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 Sujet du message: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Ven 7 Juin 2013 18:33 
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Inscription: 18 Fév 2011
Messages: 1963
Bonjour cher lectrice/lecteur de la Volonté !
Nous sommes dans le cabinet d'écriture, chaque topics à quelques exceptions près renferme une histoire. Ce topic-ci ne fait pas défaut et te présente les nouvelles écrites dans le cadre de concours. Par conséquent, à toi qui est de passage ou qui chercherait de la lecture, voilà l'occasion de satisfaire ta curiosité. Bonne lecture !


Première édition du concours du cabinet d'écriture

Thème : Changer de peau
Genre : libre
14 nouvelles (->)
Classement général (->)

+

Thème : Domination
Genre : policier/polar
1 nouvelle (->)


Deuxième édition du concours du cabinet d'écriture

Thème : Transgression
Genre : libre
20 nouvelles (->)
Classement général (->)


Troisième édition du concours du cabinet d'écriture

Thème : Être femme
Genre : libre
10 nouvelles (->)
Classement général (->)

+

Mini-concours
Thèmes : Avoir la main verte / La mousse / Conte, comte, compte
Genre : libre
18 nouvelles courtes : 1 / 2 / 3
Résultat des paris (->)


(cliquez sur les flèches et numéros pour accéder aux listings de nouvelles ou aux classements)



________________________________________________________




Bonjour tout le monde !


Ici se déroulera le concours d’écriture du cabinet du même nom. Un concours qui a été élaboré publiquement par les membres de la volonté sur ce topic. Avant toute chose, j’aimerai donc les remercier pour leur participation, soutenue comme minime. Sans eux, ce projet ne serait pas celui qu’il est aujourd’hui.

Et pour en venir au projet lui-même, voici une partie des règles de cette première édition du concours. Ou plutôt de ces concours.

Il y aura en effet deux concours. Le premier concours sera appelé « catégorie 1 » et le deuxième concours sera appelé « catégorie 2 ». Il est important de les distinguer car ils se différencient par certains points.


Le concours « catégorie 1 »

Ce concours propose l’écriture d’un seul et unique texte. Ce texte pour plus de facilité sera appelé texte A, dont voici les modalités :

_ Il comporte un thème imposé.
_ Le genre est libre.
_ La taille ne doit pas dépasser plus de 10000 caractères (espaces non compris - la marge de dépassement est de 5%).
_ Le texte doit comporter un titre.



Le concours « catégorie 2 »

Ce concours propose l’écriture de deux textes. Le premier texte est en tout point identique à celui de la première catégorie : il s’agit du texte A. Les modalités sont donc exactement les mêmes.
Le deuxième texte est appelé texte B. En voici les modalités :

_ Il comporte un thème imposé (différent du texte A).
_ Le genre est imposé.
_ La taille ne doit pas dépasser plus de 10000 caractères (espaces non compris - la marge de dépassement est de 5%).
_ Le texte doit comporter un titre.




Vous aurez donc remarqué que la catégorie 2 par rapport à la catégorie 1, rajoute un texte avec des critères différents au niveau du thème et du genre.

Dans une semaine débutera le concours en tant que tel, c’est-à-dire la période des inscriptions. En attendant, vous savez une semaine pour vous familiariser avec les modalités présentées, histoire de commencer à réfléchir à ce que vous allez faire et à comment vous allez le faire. Car le premier travail dans l’écriture n’est pas l’écriture en elle-même, c’est l’imagination et la réflexion. A vos esprits donc ! Je donnerai les instructions pour la suite.


Le planning :
-> Semaine pour se familiariser avec les thèmes : 7 juin au soir jusqu'au 14 juin
semaines d'écriture/inscription : 14 juin jusqu'au 5 juillet
semaines de lecture/votes : 5 juillet jusqu'au 19 juillet
semaine des résultats : du 20 juillet jusqu'au 27 juillet/3 août (à définir au moment venu)





Thème texte A : Changer de peau
Thème texte B : L'ambition
Genre texte B : polar/roman policier




Vous pourrez poser toutes vos questions sur ce topic.
Merci de ne pas poster sur ce topic-ci.


Dernière édition par Enitu le Mar 20 Oct 2015 21:55, édité 4 fois.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Ven 14 Juin 2013 22:21 
375 000 000 Berrys
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Inscription: 18 Fév 2011
Messages: 1963
La semaine de « familiarisation » est passée. Il est venu maintenant le temps de commencer officiellement le concours.
La dernière fois j’avais indiqué les modalités que devaient remplir les textes, histoire que vous vous fassiez une idée de ce qui vous attend. Je reprends donc aujourd’hui ces modalités en les incorporant dans la procédure d’inscription.


L’inscription

L’inscription se fait en même temps que l’envoi du ou des textes. Vous ne pouvez pas vous inscrire si vous n’envoyez pas de texte.
Les textes doivent être envoyés par mp à un organisateur (pour cette édition il n’y en a qu’un, moi Enitu). De ce fait, les textes ne doivent pas être postés sur le topic. Je m’en chargerai moi-même au terme de la phase d’écriture/inscription. La raison à cela est qu’il faut présenter tous les textes en même temps, anomysés et vérifiés.
La vérification en l’occurrence concerne les modalités des textes présentés dans le post précédent. Pour rappel :


Texte A

Thème : Changer de peau
Genre : libre
Taille : 10000 caractères maximum espace non inclus.
Doit comporter un titre.


Texte B

Thème : L’ambition
Genre : policier/polar
Taille : 10000 caractères maximum espace non inclus.
Doit comporter un titre.


Si vous ne remplissez pas les modalités des textes, ce ou ces derniers seront refusés.
Note : pour connaître le nombre de caractères, sur un logiciel de traitement de texte il faut aller dans statistiques (généralement en bas à gauche). Sinon, vous avez des sites spécialisés pour pouvoir compter le nombre de caractères de vos textes (attention : vérifiez que les espaces ne sont pas compris !).


En ce qui concerne le reste des modalités d’inscription :
_ Vous devez indiquer dans le sujet du message votre pseudo, le terme « concours d’écriture » et le chiffre faisant référence à la catégorie dans laquelle vous concourrez (1 ou 2). Ça me permettra d’y voir plus clair par la suite.
_ Vous devez faire aussi mention de la catégorie dans laquelle vous participez dans le message lui-même.
_ Chaque texte présenté doit être précédé de la nature du texte qui le caractérise (texte A ou texte B – ça indique le thème et le genre sans besoin de spécifier tout).

A savoir :
Si jamais vous n’inscriviez qu’un texte et que vous comptez pourtant participer à la catégorie 2, dans laquelle il faut présenter deux textes (texte A et B), à terme :
_ vous serez automatiquement déplacé en catégorie 1 si vous présentez le texte A seul ;
_ vous serez maintenu en catégorie 2 si vous présentez le texte B seul. Mais dans ce cas-ci, vous n’aurez aucun point venant du texte A.

L'écriture ainsi que la participation pour cette édition est solo. Aussi, je compte sur vous pour jouer le jeu et ne pas vous partager l'écriture des textes. Ça n'a aucun intérêt. Ceux qui veulent faire qu'un texte n'ont qu'à faire le concours catégorie 1. C'est le concours dit "normal". Le concours catégorie 2 pour sa part est là pour offrir du challenge à ceux qui voudront. C'est une sorte de bonus. Le texte B, plus restrictif au niveau des modalités, s'ajoute au texte A. Ce n'est pas un texte "à la carte" : c'est soit le texte A pour le premier concours, soit le texte A + le texte B pour le deuxième concours.
Je suis quelques peu insistant mais je préfère étayer ce point pour que tout le monde comprenne et qu'il n'y ait pas de quiproquo par la suite.


Je pense n'avoir rien oublié. Passons à la suite ...


Le planning :
Semaine pour se familiariser avec les thèmes : 7 juin au soir jusqu'au 14 juin
-> Semaines d'écriture/inscription : 14 juin jusqu'au 5 juillet
Semaines de lecture/votes : 5 juillet jusqu'au 19 juillet
Semaine des résultats : du 20 juillet jusqu'au 27 juillet/3 août (à définir au moment venu)


Vous avez à compter de ce jour, 3 semaines pour écrire le ou les textes et pour vous inscrire.
Je posterai chaque semaine pour rendre compte de la participation, pour annoncer le temps qu'il reste et pour faire remonter le topic.
Si vous avez des questions, c'est ici que ça se passe.
Pour connaître le contenu des différents concours, c'est par .
Je posterai la suite des instructions au terme de cette étape.
Merci de ne pas poster sur ce topic-ci.




Sur ce, le concours du cabinet d'écriture est officiellement ouvert !
A vos plumes, crayons ou claviers et ... écrivez !


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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Ven 5 Juil 2013 11:53 
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Inscription: 18 Fév 2011
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1er up :

Il reste 2 semaines pour soumettre les textes/s'inscrire.
3 textes A ont été présentés pour l'instant.


2ème up :

Il ne reste plus qu'1 semaine pour soumettre les textes/s'inscrire.
6 textes A ont été présentés pour l'instant.

N'hésitez pas à participer au concours !


3ème up :

Il ne reste plus que 3 jours pour soumettre les textes/s'inscrire.
9 textes A ont été présentés pour l'instant.




A l'adresse des derniers restant : vous avez encore jusqu'à minuit pour inscrire votre texte.
Je posterai juste après.


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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Sam 6 Juil 2013 01:29 
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Inscription: 18 Fév 2011
Messages: 1963
Voilà, la phrase d’écriture/inscription est maintenant terminée. Il est donc temps de passer à la suite, à savoir les votes.

Ces votes s’organiseront en top de 10 places avec pour chaque position, un nombre de points déterminé (de la première place à la dernière : 12pts, 10pts, 8pts, 7pts, 6pts, 5pts, 4pts, 3pts, 2pts, 1pt).

Je vous laisse la liberté de présentation. Le tout est que ce soit clair : place, titre du texte et nombre de points (n’hésitez pas à mettre de la couleur, du gras ou ce genre de chose). Bien sûr et c'est même recommandé, vous pouvez mettre une justification pour expliquer vos choix. Ce sera constructif et enrichissant de comparer la diversité des avis pour un même texte (pas forcément à la même place).

Les votes sont ouverts à tous et donc tout le monde peut donc participer.
Bien entendu, pour les auteurs, il est interdit de voter pour un de ses propres textes.

Par ailleurs, je vous prierai à tous et en particulier aux auteurs de jouer le jeu et de garder le secret quant à la nature de leur texte comme de leur participation. Aussi bien sur le forum qu’en dehors celui-ci. Le but est de garder l’anonymat pour un : éviter des favoritismes ; pour deux : éviter des votes sanction de la part d’un auteur envers un autre auteur (tu m’as critiqué négativement. Paf ! Je te mets tout dernier) et pour trois : créer du suspense. L’annonce des résultats n’en sera que plus trépidante.


Le planning :
Semaine pour se familiariser avec les thèmes : 7 juin au soir jusqu'au 14 juin
Semaines d'écriture/inscription : 14 juin jusqu'au 5 juillet
-> Semaines de lecture/votes : 5 juillet jusqu'au 19 juillet
Semaine des résultats : du 20 juillet jusqu'au 27 juillet/3 août (à définir au moment venu)



Alors maintenant les textes. La partie que vous attendez le plus, sans doute.
Nous avons un total de :

_ 14 textes A
_ 1 texte B

Si le nombre de texte A est amplement suffisant, le nombre de texte B est quant à lui, tout le contraire. Etant le seul, il pourrait être déclaré vainqueur par défaut de sa catégorie. Toutefois, ce n'est pas lui rendre justice que de faire cela. Après tout, son auteur a fait l'effort de relever le défi que constituait ce texte B. C'est pour cela que nous allons tout de même voter. Mais de façon différente : le texte B sera noté sur 12, sans quelque top que ce soit (c'est la différence). Vous pouvez bien sûr mettre un petit commentaire.


Les votes se font sur ce même topic.


Dernière édition par Enitu le Sam 6 Juil 2013 01:46, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Sam 6 Juil 2013 01:30 
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Inscription: 18 Fév 2011
Messages: 1963
Maintenant, voici les textes :
Citation:

Note : Il vous suffit de cliquer pour vous rendre au texte concerné.



Textes A :

Anguille sous roche
Spoiler: Montrer
Citation:
Anguille sous roche


Anguis avait réussi à déchirer le voile qui lui enserrait le visage et il se glissait désormais dans son habit languissant à la recherche d'un abri sûr ; L'effort lui était insupportable tant ce morne voile lui serrait le corps, heureusement bientôt ce calvaire serait terminé. Sa frusque ridicule l’obligeait à ramper maladroitement et l'herbe humide de rosée achevait de le pétrifier sur place, mais il ne pouvait s'arrêter, pas maintenant.

Anguis repéra une grotte, ou plutôt il la sentit, tant l'herbe lui brouillait la vue en lui glaçant les os ; mais cette grotte exhalait d'une chaleur douce et revigorante qui le guiderait sans mal. Il n'hésita pas. Alors qu'il se glissait sans grâce et de la plus gauche des façons, il comprit soudainement d'où venait cette chaleur bienvenue : deux hommes vêtues de guenilles se réchauffait autour d'un feu ; une épée et une guisarme souillée de sang étaient posées nonchalamment à leurs côtés. Cela acheva de convaincre Anguis qu'il ne devait pas se faire repérer par eux. Surtout pas. Il devait d'abords se libérer de cette frusque pesante qui le guindait douloureusement. Heureusement la pénombre vespérale couplée à la lueur vive de leur feu achevait de le rendre invisible de là ou se situait les deux hommes.

Anguis prit le temps de considérer la grotte avant de repartir : elle était vaste, mais d'un seul tenant ; il ne pouvait pas espérer se cacher des deux hommes avant qu'ils ne s'endorment - ce qui avait bien peu de chance d'arriver, tant leurs gestuelles montraient leurs angoisses. Tandis qu'il considérait avec précaution les deux hommes, un détail attira son œil : une petite anfractuosité se situait juste à l'opposé de là où les deux hommes c'étaient positionnés. Elle était étriquée mais, étrangement, il ne douta pas une seconde qu'il passerait au travers ; voyant là son salut prochain, cela le rendit guilleret un instant. Jusqu'à ce que l'un des deux hommes se lève. Anguis se rua tant bien que mal vers la faille, qui était heureusement suffisamment proche pour que l'homme ne remarque pas ce mouvement précipité. L'homme en question avait la face buriné et tannée, de nombreuse cicatrices la labouraient et achevait de lui donner un air vilain ; ses fripes étaient toutes d'un vert délavé qui trahissait leurs âges et le manque de soin qui leurs étaient apportées ; son allure était univoque : Anguis faisait face à un brigand et il n'était pas tendre.

