
« C’est un peu un sous-instrument, les guitaristes peuvent facilement devenir bassistes, jamais l’inverse. »


Je ne suis pas d'accord pour ce qui est du sous-instrument, sans la basse, le son est vraiment horrible je trouve. Par contre, je confirme pour la suite de la phrase. A la base, je suis guitariste et je me suis mis depuis peu à la basse et j'arrive à rentrer des morceaux (comme celui qu'a mis Bullzor : Heart Goes Boom ! ♥ et il en témoignera, je lui ai fait devant lui a la première écoute) et à composer plus facilement qu'avec une guitare. Par contre l'inverse est toujours plus difficile (mais jamais impossible). la technique de la basse est très différente de celle de la guitare (par exemple, tu fais rarement voire jamais de barré avec une basse, ni même des accords). Jouant dans un groupe, notre bassiste, du niveau métal, est une déesse à la basse mais quand on lui donne une guitare elle n'y arrive pas. Les guitaristes ont vraiment plus de facilité à se mettre à la basse, mais rarement l'inverse.

En tout cas, pour conclure, je peux te dire que c'est un excellent topic et que je soutiens la ligue des bassistes =)

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"Il y a des choses contre lesquelles personne ne peut aller. La volonté d'établir une filiation, les rêves, les perturbations de l'époque. Tant que les hommes aspireront à connaitre le sens du mot "liberté", personne ne pourra faire disparaître ces choses" Gold D. Roger, le Seigneur des Pirates


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 Sujet du message: Re: [Instrument] Basse (moi l'sel)
MessagePosté: Lun 21 Sep 2009 17:59 
Ô-Totoro
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Localisation: Échappe à la connaissance
yaki nagato a écrit:
étant Guitariste et bassiste, je ne peut que aimer ton topic, très très complet et vraiment très intéressant. par contre, il manque peut être deux bassiste qui, pour moi, sont vraiment excellent.

Le premier est le nouveau bassiste de Metallica : rob trujillo. Il a vraiment un super niveau et à un passé qui le met bien en valeur, niveau musical évidemment.

Pour le second, ça serait le bassiste de Slayer, qui lui, en jette vraiment, surtout en concert : Tom Araya.

Je m'attendais un peu à ce que quelqu'un me cite ces deux noms, je vais donc servir une réponse qui était déjà formulée dans ma tête : ils ne sont pas, à proprement parler, des oublis. Pour Rob Trujillo, c'est surtout que le voir toujours cité parmi les plus grands bassistes avec Cliff Burton manque - pour moi - d'originalité, et qu'à choisir entre les deux, Burton a plus marqué son époque que Trujillo. D'où son absence, pour éviter de donner deux fois du Metallica (ce sont de très bons musiciens, mais de la diversité que diable !). Pour Tom Araya, ne pas l'avoir mis vient du fait que j'ai essayé de respecter un certain équilibre au niveau du nombre de bassistes par genre, et que le mettre plus qu'un autre serait revenu à ouvrir une bréche dans laquelle j'aurais dû mettre des tonnes d'autres bassistes de Metal très rapides et techniquement irréprochables. J'ai préféré, par conséquent, ne mettre que les trois qui me semblent les plus importants pour le genre (à moins que je sois mal informé à ce niveau, c'est possible !) ; mais tu fais bien de souligner ces deux bassistes.
OK, par contre j'aurais pu les mettre tous les deux dans la section Autres, mais c'est pas comme si j'allais remettre en cause mon topic pour ces deux là /o/.

Edit : Ca fait un peu "j'me justifie à chaque fois qu'on me parle" mais j'm'en fiche. C'est vrai que j'ai réfléchi longuement à ma sélection de bassistes dans le topic, et à la mise en page :p.


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MessagePosté: Mer 23 Sep 2009 16:00 
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Localisation: dans la maison des soins de l'âme
[align=center]12. Quelqu'un va venir mettre son "grain de Sel" dans ce topic, et raconté sa vie.
(100,6% de chance)[/align]

Ce sujet a l'air très bien (je peux hélas pas dire qu'il est bien, puisse qu'étant une grande flemmarde, je n'ai pas lu le sujet en entier et se serais donc mentir que de le dire ^^ en tous cas il est très bien présenté!), et sa ma fais plaisir de voir un sujet sur cette instrument qui n'est effectivement pas très reconnu ^^ mais j'y connais un peu rien moi ... mais je connais quand même!
Pour en revenir a la Basse, petite réaction de ma par:
Leto II a écrit:
Deu$ a écrit:
Dans certains morceaux, j'ai beau tendre l'oreille jusqu'à la limite de l'arrachage, je ne l'entend pas (si, si y'en a une pourtant <__<).

Il faut dire qu'actuellement, les groupes de rock ont tendance à jouer au mediator de la basse, ce qui a pour conséquence de donner des sons très proches de la guitare, ce qui fait qu'on a du mal à les différencier. Sans compter, généralement, le rôle d'arrière-plan qui fait qu'à moins de connaître la mélodie de la ligne de basse, on ne peut pas l'entendre (c'est le cas de Noir Désir, dont la basse est souvent tellement sourde qu'il faut être averti pour entendre la ligne) ; ainsi que tous les groupes - de métal en principe - utilisant une guitare rythmique qui "vole" le rôle de la basse. Ca fait pas mal de raisons qui font qu'effectivement, le son de cet instrument n'est pas toujours évident à entendre dans certains groupes (par contre, j'ai essayé tant que faire se peut de poster que des chansons dans lesquelles elle s'entendait très bien).

C'est vrai que c'est pas toujours facile de l'entendre, mais je pense surtout que c'est dur d'entendre un instrument dont on ne connais pas le son...
je veux dire que si j'ai jamais entendu de trompette et qu'on me dit de repéré le morceau joué a la trompette dans un extrait... je ne trouverais pas. Tous ça pour dire que pour entendre la basse faudrait déjà savoir qu'elle son elle fait, et la plupart des gens n'en savent rien (en tout cas moi je le savais pas avant d'entendre mon frère en joué en solo).

Vu que je n'y connais pas grand chose, je devrais cité une phrase de mon frère (guitariste et bassiste métal le weekend quand il a le temps), qui (il y a quelque années maintenant) était en pleine éloge du Rôle Important de la Basse, mais faute de bonne mémoire et de peur de dire que des conneries je ne le citerai pas!

Je connaissais un morceau ou on entendais vachement bien la basse mais je ne me rappelle plus. C'est un instrument très utilisé dans les groupes de métal, black métal, hard rock, hardcore etc... (personnellement jamais vu un groupe de métal sans bassiste mais comme je le dit et redit je suis pas du tout une experte!)
Et pour finir sur la parti "je raconte ma vie partout ou je passe -_-" :
J'ai failli faire de la basse, mais étant pas très douée de mes 10 doigts j'ai très vite arrêté, et ça me manque parfois (mais bon j'suis pas douée et pas assez de passion pour mit mettre a fond) et j'avoue que la basse ma (bizarrement) toujours plus attiré que la guitare, peux être justement car la guitare tout le monde connais.

Ps: LetoII j'adore ton jeu de mot pourri ... Basse (moi l'sel) x)

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Je cherche dans le livre le réconfort nécessaire... puis je reprend ma route.


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MessagePosté: Ven 25 Sep 2009 10:55 
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Leto II a écrit:
3. TheEdgeWalker vient faire remarquer que le topic est un repère d’aigris frustrés par un instrument inutile (64 % de chance).

Je dirais plutôt qu'il s'agit d'une antre d'onanistes mégalomaniaques à l'égo frustré par le manque de reconnaissance publique de leur instrument, venant cracher à la face du monde leur vomi pseudo-culturel pour tenter de s'acheter un peu de considération. Ce qui ne risque pas d'arriver, puisque même avec dix ans d'études musicales, le pékin moyen et son cancer du tympan induit par l'abus d'iPhone serait bien incapable de différencier la basse de la guitare. Ou du clavier Playskool de Didier Super.

