Episode 08 : "Break the Internet" & "The Silence of the Internets" & "Fa Fa Fuck"Nouvel épisode, séparé en trois parties techniquement mais les deux premières sont en réalité une seule histoire séparée en deux.
Pour la première donc, Hiroyuki Imaishi nous propose tranquillou
Impact Cop, à la fois parodie et préquelle de Inferno Cop, la première production du jeune Studio Trigger, sortie sur Youtube entre 2012 et 2013 (ça ne nous rajeuni pas), qui sert donc aussi de crossover avec Panty & Stocking with Garterbelt, la dernière série qu'il a réalisée avec Gainax. Un contexte hautement symbolique et très chargé emotionellement donc.
Pour ce qui est de l'histoire en elle-même, Impact Cop reprend le style de son prédécesseur, avec un humour absurde et une animation principalement en motion comic, même si deux-trois personages, comme Panty et Stocking, ont droit à quelques frames de plus. On suit donc les aventures de Impact Cop, la nouvelle recrue de l'ICPD, qui s'allie avec Panty & Stocking pour vaincre "la source de tous les maux", d'abord sous la forme de l'Internet dans la première partie, puis dans la seconde d'une créature ressemblant à un Fantôme (et à Senketsu de
Kill la Kill au passage) mais qui n'en est pas un selon les soeurs Anarchy (sa vraie nature ne sera, bien sûr, jamais explicitée). La séquence se termine sur les funérailles du Commissaire de l'ICPD (Over Justice de
Space Patrol Lilico, une série dans laquelle Inferno Cop avait d'ailleurs fait un caméo), à la Nouvelle Orléans, avec musique jazz et narration nostalgique d'Impact Cop, qui a attaché le badge du Commissaire sur les devants de sa casquette, tout comme Inferno Cop.
Pour la deuxième partie, nous avons droit à un nouvel épisode qui parodie un genre: après les films de prison la semaine dernière, c'est au tour des comédies musicales!
Tous les personages principaux à part Brief sont agaçés par les jurons constants qui sortent de la bouche de Panty, et lorsque que cette dernière insulte une vielle comédie musicale sur DVD qui tient à coeur à Garterbelt, c'est la goutte d'eau. Le prêtre téléphone au Paradis pour arranger une punition appropriée: un anneau qui lui coupe la langue à la moindre vulgarité! Panty est dépitée mais ayant été possédée sans le savoir par le Fantôme du chanteur de la comédie musicale qu'elle avait insulté (une mort prématurée a coupé court à sa carrière et l'a laissé avec des regrets, hantant apparement le DVD de Garterbelt), elle découvre rapidement que l'anneau ne s'active pas si les jurons sont chantés. S'ensuit une séquence musicale où Panty s'engage dans une carrière illustre de chanteuse, culminant sur un duo avec le Fantôme du chanteur (retransformé en humain juste pour la chanson par les pouvoirs de Panty, ce que j'ai trouvé très cool), sur une mélodie inspirée par Another Day of Sun de La La Land.
Cependant, la voix d'une ange est quelque chose que de simples humains ne peuvent supporter, et la dernière chanson au caractère très sexuel de Panty se termine en orgie généralisée, ce qui force Garterbelt à contacter à nouveau le Paradis pour modifier les réglages de l'anneau, qui ne lui coupera désormais la langue que si les jurons sont chantés et plus l'inverse.
Edit: Quelques commentaires additionels sur les épisodes précédents:Franchement pas fan du format 3 histoires par épisodes. 5 minutes, c'est un peu court, jeune homme.
Pareil pour les épisodes très expérimentaux (genre la parodie de Fast & Furious et l'hommage à Jack Kirby). J'ai vraiment du mal à accrocher au délire, mais je suis paradoxalement très content qu'ils fassent ce genre de chose. L'expérimentation créatrice est quelque chose qui mérite d'être supportée, surtout si elle accompagnée en paralèles de productions plus classiques qui servent à la canaliser.
En parlant de classiques, l'épisode 6 était bien entendu fantastique. Les théories, c'était qu'étant donné leur noms, les NewGen Angels était des anges artificiels, et encore une fois, Trigger prouve qu'ils sont fait d'une autre trempe, et que ce genre de théorie est à réserver pour des séries médiocres du genre Hazbin Hotel ou Helluva Boss. On a donc la révélation que Polyester et Polyuréthane sont bien des êtres artificiels, mais d'un tout autre genre, car ce sont juste des zoomers!
Après, introduction de l'antagoniste de la saison 2, Ramie, teasé exactement de la même manière que Corset en son temps. Comme avec ses fils, on reste sur les références aux matériaux textiles pour la nomenclature: son nom est à la fois une référence à l'archange Ramiel/Remiel de la tradition juive, et à la ramie, ou ortie chinoise, un type de plante qui est utilisée dans la production de textiles depuis des millénaires en Asie de l'Est, particulièrement en Chine, d'où son nom.
Enfin, je m'attarde sur certaines références majeures qui n'ont pas été mentionnées par ange bleu:
-"Bitch Serial Killer" est tout autant une parodie qu'un hommage aux slashers, et contient une tonne de références à divers films de ce genre, et on parle pas juste de trucs mainstream genre Massacre à la tronçoneuse ou Friday the 13th. Par exemple, la scène très violente où Mob Bitch enferme une des bitches dans une machine à laver remplie de rasoirs est tirée de
My Bloody Valentine de George Mihalka. La scène avec les asticots et la viande moisie dans les conduits, c'est
Suspiria de l'Italien Dario Argento, pionier du genre (le détective qui apparait dans l'épisode est d'ailleurs nommé Détective Dario en hommage à ce dernier).
-Longest Bitch Yard est, en plus d'être une référence aux films de prison en général, une parodie directe de The Longest Yard, un film de comédie américain où un quarterback est envoyé en prison et est forcé par le directeur à monter une équipe de prisonniers pour qu'ils affrontent l'équipe des gardiens. Il existe deux versions principales du film: la version originale de 1974 (titrée
Plein la gueule en français) avec Burt Reynolds dans le rôle principal, et le remake de 2005 (
Mi-temps au mitard en français) avec Adam Sandlers.
-Tous les titres d'épisodes et intertitres sont des références à différents films (à part celui de "Shoot for Yesterday!", où c'est juste le titre qui est une référence, spécifiquement au titre japonais de
Butch Cassidy et le Kid). Ce serait trop long d'en faire la liste, donc je mentionerai juste mes préférées: "Bad Bitch 4 Life" (
Bad Boys for Life de 2020, troisième opus de la série des Bad Boys avec Will Smith et Martin Lawrence), "The Bodycard" (
The Bodyguard de 1997, fameux thriller romantique où Kevin Costner sert de garde du corps à Whitney Huston) et enfin, de loin ma préférée, la première partie de l'épisode du jour, "Break The Internet", une magnifique référence au légendaire
Fear and Loathing in Las Vegas de Terry Gilliam (
Las Vegas Parano en français); le titre japonais de
Fear and Loathing est justement
Break Las Vegas, et l'intertitre est une parodie de l'affiche japonaise du film.
-L'épisode 6 possède un nom différent en japonais. Au lieu de "The Brothers from Heaven", le titre original est "The Angel Brothers Appear", une référence au titre japonais de
The Beast from 20,000 Fathoms (
Le Monstre des temps perdus en France), un blockbuster américain de 1953, très similaire au Godzilla de Ishirō Honda sorti l'année suivante, par le réalisateur franco-russe Eugène Lourié.