Soudainement, l'homme à la face taillée se mit à parler à son compère de mauvaise fortune : « Eh, tu penses pas qu'le feu va nous faire repérer ?
- Fait trop clair et la nuit les fera abandonner les recherches. Te bile pas pour ça, on est en sureté ici, lui répondit le second homme. »
Celui-ci avait le visage et l'allure fine, ses cheveux étaient long et son visage lisse. Il portait des fripes d'apparences normales ; tout en lui semblait l'opposer à son camarade. Et pourtant ils étaient là, ensemble dans cette grotte à fuir un ennemi commun. Cela interpella Anguis, qui, devant agir avec la plus grande précaution, était affairé à sortir de ce voile morbide qui l'enserrait ; après tout il pouvait bien en profiter pour en apprendre plus sur ses deux hommes intrigants.

« Je t'en foutrais moi de la sureté ! On en serait pas là si tu n'avais joué avec ton arme ! crachat l'éraillé d'un ton nerveux.
- Eh ! La bourse ou la vie, ce n'est pas que pour faire joli !
- Et alors ! Un nobliau comme celui-là ça se saigne pas, lui rétorqua-t-il de plus en plus rouge, ça se rançonne ou ça se pille, mais ça se saigne pas ! Et après ça s'étonne de voir toute la nobliasse lui courir à la traine...
- Écoute, ce qui est fait est fait, peut-être bien que j'ai posé la première planche, mais toi tu vas clouer notre cercueil si tu continues à jouer de la gueule comme ça !
- Tu m'plonges dans la merde et tu voudrais que je me calme ?! Éructa l'autre, rouge de fureur. »

Anguis pensa un instant qu'il allait se jeter sur l'homme au visage fin, mais celui-ci lui lança un regard glaçant qui le calma aussitôt. Un silence de plomb s'abattit sur la grotte, ce qui n’arrangeait pas ses affaires, un glissement maladroit sur un caillou et il serait repéré par l'homme nerveux, qui - comble de la malchance - c'était maintenant installé au contact de la faille, sans cependant y prêter attention. Heureusement ce dernier ne tarda guère à rompre le silence : « Faut que je trouve un truc à faire ou ça risque de mal finir.
- Tu pourrais nettoyer et aiguiser ma guisarme, on risque d'en avoir besoin.
- La guigne si on se fait repérer maintenant alors que la nuit tombe ! C'est pas toi qui m'disait qu'on étaient en sureté ?
- Eh ! Ne dit-on pas qu'un homme averti en vaut deux ?
- Ça joue l'érudit et ça tue sans réfléchir... Donne moi ton arme avant que je t'en colle une. »
Anguis n'aurait pu espérer meilleure amélioration, en plus de s'éloigner, le ciselé se mit à produire un son suffisamment fort pour totalement couvrir les éventuels bruits produits par ses tortillements maladroits et patauds.

Alors que la nuit finissait de totalement recouvrir les plaines environnantes et que l'obscurité gagnait peu à peu la grotte, Anguis sentit que sa frusque commençait à se déchirer sur son côté droit. La délivrance était proche. Il se mit à jouer des côtes pour la faire céder, la déchirure s'agrandissait un peu plus à chacun de ses à-coups. Ivre de se voir bientôt enfin libéré de cette frusque pesante qui l'entravait, Anguis perdit un instant sa prudence et ne se préoccupa plus du bruit qu'il pouvait produire. Brusquement, il s'arrêta de bouger ; La grotte était emplie d'un silence pesant. Il aperçut alors les deux hommes debout, en train de récupérer leur armes respectives. Sa respiration s'arrêta.

C'est alors qu'il vit une épée prolongée par un bras entrer dans la grotte ; puis une deuxième et une troisième. Bientôt il y eu cinq armes qui s'entrechoquaient dans la grotte. Le sang d'Anguis ne fit qu'un tour : il ne devait pas rester là. Il réunit ce qui lui restait d'énergie afin de finir de déchirer sa frusque, qui risquait de se transformer en linceul s'il n'agissait pas rapidement. Le voile qui l'enserrait ne mit pas longtemps à céder sous ses assauts répétés ; Anguis était désormais mu par l’énergie du désespoir et le fait d'être à nouveau libre ne lui apporta pas une once d’espoir. Il savait que l'heure de sa mort arriverait à l'instant où un des hommes en train de se battre le repérerait.
Pendant qu'il achevait de se libérer, l'échauffourée s'était terminée en un éclair : l'homme au visage fin baignait dans son sang tandis que l'éraillé tenait encore debout, mais - au vu du sang qui s'écoulait de son flanc - plus pour longtemps. Anguis devait agir vite, il le savait. Et ce n'est pas l'épée qui le trancha en deux qui lui donna tort.

« Hé, venez voir ça les gars ! Cria un des soldats.
- Qu'est-ce qui peut te botter à ce point, tu viens de retrouver la tête du comte ?
- Mais non, regarde j'ai trouvé un serpent et sa mue.
- Qu'est-ce qu'on en a à branler de ta peau de lézard ? Aide nous plutôt à sortir ces deux marauds de là !
- On ne t'as jamais dit que les peaux de serpents portaient chance ? C'est dommage qu'elle soit fendue en deux j'aurais pu en tirer un bon prix. »
Un des soldats resté en retrait se mit à parler en pointant du doigt les deux brigands gisant dans leur sang : « Si ça c'est avoir de la chance, j'aime autant avoir la guigne ! »

Déchirure
Spoiler: Montrer
Citation:
Déchirure


Tes yeux se referment. Le souffle court, le rouge aux joues, lentement tu t’en vas. Je veux te garder au plus près de moi. Mais il n’y a pas d’alternatives n’est-ce pas ? Je veux dire, on sait tous qu’un jour il nous faut emprunter le long couloir blanc. Mais pourquoi maintenant ? Tu avais encore tant de chose à faire, tant de chose à offrir, tant de chose à recevoir. Oui bien sûr tout n’était pas rose. On ne vit pas dans un putain de monde où tout le monde est gentil avec tout le monde. Non, il y a des gens qui souffrent, d’autres qui font souffrir. Mais au milieu de tout ça, y a tant de bonnes choses. Et tu en faisais parti.

Je me souviens bien du jour où mon regard se posa pour la première fois sur toi. Un jour gris et pluvieux. Mais il ne faisait pas froid. Je crois même qu’il faisait plutôt bon. Ce jour là j’avais rendez vous avec des amis. Au bistro de la Poste sur la place de l’Eglise. J’avais dans ma sacoche un livre que je devais rendre. « Le pendule de Foucault » d’Umberto Eco. Ce qui m’a fait rire par la suite, une fois que j’eu fait ta rencontre, ce sont ces petits riens qui ne veulent rien dire, mais qui signifient beaucoup. Quelle importance que tu portais cet après midi là un chemisier blanc ? Pourquoi me souviens-je si bien de tes ballerines noires surmontées d’un nœud ?

Fut un temps, quand j’étais encore jeune et con, je ne t’aurais pas adressé un regard, une parole. Mais le temps a passé et les vanités se sont envolées comme les volutes de fumées du brasier ardent qui couvait en mon cœur. J’ai croisé ton regard sombre, et je me suis arrêté net dans la rue.

Je ne suis plus sûr que tu t’en sois aperçue, ni même que tu m’ais remarqué.
Les passants inconnus sont des ombres fugitives qui appartiennent au pays des songes.
Mais toi, dans ce décor aux cinquante nuances de gris tu étais la flamme qui consumait le paysage. Dans mon décor peuplé de spectres ternes et poussiéreux, tu y as mis le feu.

Je me souviens plus trop comment, mais je t’ai abordée. Je t’ai dit des banalités, celles que l’on dit tous dans ce genre de moments. Et, je ne sais ni pourquoi, ni comment je t’ai invitée à me rejoindre moi et mes amis boire un verre.

Umberto Eco disait qu’il fallait laisser parler son cœur, interroger les visages et ne pas écouter les langues. Et, je crois bien que c’est ce que je fis. De quoi avons-nous parlé ? Je ne m’en souviens pas. Mais j’ai dévoré ton visage, et tu as consumé mon cœur.

Après ce temps hors du temps, nous nous sommes fréquentés de plus en plus souvent. Chaque vendredi soir nous allions voir une toile, et chaque mardi soir c’était un restaurant. Bientôt nous eûmes explorés tout ce que la région propose de gargotes, d’auberges et de gîtes. C’est à ce moment là que tu reçus une offre d’emplois pour monter en ville.

Un emploi de responsable commerciale dans une grosse boîte.
J’ai quitté ma vie d’alors. Adieux à ma famille. Adieux à mes amis. Le temps était venu pour moi de te suivre, qu’importe le prix. J’ai donc abandonné mon travail d’ingénieur agraire. Qu’importait que le monde urbain ne soit pas le mien puisque je serai avec toi.

Les mois ont passé, peut être même des années. De toute manière on s’en fout. Tu as construit ton monde. Autour de toi se sont mis à graviter amis et amies. Surtout des amis. Tu t’es épanouie dans cet univers. Les choses vont vite. Beaucoup trop vite moi c’est sûr. Je crois que je me suis mis à avoir peur de te perdre. Que tu m’abandonnes. Que je me retrouve seul. Encore. Tu as donné un nouveau sens à ma vie. Avec toi à mes côtés, peu importe ce qui pouvait arriver.

Mais les saisons allant, je t’ai perdue.
Disparue dans les limbes de mes souvenirs, un jour nous nous sommes séparés. D’un commun accord tu m’as dit. Mais bon, le mot « commun » est bien pratique quand on parle des individus « propres ».

Le téléphone a sonné.
Quoi, à peine une semaine après notre séparation. Un mois tout au plus.
La gendarmerie.
Elle m’a appris que tu avais eu un effroyable accident. Que j’étais la première personne à appeler en cas d’urgences dans ses papiers. Et qu’il me fallait venir le plus rapidement possible sur place.

J’ai enfilé ma parka et j’ai filé.
Qu’importe que l’on se soit séparé d’un commun accord.
La pluie tombait fort cette nuit là. Mais il ne faisait pas froid. On était en septembre. Ou bien au mois de mai.
De toute façon, ça intéresse qui ?

Tu avais eu accident de voiture avec un camion. Le chauffeur se serait endormi, aurait fauché ta voiture et vous seriez partis dans le fossé. Le camion transportait un produit inflammable. Je ne me souviens plus. Le chauffeur n’aurait pas survécu aux flammes.
Toi si.

L’airbarg a pu protéger ton visage lors de la violence du choc. Mais le camion a défoncé ta portière gauche brisant ton bras. Enfonçant ton flan. Les côtes cassées ont déchiré ta peau. Tes jambes se sont retrouvées coincées dans un magma de taules et de chaires. Pour t’extraire ils ont du t’amputer. De tes deux jambes.
Mais je crois que le pire affront qu’il a été fait à ton corps, c’est l’outrage causé par les flammes. Tes cheveux noirs se sont embrasés en un millier de torches. Ta peau s’est racornie, ta chaire a fondu.

Je suis le premier des tes proches, enfin, de tes anciens proches qui t’ai vue. Tu n’avais pas encore repris conscience. Et j’ai pleuré. Comment une femme si belle, si virevoltante, si indépendante pouvait être réduite à ne plus être qu’un débris d’humain.

J’ai annoncé à ta famille ce qu’il était advenu. Nous avons pleuré ensemble. Des heures, ou bien était-ce des jours ?

Tu t’es finalement éveillée au bout de quelque temps. J’étais là.
J’ai revu dans un premier temps, ces mêmes yeux sombres dans lesquels j’ai plongé il y a tant d’années. Puis, lentement, j’ai vu dans tes yeux, j’ai lu dans ton regard : « Que suis-je ? ».
Pauvre créature alitée. Condamnée à l’éternelle souffrance de ce qui a été et de ce qui aurait pu être.

Et j’ai pleuré.
Encore.

Durant de long mois je suis venu te rendre visite chaque jour.
Ces yeux que j’aimais tant ce sont transformés. Il n’y avait plus rien dedans. Ni espoirs, ni désespoirs. A quoi bon le désespoir quand il ne nous reste plus rien ?

J’ai beau me dire que c’est toi. Cette fille qui aimait rire et danser, mais tu n’as plus la même âme. Et sans faire de mauvais jeux de mots, tu as changé de peau. La faim dévorante de la vie t’a abandonné.

Tu m’as demandé de t’aider à partir.
Que si je t’aimais vraiment, je devrais t’aider.
Que si je t’aimais vraiment, je devais te tuer.

Dîtes moi, que reste-il aux femmes et aux hommes quand ils n’ont plus ni corps ni peau ?
La peur de mourir ? Qu’importe, tu es déjà mort à tes yeux.
L’espoir d’être aimé ? Quand tes amis les plus proches n’osent plus venir te rencontrer.

Moi qui aie tout quitté pour toi. Tout abandonné, sauf mes sentiments à ton égard. Je te suis à jamais voué.
Et combien même je t’aimerai toujours, si toi, tu ne t’aimes plus, que devais-je faire ?

D’un commun accord nous avons choisi de t’aider à partir, le docteur, les infirmières et moi. Je crois que tu étais plus d’accord que moi, mais tu parlais en ton nom propre.

Comme tu me l’as demandé, je t’ai vêtu de tes plus beaux atours. Enfin seulement le haut.
J’aurais aimé, moi aussi passer une dernière fois mes doigts dans ta chevelure.
Je t’ai passé du rouge à lèvre, et j’ai mis un peu de couleurs sur la peau ratatinée de tes joues.

Combien de temps s’est il passé ?
Toi maintenant qui est partie, dans une vie meilleure je l’espère, attends moi, car sans toi, que me reste-t-il ?