Blague à part, je salue ta performance Leto pour avoir pondu un tel topic. Même s'il faut une pointe de mégalomanie pour poster un topic aussi ciblé, sa simple existence prouve ton amour pour la basse. Et un type qui vit sa passion, c'est beau. (Phrase garantie sans allusion homosexuelle.)

La basse et moi ? J'y connais rien. Enfin si, un peu plus maintenant que j'ai lu tout ça. Mais comme d'une manière générale l'aspect technique de la musique et moi ça fait 2 fois l'infini, je serais bien embêter pour faire avancer la discussion. Tout au plus puis-je étaler ma vie en avouant que mon instrument de fantasme est la contrebasse (parce que c'est gros, que ça en impose sur scène et c'est un instrument qui augmente exponentiellement le charisme de son manieur s'il en joue en arborant le combo costard-cravate-lunettes noires. Dieu que le Jazz c'est la classe) et donc puisque le basse en est une évolution, c'est cool.

Pour les considérations envers les bassistes, le fait que Roger Waters ait un énooooooooooorme égo couplé au fait qu'il jouait d'un instrument considéré (à tort, on l'aura compris) comme un "sous-instrument" m'a toujours fait bien rire.

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MessagePosté: Ven 2 Oct 2009 20:56 
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Yeah, super sujet, avec un excellent choix de bassiste en plus. Dans la liste, j'aime particulièrement Larry Graham. Son son puissant en slap me fait vibrer à chaque fois, et puis il a une discographie tout de même, entre la Family Stone et le premier Graham Central Station (sans parler de l'album de Betty Davis,...). Et puis Jamerson et Jaco...

Sinon, c'est pas du tout un reproche, mais j'aurais rajouté dans la catégorie funk deux bassistes :
- Bootsy Collins : un mec qui a fait partie des JBs et qui en plus se paye le luxe, selon la légende, de se faire virer par le Godfather en personne pour avoir eu des hallus sur scène, avant de rejoindre l'immense groupe de musiciens aussi tarés (et déraisonnablement consommateur de substances étranges) que lui qu'est Parliament/Funkadelic. Des lignes de basse autant grasses qu'efficaces et des envolées dingues. Après, c'est sur qu'il faut aimer, mais bon... En images : http://www.youtube.com/watch?v=cgrOD4PZzuY

- et surtout, Francis Rocco Prestia, de Tower Of Power, groupe de funk très fin réputé pour sa section cuivre et son bassiste justement. Un jeu très technique rythmiquement, plein de double croches et de piquées, et tellement funk. En images, un live assez moyen mais ou on l'entend bien jouer : http://www.youtube.com/watch?v=N_5txk-Y9EM

Pour les bassistes Rock, déjà, je m'y connais beaucoup moins, étant donné que j'écoute pas mal des groupes punk/indie assez chaotiques dans lesquels les bassistes (pas mauvais du tout d'ailleurs) sont pour moi complétement inconnus.

Voila, et personnellement, je me suis décidé tardivement à m'y mettre (il y a un an et demi seulement) mais j'aime beaucoup ça


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MessagePosté: Sam 7 Nov 2009 13:56 
1 Berry
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Localisation: a Sabaody park !
il manque quand meme un trés grand bassiste: sting !
Et flea est tout de meme et des meilleurs bassistes du moment.
Sinon merci leto pour ce topic trés bien fait car la basse on en parle pas assez ! :teach:

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"Les gens ne cesseront jamais d'avoir des rêves !"


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MessagePosté: Ven 4 Déc 2009 12:19 
Ô-Totoro
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Localisation: Échappe à la connaissance
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« La basse, c’est une guitare avec un manche...

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► Autres

Pas assez de place pour en parler, mais je me dois de mentionner quelques autres bassistes très connus et reconnus comme...

-- STOP

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--◄◄ REWIND

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-- RECORD

Un deux, un deux. Ca enregistre ? Bien. Etant donné que le topic a bien marché et a reçu de nombreuses réponses par des gens qui ont émis quelques critiques, je n’ai plus d’excuse pour ne pas mentionner autant de musiciens de talent. Et j’ai de plus en plus de matériaux pour pouvoir me lancer dans une deuxième énumération de bassistes, histoire d’entretenir le sujet. C’est pour cette raison que je me lance dans une nouvelle fournée, avec des bassistes de tous horizons, des plus connus que j’avais oublié (in)volontairement aux plus obscurs et pourtant talentueux.
En espérant que vous apprécierez toujours autant ! En avant la musique !


► Jazz, Blues, Soul
Victor Bailey
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(Weather Report, multi / 80’s – 00’s)
Victor Bailey est un bassiste qui a été connu pour avoir remplacé Jaco Pastorius dans le groupe Weather Report, alors qu’il n’avait que vingt-deux ans. Malgré la comparaison avec son aîné, l’un des plus grands bassistes de tous les temps, il arrivera à se faire un grand nom dans le milieu du jazz, et à la dissolution de Weather Report, il collaborera avec des grands noms de la scène internationale tels Madonna ou Mary J Blide. Il est connu pour sa très grande dextérité et son jeu pouvant atteindre des vitesses étourdissantes, tout en gardant une grande mélodie, une constante dans le jazz.
C’est comme tous les bassistes de jazz, le son de son instrument s’entend merveilleusement bien et ça s’écoute avec grand plaisir ! Miam !
City Living ; Birdland (live)

Anthony Jackson
Image
(multi, solo / 70’s – 00’s)
Virtuose de la basse, Anthony Jackson fait parti des musiciens les moins médiatisés (ses collaborations ont toujours été avec de très grands instrumentalistes eux-mêmes peu connus des non-initiés) et pourtant c’est aussi l’un des plus influents, souvent cité comme une référence par ses pairs. Il est l’inventeur de la basse à six cordes, qu’il manie avec une aisance hors du commun.
L’un des bassistes qui m’a le plus bluffé ! Il ne paie pas de mine, il n’a l’air de rien, assis tel un travailleur faisant son job et basta, mais qu’est-ce qu’il en impose lorsqu’il joue ne serait-ce que la première note de ses interminables solos ! Par contre, l’est super dur de trouver de bonnes vidéos de ses performances, raaah.
Friday Night At The Cadillac Club ; Live
Funk ◄
Bootsy Collins
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(Bootsy's Rubber Band / 70’s – 00’s)
De son vrai nom Williams Collins, il monte à 17 ans son premier groupe avec son frère, The Pacesetters, qui joua avec James Brown sous le nom de The JB’s. Après s’être brouillé avec The Godfather of Soul, il continuera sa carrière en multipliant les collaborations, avec Georges Clinton, Fatboy Slim, Snoop Dog, Dr Dre ou Victor Wooten pour ne citer qu’eux. Il a un jeu dur et rythmique, utilisant divers effets à chaque recoin de ses lignes de basse déjà complexes (pédale, chorus, autowah...). Il a été introduit dans le Rock & Roll Hall of Fame en 1997.
Oulah, autant j’aime bien quand un bassiste fait une utilisation technique poussée de son instrument, autant avec Bootsy on repousse tellement les limites des effets à outrance que c’en devient presque trop. On ne ressent plus tellement le son de la basse, ça devient carrément autre chose. C’est admirable, mais ce n’est pas spécialement ce que je cherche dans l’instrument.
Stretchin’ Out ; I’d Rather Be With You
Francis Rocco Prestia
Image
(Tower of Power / 70’s – 90’s)
Après avoir appris à jouer de la guitare dans son enfance, Emilio Castillo – le fondateur du groupe mythique de funk Tower of Power – le convaincra lors de son audition de se mettre à la basse. A partir de là, sa complicité avec le batteur du groupe David Garibaldi fera que son jeu saura aussi bien doser mélodie que rythme précis. Il s’est créé un véritable style de jeu à la basse électrique, grâce notamment au fingerstyle funk, une technique de frappe légère à la main gauche sur le manche qui donne un son clair et précis. Ses lignes de basse servent souvent ce style et font un son inimitable.
Mélodique et puissant, j’aime bien ! Je ne connaissais pas Tower of Power avant que Mr. Tambourine Man l’évoque, mais je ne suis pas mécontent de l’avoir découvert, pour sûr !
Soul Vaccination ; Funk the Dumb Stuff
Alphonso Johnson
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(Weather Report / 70’s)
Prenant la place du co-fondateur du groupe Weather Report, Miroslav Vitouš, Alphonso Johnson s’est fait connaître pour son jeu d’une impressionnante fluidité. Son style sera malheureusement rapidement éclipsé par l’arrivée de Jaco Pastorius qui écrasera tout sur son passage, mais cela n’empêchera pas Alphonso Johnson de continuer sa carrière auprès de grands noms, comme Stanley Clarke, Phil Collins ou Jimmy Page post-Led Zeppelin.
Hop ! Tous les bassistes de Weather Report seront passés dans ce topic, ou presque! C’est dire si le groupe a été influent pour l’instrument ! Comparé aux deux autres, celui-ci tire un peu la gueule mais il ne faut pas bouder son plaisir, c’est quand même bien bon à écouter !
Involuntary Bliss ; Black Market