Umberto Eco écrivait que chaque écrivain racontait toujours une même obsession.
Tu portais un chemisier blanc, tes yeux sombres m’avaient transporté. Et tes ballerines noires ? Qu’importe, moi aussi je porte le nœud à présent.

Destiny
Spoiler: Montrer
Citation:
« Destiny »


Attention, les dates, évènements et les lieux évoqués ont 90% de chance d’être imaginaire/faux. Veuillez ne pas en tenir rigueur dans votre cotation. Merci. Bonne lecture.




Juin 1638, Nouvelle-Angleterre. Dans la petite ville de New-York, les allées et venues de la milice anglaise inquiétaient les habitants. Pas que les soldats vêtus de rouges et de blancs étaient nouveaux dans leurs vies, non. C’était plus leurs nombres et la fréquence de leurs patrouilles qui les inquiétaient. Dans le cours de la soirée, l’on dénombra plus de six patrouilles d’une centaine de soldats chacune dans les grands axes du village, une dizaine de visites d’habitations par trente soldats anglais, et enfin des centaines de groupes de trois à quatre soldats arpentant la ville de fond en comble. Un tel déploiement de soldats anglais avait de quoi inquiéter, cependant, elle se justifiait très facilement : En effet, les rumeurs racontent qu’un certain « Diabolino Bellackham » se terrerait dans la petite ville. Rien qu’à l’évocation de son nom, même les enfants frémissaient de terreur.
Mais pourquoi un tel engouement pour une simple personne ? Tout simplement car Bellackham est l’un des plus grands forbans des Caraïbes, et l’ennemi juré de la Couronne d’Angleterre. Voici son histoire.


Carlos Pablo Juarez y Gondoluarez naquit en Espagne voici soixante-cinq ans de ça. Ses parents vivaient dans le petit village d’Illurìoz, en province Pontevedra. Ce petit havre de paix ne comptait qu’une soixantaine de personnes, et de ce fait, chacun se connaissaient parfaitement. Il va sans dire que les réputations et les ragots courraient aussi vite que la peste dans ce patelin de l’Ouest de l’Espagne. La famille Juarez était très respectée, au sein de la communauté, non seulement car elle était très religieuse, mais aussi parce qu’elle était l’une des plus riches familles à plus de cent kilomètre à la ronde.
Dans le grand domaine de la famille, le petit Carlos Pablo est le petit dernier de la famille. Ses cinq frères et ses trois sœurs ont tous écopés d’une éducation aussi stricte qu’éphémère : En effet, la naissance de Carlos Pablo fit suite au viol de la mère par une bande de pirates. Quand il vint au monde, la femme Juarez mourut d’une hémorragie interne…
Désemparé, le père envoya ses neufs enfants aux quatre coins du pays. Carlos Pablo, à peine âgé de six mois, fut reçu dans une église de la région d’Avila, où il fut élevé comme un jeune prêtre. Il vécut une enfance, si pas heureuse, au moins correct et dans le respect de Dieu. Cependant, il revit jamais ses frères, ni ses sœurs, et encore moins son père. Il ne sut jamais, durant cette période, qu’il était en fait issu d’une famille de riche.
Mais le destin avait déjà décidé que sa vie ne serait pas facile. Huit ans seulement après que l’église l’eut accueilli, des bandits de grands chemins saccagèrent ce lieu sain pour en récupérer les richesses. Massacrant les prêtres un par un, Carlos Pablo réussit tant bien que mal à échapper au massacre. Seul, abandonné de tous, il erra tel un fantôme durant des mois entiers, quémandant sa nourriture et son logement, jusqu’à atteindre les côtes de Porto, au Portugal.
À ce moment, il fut remarqué par un homme, alors qu’il entrait dans une taverne, ayant pour seul argent sa croix en or, qu’il avait sauvé du massacre de son église. Cet homme s’appelait Miguel Henriquez, et était capitaine d’un navire pirate. Quand il vit la croix du jeune Carlos Pablo, il se décida à payer son verre et l’enjoignit de rejoindre son navire. Ce que Carlos Pablo, ignorant que c’était ce même pirate qui avait violé sa mère, accepta avec joie. En réalité, Miguel voulait se servir de ce gamin pour deux raisons essentielles : la première, se débarrasser d’une prétendue malédiction que lui et son navire aurait contracté, suite au pillage d’un tombeau anglais, il y a deux jours ; la seconde étant que Miguel avait reconnu l’enfant du père Juarez, et voulait s’en servir pour obtenir une rançon.

C’est ainsi qu’à huit ans, Carlos Pablo devint le plus jeune pirate espagnol de tous les temps. Et Miguel se rendit vite compte que ce gamin haut comme trois pommes pourrait lui être plus utile qu’une simple rançon. En effet, ce gamin, après deux mois de formation intensif, avait tout oublié des principes des hommes d’églises. Fini, les levers à huit heures du matin pour prier Dieu. Fini, les bonnes offrandes à qui voulait bien par simple charité. Désormais, Carlos Pablo était devenu un petit démon. Sur trois pillages, il avait réussi à détrousser plus d’hommes que le Capitaine Miguel en personne. C’est à ce moment là qu’on commença à le connaître sous le nom de « Diabolino », ce à quoi il rajouta les noms « Don Diaz » et « Bellackham », afin de devenir un pirate à part entière.
Cette vie de pirate dura deux années entières. Durant un pillage, il se produisit un accident qui fit basculer Don Diaz dans un autre partie de sa vie. En effet, Miguel Henriquez fut victime d’une embuscade de la marine espagnol et, sous les yeux du petit Don Diaz, fut décapité par un boulet. Désemparé, Don Diaz fut capturé par les forces espagnols, mais il échappa à la mort grâce à un petit coup de pouce du destin.
Un des officiers du navire sur lequel Don Diaz fut capturé, se souvint de lui comme étant le jeune prêtre de l’église d’Avila. Cet amiral était de passage dans cette église pour confesser un grave péché qu’il avait commis la veille, avec la servante de sa maison. L’amiral avait alors échangé quelques mots avec le jeune enfant, et avait été surpris par sa grandeur d’âme et sa relative sagesse pour son âge. Il décida donc, le jour où il captura l’enfant, de le garder près de lui afin de le former.

Ce fut donc un nouveau virage dans la vie du gamin. Pendant dix ans, il fut au service de l’amiral Taranguaz sur son navire, le « El Diablo ». Sous la tutelle protectrice de l’amiral, Don Diaz gravit les échelons de la marine espagnol lentement, mais sûrement. Il acquit de l’expérience, de la rigueur, de la discipline et surtout de redoutables techniques de combats. Cependant, son ancienne vie de pirate refaisait parfois surface lors de batailles contre ces derniers. En effet, lorsqu’un pirate se trouvait face à lui, il pouvait lui arriver de se comporter en véritable barbare et de mutiler assez affreusement ses adversaires sans pour autant les tuer. Ses dérives barbares, de plus en plus fréquentes les dernières années de son service dans la marine, avaient de mauvaises influences sur son comportement envers les autres marins, si bien qu’au bout de ces dix années de services, après avoir atteint le grade de Colonel, il fut jeté en prison pour acte de piraterie envers ses compatriotes. Dix jours plus tard, il fut condamné à mort par le roi d’Espagne de l’époque.
C’est alors que se produisit un nouvel évènement, cette fois allant confronter l’Espagne tout entière. En 1604, un vent de révolte souffle dans l’Espagne, et le jour de l’exécution de Don Diaz, cela se traduisit par une marrée humaine de musulmans déferlant sur la place de l’exécution, réclamant plus de liberté de pensée. Les soldats, désemparés, furent écrasés par les musulmans, permettant à Don Diaz de s’échapper de justesse.

Une nouvelle phase de sa vie allait alors débuter… à nouveau… Entraîné par les musulmans dans leur soif de liberté, Don Diaz passa six mois en compagnie d’un groupe de musulmans extrémiste, favorisant la violence au dialogue, en arpentant les routes de la région de Toledo jusqu’en Badajoz, en passant celle de Ciudad Real. N’étant jamais été confronté à rien d’autre que le christianisme, il fut très étonné de découvrir cette nouvelle façon de pensée qu’était la leur, et il voulut en apprendre davantage sur cette nouvelle culture inconnue.
Six mois après son échappée de l’échafaud, Don Diaz quitta à regret ses amis musulmans, avec qui il avait fini par sympathiser. Il était alors âgé de vingt et un an, et il prit la ferme décision que plus personne n’allait influencer sa vie. Et avec trois de ses amis musulmans, il parti à bord d’un navire dans le pays ancestrale de ses amis : L’Afrique du Sud.
Durant un total de deux ans, le groupe de quatre hommes parcoururent les routes africaines, visitant villages sur villages, rencontrant des connaissances des amis à Don Diaz. Durant ce voyage initiatique pour Don Diaz, les quatre compères s’échangeaient des idées, des histoires sur leurs passées respectifs, leurs vécus, et le jeune homme constata alors, à sa surprise, que ses compères avaient eu le même passé que lui : Abandonnée par leurs familles suites aux envahisseurs, ils durent se débrouiller seuls en Europe pour survivre, avant d’arriver en Espagne et d’échapper de justesse à l’esclavage et aux scènes de lynchage – parce qu’ils étaient noirs, et parce qu’ils étaient musulmans.
Ce voyage leurs a surtout permit de mieux se découvrir et de trouver leurs ambitions. Quand ils se séparèrent à regret, Don Diaz reprit la mer, mais cette fois-ci vers les Amériques.

Cependant, à ce stade du récit, l’Histoire ne garde de la vie de Don Diaz que quelques bribes, inscrites sur les morceaux des pages d’un journal de bord, étalées sur une période de vingt-deux ans.
Personne ne sait réellement où le jeune homme s’en est allé. S’est-il enfin rangé, dans une bourgade du Nouveau Monde ? A-t-il parcouru les steppes du Nord-Est, en grand aventurier qu’il s’était improvisé deux ans plus tôt ? S’est-il mis sous les ordres d’un autre pirate ? Personne ne le sait, à part ce fameux journal de bord :
Citation:
« Octobre 1609, à bord du « Steel-Armor »
Le voyage s’est admirablement bien passé. La mer est calme. Le ciel est bleu.
Je compte rester dans les environs du Nouveau-Monde encore un peu. Là-bas, on dit que l’air est épuré du sang des guerres, que l’or dort au fond des ruisseaux et que la terre est gorgée de vie.
Capitaine Don Diaz Diabolino Bellackham »

Mais les détails ne trompent pas : durant cette période, plusieurs milliers d’épaves ont été retrouvée sur les côtes des îles, toutes ayant les coques éventrées par un boulet enflammée. Marque de fabrique de Diabolino, vingt-deux ans plus tard, quand il coulera une flotte entière de navire anglais ayant à son bord le fils du roi. Et il continua ainsi jusqu’à sa mort, en Janvier 1640, où il mourut sur l’échafaud, à soixante-sept ans.

Peu de gens connaissaient Don Diaz, ou Carlos Pablo, intimement. L’homme ne se dévoila jamais, même à ses amis musulmans. C’est ce qui alimentera, entre autre, sa légende : On dit de lui qu’il n’éprouvait aucune pitié à tuer des autres pirates de la manière la plus brutale possible. Il avait cependant un grand respect de la religion et des mythes de la mer. Jamais il n’accepta de femmes à bord de son navire. Mais ses hommes disaient de lui aussi qu’il ne se baladait jamais sans un livre saint avec lui, que ce soit une Bible ou un Coran.
Diabolino était aussi connu par le même refrain qui accompagnait ses exécutions : « Es-tu catholique ou musulman ? », qu’il demandait à chacun de ses prisonniers. Selon la réponse, Don Diaz recommandait l’âme du défunt à Allah ou Dieu. Cela faisait de lui, chez les deux groupes religieux, un véritable « démon ».
La légende raconte que, le jour de son exécution, les gardes, en se départageant ses affaires, étaient tombés sur la carte d’une île inconnu. Au plein centre de la carte, une croix sainte rouge était dessinée. Sur les côtés de la carte, une petite inscription avait été rajoutée à l’encre rouge : « Ici, se cache ce que Dieu n’a pu me reprendre ».
Don Diaz « Diabolino Bellackham » est le genre d’homme qui, au fil des épreuves de sa vie, s’est forgé un caractère d’acier et un cœur de lion. Même si la légende fait de lui un Démon, ceux qui l’ont côtoyé de près ne retenaient qu’une chose de lui : qu’il était capable d’une ouverture d’esprit unique et d’un esprit de réflexion à toute épreuve. « Quand le destin joue avec la vie des hommes, il fait jaillir la légende au plus profond de nous, et toujours de la manière la plus inattendue.

– Inconnu »

Ecritures
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ÉCRITURES


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PERSONNAGES :
Aldébaran (en arabe, "le suiveur") : l'étoile la plus brillante de la constellation du Taureau.
Altaïr (en arabe "l'Aigle en vol") : l'étoile la plus brillante de la constellation de l'Aigle.
Véga : dans l'astronomie babylonienne, une des étoiles nommées Dilgan, le Messager de la Lumière. (en arabe : "l'Aigle tombant")




Ami lecteur, je te prie de bien vouloir lire à haute voix ce qui va suivre : tes sens, tes émotions et toute la musicalité des sonorités s’en trouveront renforcés. Tu trouveras alors le message désiré ; il te suffit juste de te laisser bercer par les mots. N’aie crainte, s’ils sont parfois un peu retords, ce n’est que la forme avant toute chose. Le fond lui reste pur et limpide comme une eau des montagnes enneigées…




Un Acte…


Scène Première

ALDÉBARAN


Vous tous qui m’écoutez, ouvrez grand vos oreilles :
De pas un il est vrai eussiez-vous de pareilles.
Il est en mon devoir – je le crois, c’est à voir –
De vous en informer j’espère dès ce soir ;
Ou alors le matin ou bien même en journée.
Qu’importe n’est-il pas ? C’est votre destinée.
Je m’en vais vous faire – c’est un dur labeur –
Le discours singulier d’un bien vieil empereur.
Altaïr fut son nom, grande est sa renommée
Mais son insouciance et ses amours forcées
L’ont conduit je le pense aux abîmes des rois.
Véga est son nom, grand fut son désarroi.
Mais c’est de son malheur et de sa déchéance
Et de sa souffrance qu’est née sa délivrance :
Les livres le sauvèrent avecque tous leurs mots
Leurs formes multiples, leurs auteurs, ces héros.
Mais veuillez excuser ce manque de finesse
C’est que mon maître n’a pas la délicatesse
D’un Racine ou Corneille exégètes en leur temps.
Alors ne tardons plus, écoutons le tyran…




Scène 2

1er juillet, XXe siècle, Intérieur chambre, 2h du matin

Une chaleur étouffante. En cette nuit d’été, l’air morne et moite ne faisait que coller à la peau ; drap humide que l’on compressait délicatement. Un cauchemar, quelques soubresauts, et puis le réveil dans cette atmosphère lugubre, sans nom, qui se dévoilait peu à peu aux yeux de Véga. Le tyran intemporel émergea lentement de sa torpeur. Déjà, l’air autour de lui vibrait, la lumière blafarde de l’immeuble voisin s’infiltrait dans sa pupille. Ses yeux couleur d’automne se dilataient, laissant place à une expression des plus inquiétantes, accompagnée d’un rictus sardonique – ultime touche ubuesque d’un tableau aux contrastes saisissants. Véga n’était que l’ombre d’Altaïr.


Sa peau… suintait. Son corps – cette enveloppe charnelle démesurément trop instable pour lui – il fallait qu’il en change ! Il n’était plus en adéquation avec son environnement actuel. Constamment il devait s’adapter aux contingences de la vie, en égrenant inlassablement les époques, les unes après les autres. Ce n’était que trop vrai : voilà trois siècles qu’elle pesait sur son dos large. Elle était loin d’être conforme aux exigences de cette société désagrégée. Désagrégée… oui, je crois que c’est le bon terme. Et son corps devait lui aussi s’étioler s’il voulait continuer à se faire respecter de ses pairs. Ce n’était ni plus ni moins que la sélection naturelle des hommes à laquelle il avait toujours assisté : se fondre dans la masse, tout le temps, tout le temps… évoluer, évoluer sans cesse…


Son regard fit le tour de la pièce ; désordre, saleté, traces d’orgies… d’un autre côté, l’évolution décrite ci-dessus ne concernait vraiment pas la manière d’être. Seule la manière de penser changeait. Et encore… ce n’était le lot que de quelques personnes qui devaient satisfaire les attentes du monde anthropique. Ses iris ambrés se posèrent sur un recueil de poésies. Voilà qui ne le rajeunissait pas : l’écriture avait tellement changée depuis ! D’un livre à l’autre on traversait le temps, et là, pour quelques secondes délicieuses il deviendrait Altaïr… C’était un éternel plaisir de découvrir les œuvres des écrivains dont les ouvrages ayant valeur de manifeste remettaient en cause les codes et épousaient avec grâce les sociétés nouvelles.


Il ouvrit au hasard le petit ouvrage, tomba sur un poème qui lui était familier, d'ailleurs peut-être, vous autres le connaissez-vous ? C’est son maître, se rappela-t-il, qui l’avait écrit il y a fort longtemps, alors que les sonnets de Pétrarque faisaient échos aux sculptures d’un Michel-Ange ou d’un Raphaël. Et finalement, au dernier vers, il se laissa glisser vers un autre monde…



Scène 3

« Temps Mort »

Sur l’horloge du Temps, recule aiguille d’antan !
Je t’en prie ramène, ramène-nous avant
L’Heure fatidique, celle que l’on regrette,
Celle qui nous happe, cet instant qui nous guette,

Sans que nous puissions Ô, Malheur, en profiter ;
Passer ces derniers moments avec l’être aimé.
Je t’en supplie écoute, écoute ma parole :
"Depuis des siècles, l’Homme ne sait encore,

Où, quand et comment doit-il embrasser la Mort.
Pourquoi nous détruis-tu, de tes minutes folles,
Ô Temps, toi qui confond futur, présent, passé ?

Accorde-nous ces précieuses gouttes de vie
Ne serait-ce qu’une fois pour y savourer
Tous les délices d’une existence infinie."



Scène 4

Cette existence infinie, Altaïr y avait goûtée. Tombé dans l’oubli, Véga s’y était rattaché. La postérité les faisait vivre comme ces cataractes qui jamais ne cesseraient sur cette planète. La plume continuait son cours, l’encre la suivait et tombait peu à peu sur le papier vierge de l’innocence. On avait encore rien écrit, juste quelques délires de mon ignorance.

Au final je ne suis qu’un interprète. Celui de mon temps, rien de plus.

Et soudain, tout autour de moi s’est tu. Nous venions de retracer, sans l’ombre d’une pensée, l’aventure de l’écriture, avec leurs mots entrecoupés de lettres, leurs sonorités musicales… Tragédies, poésies, prose ou même un peu des deux comme l’avait fait Baudelaire avant nous, qu’importe, nous jouons tous le même récital…


Scène 5

ALDÉBARAN


… Car c’est à l’écrivain de savoir s’adapter :
Le monde qui l’entoure est bien à pardonner.
Il doit changer de peau et ce quoi qu’il advienne ;
Les mots sont ses armes jusqu’à ce qu’Elle vienne.
« Elle », n’est que la Mort qui doit le délivrer ;
Son devoir accompli il peut se reposer.
Le Temps et les Hommes : ce sont les responsables
De la métamorphose des satires en fables.

Faire des petits pains
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Faire des petits pains



Cet après-midi je suis allé à la boulangerie chercher une baguette. Presque 1 euro et pourtant je m’évertue à aller chercher une baguette. Est-ce encore chercher que de payer aussi cher mon pain ? C’est toujours la même chose, on se déplace, on bouge nos miches … Et pourquoi finalement ? Pour se rendre compte que nous n’avons pas assez, une fois notre présence en tête de queue. Mais cette fois-ci ça ne se passera pas comme ça. Nous allons régler nos compte une bonne fois pour toute ! Ça n’a pas l’air, mais ces derniers temps je suis au pain menu. Je ne peux plus vivre de pain, d’amour et d’eau fraîche. J’ai besoin d’un peu plus. Fixant le boulanger yeux dans les yeux, je m’adressai alors à lui en ces termes :

_ Une pièce de pain ! Et plus vite que ça !

Il me répondit alors dans un sang-froid surprenant :

_ Je vous l’ai dit ça ne va pas être possible.
_ Et pourquoi donc ? Lui demandai-je. Vous n’avez peut-être plus de pains peut-être ici ?

Un sourire se dessina sur ses lèvres et la discussion continua comme suit :

_ Ça dépend, vous avez la monnaie ?
_ De votre pièce ? Ah bah ça oui. Je ne demande qu’à vous la rendre d’ailleurs.
_ Dommage qu’elle soit aussi insuffisante.
_ Vous me sous-estimez.
_ Pensez-vous revenir avec assez la prochaine fois ?
_ Je ne compte pas attendre autant.
_ Dans ce cas, c’est maintenant. Vous n’êtes pas seul, fit-il sèchement en adressant des coups d’œil furtif à quelques personnes situées hors de mon champ de vision.
_ Une menace ? Lançai-je interrogateur.
_ Une requête.
_ Et vous pensez que je vais repartir sans mon pain de ce jour.
_ Dieu vous entende …
_ Je demande si ce n’est pas le corps, au moins la mie.
_ Vous pensez que je n’ai que ça à faire d’ouvrir les entrailles pour vous procurer la partie molle ?
_ Vous ne faites pas les choses à de-mie vous.
_ Je suis boulanger. Mettre les mains à la pâte est mon boulot.
_ Vous mangez donc de pain rouge ?
_ Je me nourris de la vente de mes pains et justement, j’attends votre acompte.
_ Vous êtes obnubilé par l’argent ma parole. Très bien je vais voir si je peux vous faire l’appouain.

Sans grande conviction je retournai mes poches, cherchai dans mon veston et me prenait même à fouiller dans mes chaussures. Hélas … comme je m’y attendais, pas une miette d’argent.

_ Vous ne pouvez pas faire un petit effort ? Lui demandai-je presque dans l’imploration. Je suis un pauvre pêcheur …
_ Oh ça va ! Je connais la chanson ! Vous allez m’arrêter votre pipeau …
_ Mais je ne demande qu’une flûte !
_ Allez dégagez !
_ Je vous en supplie …
_ J’ai dit dégagez ! Sinon c’est mon pain dans votre gueule.
_ C’est déjà une amélioration, notai-je. Bien qu’en toute honnêteté je préférerai que vous braquiez contre moi un pistolet¹.
_ Je pourrai vous prendre au mot.
_ Vous en avez un vrai ?
_ Sous le comptoir pour les enquiquineurs comme vous.
_ Vous n’oseriez pas.
_ Et pourquoi pas ?
_ Vous seriez dans le pétrin.
_ Et vous dans de beaux draps.
_ Oh pas si beaux, rectifiai-je. Si tenté est que j’ai un linceul, il sera certainement de basse facture.
_ Je vous donne dix secondes.
_ Ça me semble un peu trop court pour pouvoir effectuer mon affaire.
_ C’est vous qui ne voulez pas la conclure. Je commence : 10…
_ J’essaye pourtant au mieux de la négocier.
_ 7…
_ Que vous comptez vite ! A ce rythme-là c’est la disette qui m’attend.
_ Je ne mange pas de ce pain-là².
_ Le contraire m’aurait étonné.
_ Partez avant de perdre le goût du pain, m’ordonna-t-il menaçant.
_ Vous me le feriez passer ?
_ S’il le faut, oui. J’ai du pain sur la planche voyez-vous.
_ Justement, si vous pouviez … Dis-je en pointant du doigt ladite planche qui trônait un peu plus loin.
_ C’est mon gagne-pain, m’interrompit-il.
_ Et ce pain, là, vous le …
_ Vendez.
_ Sans doute. Mais …
_ A ceux qui ont de l’argent.
_ Je ne vous demande pas grand-chose pourtant, déplorai-je.
_ Juste de vendre à perte.
_ C’est pas dit, tentai-je dans une dernière tentative. Vous avez bien des invendus en fin de journée ?
_ Je les garde pour moi.
_ Vous les mangez ?
_ Je les garde.
_ Et vous n’y touchez pas ?
_ Eh bien non puisque je les garde. Mais ne pensez même pas me les voler, précisa-t-il. Je veille !

Cette dernière exclamation avait été prononcée de façon particulièrement appuyée.

_ Vous êtes avare !
_ Ce n’est pas pour autant que je mange mon pain sous le manteau.
_ Vous êtes ignoble.
_ Je vous prierai de partir maintenant, me menaça-t-il en sortant de sous le comptoir son fameux pistolet.

Je reculai d’un pas devant le canon de l’arme. Un bref coup d’œil derrière moi me fit comprendre que j’étais seul dans la file d’attente. J’aurai dû m’y attendre de sa part … Suivant ses instincts, elle avait certainement dû filer la queue entre les jambes … Me laissant alors en pâture au boulanger.
Ce dernier me suivait du bout de son arme.

« Mon dieu ! » Pensais-je. « Je vais y passer. Il va me pétrir de balles. Mais mon pain … Je ne peux pas repartir sans. »

_ Réfléchissez un instant voulez-vous ? Lui dis-je.
_ C’est tout réfléchit si vous ne partez pas dans la minute qui suit.
_ Si vous tirez, vous allez certainement me tuer. Qu’est-ce qui a le plus de valeur : une vie humaine ou un pain ?
_ Vous vous foutez de moi ?
_ Répondez juste.
_ Ça dépend de la circonstance.
_ Mais en général ?
_ Je dirai la vie humaine.
_ Donc vous voyez bien que dans le cas présent ma vie passe avant votre pain, celle-ci ayant plus de valeur. Il vous est donc essentiel de faire passer ma survie avant votre pain. Et puisque je ne suis pas prêt de repartir sans ce dernier … Vous devez donc me donner du pain.
_ Oui mais non.
_ C-comment ça non ? Balbutiai-je.
_ J’ai dit que ça dépendait de la circonstance.
_ Et là ça ne s’applique pas au cas présent ?
_ Non.
_ Vous êtes sûr ?
_ Certain.

Appuyant sur la gâchette, le boulanger fit feu. Heureusement pour mes miches, la balle me manqua. Et ce fut à cet instant que des policiers débarquèrent – surement avertit par la file d’attente. Constatant le port d’une arme non déclarée, fumante et pointée sur moi, le boulanger fut arrêté. Et moi-même dans la foulée fut emmené au poste. Il en ressortit par la présente histoire que le boulanger était en faute. Les policiers n’accordèrent aucun crédit à la version du boulanger qui passa pour un fou. Quant à la mienne, je la changeai du tout au tout pour éviter tout ennui. Et effectivement, je n’eus aucun problème.

Je ressortis donc de cette histoire gagnant ou du moins en partie. Je n’avais malheureusement pas réussi à gagner ma croûte. Mais dans le même temps, le boulanger était battu et je ressortais avec une nouvelle vocation : celle de devenir moi-même boulanger. Mon règlement de compte avec ce dernier m’avait ouvert les yeux. Quel formidable métier que celui de boulanger ! Personne ne vous ôte le pain de la bouche et en plus, vous êtes aimé et reconnu des gens : ces derniers s’agglutinent en masse à la queue leu leu pour venir vous voir. Non vraiment, c’est le plus beau métier du monde.