► Reggae
Aston Barrett
Image
(Bob Marley & The Wailers / 70’s)
Souvent appelé « Familyman » ou « Fams » (il est le père de 40 enfants avec différentes compagnes – bonjour l’héritage !), Aston Barrett est un bassiste jamaïcain connu principalement pour avoir formé, avec son frère batteur Carlton, The Wailers, devenu plus tard Bob Marley & The Wailers. Même s’il a joué avec d’autres grands groupes reggae, sa contribution la plus notable reste celle-ci. La nonchalance de son style et de son jeu ont donné le caractère particulièrement détendu du reggae.
Le reggae, c’est bon pour la santé. Cool man. La basse de Barrett(e de shit) va en conséquence ! Qu’on aime ou pas le genre musical, faut avouer qu’elle poutre bien méchamment.
Buffalo Soldier ; Guiltiness
Voir Bob Marley & The Wailers par champy

Robbie Shakespeare
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(Sly & Robbie, collaboration avec Serge Gainsbourg, Madonna, The Fugees… / 70’s – 00’s)
Il commença sur scène en compagnie de son frère (le reggae est une entreprise familiale, décidément), en montant le mythique groupe de reggae Sly & Robbie, une des formations rythmiques les plus connues et reconnues au monde. Néanmoins, s’il s’illustre incontestablement dans ce style, ce n’est pas pour autant qu’il faut négliger toutes les collaborations qu’il a fait par la suite, avec un nombre étourdissant d’artistes renommés comme Gainsbourg, Joe Cocker, Carlos Santana, Mick Jagger, Sting...
Son style est sans doute l’un des plus hétérogènes qu’on puisse entendre, vu qu’il a fait dans le reggae, la salsa, la chanson française, le post-punk etc. Pas l’un des plus marquants, mais quasiment l’un de ceux qu’on retrouve toujours !
Babylon Babylon ; Jah Jah Children Dub
Punk, Post-punk ◄
Sid Vicious
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(Sex Pistols / 70’s)
Icône du mouvement punk, de la toxicomanie et de la violence, Sid Vicious a été aussi éphémère qu’influent pour le genre. Il est considéré comme le membre le plus connu du groupe des Sex Pistols, bien qu’il n’en ait fait parti que pendant trois ans, sans compter le passage en prison qu’il effectua pour le meurtre présumé de Nancy Spungen.
Bon, déjà, il faut avouer que le mouvement punk et moi, ça fait deux. Et ne parlons pas du mouvement punk actuel de la nouvelle scène parisienne, sinon je vais troller massivement. Si en plus on rajoute un musicien plus connu pour ses excès et sa mort iconique (qui a dit Nirvana ? Parce qu’il me semble bien que j’ai entendu Nirvana), ça fait que je ne suis absolument pas fan !
Something Else ; Roadrunner
Voir le mouvement Punk, ou les Sex Pistols par The Undertaker
Sting
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(The Police, solo / 70’s – 90’s)
Passionné très jeune par la musique, il apprend aussi bien la guitare que le piano, le saxophone ou l’harmonica, ce qui en fait une formation musicale extrêmement solide pour cet ex-instituteur. De son vrai nom, Gordon Matthew Thomas Sumner, il sera surnommé Sting (le dard, l’abeille en anglais) à cause du pull-over jaune à rayure noir dont il était affublé. Sa carrière internationale décollera lorsqu’il formera avec Andy Summers et Steward Copeland, le groupe The Police, dont le premier tube Roxanne sera un succès mondial. Lassé par les tournées internationales, il fera ensuite une carrière solo où il multipliera les approches musicales avec succès. Ses lignes de basse étaient réputées pour être assez simple, mais avec un son très puissant et rond qui donnaient une lenteur relative aux compositions du groupe.
Rien d’extraordinaire ni de transcendantale dans sa manière de jouer, mais son talent n’est pas à prouver et ce n’est pas moi qui le remettrais en cause (surtout que j’aime bien The Police) ! Même Jaco Pastorius, à la fin de sa vie, était impressionné par son jeu de bassiste, alors que les deux avaient un style totalement différent.
Every Breath You Take ; Walking On the Moon
Adam Clayton
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(U2 / 80’s – 00’s)
Il découvrit la basse lorsque ses parents lui en achetèrent une pour 52 livres, alors qu’il n’avait que 14 ans. Deux ans plus tard, il rencontre trois autres passionnés de la musique et fonde ainsi U2, qui deviendra rapidement connu internationalement. Il est considéré comme le plus discret des membres du groupe, ce qui s’explique par son jeu d’arrière-fond et rarement mis en avant. La raison est que pendant très longtemps, Adam Clayton ne savait jouer de son instrument qu’a minima, mais il a depuis 1996 pris des cours professionnels pour se mettre à niveau. Reste que cette simplicité a fait aussi son style, évitant les effets et l’exubérance au profit d’un jeu calme et posé contrastant avec celui de The Edge.
Moarf, si cutty flam ne s’était pas fait violence, je n’aurais sans doute jamais pensé à lui. Mais ses lignes de basse sont sympathiques à entendre et à reproduire, parce qu’elles ne prennent pas la tête !
With Or Without You ; Until the End of the World
Voir U2 par The Undertaker

► Progressive Rock
John Myung
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(Dream Theater / 80’s – 00’s)
Né à Chicago de parents coréens, John Myung commence à l’âge de 5 ans à jouer du violon, puis se met à la basse alors qu’il a 15 ans. A la Berkley College of Music, il fait la rencontre de Mike Portnoy et John Petrucci avec qui il va former le groupe Majesty, renommé plus tard Dream Theater. La notoriété de Dream Theater dans le milieu du rock progressif et du métal va l’amener à jouer avec de très grands noms comme Roger Glover, Steve Harris ou Joe Satriani. Il manie aussi bien la guitare à 4 cordes que celle à 6 ou 5 cordes. Il a notamment repris en live et de manière fidèle, avec Dream Theater, l’album The Dark Side of the Moon des Pink Floyd, où son jeu n’a rien à envier à Roger Waters.
John Myung est vraiment un bassiste de talent ! C’est dommage que son jeu soit souvent étouffé par les guitares du groupe et qu’on ne l’entende pas plus clairement, parce que sinon je pourrais en être très fan.
The Dance of Eternity (live) ; Constant Motion