Je décidais alors sans plus tarder de passer une formation en boulangerie. Cela me prit quelques années. Et douze ans plus tard, je m’installais à mon compte, en tant que boulanger confirmé. Une nouvelle vie s’offrait alors à moi. Une vie faste et heureuse où je ne manquerai plus jamais de rien. Je devenais presque l’égal de Dieu, octroyant le pain à qui bon me semblait et les multipliant au besoin.
Bien entendu, pendant ce temps notre boulanger de la première heure sortit de prison. Toutefois, il perdit son statut et redevint une personne normale. Un simple mortel pourrait-on dire.
Et ce fut ainsi qu’un jour :

_ Vous ! Fit-t-on d’une seule voix.
_ Qu’est-ce que vous foutez là ? Me demanda-t-il, tranchant.
_ Je pourrai vous poser la même question.
_ Ça ne se voit pas ? Me répondit-il alors, toujours aussi sec.
_ De même.
_ Mais encore ?
_ Je dois vraiment répondre ?
_ J’espère bien. C’est ma boutique tout de même.
_ C’était votre boutique, rectifiai-je. Maintenant c’est mon domaine.
_ Qu’importe, j’ai le droit d’y rentrer de toute façon.
_ Et qu’est-ce que vous voulez ?
_ Je préfère voir ailleurs.
_ Allez … ça ne mange pas de pain. Demandez.
_ Plutôt crever que d’aller chercher mon pain chez vous !
_ Vous avez la rancune tenace, notai-je.
_ A cause de vous, j’en ai été réduit à tremper mon pain de larme. J’étais au fond du trou.
_ N’exagérez pas, vous n’avez pas passé tant de temps que ça en prison.
_ Leur pain était dégueulasse. Ça m’a semblé faire une éternité.
_ Nul pain sans peine comme on dit.
_ Ce n’est pas une raison pour me refiler du pain sec.
_ Sans doute un aménagement de votre peine.
_ Je me suis senti plus persécuté que ménagé. Du pain sec, vous vous rendez compte ! Moi, un boulanger ! Autant vous dire que ça m’a fait effectivement beaucoup de peine.
_ Voyez le bon côté des choses. Au moins vous avez été peinard. Dans votre éternité personne ne vous a dérangé.
_ Venant d’un veinard tel que vous ? Dit-il en fronçant les sourcils. Je prends ça comme une insulte.
_ Ne vous fâchez pas. Et pensez plutôt à votre choix. Dans ma bonté boulangère je vous offre le pain.
_ Sans façon, le pain d’autrui est amer. C’est bien connu.
_ Vous préférez donc avoir du pain amer payant ?
_ C’est toujours mieux que du salé³.
_ Libre à vous de payer mais sachez que le pain coupé n’a pas de maître. En acceptant ce pain offert, je vous évite une note salée. C’est du pain bénit que je vous propose.
_ Il est si cher ?!
_ Vous devriez être bien placé pour le savoir.

L’ex-boulanger resta silencieux.

_ Alors vous faites quoi ? Vous tenez toujours à l’acheter ou vous vous en tenez à ce que vous aviez prévu au début, tout comme moi il y a de cela 13 ans maintenant ?
_ C’est-à-dire ? Demanda-t-il.
_ Aller chercher votre pain.


¹ : Pistolet : Le pistolet est un petit pain bruxellois, au lait, rond, fendu d’un léger sillon ; on appelle aussi « pistolet » des petits pains ronds, ou allongés, dans d'autres régions de la Belgique.
² : Disette (pain de) : pain fabriqué à base d'orge afin de lutter contre les grandes famines du XVIIème siècle ; aussi à l'origine de l'expression "grossier comme du pain d'orge".
³ : En référence à : « Il ne fait pas ce qu'il veut celui qui son pain sale » – Autrement dit, il n’est pas libre.

Note : « faire des petits pains » signifie : faire des manières. Prendre des airs mystérieux pour causer avec quelqu’un, lui dire des riens et avoir l’air de lui parler de choses intéressantes – Faire l’aimable pour appâter et par extension, faire la cour à une femme.

Humankind
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Humankind





***





-Qu'est-ce qui arrive à mon fils? Dites-le-moi, qu'est-ce qui est arrivé à mon fils?


William n'en pouvait plus. Il avait tapé des poings et des pieds pendant des heures sur les murs de sa geole difforme, comme si cela pouvait lui suffre à s'en échapper. Il avait hurlé à s'en faire mal, comme si d'ici, quiconque pouvait lui venir en aide.
Mais il fallait bien se faire une raison.
Le jeune adolescent grimaça en se remmémorant son kidnapping. Les rires de ses amis, à la fête d'intégration de l'institut... La sangria partagée avec Jason... La course traditionnelle dans les ruelles vides de la ville... Et soudain, le flash, la sensation de déchirement, la voix déshumanisée, et l'aterrissage abrupt dans cette pièce glauque. Tu parles d'un voyage.
Se faire enlever par des extraterrestres... Avant, William aurait trouvé ça “cool”. Mais avant, ça ne lui était encore jamais arrivé.


-Ecoutez... Je vais tenté d'être brève. Votre fils semble avoir de sérieux troubles de la personnalité. Du peu que mes assistants ont pu observer, il ne reconnait plus ni les lieux, ni les visages familiers. Il est très farouche, et son comportement comme ses paroles semblent très incohérents.
-Mon fils est... fou?
-Hum. C'est plus complexe que cela, mais s'il fallait résumer, oui, c'est quelque chose comme ça.


Il ne comprenait plus rien à rien. Chaque forme était incongrue, disproportionnée et floue. Chaque odeur lui donnait des nausées. Chaque son ne faisait qu'ajouter à sa confusion.
Un alien passa devant la porte grillagée. William le suivit du regard, presque par réflexe, et ne put que se remémorer le choc de la première rencontre avec un de ces être grotesques. Il gémit.
Il vit les instruments que la bête tenait dans ses pattes, et le souvenir de l'attaque de la bande d'aliens appelés en renforts lui remonta dans les yeux. Puis dans la gorge.
Accroupi dans sa geole, William se prit à vomir sa bile.
Il ne savait pas où il était au juste, ni ce qu'il faisait là, mais une seule certitude demeurait: il devait partir.


-Je n'arrive pas à croire que ça m'arrive... Je n'arrive pas à croire... Il semblait si... si normal, si gentil... Mon petit bout... Pourquoi lui...
-Pour le moment, vous devriez aller vous reposer, et pourquoi pas parler un peu avec mon assistant. Il a pour ainsi dire l'habitude de ce type de situation. Quant à moi, je vais prendre en charge votre fils, d'accord?
-Qu... Qu'est-ce que que vous allez en faire?
-On va lui appliquer d'autres calmants, ceux de tout à l'heure tardent trop à faire effet. Ensuite, il faudra le mener au centre de réhabilitation le plus proche. Là-bas, ils sont plus habilités à traiter ce genre de cas extrême.


Par terre sur le sol lisse, désormais souillé, William cessa de s'agiter, tremblotant. Il n'avait plus la force de crier, ni même la force de lutter davantage.
Il prit sa tête dans ses mains.
Sentit le contact de ses paumes.
Il regarda ses mains.
Et hurla de plus belle.


-... Vous l'emmenez à l'asile?
-Oui, mais pas la peine de vous inquiéter pour ça, vraiment. Vous savez, l'image des fous furieux enfermés en masse toute la journée dans un coin sordide et gavés de médicaments est très datée. De nos jours, les soins sont plus personnalisés, et beaucoup moins violents.
-...
-Il faudra le rééduquer progressivement si on veut le guérir. Le plus important sera de l'aider à bien retrouver ses repères, ce bien avant de lui faire sortir ses... “petites idées” de la tête. Rassurez-vous, il sera pris en charge par des spécialistes à la hauteur.
-... J'ai si peur pour lui...


Ils avaient dû le contaminer, ou quelque chose du genre. Cela était sans doute dû aux expériences de toute à l'heure. Il n'y a que ça qui pouvait expliquer sa vision bizarre qu'il avait depuis tout à l'heure, et surtout l'état de ses pauvres mains.
Pourquoi lui? Pourquoi ces fumiers s'en étaient-ils pris à lui?
Et pourquoi lui infliger ça?
Pourquoi?
Un instant, le dégoût de cette injustice sans nom fit s'interrompre les larmes du garçon.
Il distingua du coin de l'oeil une sorte de miroir, et s'en détourna aussitôt. Il en avait déjà assez vu pour aujourd'hui.


-Vraiment, ne vous inquiétez pas. Dès lors que nous le prendrons en charge, votre fils sera totalement en sécurité, et nous pourrons surveiller son état régulièrement. Ici, vous comprenez, ce serait beaucoup plus dur d'appliquer les mesures adéquates.
-Boouuhouu... Je ne sais pas comment il a pu tourner comme ça... Mon fils...
-Nous avons déjà une idée de ce qui a pu se passer, étant donné ce que faisait votre fils lorsque vous nous avez appelé. Mais nous ne devons pas nous précipiter dans nos conclusions, et faire des tests supplémentaires pour confirmer...
-S'il vous plait... *snurf* Je vous en prie, arrêtez de parler comme ça... Comme si... si c'était une simple expérience scientifique, ou... Vous parlez de mon... Mon...


C'était un cauchemar. Il n'y avait pas d'autres explications possibles. Tant d'horreurs ne pouvaient pas lui arrier pour de vrai, c'était inconcevable.
Et pourtant... Pourtant, c'était trop réel pour être un cauchemar.
William s'appuya sur ce qui tenait lieu de fenêtre, et tenta de reprendre son souffle. Mais les sanglots ne pouvaient plus cesser à présent.
Il voulait que tout cela cesse.
Peu importaient les moyens.
Il devait partir.


-Désolée pour vous. Je sais que ça doit être dur pour les parents, mais croyez bien que nous ferons tout notre possible pour l'accompagner au mieux...
-V-vous croyez qu'il pourra s'en sortir un jour?


Partir...


-Qu'est-ce que c'était que ce bruit?
-Oh, non, non...








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SOCIETE/JUSTICE: le dirigeant du groupe Xanadu Games, Eutro-51, a été mis en examen cette semaine dans le cadre de l'affaire Yufipin-5, du nom de ce jeune Rajanais qui s'est suicidé par défenestration il y a deux mois. Il est accusé de négligence grave dans la vente d'un de ses produits les plus populaires: Humankind, un jeu de simulation active en réseau libre, dans lequel le joueur incarne une créature de type extrakusienne. D'après les rapports des spécialistes sur place au moment du drame, une utilisation abusive de ce jeu aurait causé de graves troubles de la personnalité et du comportement chez cet individu de 304 ans.
Interrogé par notre équipe, Eutro-51 a déclaré “ne pas être inquiété outre mesure” par cette mise en examen, alors que l'amende encourue pour une telle affaire pourrait avoisiner les 3 milliards de sazs. “Les rapports médicaux, auxquels j'ai eu accès, indiquent clairement que la victime utilisait abusivement le système de jeu, et ne respectait notamment pas les recommandations du guide, qui impose très clairement une pose tous les 6 mois au moins, alors que lui était resté connecté plus de 19 ans d'affilée. Il en va donc de la responsabilité du client, non de la mienne”, a-t-il précisé, avant de conclure: “Désormais, tout repose entre les mains de la Société de Justice, je n'ai pas plus de déclarations à faire jusqu'à mon audition”.
La Société des Loisirs, en rapport avec la Société de Sécurité, a déposé un décret afin de cesser toute vente du jeu incriminé. Le Directoire a par ailleurs confirmé sa volonté de confisquer préventivement les 14 millions d'exemplaires du système de jeu déjà distribués, “afin d'éviter que de tels drames ne se multiplient”, évoquant d'autres cas de suicide et de délire pointés par les experts gouvernementaux comme étant possiblement du même ressort. Une enquête scientifique officielle a enfin été ouverte en cours de semaine, afin de préciser les circonstances de ce drame.

Le légionnaire repenti
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Le légionnaire repenti

Sarmizegetusa, Dacie, 101 ap J-C

Je suis Marcus Licinius Festus. Me voilà, depuis trois ans, comme légionnaire dans l’armée de Trajan, le meilleur des princes. Disons que les choses étaient plus difficiles de mon côté. Mon vieux père fut tué par les Parthes l’année passée. Je voyais de plus en plus rarement ma douce épouse Illythia et mes deux filles adorées. De plus, on m’expédiât en Dacie au début de l’hiver pour combattre plusieurs tribus telles les Gètes et les Roxolans.

Mes frères d’armes et moi formions un petit détachement de cavaliers et de fantassins de la onzième légion. Lors des Ides de décembre, notre centurion Marius nous envoyât espionner les soldats postés près des bastions de Sarmizegetusa afin de trouver une brèche chez ces braves hommes du roi Décébale.

Nous étions à la tombée de la nuit alors qu’une dizaine de Gètes nous réservèrent une belle embuscade dans l’épaisse forêt de conifères et de feuillus de la Dacie. Au sein de ce sanctuaire verdoyant et montagneux tapissé par une mince couche de neige, les ramages des arbres centenaires imposaient le respect au gré des doux vents pendant que les petits animaux herbivoires cherchaient leurs repas au plein milieu des fleurs sauvages et les gros carnivores. Tel Thanatos, ces fauves étaient en train de déchirer la chair de leurs malheureuses victimes.

Le combat dura une dizaine de minutes et je défiai un d’entre eux. Dans la fin de la trentaine, le Gète se démarquait des autres par sa taille colossale, ses longs cheveux noirs crasseux, sa barbe en fourche, son visage carré et balafré, ainsi que sa tunique en fourrure. Après avoir ôté ma cape chaude pour me débarasser d’un fardeau, je profitai de ma rapidité en parant un coup de hache avant de le blesser, grâce à mon puissant glaive, sérieusement à sa main qui tenait cette arme. Hurlant de douleur, mon rival s’écroula à genoux et fixa longtemps mon jeune visage, mes cheveux blonds frisés, mes yeux bleus vifs et mon armure brillant à la lumière des torches. Comme Trajan le demandait à chacun de ses combattants, je m’apprêtai à l’achever le plus promptement possible, mais le vaincu montrait une pitié si grande et se lamentait avec un cri à percer la muraille sentimentale de Pluton.

-Romain, si je meurs ainsi, tu laisseras ma femme dans un terrible veuvage, quatre enfants, dont le plus vieux n’a que six ans, privés de leur père et mes très vieux parents en deuil. Pitié!

Mon bras trapu hésita et commenca à trembler alors que mon esprit s’immerga dans la Mémoire.

En quoi la guerre apporte?

En quoi est-elle utile?

Nourrir les ambitions avares et égoïstes d’empereurs, par Jupiter.

Combien d’hommes handicapés, d’orphelins et de veuves?

Depuis que les portes de Janus sont ouvertes.

Cette oeuvre infernale de l’âge du fer…

Les épées qui découpent les entrailles, les tripes…

Par Vulcain…

Qui font gicler l’offrande à ce cruel Mars…

Devant les grincements et les pleurs d’innocents…

Poussant un long écho cauchemadresque.

À fendre le coeur, à salir l’honneur par le triste éxilir rouge.