Geddy Lee
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(Rush, Big Dirty Band / 70’s – 00’s)
Leader du groupe de rock canadien Rush alors qu’il ne l’a pas fondé, il en est aussi le bassiste, claviériste et chanteur. Rush est un groupe dont la notoriété n’a jamais atteint la France, mais c’est une autre paire de manche outre-Atlantique : une vingtaine d’albums depuis les 70’s, un profond engagement social, une composition stable, une musique en perpétuelle évolution et le décernement de l’Ordre du Canada en 1996 en ont fait l’un des piliers de la scène rock progressif nord-américaine. Le talent, le style et la technique de Geddy Lee lui ont valu d’être un modèle pour des bassistes de légende comme Cliff Burton, Steve Harris ou Les Claypool.
Difficile de dénicher quelque chose en France sur Rush, mais du peu que j’en ai entendu, je comprends pourquoi il a inspiré de grands noms ! Même s’il ne tient plus vraiment la comparaison avec ses « disciples » aujourd’hui, il méritait bien d’apparaître ici pour tout ce qu’il a apporté au milieu.
Time Stand Still ; Best I Can
Metal ◄
Roger Glover
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(Deep Purple / 60’s – 00’s)
Très jeune, Roger Glover se découvre une passion pour le rock dans le pub de ses parents où passaient nombres de groupes. A 20 ans, son premier groupe, Madison, passe professionnel, et à 24 ans, il intègre les Deep Purple en compagnie de Ian Gillian. Il reste pendant quatre ans dans le groupe et est à l’origine du morceau mythique Smoke On the Water. Il réintègre le groupe en 1984, lors de sa reformation, et y reste jusqu’à aujourd’hui. Il est connu et reconnu pour avoir composé les lignes de basse les plus mythiques du groupe, et pour avoir donné un caractère à son instrument, prenant parfois le dessus sur la guitare.
Et pour prouver que la basse de Roger Glover n’est pas que de la decoration, il suffit d’écouter Pictures of Home, qui offre l’un des solos de basse les plus démentiels de l’histoire du métal (vers les 3 :30 dans le lien !), quoiqu’un peu court. Mais je suis fan de Roger Glover, ses lignes de basse sont savoureuses et énormes !
Black Night ; Pictures of Home
Tom Araya
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(Slayer / 80’s – 00’s)
D’origine chilienne, Tomás Enrique Araya rejoint dès sa formation le groupe de thrash metal culte Slayer, en 1981, qui fait parti des Big Four (les quatre groupes de death metal les plus influents au monde, dont Metallica, Megadeth et Anthrax). Tom Araya est surtout réputé en tant que bassiste pour sa vélocité démentielle (les morceaux atteignant par moment la bagatelle de 250 BPM – ce qui représente quatre noires par seconde environ !) et son incroyable endurance pour tenir la cadence.
Comme beaucoup de groupes de metal, j’ai l’impression que c’est du bruit du bruit et du bruit sur fond malsain de satanisme et tout, bien que la qualité technique du groupe soit impressionnante ! Par contre, la basse peine moins à se faire entendre que chez Metallica, ce qui est un plus indéniable !
Angel of Death (live) ; The Antichrist
Rob Trujillo
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(Metallica / 00’s)
Il participe pendant une grande partie de sa carrière à une dizaine de groupes d’heavy metal, mais il devient reconnu principalement pour avoir rejoint en 2003 Metallica sur l’album St. Anger. Le groupe alors à la recherche d’un nouveau bassiste suite au départ de Jason Newsted, le choisit à l’unanimité pour son talent et son style très typé. Il est en effet connu pour tenir sa basse très bas (au niveau des genoux) et il en joue presque accroupi, ce qui ne le gêne en rien pour maintenir le tempo rapide du groupe.
C’est un peu comme tous les autres bassistes de Metallica, j’ai l’impression qu’il est connu et renommé parce que le groupe est lui-même très populaire, mais il n’est pas vraiment le bassiste le plus impressionnant que j’ai vu, ni même celui qui a le son le plus écoutable. En même temps, Metallica c’est surtout connu pour sa guitare, pas pour sa basse !
St. Anger ; Some Kind of Monster
Voir Metallica par el-d-brokeur

► Et… la contrebasse ? [Bonus Culturel]
Paul Chambers
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(Collaboration avec Miles Davis / 50’s – 60’s)
Né à Pittsburgh et une enfance à Détroit, Paul Chambers devient connu internationalement lorsqu’il entame une tournée avec le pianiste Georges Wallington et le saxophoniste Paul Quinichette. A partir de 1955, il rejoint le quintet du mythique Miles Davis et enregistre avec des légendes comme John Coltrane, Wes Montgomery ou Art Pepper. Grand consommateur de drogue et alcoolique, il meurt prématurément à l’âge de 33 ans, d’une tuberculose. Néanmoins, malgré sa courte vie, il est réputé pour avoir fait un travail de grande ampleur et la multitude de ses participations musicales.
Hm, il devient difficile pour moi de juger des musiciens qui font d’un autre instrument (même si la contrebasse se rapproche beaucoup de la basse dans son son), mais c’est un régal de l’entendre jouer (mais c’est très dur à trouver) !
Quartet ; Sextet

Jimmy Blanton
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(Collaboration avec Duke Ellington / 30’s)
Très jeune, il apprend le violon avec sa mère et la théorie musicale avec son oncle. Il entre au Tennessee State College et dans son orchestre, où il va apprendre à jouer de la contrebasse. En 1937, il abandonne les études, part à Saint Louis et est découvert par Duke Ellington, pianiste de renom. Il meurt en 1941 (il avait alors 24 ans) à Los Angeles, lui aussi d’une tuberculose. Il est connu pour achever de libérer la contrebasse de son rôle de simple soutien rythmique et harmonique pour en faire un instrument à part. Sa souplesse de jeu, son attaque franche et sa sonorité chaude et ronde ont marqué un tournant dans l’utilisation de la contrebasse.
Oh oui ! Encore plus que Paul Chambers ! Hallucinant de voir que Blanton a eu une vie éphémère (les parallèles avec le précédent contrebassiste sont légions !) mais qu’il a aussi changé la face de son instrument ! En tout cas, l’entendre me donnerait presque envie de m’y mettre !
Pitter Panther Patter ; Day Dream

Charles Mingus
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(Blue Note / 40’s – 70’s)
Développant très jeune son amour de la musique jazz malgré les réticences de sa belle-mère, il étudie le trombone et le violoncelle avant de se tourner vers la contrebasse lorsqu’il apprend qu’une partie des techniques applicables au violoncelle sont applicables sur cet instrument. Dès son adolescence, il compose déjà des morceaux qui fusionnent musique classique et jazz. Il travaille avec de très grands jazzmen et s’impose rapidement comme l’une des figures majeures du bebop. Il a écrit Epitaph, son œuvre majeure de plus de deux heures et 4000 mesures, qui ne sera jouée qu’après sa mort, survenue en 1979.
Vous remarquerez que tous les contrebassistes dont je parle sont des jazzmen, c’est normal étant donné que les contrebassistes classiques n’ont pas laissé leur nom marquer l’histoire, car ils étaient souvent « noyé » dans la masse de l’orchestre ! Tout ça pour dire que Charles Mingus, comme les deux autres, c’est de l’or en barre. Et en plus, celui-là a vécu un peu plus vieux !
Moanin’ ; Solo


EJECT – Le mot de la fin ?