Devant le triomphe des Augustes et leurs montagnes d’argent.

Bientôt, ce sera ma famille.

Par Vénus, que fais-je donc ici?

Devrais-je profiter du bon vieux bonheur d’or plutôt que guerroyer?

Retourner dans ma Ombrie natale.

Labourer la bonne terre et s’occuper du précieux bétail.

Sous le regard de Cérès, de Roma et de Quirinus.

Et laisser Saturne écouler de jours bien heureux.

Humer les odeurs des joyeux et bruyants marchés portuaires

Savourer et cueillir les raisins des vignes noueuses.

Graines du délicieux Bacchus.

Sur un bateau, pincer les cordes de la harpe d’Orphée.

Divin et nu comme un Apollon.

Entouré de sa bien-aimée, débordant d’amour

Aux ondes salées de la Méditerannée.

Devant Hélios, Nyx,

Et la robe safranée de la langoureuse Aurore.

Lorsqu’elle délaisse le lit de Tithyon.

Porteuse d’une charmante histoire où

Chanter pieusement les exploits de mes Pénates.

Percer dans de lointains attols et contrées avec la grâce de Mercure.

Au delà des cordillères et des plaines interminables.

Et le courage de Jason avant d’atteindre l’Atlantide.

Du puissant Neptune et son cortège marin.

Se livrer aux sports olympiques sacro-saints avec la forme de Hercule.

Les lauriers dorés sur les cheveux illuminés.

S’adonner à la philsophie aux côtés de virtuoses.

Tel Socrate, Cicéron, Parménide, Thalès.

Au déroulement des connaissances depuis l’aube du monde.

Contempler ces Vestales au nom du feu de Vestia.

Apprendre l’Égyptien aux côtés de la magnifique Cléopâtre.

En plein milieu des pyramides antédilivuennes.

Bâtis par de génies exotiques d’un monde bien meilleur.

Là haut! Seul le vent de Zéphyr nous y portera.

Escorté du fier Pégase de Bellophéron.

Plus loin qu’Icare n’atteignit.

Un univers chimérique où rejoindre retrouver l’amour du prochain.

Et fuir les pourritures de l’Hadès et de ce monde complètement fou.

Pourquoi la guerre?

Pourquoi?


Mon coeur ne fit qu’un tour et je plantai mon arme dans le sol à la grande surprise de son rival. Je savais que ce geste attirerait les foudres de Trajan, mais je n’étais plus capable de tuer des personnes. Les guerriers à côté de moi me virent et arrêtèrent également. Avec un grand sang-froid, je m’adressai au Gète.

-Tu as raison Gète. Moi aussi, j’ai une famille et elle est encore plus précieuse que les caprices de Trajan. La guerre ne donne rien. Prends-en bien soin.

Je me tournai vers un de mes frères d’armes, un Marcoman romanisé qui était mon homme de confiance.

-Caïus, fais en sorte que le centurion ne découvre pas ma désertion et que ma famille me rejoigne au nord de la frontière du pays dace.

J’empruntai un des chevaux de l’ennemi et avant de quitter, je saluai le groupe.

-La force et la dictature n’apporteront pas la paix. Cette paix-là, ce sont les petites personnes comme nous, avec nos gestes de bonté.

Je disparus dans la forêt.


Dernière édition par Enitu le Dim 14 Juil 2013 18:49, édité 3 fois.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Sam 6 Juil 2013 01:31 
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Le miroir de porcelaine
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Le miroir de porcelaine

_ Silence dans la salle!
Le juge tambourinait violemment son pupitre avec son marteau en bois, les coups raisonnant dans la salle. Le bruit de l’assistance se fit moindre et le calme revint.
_ Accusé! levez vous et déclinez votre identité! ordonna le petit juge.
Une lumière aveuglante s’alluma dans la salle, juste au dessus d’une ravissante petite fille aux tresses dorés. Elle cligna des yeux devant cette luminosité soudaine et se leva pour faire face au juge, les deux mains reposant sur une barrière en bois.
_ Mon nom est Frances, dit elle d’une voix basse.
_ Plus fort s’il vous plaît, la court ne vous entend pas!
_ Je m’appelle Frances! répéta-t-elle. J’ai dix ans, et je vis avec ma famille à Georgetown, au nord de Boston.
_ Mademoiselle Frances, je suis le juge Pinco! Vous êtes ici pour répondre de vos actes et être jugée selon la loi en vigueur dans cet état. Je serais accompagné du greffier Barou, dit il en montrant du doigt l'énergumène à sa gauche, ainsi que du docteur Freeman qui nous aidera sur cette affaire à définir votre sanction.
Le juge avait parlé d’une voix criarde, ponctuée par les claquements ponctuels de sa mâchoire en bois, les yeux sans vie rivés sur l’accusé.
Le dénommé Freeman la fixa également d’un regard insistant, mais il semblait en émané une certaine douceur qui toucha la petite fille. Il se tenait droit sur sa chaise, les jambes croisées devant lui et un petit carnet reposait sur sa cuisse. Il jeta un regard au juge, au greffier, puis reposa son attention sur la petite fille.
_ Frances, te souviens tu de pourquoi tu es ici? demanda-t-il.
La petite fille serra fortement la barre devant elle et n’osait pas croisé le regard du docteur. Elle prit une longue respiration avant de répondre.
_ J’ai fait du mal à quelqu’un, dit elle dans un souffle.
_ C’est bien, répondit le médecin. A qui exactement as tu fait du mal?
La gorge de Frances se serra. Elle ne souhaitait pas se rappeler cet évènement, elle ne voulait pas revoir son visage. Une larme apparut au coin de son oeil.
_ J’ai fait du mal à mon petit frère.
Le docteur nota quelque chose sur son carnet avant de reprendre.
_ Son nom s’il te plaît?
_ Roger.
La petite fille sentait la chaleur l’envahir, son visage chauffait et les larmes ne tarderaient pas à sortir. Derrière elle, un murmure apparut doucement, puis s'amplifia pour devenir un vrai brouhaha.
_ Silence dans la salle! tonna le juge. L’accusé est ici présente pour répondre de son acte sur le dénommé Roger, également petit frère de l’accusé!
L’interruption du juge calma le bruit en même temps que la vive émotion de Frances. Elle retint ses larmes et se tint droit devant le petit être énergique.
_ Greffier veuillez noter les paroles de l’accusé!
Le greffier barou frappa sur sa vielle machine à écrire dont les bruits des touches faisaient écho dans la salle. Il tapait machinalement de ses mains larges et poilues.
_ Accusé Frances, aujourd’hui sera décidé dans cette court de votre punition pour cette acte. Une fois le verdict rendu par la court, vous devrez accepter sa sentence...
_ Mais je ne voulais pas lui faire de mal! interrompit le petite fille. Elle m’a dit de le faire, c’est elle qui m’a demandé de le faire dormir! J’aime mon petit frère, je ne lui ferais jamais le moindre mal!
Le docteur se pencha sur sa chaise à ses mots. Il fixa Frances de ses yeux pales et fronça les sourcils.
_ De qui parles tu mon enfant?
_ De Cari, dit la petite fille.
Un silence glaciale s’installa dans la pièce. Derrière son pupitre, le juge Pinco garda la silence quelques secondes. Ses yeux sans paupière fixaient l’accusé d’un regard froid.
_ Faite entrer le témoin Cari! finit il par dire.
Des bruits de pas léger, accompagné par le son doux du tissu balayé par le mouvement des jambes, raisonnèrent dans l’assistance. Une petite demoiselle apparut, habillée de haut en bas d’un habit bouffant en soie bleu et violet, la tête couronnée d’une coiffe massive aux couleurs sombres. Elle tenait un petit parapluie bleu dans sa main. Elle avança à la barre et sourit.
_ Pouvez vous vous présenter à la court?
_ Je suis Cari, une ami de Frances, répondit-t-elle. Ses lèvres rosées ne remuèrent même pas quand elle parla.
_ Mademoiselle Frances vous accuse d’avoir participé à son acte de cruauté envers le sieur Roger! dit le juge.
_Ho madame! dit elle timidement. Je n’ai jamais voulu qu’il arrive le moindre malheur à monsieur Roger!
Elle se tourna vers Frances et lui témoigna d’un regard d’affection, ses yeux en porcelaine bleu clair plongés dans ceux de la petite fille.
_ Le monsieur Roger pleurait beaucoup, je me rappelle. Les parents n’étaient pas là et nous étions seul madame et moi, cela devenait insupportable. J’ai alors suggéré à madame de le faire taire. Mais je pensais simplement à lui donner à manger, ou à boire!
_ A manger..ou à boire...répéta le greffier tout en tapant sur sa machine. Puis il tourna la tête vers la petite fille, ou l’on pouvait voir que l’oeil droit manquait, tandis que l’autre n’était plus que faiblement rattaché par quelques fils.
Freeman observa la nouvelle arrivée d’un oeil brillant, tout en continuant de gribouiller son carnet.
_ Nous connaissons déjà tous ses faits! tonna le juge. Merci mademoiselle Cari de les avoir rappeler à la court, vous pouvez vous rasseoir. Nous ne sommes pas ici pour juger de votre culpabilité, mademoiselle Frances, cela à déjà été fait, mais pour décider de votre punition!
Frances regarda Cari qui lui témoignait toujours d’un sourire candide et frais, sans pour autant la rassurer. Elle détourna la tête puis fixa ses pieds.
_ Vous parlez du changement de peau.
C’était plus une affirmation qu’une question.
Le docteur sembla gêné par ses mots.
_ Tu peux l’appeler comme cela. Nous en avons déjà parlé Frances, c’est pour ton bien, tu le sais.
_ Je ne reverrais plus ma famille?
_ Non, tu aura...une autre famille, d’autres personnes. Tu ne verras plus jamais cette...court. Tu pourras commencer une toute nouvelle vie!
La petite fille le regarda dans les yeux et y vit toute la sincérité de ses propos.
Le juge leva son bras articulé au-dessus de sa tête et l’abattit violemment sur le pupitre.
_ La sanction a donc été décidé! Mademoiselle France subira un changement de peau, opération pratiquée par le docteur Freeman!
Le brouhaha retentit à nouveau derrière elle et la petite fille se sentit soudain très faible. Le docteur se leva et s’approcha d’elle.
_ C’est bien, tu as fait suffisamment d’effort pour aujourd’hui.
Il l’amena jusqu’à son lit et la borda, lui remontant la couverture jusqu'à ses épaules. Puis il se retourna et sortit de la pièce.
Avant de fermer la porte, il aperçu une dernière fois la petite fille emmitouflée dans ses draps, avec ses trois jouets près d’elle: un ours en pluche défiguré, une poupée de porcelaine et une marionnette en bois.

Il ferma la porte et remonta le couloir sombre, passant devant plusieurs autres portes verrouillées. Il s’arrêta plusieurs fois pour s’adresser à d’autres docteurs ou infirmières, puis entra dans son bureau. Il y resta quelques minutes à rédiger des papiers quand la porte s’ouvrit à nouveau. Un petit homme entra, le crâne presque chauve et les sourcils froncés.
_ Alors ça y est! vous avez prit votre décision!
_ C’est pour son bien directeur Timor, cette petite est trop perturbée.
_ Elle n’a que dix ans! jamais un acte aussi brutal n’a été effectué sur une enfant aussi jeune!
_ Elle a tué son propre petit frère!
_ Je ne peux pas toléré un tel acte dans mon établissement! se braqua le directeur.
_ Nous en avons déjà parlé! n’oubliez pas que j’ai une autorisation de l’état pour cette opération! répondit soudain Freeman en se levant, le visage sévère.
L’interlocuteur baissa la tête, résigné. Il ramassa un objet pointu sur une des étagères et l’examina.
_ C’est avec cela que vous opérez? demanda-t-il. Pauvre enfant. J’espère qu’un jour cet acte barbare cessera, ce n’est pas ainsi que je conçoit la médecine.
Il reposa le pic à glace et posa un dernier regard sur Freeman avant de sortir de la pièce.
Celui-ci se reposa sur sa chaise et étendit ses jambes, un grand sourire illuminant son visage. Demain sera une belle journée, pensa-t-il.
Il prit un document sur le coté de son bureau et le lu attentivement. Puis il prit un stylo à encre et posa sa signature au bas de la page avant de le poser devant lui pour l’examiner à la lumière de la lampe. Une fois satisfait, il se tourna vers la fenêtre pour voir la pluie tomber.

Le ciel était sombre et agité. De violents éclairs semblaient le cisailler de part en part. Les gouttes d’eau tombaient incessamment sur l’établissement et sur les jardins aux alentours. Une immense grille entourait le domaine et semblait défier le ciel avec ses misérables pointes en acier. L’endroit respirait hostilité, brute, et par ce temps sinistre n’inspirait aucune confiance. Au portail permettant aux voitures d’entrer, un panneau en marbre siégeait, des lettres bleues gravées dessus:
“Établissement hospitalier de Boston. Spécialisé dans la psychiatrie infantile.”

Patchwork
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Patchwork

- Bistouri !

Le sang coule le long de la chaire franchement endormie. Eclatante de vie, celle-ci se répand le long de la table d’opération où la boucherie organisée nommée « opération » suit son cours, encore et encore. Inlassablement, le chirurgien, spécialiste des spécialistes, détruit pour ensuite créer : couper et recoudre. Perforer et reboucher. Dessouder et ressouder.
L’homme le savait dès l’arrivée du patient. C’était peine perdue. Bien échut le médecin qui aurait pu sauver ce môme après s’être fait écraser si brutalement pour cette voiture. L’homme qui aurait réussi cet exploit n’aurait pas mérité le titre de Chirurgien en chef ou Chirurgien du mois. Non. Le titre de Dieu lui aurait bien plus correspondu.

- Heure du décès, 18h12. Remballez moi ça.

Avec dégout, l’homme retire son masque et ses gants et les jettent négligemment. Ce n’était pas une bonne journée. Oh non, pas du tout. Et ce rat puant, croupissant, à l’observer non loin. Steinbergh. Un homme crasseux, froid, détestable. Et avide. Etrangement avide. Comment considérer l’éclat dans ses yeux alors que le corps de l’adolescent est froidement recousu et nettoyer, si ce n’est de l’avidité. Comme si le cadavre de l’enfant représentait un beau et agréable butin à chiper innocemment.