J’espère que non. J’espère que le topic pourra encore vivre, ou qu’à défaut, je continuerai à le remplir de bassistes obscuro-cultes pour le plaisir. Ce qui devrait arriver à intervalle irrégulier, histoire d’entretenir les toiles d’araignées et les cafards qui trainent dans les recoins.



Les différentes réactions qui ne feront pas vivre le topic :
  1. Tous les gens qui avaient quelque chose à dire sur le sujet sont déjà passés au lancement du topic, il n’y aura donc aucune réaction supplémentaire (67 % de chance).
  2. Tous les gens qui n’avaient rien à dire sur le sujet mais qui voulait intervenir par solidarité l’ont déjà fait, ils ne répondront donc pas (53 % de chance).
  3. Une des prédictions formulées la première fois s’accomplit (28 % de chance).
  4. EnOd reviendra ramener sa science de merde pour dire que les couleurs utilisées ne sont pas judicieuses parce que parce que parce que * (100 % de chance).


* PS : Je SAIS que les couleurs du Post-Punk vous donne mal à la tête, mais trouvez moi des couleurs pas utilisées dans les autres catégories et je vous la refais pour éviter que vous n’ayez une migraine, promis ! Z’êtes


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MessagePosté: Ven 26 Mar 2010 10:42 
Ô-Totoro
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Inscription: 25 Mar 2006
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Localisation: Échappe à la connaissance
marrants, j’ai plus tellement de possibilités.
PPS : Et merci à tous ceux qui ont déjà répondu et qui m’ont donné de quoi continué-é-é-é- -é-é- -é- - - schhhhhhhhhhhhhh

« Mince, on ne capte plus, change de fréquence. »

[87.0] → [93.5]

Tout à fâit, çâ me râppelle cette ânecdote hilârante sur le cendrier musqué du tsâr Issisdrovnâh en 1563 lorsqu’...

[93.5] → [97.4]

Mais ça, c’était avant l’drame, bien entendu… Avant que je…

[97.4] → [100.3]

Sans plus attendre, voici le dernier album des rockers de folie qui ont un album plus que de la balle, les BB Brunes, waouh, mais avant un quart d’heure de pub...

[100.3] → [104.3]

Comme toujours depuis des milliers d’années, ici Fabrice pour la val...

[104.3] → [110.0]

Rebienvenue à tous sur notre radio pirate, Bass FM, la radio des feignants qui ne connaissent qu’un instrument ! Désolé pour cette petite interruption de programme dû à un repérage de nos ondes illégales par Interpol, mais rassurez vous, nous allons pouvoir continuer cette émission en toute quiétude !
Nous voici à notre troisième et peut-être dernier listing de bassistes de renom, non pas qu’une flemme quelconque m’envahisse mais j’admets commencer à être à court de grands noms, voire j’ai carrément raclé les fonds de tiroir pour cette édition ! Qu’à cela ne tienne, je me suis fait toujours autant plaisir, et c’est ce qui importe le plus ! Sur ce, que le groove démarre !


► Jazz, Blues, Soul
Miroslav Vitouš
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(Weather Report, solo / 70’s)
D’origine tchécoslovaque, Miroslav Ladislav Vitouš est un contrebassiste et bassiste de jazz ayant commencé sa formation de musicien avec le violon et le piano, avant de se tourner vers les instruments qui le feront connaître. Il étudie la musique au Conservatoire de Prague et gagne un concours international de musique à Vienne, un passe-droit lui permettant de continuer sa formation aux Etats-Unis, dans le « Berklee College of Music » de Boston. Il est connu pour être l’un des trois piliers fondateurs de Weather Report, avec le claviériste autrichien Josef Zawinul et le saxophoniste américain Wayne Shorter. Il collabore en tout aux quatre premiers albums du groupe, avant d’être remplacé temporairement par Alphonso Johnson puis définitivement par Jaco Pastorius. S’il est moins connu que ses successeurs, il n’en reste pas moins un grand nom du jazz, notamment pour son jeu fluide et libérateur.
Bon ben on devrait avoir fait le tour des bassistes de Weather Report cette fois-ci (je note pour moi-même que j’ai considéré certains comme Funk et d’autres comme Jazz, ne cherchez pas à comprendre). Mais Miroslav Vitouš ne déroge en rien à la règle : il mérite une écoute pour le son très coulant qu’il arrive à produire ! Chapeau !
Will ; Umbrellas

Abraham Laboriel
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(multi / 80’s – 90’s)
Ce sexagénaire mexicain est ce qu’on peut appeler un bassiste de l’ombre. D’abord guitariste avant de se mettre à la basse à son arrivée au « Berklee College of Music » de Boston (qui en a formé des musiciens de génie, décidement), il a joué sur plus de 4.000 chansons et enregistrements, ce qui en fait sans doute l’un des musiciens les plus prolifiques de tous les temps. Il est connu pour avoir collaboré avec des grands noms de la scène internationale, comme Ray Charles, Elton John, Barbara Streisand, Stevie Wonder, Madonna, Michael Jackson, Umberto Tozzi...
Plus difficile de pouvoir le juger, tant ses participations sont dispersées et hétéroclites. Néanmoins, rien que pour les quelques compositions que j’ai entendu de lui, il vaut franchement le détour !
John ; DeaR FriendS

Donald “Duck” Dunn
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(Booker T. & the M.G.'s / 60’s – 70’s)
Né à Memphis en 1941, il monte un premier groupe avec son ami Steve Crooper, guitariste de formation, ce qui fait qu’il choisit comme instrument de prédilection la basse. Celui-ci le surnomme “Duck” à cause de son penchant à mettre de l’humour dans tout ce qu’il fait. Toujours avec Crooper, il rejoint par la suite le fameux groupe Booker T. & the M.G.'s (à vos souhaits), groupe de rythm'n'blues composé à la fois de musiciens noirs et blancs qui connaît un énorme succès, notamment grâce au hit Green Onion. Après l’assassinat du batteur du groupe, Al Jackson, Booker T. & the M.G.'s se sépare. DDD ne laisse pas tomber pour autant sa carrière et continue, notamment en tant que Blues Brothers et en jouant avec des légendes comme Otis Redding, Eric Clapton et Bob Dylan. Son jeu est facilement reconnaissable car son son est sans excentricité, propre et clair, aux doigts.
Du bonheur dans les oreilles – comme tout bassiste de jazz en principe. Si, c’est vrai. Écoutez Green Onions (un putain de classique ça) et ses quelques notes répétées en boucle, rien qu’elles, ça donne la patate d’enfer !
Green Onions ; Time Is Tight
Rock’N Roll ◄
Jack Bruce
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(Cream / 60’s)
D’abord violoncelliste, harmoniciste et pianiste, Jack Bruce commence sa carrière incroyable au sein des Blues Incorporated, groupe au nombre de musiciens impressionnant ayant accueilli, entre autre, Mick Jagger ou Charlie Watts. Après être passé par différents groupes de bebop, blues et rythm'n'blues, il devient mondialement connu lorsqu’il intègre l’un des premiers power trio (formation de trois musiciens, guitariste-bassiste-batteur, le chant étant interprété par l’un des trois) de l’Histoire, l’un des plus connus aussi : Cream, avec le batteur Ginger Baker et le guitariste Eric Clapton. En seulement deux ans de formation et trois albums, le groupe devient culte. Après la séparation, les collaborations s’enchaînent, avec Lou Reed, Frank Zappa, Carla Bley, John McLaughlin, Ringo Starr... Cream se reforme en 2005 pour une tournée de concerts à Londres. Son style est énormément basé sur la musique classique (il est l’un des premiers à avoir dit Jean-Sébastien Bach avait écrit les meilleures lignes de basses jamais composées) et il a été profondément marqué par des musiciens comme James Jamerson et Charles Mingus.
Oh oui ! Cream a du bon son, et ce n’est pas simplement dû à Eric Clapton ! Bon, on pourra toujours rouspéter contre le fait que les lignes de basse de Jack Bruce s’aligne trop sur la guitare, mais quand même ! Ca a le mérite de les rendre reconnaissable au premier coup d’oreille !
Sunshine of Your Love ; Steppin’ Out
Patrick O'Hearn
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(Collaboration avec Frank Zappa, solo / 70’s – 80’s)
Multi-instrumentiste et compositeur américain né à Los Angeles, il s’installe dans les années 70 à San Francisco où il intègre rapidement le milieu artistique local, jouant tant avec des artistes de renoms comme Dexter Gordon qu’avec des jeunes musiciens de sa génération. Il rencontre en 1976 celui qui deviendra l’une des plus grandes légendes du rock, Frank Zappa, et devient son bassiste, position qu’il occupera pendant 2 ans. Sur cette période très courte, il aura tout de même l’occasion d’enregistrer 4 albums (sans compter les live), étant donné qu’il accompagne l’un des musiciens les plus prolifiques et diversifiés de son temps. Même en étant étiqueté bassiste, il jouera aussi de la contrebasse acoustique, de la guitare électrique et de la musique électronique (toujours poussé par Zappa !). A son départ, il continuera les petits projets, d’une envergure moindre, avant de se lancer dans une carrière solo en 1985.
Difficile de ne pas sortir les grands mots pour Patrick O’Hearn, vu qu’il a travaillé avec Frank Zappa qui est l’un des musiciens les plus fous et les plus géants du XXème siècle ! Sans déconner, entendre une composition de Zappa, c’est comme voir le haut de la montagne du fond des océans !
Apostrophe ; So Flows the Current
Mark King
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(Level 42 / 80’s)
Né sur une petite île anglaise, l’Île de Wight, il arrive à l’âge de 19 ans à Londres et fonde deux ans plus tard le groupe Level 42 (dont le nom vient de H2G2, la réponse sur la vie, l’univers et le reste), dont le style est autant orienté sur le pop-funk que le rock’n roll, tout en étant le précurseur avec Imagination du mouvement brit-funk. A cause de conflits internes, le groupe se sépare en 1987 après avoir enregistré 7 albums, reconnus pour leur complexité instrumentale et la voix particulière de Mark King. Ce dernier est a développé un style de « slapping bass » inspiré par les légendaires Larry Graham ou Louis Johnson et a marqué son instrument par un jeu très rythmique et rapide, utilisant énormément les triolets slappés appelés « Machine Gun » pour leur vélocité.
Je sais, c’est plus jazz ou funk que rock classique, mais laissez moi remplir mes sections comme je l’entends, de toute manière c’est pas comme si les gens connaissaient Level 42 ! Très bon groupe, ceci dit, avec une basse bien comme je les aime, puissante, pas trop en avant mais qui s’entend vachement bien quand on sait reconnaître l’instrument (ce qui n’est pas toujours le cas) *étoiles dans les yeux* !
Something About You ; Lessons In Love

► Hard Rock
Noel Redding
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(Collaboration avec Jimi Hendrix / 60’s)
Né un 25 décembre (25 décembre, noël... 25, Noël... Non rien), Redding était un bassiste britannique surtout connu pour avoir collaboré avec Jimi Hendrix sur le Jimi Hendrix Experience. D’abord guitariste de formation, il a changé d’instrument pour les besoins du groupe (et faire jeu égal avec Hendrix sur son terrain aurait été bête). Il enregistre avec 4 albums en l’espace de deux ans, sur lesquels il ne composera réellement que 2 lignes de basse (She’s So Fine et Little Miss Strange), le reste étant le fruit du travail du leader guitariste. Jimi Hendrix a néanmoins enregistré la basse lui-même sur beaucoup de morceaux, ce qui amoindrit beaucoup le travail de Redding. C’est sans doute pour cela, en raison de mésentente entre les deux, que Noel Redding quitte le groupe en 68. Ses lignes de basse s’inscrivent donc dans le style d’Hendrix, planantes et techniquement impeccables, mais son travail n’a pas connu les éloges qu’on lui devait, sans doute parce que Jimi prenait toute la place à la composition et au jeu.
L’écoute des lignes de basse de Noel Redding n’est pas la plus facile, noyée dans le talent d’Hendrix, et le sieur n’aurait peut-être pas eu droit à une dédicace ici s’il n’avait pas collaboré avec lui, mais je ne doute pas que c’est un gars sympa dans le fond (oulah, j’ai l’impression de meubler).
Hey Joe ; Stone Free

Phil Lynott
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(Thin Lizzy / 70’s – 80’s)
Chanteur, bassiste et compositeur du groupe Thin Lizzy, cet anglais s’est fait une place de légende dans le monde de la musique en étant considéré aujourd’hui comme l’un des visionnaires de la nouvelle vague rock. Il fait parti des premiers à briser les barrières entre les genres musicaux, n’hésitant pas à mélange rock, punk et funk, bien avant les Red Hot Chili Peppers. Ses compositions étaient complexes et originales, très expérimentales, et lui ont valu le respect de ses pairs. L’abus de drogue l’a fait mourir très jeune (36 ans à peine) et une statue de lui a été érigée à Dublin en sa mémoire.
J’ai beau être emphatique sur Thin Lizzy et son leader, je n’en suis pas extra-fan au point de mettre écouter la discographie du groupe. Il y a bien de très bonnes chansons ça et là, mais rien qui me transcende, ne serait-ce que dans la basse !
Dancing In the Moonlight ; The Rocker
Punk, Post-punk ◄
Thomas Gobena
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(Gogol Bordello / 00’s)
Cet éthiopien d’origine a rejoint le groupe gypsy punk – mélange de musique tzigane et de punk new-yorkais – Gogol Bordello après le départ des bassistes Karl Alvarez et Rea Mochiach, dont il a pris la place et qu’il occupe encore aujourd’hui. Si le groupe a le mérite d’employer une variété d’instruments sans égal, ce n’est pas pour autant que ses compositions sont reléguées aux seconds plans, jouant souvent le rôle fondamental du bassiste, à savoir unir musicalité et rythmique.
Je vais me répéter un peu (difficile de trouver quelque chose sur Gobena en même temps), mais c’est effectivement pas très simple d’écouter les lignes de basse de Gogol Bordello. C’est évident, lorsqu’on voit la taille du groupe et sa variété d’instruments présents ! A moins d’être neuneu comme moi, on n’écoute pas de la musique pour seulement la basse ! Mais sinon, j’aime bien les Gogol, vrai de vrai.
Wonderlust King ; Madagascar Roumania
Voir Gogol Bordello par Tôji Tôji Chopper
Peter Hook
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(Joy Division, Freebass / 70’s)
Peter “Hooky” Hook est un bassiste britannique co-fondateur du groupe de cold wave (ce qui est l’appellation française du post-punk) Joy Division, groupe initiateur de cette mouvance . Culte par son caractère novateur, le groupe ne durera que 4 ans, entre 76 et 80, année marquant sa dissolution suite au suicide de son chanteur à la voix caverneuse, Ian Curtis. Depuis, Peter Hook s’est surtout imposé en jouant, encore à l’heure actuelle, dans le groupe Freebass qui a la particularité de comporter trois bassistes (avec les anciens de The Smiths et des Stones Roses). Son style est connu pour mettre en avant de manière très prononcée son instrument ; style qui lui vient, pour l’anecdote, du fait que dans sa jeunesse, il avait participé à un groupe où il utilisait des enceintes tellement bon marché (achetées à son professeur de musique pour 10 £) qu’il était obligé de jouer très fort pour qu’on entende son instrument derrière la voix du chanteur, Bernard Sumner.
Oh oui ! Ca s’écoute sans compter et ça fait plaisir aux oreilles, du moins les miennes supportent ça très bien. Par contre, j’ai été déçu d’avoir autant de mal à trouver des chansons Freebass (vous pensez, 3 basses dans un groupe, 3 fois plus awesome), ce qui est fortement dommage vu que ça aussi, c’est pas dégueu du tout à écouter !
Love Will Tears Us Apart ; Shadowplay
Simon Gallup
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(The Cure / 80’s)
Anglais d’origine (décidement, ce pays en aura apporté des musiciens de talent), il intègre le groupe post-punk / rock gothique après le départ du premier bassiste Michael Dempsey, qui avait des divergences artistiques avec l’iconique Robert Smith. Il ne lui faut que trois ans et trois albums (les plus expérimentaux de The Cure) pour quitter le groupe après de violentes altercations avec son leader, en 1982. Trois passent et des projets mineurs avec avant que Robert Smith ne recontacte Simon pour réintégrer le groupe. Le bassiste n’hésite pas et accepte, ce qui lui permettra de vivre le début de la reconnaissance internationale du groupe grâce à l’album The Head on the Door, et la complicité entre Smith et Gallup ne sera que grandissante. Ses lignes de basse sont réputées pour être très mélodieuses et différentes du son de « premier plan », ce qui leur apporte une grande personnalité.
Je ne suis pas fin connaisseur des Cure, mais certaines de leur mélodie me trottent dans la tête depuis des dizaines d’années, tant et si bien que j’adore malgré le côté visuel passé de date (bon, c’est p’têtre la faute aux émos qui souillent ce courant musical et vestimentaire). En dehors de ça, j’adore !
Lullaby ; Friday I’m In Love