« Chipper, arrête de chiper ! »

Le dessin animé pour bambin résonne dans la tête du médecin, pâle échos de la litanie rituelle qui anime presque tous ses week-ends en famille, avec sa petite fille.

« Chipper, arrête de chiper ! Si seulement la vie était aussi facile que ça. »

Une goutte de sueur froide coule le long du dos de Jim. Steinbergh est toujours là, à regarder fixement le cadavre, tel une ménagère à la boucherie qui observe avec la plus grande attention quel morceau prendre dans l’étalage de charcuterie

- Un coup de main Steinbergh ?
- Pardon ?
- Vous restez planté là depuis tantôt. SI vous avez finit de contempler le môme, vous pouvez peut-être nettoyer les instruments !
- Oui monsieur.

En colère, le médecin se décide à quitter enfin sa salle d’opération. C’était là le signe qu’il venait d’accepter, enfin, de n’être qu’un homme : le miracle de la vie n’avait cette fois-ci pas opérer. A croire qu’un bout de carcasse pouvait encore gagner contre elle, malgré les progrès non négligeable de la Sciences. Pour Jim, quitter sa salle d’opération, c’était oublier le malheur, le bonheur. La joie et la tristesse. La vie et la mort. Cela lui permettrait de mettre une distance entre son boulot et sa vie privée : sans cela, des images de corps mutilés et abimés resteraient fixées dans son crâne jour et nuit. Oui, c’était un moyen pour lui d’oublier. L’échec. La peur. La mort. Tout. Tout sauf Steinbergh.

- L’enfant de salaud ! Je dois savoir !
*
**


Loin de lui l’idée de se livrer à pareille mascarade, observer et suivre Steinbergh en cette sombre nuit d’hiver l’avait excité, avant de franchement l’emballer. Tout en cet homme lui inspirait le dégout et la haine et voir cette crapule contempler le corps du gamin d’un air envieux lui avait tourmenté l’esprit, presque autant que cela l’avait agacé. Il devait savoir. Savoir. La première chose que Jim sut, c’est que Steinbergh quitta l’hôpital bien plus tard que ce que son horaire prévoyait. Oui, bien trop tard. La seconde chose qui conforta le médecin de se glisser dans la peau d’un détective d’un soir était le long paquet enveloppé dans un sac poubelle que Steinbergh trimbalait, lentement mais surement, sur son épaule.

« Chiper, arrête de chiper ! »

La troisième et dernière chose que sut, ce fut le fait que la maison de l’homme qu’il détestait était tout à son image. Austère, froide et presque hideuse. Retirée à même un énorme jardin, une cabanette de bois trônait, grande et vide. Vide. Mais pas pour longtemps. Le paquet trainé par l’homme avait tôt fait de rejoindre la cabane en même temps que lui. Avec précaution, Jim avança jusqu’à la fenêtre. Faiblement éclairée, celle-ci mettait pourtant cruellement en relief un spectacle des plus effroyables et sanglants.

La petite cabanette n’avait décidément rien avoir avec un abri classique, servant au stockage de divers outils de jardinage. Des crochets, installés de manière disparate, portaient des corps meurtris, calcinés, dépourvus de peau ou les yeux exorbités des victimes hurlaient encore une violence sauvage. Six. Six corps étaient suspendus sur autant de crochets. Six corps parfois partiellement démembrés, mais toujours, toujours, dépourvus de peau. Jim n’en croyait pas ses yeux. La moindre parcelle de peau avait été retirée et dans un rictus totalement incontrôlable et inconscient, celui-ci aperçu son propre reflet dans la vitre, ainsi que Steinbergh, juste derrière lui, une matraque à la main.

« Chipper, arrête de.. »

Totalement absorbé par la vision d’horreur, Jim n’avait pas entendu, ni même vu l’homme sortir par une autre porte, contourner la cabane de bois et le surprendre par derrière. Le coup fut sec et rapide. La fin était proche.

*
**


- Steinbergh ?

La vision floue de Jim se rétablie au bout de plusieurs minutes avant de devenir totalement claire en même temps qu’une douleur profondément cinglante lui comprima le cerveau. Un crochet venait de traverser avec force son pied, arrachant os et ligament sur son passage. Dans un hurlement de peur et de douleur, un deuxième crochet vint rejoindre son frère sur l’autre pied. Le sang, coulant abondamment, tombait sur le sol dans un bruit des plus sinistres. Son sang était tellement rouge. Et éclatant. Tellement éclatant. Comme en salle d’opération.
Jim avait tant de fois vu le sang coulé, de sa propre main que voir son propre sang, à son tour, se répandre, relevait plus de l’information scientifique que de la peur rationnelle. Déformation professionnelle.

Et soudain. Soudain sa poitrine de souleva. Et une rire lui sortit des entrailles, sinistres, déformé et inhumain. Ce qu’il avait devant les yeux lui retournait l’estomac ainsi que le cerveau : c’était d’un absurde tellement flagrant que son cerveau, incapable de traiter l’information correctement, avait envoyé un influx nerveux au hasard : celui du rire. Jim éclata de rire, lui arrachant un peu plus la chair de ses pieds. Mais il ne pouvait s’en empêcher. Ce qu’il voyait dépassait toute mascarade.
Steinbergh le contemplait de ses yeux ignobles, son horrible petit visage le toisant d’un regard haineux. Jim avait tout d’abord cru que l’homme était nu, avant de se rendre compte que celui-ci portait plutôt un costume. Un patchwork. Un patchwork de peau. A ne pas en douter, toutes les grandes couleurs de peaux étaient représentées. Chaque pièce de peau étaient reliées les unes aux autres par des fils de couleurs, donnant un aspect joyeux au costume pourtant profondément cynique. Tout était représenté, sans pudeur ni moral, du sexe masculin, semblant vide de tout contenu, aux cheveux, multiples et divers, donnant à l’homme un aspect des plus singulier et repoussant.

- Tu aimes ?
- Tu es totalement dingue Steinbergh !
- Oui, je le trouve bien aussi. J’en suis plutôt fier ! Des mois de travail, à perfectionner ma technique, à récolter des cadavres et à coudre mon costume. Mais je suis heureux. Tellement.
- Tu es fou ! Relâche-moi !
- Oui, quand je le porte, à vrai dire…j’ai l’impression de changer de peau. C’est vivifiant. J’adore ça !
- A l’aide, aidez-moi !

Steinbergh tira de toute ses forces sur une chaine, faisant glisser une poulie qui par automatisme, souleva par les pieds Jim, fermement maintenu par des crochets. Hurlant à plein poumons, l’homme sentait le sang lui couler le long du visage alors même que Steinbergh approchait, son costume puant animant son corps d’une drôle de manière. Désopilant. C’était le terme.

- Et maintenant docteur..que j’ai fini de vous regarder…à moi de vous nettoyer !

Dans un mouvement unique, plein de style, de vigueur et d’automatisme, l’homme trancha la gorge du supplicié, recueillant avec avidité le sang coulant dans l’ensemble de peau qui constituait les paumes de son costume.

- Haaaa…changer de peau…que ça fait du bien ! Ici, c’est moi le médecin !

Et dans un rictus des plus dérangés, empreint de folie et de puissance, Steinbergh se remit à s’occuper de sa plus intéressante passion : découper la peau de cadavres.

- Jim ! Je te garderai sur mon coeur. Promis !

Projet CPPMM
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Projet CPPMM
(Changer de Peau Pour un Monde Meilleur)

Les cliquetis des claviers résonnaient dans la salle bondée, du 28ème étage de l’immense gratte-ciel de Neo-City. Un monde fou, mais cela se comprenait ; la tour comportait plus d’une dizaine de sociétés différentes, parfois même en concurrence, qui n’avaient droit qu’à un espace minime. Pourquoi rester ? La ville de Neo-City était tout simplement la ville la plus puissante, aussi bien économiquement, industriellement que démographiquement : on y trouvait tout, et tout le monde s’y trouvait.

C’est dans cette ambiance que travaillait, sur son magnifique écran ovale, le salarié Elwood Hayn. Un employé comme les autres, à vrai dire.
Le bruit, vers quinze heures, s’intensifia, alors que la journée, fatigante et éprouvante, se poursuivait. Les salariés parlaient, échangeaient des idées, les patrons réprimandaient, réclamaient…

La journée, interminable, arriva à sa fin, le bruit s’apaisa, et le calme revint. Les employés sortirent par groupes, et alors que le soir tombait, on ne voyait plus qu’une dizaine de personnes encore présentes, dans l’étage numéro 28. Elwood Hayn en faisait partie. Il ne travaillait à son maximum que quand le calme revenait, et de ce fait, il faisait partie du petit groupe d’irréductibles qui restaient tard le soir, et qui, dans la nuit, fermaient les locaux.

Il termina les quelques dossiers urgents, et regarda l’heure. Vingt-et-une heure quinze. Il était temps de rentrer. Il se leva, salua les quelques collègues qui veillaient avec lui, puis prit l’ascenseur, nouvellement changé, qui le descendit au rez-de-chaussée quelques minutes plus tard.

Une brise glacée lui balaya le visage. Surpris, Elwood ouvrit de grands yeux. Il n’y avait pas de vent à Neo-City. Et encore moins du vent marin. Juste des milliers et des milliers de gaz, toxiques pour la plupart. Étrange. Mais Elwood balaya cette brise, après tout, ce n’était pas important.

Elwood était juste un modeste travailleur : il était né dans une famille plutôt moyenne et, s’il n’avait jamais souffert vraiment de la faim, il n’avait jamais reçu de gadgets, comme on pouvait en apercevoir chez les fils de bonne famille. Il n’avait jamais brillé en classe. Il se contentait très bien de son statut, en bonne norme. Sa famille n’avait jamais vraiment exploité les « soumis », et n’avait jamais été classée dans cette catégorie. Il trouvait cela normal, mais rien de plus. Et maintenant il était tout simplement employé dans une grande société parmi tant d’autres.

Elwood était juste un modeste travailleur. Mais pourtant, il était la cible du projet CPPMM, qui allait changer sa vie.


*************************************************************************


Je suis là. Mais on ne me voit pas. Je n’ai pas d’odeur, je suis invisible, insondable. Personne ne me connaît, ici. Je suis moi.

Je suis moi. Surnommé Y. Le sauveur Y. Je n’ai pas de nom à proprement parler, car, un code de plus de 15 caractères n’est pas, à mon sens, un nom.

Je m’approche de ma cible. Je l’approche, lui enserre le bras violement, et d’un coup maîtrisé, lui appuie sur la nuque.

Elwood Hayn s’évanouit.


***************************************************************************


Il ne reprend conscience qu’une dizaine de minutes plus tard. Autour de lui, le noir complet. Total. Évidemment, j’avais pris mes précautions. Un homme que je ne connais pas, dans Neo-City, est capable de faire beaucoup de choses assez…inédites. Aussi, le priver de lumière l’empêchera de trop remuer.

Peu à peu, mon patient prend conscience de la piètre situation dans laquelle il est fourré.

Il se met à sangloter.

Soudain, il sent ma présence. Il y a comme un déclic. L’homme refoule ses larmes, et essaye de prendre en main le peu de courage qui reste en lui.


« Faites-moi sortir d’ici ! Faites-moi sortir ! »


Calmement, je me redresse. L’obscurité ne me gêne pas : mon corps est fait pour pouvoir se repérer rien qu’avec des ondes. Il perçoit mon mouvement, et instantanément se fige.


« Ne vous inquiétez pas. Je ne fais que vous proposer… Je ne vous ferai rien de mal… »


Pourquoi mentir ? Hé bien, je répondrai tout simplement que mon cerveau étant fabriqué par des humains, pour des humains le mensonge était indispensable… Et puis dire la vérité n’est pas toujours la bonne solution. Pas ce soir. Pas pour mon cobaye.


« Je souhaite juste connaître…votre vision des choses.

- Ma…vision des choses ? De quoi parlez-vous ? Et puis, merde, faites-moi sortir d’ici ! s’égosilla-t-il. »


Ses hurlements durèrent plusieurs minutes. Mais cela n’a pas d’importance, dans la cache où je me trouve, personne ne peut nous entendre, personne. Enfin ses cris cessent, il a la gorge tout enroué.


« Bien. Puis-je développer ? J’appartiens au projet Changer de Peau Pour un Monde Meilleur, ou encore, Adopter une Nouvelle Peau. Alors vous allez me dire qu’est-ce que ce joli programme ? Soit, je vous l’explique.

- Non, attendez, intervint Elwood, puisant dans ses dernières forces. Je ne veux pas en entendre un seul mot, de votre infamie.

- Vous allez m’écouter tout de même. »


Nouveau silence. Finalement résigné, Elwood qui s’était redressé, se tasse, mollement, dans un coin de la pièce.


« Bien. Merci. Il y a plusieurs années, les hommes, tous les hommes, étaient libres. Seulement, à présent, ce n’est plus le cas. Il y a les «soumis », et les « commandeurs ». Pourquoi ? Vous trouvez cela normal ? »


Elwood resta muet un moment. De toute évidence, la question n’était pas facile.


« C’est le destin, commença t’il. On naît ainsi…

- Sottises, le coupai-je. Les « soumis » sont des hommes comme vous, comme les « commandeurs ». Alors, voulez-vous participez au projet de CPPMM ? »


Nouveau silence.


« Je vous explique les faits. Nous allons avoir des espions dans chaque couche de la société, qui devront… propager la révolution.

- La révolution, répéta Elwood d’une voix pâteuse. Puis soudain, comme si l’idée remontait à son cerveau, il sursauta. Vous voulez une rébellion ?

- Oui, et j’espère que vous participerez, en temps que … jeune « soumis », connu pour son tempérament assez fougueux.

- Mais…vous êtes conscient que je pourrais aller le dire, quand vous allez me laisser partir ?

- Oui, mais vous ne le direz pas, n’est-ce pas ? Et puis, j’entends bien vous faire adhérer au projet. Alors ? Que voulez-vous, Elwood Hayn, prendre part au soulèvement du peuple ? »


Elwood baissa la tête. Son souffle devint ténu. Je sentais la tension présente sur son front, son cerveau tourbillonnant. Il cherchait une échappatoire. La décision lui demanda du temps. Je peux le comprendre, ce n’est pas si évident de s’engager, après tout…


« D’accord je tente le coup, affirma-t-il avec son air le plus résolu, bien que sa voix tremblait un peu. On commence quand ?