► Progressive Rock
Chris Squire
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(Yes / 70’s – 90’s)
Christopher Russell Edward Squire, plus connu sous le diminutif de Chris Squire, est le fondateur du groupe de rock progressif Yes, figure de proue de ce style musical dans les années 70, et dont il est le seul membre d’origine encore actif (le claviériste Rick Wakeman ayant pour sa part quitté et réintégré Yes au moins 4 fois, sa présence à la formation et à la déformation du groupe est moins notable). Il impose son style musical progressivement, expérimentant beaucoup de genre avant de trouver sa voie. Yes aura une vie tumultueuse, vivant de nombreuses séparations de ses membres et des reformations sous d’autres noms (Cinema et 90125 par exemple). On notera tout de même une courte mais intense collaboration de Chris Squire avec Jimmy Page au début des années 80, sous le nom de XYZ (eX-Yes-Zeppelin).
Dieu que ça déchire *-* ! Le progressive rock, sous ses airs pompeux et élitistes de vouloir faire des solos de vingt minutes avec des tonnes de notes à la seconde (l’anti-punk, dirons nous), est l’un de mes courants musicaux préférés, et Yes me conforte dans mon avis ! [Avec le débat actuel sur le forum pour dire que le sectarisme, c’est le mal, ça la fout mal ce que je dis].
On the Silent Wings of Freedom ; Future Times

Tony Levin
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(multi / 70’s – 00’s)
Après avoir joué du tuba dans plusieurs groupes au lycée, Tony Levin se concentre sur la basse tout en étudiant la musique classique dans un orchestre (qui se produira même à la Maison Blanche lorsqu’il avait 15 ans). Il a 24 ans lorsqu’il part à New York avec son talent et c’est à partir de ce moment qu’il commencera une carrière artistique étourdissante et à faire baver n’importe qui. Il joue en effet avec Peter Gabriel, King Crimson, Yes, Dire Straits, Pink Floyd et John Lennon, pour ne citer que ceux-là. Il fait preuve d’une étonnante inventivité en popularisant le Chapman Stick (un mélange de guitare et de basse à 8/12 cordes qui se joue au tapping, c’est-à-dire taper la corde plutôt que la gratter ou la pincer, à voir sur la vidéo Stick Men) ou les Funk Fingers qu’il crée (qui sont des baguettes de percussion accrochées aux doigts permettant de reproduire un son proche du slap tout en doublant la vitesse du jeu).
Déjà avec Chris Squire j’étais comme une jouvencelle, mais là… *crise cardiaque* Sérieusement, Tony Levin est un fou furieux, pas très connu parce que SGF (sans groupe fixe), mais putain qu’est-ce que ça éclate (regardez Speedbump, même le clip m’a fait éclater de rire). Son style musical est assez proche de Les Claypool (même si c’est dans un autre genre que je l’ai classé, les deux étant polyvalents), ce qui est un très beau compliment ! Enfin, le meilleur qu’on pourrait lui faire, c’est qu’il a un style vraiment unique, et ça ce n’est pas des cracks...
Speedbump ; Stick Men
Et... les filles ? [Bonus féministe] ◄
Kim Gordon
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(Sonic Youth / 80’s – 00’s)
Son diplôme des Beaux-Arts en poche, Kim gordon débarque à New York en 1980 (elle a passé son enfance en Californie) et découvre une vague d’artistes féminins surfant sur le style punk (The Slits, The Raincoats ect.), ce qui la décide à former un groupe en compagnie de Thurston Moore et Lee Ranaldo, Sonic Youth où elle chante, joue de la basse et de la guitare. Le groupe se distingue rapidement comme l’une des figures majeures du rock alternatif : Sonic Youth passe par plusieurs phases, allant du no wave au punk hardcore en faisant un détour par le grunge ; mais toujours avec dans l’esprit la volonté de créer des distorsions et dissonances sonores pour éclater la pop music et ses acquis. Le groupe a notamment lancé la carrière fulgurante de Nirvana. Kim Gordon a aussi participé à des projets artistiques cinématographiques (le Last Days de Van Sant) ou culturels (elle a exposé en 2000 plusieurs de ses œuvres au Centre Georges-Pompidou à Paris).
Mouis, bon, si cela n’eût pas été Kim Gordon, je n’aurais sans doute pas mentionné Sonic Youth, qui ne me passionne pas des masses comme groupe. La basse manque de puissance et le rock alternatif, ce n’est pas mon truc non plus. Cela dit, chapeau pour Kim qui cumule quand même pas mal de talents artistiques !
Kool Thing ; Superstar
Kim Deal
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(Pixies / 80’s)
Bassiste américaine, Kim Deal se fit connaître en tant que membre des Pixies suite à une annonce demandant un bassiste influencé par Hüsker Dü (groupe punk américain des années 80) et Peter Paul & Mary (groupe folk américain des années 60, 70), en 1986. Elle quitte le groupe deux ans après, lassée par le manque de dynamisme de ses collègues (ce qui lui ôte rapidement toute envie de s’investir dans les Pixies, parallèlement). Elle fonde ensuite The Breeders, groupe exclusivement féminin de rock indé qui atteint son apogée en 1990, avant de décliner peu à peu. En 2004, à l’occasion de la reformation des Pixies, Kim Deal réintègre le groupe où elle garde les mêmes fonctions de chanteuse/bassiste, tout en composant des chansons pour le groupe – chose qu’elle ne faisait pas avant. Une chanson des Dandy Warhols lui est même dédiée (« Cool As Kim Deal », flatteur).
Bon, j’avoue, j’avais quelques préjugés sur les Pixies parce que quoi qu’on en fasse, on retombe toujours sur Where Is My Mind et que j’aime pas la chanson. Cela dit, passé cela (par contre faut fouiller pour trouver d’autres chansons d’eux), je me suis rendu compte qu’en fait c’était bien sympa comme groupe. Voire, leur chanson la plus connue n’a que très peu de rapport avec le reste de la discographie du groupe. Merci à Kim, donc, pour m’avoir permis de changer d’avis sur ce point (l’aurait pas été une femme que j’aurais jamais retenté !). Si ça continue, je vais me refaire Nirva... Non, ne déconnons pas.
Monkey Gone In Heaven ; Here Comes Your Man
Rhonda Smith
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(Collaboration avec Prince / 00’s)
Canadienne d’origine, élevée à Montréal par des parents anglophone dans un univers jazz, Rhonda Smith montre très vite un intérêt pour la musique, s’essayant tour à tour à la guitare, le piano, la trompette et bien sûr la basse. Elle poursuit des études sur le jazz contemporain dans la même ville, puis commence à travailler avec des artistes canadiens notables, ce qui la propulsera sur le devant de la scène. Lors d’un festival en Allemagne, elle rencontre Prince avec qui elle collabore activement. Cela lui permet d’approcher des grands noms de l’industrie du disque tels que Justin Timberlake, Beyonce, Larry Graham ou Georges Clinton.
Alors là, ça devient compliqué à juger parce que je me demande encore comment j’ai trouvé le nom de cette talentueuse bassiste, parce qu’hormis son site biaisé (normal, c’est d’ailleurs là que je tiens sa biographie, même si j’ai essayé de faire moins élogieux que ce n’était écrit), il n’y a pas grand-chose sur elle. Par contre, ce que j’ai entendu d’elle a vraiment du style, dans la lignée des bassistes funk et fusion les plus talentueux dont j’ai déjà parlé ! Donc j’aime bien, malgré le fait qu’il m’a fallu bataillé pour trouver des choses sur elle.
Grind ; Karamel
Melissa Auf Der Maur
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(The Smashing Pumpkins, solo / 90’s – 00’s)
Musicienne canadienne (décidement !), Melissa Auf Der Maur (à vos souhaits) passe une partie de son enfance entre son pays natal et le Kenya avant de s’installer définitivement au Québec. Elle obtient un baccalauréat en photographie puis se lance dans son autre passion... la musique ! Elle commence dans le groupe inconnu Tinker, avant d’être repérée au début des années 90 par les Smashing Pumpkins et Courtney Love, qui lui propose la place de sa bassiste décédée depuis peu. Elle fait parti de Hole, le projet de la veuve Cobain, pendant presque cinq ans avant de faire ses valises pour les Smashing Pumpkins. Sa contribution est très brève, puisqu’elle ne participe même pas au dernier album du groupe, se contentant de faire la tournée d’adieu des citrouilles, en 2000. Elle a depuis fait une carrière solo et une petite collaboration avec Indochine.
Bon, p’tit propos macho [un sur quatre, ce n’est pas si mal !] mais elle est tellement belle que je l’adore, point *étoiles dans les yeux*. Maintenant, au niveau de la musique, j’aime bien, mais dans une moindre mesure (surtout parce qu’elle a collaboré avec Courtney Love et que j’ai des préjugés que je n’ai pas envie d’enlever – même si j’aime bien le son de Hole !). Mais c’est une grande bassiste, tout de même ! Et excusez-moi d’avoir fait une section spéciale pour ces femmes qui auraient sans doute plus mérité d’être directement intégrées aux différentes sections, mais je voulais vraiment leur faire un hommage à part, c’tout
Real A Lie ; Malibu
► Et… le maître dans tout ça ? [Bonus Culturel]
Johann Sebastian Bach
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(Compositions classiques / XVIIIème siècle)
Compositeur, claveciniste, violoniste, altiste et organiste allemand, il est le symbole de l’apogée de l’époque baroque. Son influence est considérée majeure dans la musique occidentale, trouvant le respect de génies comme Mozart, Wagner, Beethoveen ou Berlioz. Né en 1685 dans une famille de musiciens, il reçoit très jeune une éducation musicale poussée, d’abord par son père Johann Ambrosius Bach qui est lui-même violoniste de talent, puis par son cousin Johann Christoph Bach (les noms de la famille étaient très diversifiés !), organiste de l’Église St. Georg. Il développe rapidement la passion d’apprendre qui le poussera à étudier pendant toute sa vie les cultures musicales européennes. Sa vie est ponctuée par des déménagements fréquents (il vivra en tout dans 8 villes différentes), mais c’est surtout lorsqu’il s’installe à Leipzig en 1723 que les compositions vont commencer à pleuvoir de sa main. L’anecdote raconte que pendant des années, il va composer une cantate pour chaque dimanche et jour de fête (il en aura en tout écrit plus de 200 rien que dans cette ville). Néanmoins, il perd la vue peu à peu à partir de 1745, ce qui l’empêche de continuer son prolifique travail, et il s’éteint en 1750, après avoir laissé un héritage musical énorme.
Pourquoi je parle de Johann Sebastian Bach ici ? Parce qu’il est considéré (comme l’a si judicieusement révélé Jack Bruce) comme le plus grand bassiste de tous les temps ! Étonnant, vu qu’il n’a jamais touché la basse de sa vie (il est mort trop jeune). Cela s’explique d’un point de vue musical, puisque Bach, avec son œuvre gigantesque, avait composé en son temps les fondamentaux de ce qui forgerait le jazz, le blues et le rock : jeu en tierce (troisième note d’une gamme, soit pour celle de do, le mi), quinte (cinquième, soit le sol) et sext (septième, soit le si), arpèges, clarté et limpidité de la musique. Bach a pour ainsi dire inventé les lignes de basse ! Et pour preuve, il suffit d’entendre ses compositions transposées sur l’instrument pour sentir à quel point la mélodie est magnifique ! C’est d’ailleurs pour cela que je ne vous propose pas un lien vers une musique, mais un petit dossier avec quelques musiques de Bach revisitées à la basse, et un lien vers le passionnant site de Bach réarrangé à la basse par Dave Grossman.
Compilation lien 1 ; Compilation lien 2
@ Johann Sebastian Bach by Dave Grossman


EJECT – On prend les mêmes et on recommence ?

Comme je l’ai déjà dit, mon matériau de base commence sérieusement à s’effilocher, donc il ne faut pas s’attendre à ce que l’intervalle entre cette fois-ci et la prochaine soit aussi rapproché que les précédentes. Néanmoins, je commence déjà à y penser, preuve que ce n’est pas exclu ! Le temps de faire plein de découvertes de bassistes géniaux par moi-même ou par les réponses (!?) sur ce topic. De toute manière, comme d’hab’, c’est avant tout un petit plaisir que je m’accorde, les réactions n’étant que la cerise sur le gâteau. D’ailleurs, en parlant de réactions...



Les différentes réactions qui n’auront pas lieu mais qui me feront gagner un Award grâce aux pleurnicheuses de service :
  1. Jacky D. Kaput aka Frère Jacques vient faire des allusions osées sur la grosseur des cordes d’une basse (0 % de chance).
  2. CaptainKevin poste pour dire que la basse c’est un instrument de gueux, la preuve Charlie de Lost est un guitariste (0 % de chance).
  3. Blitz ne poste pas sur le topic mais envoit un message via Facebook, ce qui est encore pire. (0 % de chance).
  4. Demon Slash nous parle d’un yaoi dans lequel il y a un bassiste, ce qui est inutile et donc indispensable (0 % de chance).
  5. Dark Link fait une parallèle entre les mécha et la forme de la basse (0 % de chance).
  6. (0 % de chance).
  7. Yosuke vient parler de sa batterie alors qu’on est dans un topic qui parle de basse bondieu ! (0 % de chance).
  8. Isuzu demande pourquoi il n’apparaît pas cette liste [aha, j’t’ai grillé], c’est comme les vidéos il est un reclu du forum (0 % de chance).
  9. seleniel vient souligner le caractère totalement communitariste du topic qui empêche tout newbi d’y poster sans se faire agresser (0 % de chance).


PS : Bise à tous ! Et comme dirait l’autre : I’ll be back (maybe) !


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