-Maintenant. »


Je lui appose froidement ma main sur son épaule, et lui imprime un spasme violent, avant même qu’il puisse comprendre ce qui lui arrive. Je sors une petite seringue de polymorphie.


« Vous n’auriez pas dû essayer de me doubler, monsieur Hayn. Comme on ne peut battre un ordinateur aux échecs, je me fais moi-même que très rarement bluffer. Vous pensiez sans doute que la suite des opérations se déroulerait ailleurs, et que vous auriez le temps de vous enfuir, de prévenir, n’est-ce pas… »


Sa peau se gondole.


« Intelligent stratagème venant de votre part, Monsieur Hayn. Mais, malheureusement il était prévu qu’on vous injecte le produit sur place…Enfin, je suis heureux que vous ayez accepté dans les « faits ». J’aurais dû, dans le cas contraire, vous l’injecter de force. Et cette méthode me semble… inhumaine n’est-ce pas ? »


Mon corps subit comme un frisson d’amusement, réaction de ma part à ma blague plutôt bien tentée. Je regarde ma liste.


« J’ai encore du travail, moi… Plus d’une dizaine de clients. Bon, allez, pour le projet CP. Au revoir Elwood Hayn. »


La peau de ce dernier se gondolait violemment et, alors qu’elle passait du blanc laiteux au beige cuivré, ses cheveux, comme des feuilles, tombaient.



*************************************************************************


Je suis Elwood Hayn. J’étais Elwood Hayn. J’ai changé. Je ne suis plus cet homme. Je ne suis qu’un « soumis ».

Où sont passés ma belle veste pour les grandes occasions, mes cheveux noirs un peu dégarnis, ma moue atypique, et mes grand yeux ?

Remplacés par ces atours sales et rapiécés, des mèches blondes et frivoles, un sourire jusqu’aux oreilles et des yeux bleus en amande.

Je me tiens debout, je suis sorti de cette cave, où il faisait si sombre. Je suis maintenant un « soumis ». Mais je me tiens debout.

Et je me battrai pour retrouver ma liberté.

J’avais changé de peau.

Qui suis-je ?
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Qui suis-je ?


Aujourd’hui je vais voir l’un de ces hommes habillés en blanc que je côtoie dans cet hôpital psychiatrique. Il n’est pas violent, c’est un bon point. Il me regarde l’air perplexe, je ne lui en veux pas.

« Comment allez-vous ? » me demande t-il.

Je souris. Ce n’est pas un garçon méchant.

« Bien. Et toi ? »

Il ne répond plus. Je me demande à quoi il pense. Après tout, c’est mon rôle de m’inquiéter pour lui.

« Qui êtes-vous ? » me questionna-t-il finalement.
« Votre médecin. » répondis-je.

Qui suis-je ? On me pose souvent cette question. Mais elle n’a pas de réponse précise dans ma tête. Je suis quelqu’un de bon et de juste. Bien sûr je me doute que je n’ai qu’une place minime dans cette société, que personne ne fait attention à moi, je ne suis qu’un homme comme les autres après tout.

Je n’ai pas une vie réellement passionnante. Mon enfance reste cependant floue et insaisissable... Des brides de souvenirs me reviennent parfois en mémoire puis disparaissent soudainement, sans laisser de traces… Une imposante bâtisse fait de pierres grises abimées par le temps, recouverte de lierres cachant jalousement l’un des murs ébréché du bâtiment. Je crois que c’est la description de la demeure de mes parents. Parfois, quand je ferme les yeux je peux entendre la rire cristallin de deux enfants. Cela m’apaise profondément, faisant partir mes migraines. Mais cette sérénité ne dure qu’un temps.

La nuit je fais toujours le même rêve. Je revois cette maison en pierre et le crépitement des flammes. Des flammes tellement belles... Leurs courbes rougeoyantes m’attirent. Puis ma tête se tourne vers un homme, les traits tirés par le désespoir et la peur. Je ne me souci pas de lui. Regardant mes mains, je remarque la petite boite d’allumettes que je tien. Je reste de longues minutes comme ça. Les cris d’une femme me tirent de ma torpeur. Je me réveille à ce moment la. Je n’ai jamais parlé de ce rêve étrange.

Maintenant, les infirmiers m’appellent. Ils murmurent entre eux. Je peux lire sur leurs lèvres « Ce patient se prend encore pour un médecin ? ».

« Monsieur, vos médicaments sont prêt, veuillez-me suivre. » M’interpella l’un d’eux.

Je n’ai pas envi de les suivre. J’ai caché dans mes affaires le couteau de la cantine.

Retraite
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Retraite



C'était avec son fidèle sac a dos en cuir et sa charrette tirée par le vieux Réginald que la petite fermière aux cheveux noirs coupés a la garçonne s'en revenait du marché. Elle avait empoché quelques pièces d'or et revendu tous ses biens a la fin de la journée, et c'est dans le ciel de nuit pale bordé de rouge qu'elle faisait le chemin inverse dans les bois, passant l'énorme crâne de dragon qui ornait les portes de la ville. Sa tête dodelinant en somnolant sur le chemin. Jusqu'au dernier moment son mari avait voulu la retenir a la ferme mais elle avait été catégorique : Elle avait besoin d'air. Ca faisait bien des mois qu'elle était cloîtrée, et ses voisins n'avaient aucune conversation...Son bâton de berger sur les genoux, son vieux cheval de trait a la robe couleur sable connaissait le chemin par cœur. Elle se surprit a retrouver ses mains sur son ventre. C'était devenu une habitude depuis qu'elle était enceinte. Elle avait toujours eu une taille de guêpe et ce gros ventre s'invitait comme un intrus et ruinait sa silhouette. Elle espérait que ça ne lui resterais pas trop sur les hanches après que le petit soit né.
-Eh toi !
Se tirant de sa léthargie, elle cligna des yeux, s'apercevant que Reginald s'était arrêté. Devant elle cinq hommes, portant de grands vêtements de cuir, leur visages cachés derrière des bandanas.
-La bourse ou la vie ?!
Elle les regarda d'un air incrédule, l'un d'entre eux la pointait avec une arbalète tandis que les autres faisaient mine de se faire plus imposant qu'ils ne l'étaient, celui qui venait de lui parler était un blondinet boutonneux qui pointait une épée bâtarde dans sa direction.
-T'es bouchée ou quoi ?! M'oblige pas a...
"Ca va, j'ai entendu." Fit la jeune femme d'un ton agacé avant de dévisager leur chef avec mépris. "Vos parents savent que vous êtes là ?"
-De quoi ?! J'te préviens salope si tu...Fit le leader avant de se faire couper la parole a nouveau
"Et c'est avec cette bouche que tu embrasse ta mère ?" Elle lança un regard périphérique aux jeunes gens. "Franchement vous devriez avoir honte ! "
Elle vit les brigands hésiter, d'habitude les gens qu'ils rançonnaient ne parlaient pas de leur parents. L'un d'entre eux sembla même regarder ses pieds d'un air gêné. Le leader leva son épée au niveau de la gorge de la femme
-Epargne nous tes conneries et donne nous ton pognon ! Il poussa un cri de surprise quand la femme empoigna la lame de l'épée a pleine main.
-Je...Je vais te trancher les doigts !
"Mon cul oui !" Répondit la femme avec un rictus. "Tu trancherais même pas du saucisson avec une épée aussi peu aiguisée! Tu n'a jamais coupé dans de l'homme. Je le vois dans tes yeux "
Tirant sur la lame et la poussant, elle déséquilibra le gamin qui tituba de quelques pas. Elle lança un regard plein de colère aux pillards hésitants, ne pensant pas que cette proie facile allait se changer en si formidable adversaire.
"Alors qu'est ce que vous attendez ?! Je suis une femme enceinte !Vous êtes cinq nom d'un chien !"
Les brigands se ruèrent sur elle avec leur gourdin. Sans se lever de la charrette, Elle fit tournoyer son bâton au dessus de sa tête et tandis que les truands regardaient le bâton, elle tira un grand coup sur les rennes. Réginald rua et en dégomma un. Elle abattit alors son bâton comme une masse sur le crâne du second truand qui se roula sur le sol en jurant, le troisième se vit gratifié d'un coup de crosse en pleine mâchoire tandis que dans son élan il tombait en avant et s'écrasait sur le bord du chariot. L'homme a l'arbalète se décida enfin a presser la détente...Mais rien ne se passa il regarda l'arme d'un air perplexe.
Le chef bondit sur ses pieds et voulut saisir la femme par le bras, un couteau a la main, mais se vit désarmé par un coup dans le poignet avant de recevoir un autre coup en plein estomac qui le plia en deux et le força a rendre son déjeuner. La fermière soupira et retroussa ses manches révélant deux paires de bras fin, mais musclés et observa les terribles rançonneurs gisant autour de la carriole.
"Allez, que je ne vous recroise plus. Yah !"
Alors qu'elle passait devant l'homme a l'arbalète qui regardait son arme sans trop comprendre et elle lui lança avec mépris.
"Y'a encore la sécurité."
-Ah !
"Abruti."
Et sur ce elle repris sa route en soupirant. Quand ils s'étaient installés le voisinage était plutôt calme...Un bon endroit pour élever un enfant...Enfant qui était en train a présent de la torturer...Elle passa une main sur son ventre et se renfrogna. Elle n'avait pas eu l'impression de faire tant d'efforts pourtant...Elle détestait cette sensation de faiblesse...
-Shhhh...Shhh...On est bientôt arrivé. Aaaaah !
Le leader et l'arbalétrier décidèrent d'aller voir ce qui clochait
-Euh, ça va aller?
La femme agrippa le manteau du jeune homme et le tira a elle il se protégea le visage instinctivement.
"Prend les rennes!" Fit elle son front dégoulinant de sueur
-Quoi ?
"PREND CES PUTAINS DE RENNES !"
Il obeit sans se faire prier tandis qu'elle poussait un autre cri de douleur et se cramponnait au chariot.
" Met les bouchées doubles ! Le bébé..."
-Quoi le bébé ?
"Le bébé arrive !"
Les brigands se lancèrent un regard circonspect.

*****

Les adolescent avaient enlevés leur bandanas et dégustaient tous un bon chocolat chaud assis dans le grand salon de la ferme sur un canapé confortable, leur visages hésitants a la lueur du feu tandis qu'ils se regardaient en chien de Faïence. Le salon avait quelque chose de terrifiant. Des trophée de chasses constellaient les murs de la ferme, des sangliers, des ours, des lions en passant par des rhinocéros, mais aussi quelques créatures fantastiques, telles que des vouivres ou des hydres. Sur le mur opposé se trouvait également une collection impressionnante d'armes, au milieu de laquelle trônait une énorme hache a deux mains qui devait bien peser dix kilos. Les ados tremblaient. Chacun de leur gestes était parfaitement contrôlé parce que devant eux, tenant un mug rempli de grog, se trouvait l'homme le plus massif qu'ils aient jamais vu. La graisse sur son ventre avait du mal a cacher les pectoraux d'une jeunesse passée et malgré son visage bardé d'une cicatrice, l'homme arborait un sourire niais derrière une grosse moustache de gaulois blonde. Il parlait avec un fort accent du nord et arborait le sourire plein de fierté de celui qui allait bientôt être papa.
-L'Docteur a dit qu'on était arrivé juste a temps. Un peu plus et ça aurait été compliqué.
"Ha ha. C'est bien alors." Lança le petit blondinet nerveusement en frissonnant, aucun des truands n'osaient boire a leur tasse.
-Où vous l'avez rencontrée? Au marché?
"Euh on peut dire ça comme ça oui."
-Vous êtes tous parrains maintenant, 'videment. Fit il, son visage barré d'un sourire jovial.
Les adolescents se lancèrent des regards désespérés, caressant le doux espoir que l'un d'entre eux allait protester, mais ils hochèrent tous la tête devant l'homme dont les biceps faisaient la taille de leur tête. "Lâches" pensèrent t'ils tous a l'unisson. Le grand blond pouvait sentir que l'atmosphère était tendue alors il décida de faire un brin de causette.
-Vous aimez mes trophées ? Tué chacun d'entre eux. Avec mes mains.
Ce qui n'eut pas vraiment l'effet recherché. Heureusement le docteur ouvrit la porte de la chambre et lança.
-J'aurais besoin d'eau chaude s'il vous plait ! Fit il alors que la fermière hurlait a la mort dans la pièce d'a coté. Son mari se dirigea vers la bassine d'eau chaude qu'il avait préparé et la pris sans mal sur son épaule.
-BJÖRN ! Hurla t'on dans la chambre.
"J'ARRIVE !" Répondit il d'une voix rauque. Mais c'était trop tard. Un des gamins bouche bée lança.
-Vou...Vous êtes Björn ?LE Björn?! L'Ours bleu ? Vainqueur de la Grande Faille ?Le Berserker devant lesquels les dieux ploient ? Le héros des nains ?! "
"Ah " Fit Björn alors qu'il atteignait la porte de la chambre, se grattant un peu la tête comme si ces titres avaient l'air de lui passer au dessus. "Oui c'est moi.". Il fut a nouveau interrompu par un autre cri des plus courroucés. "On en parlera plus tard.". Fit l'homme de sa voix posé, reprenant son chemin vers la chambre...

************

-J'arrive pas a croire que je bois du chocolat chaud avec Björn le barbare ! Fit l'un des truands tandis qu'ils étaient sur le patio sous le ciel étoilé.
"C'était y'a longtemps." Répondit Björn avec modestie.
-Mon père me racontait souvent vos aventures, et comment vous avez aidé Julia fléau des Dragons a tuer Magda, le Dragon Rouge, dont le crâne orne les portes de la ville maintenant. Vous savez ce qu'elle est devenue ?
"Oui, elle donne naissance dans la chambre."
Les brigands se regardèrent en clignant des yeux.
-Merde !
"Hmm hmm."
-Mais pourtant dans les histoires on dit qu'elle porte une armure en écaille de dragon d'or et qu'elle se battait avec une épée magique dans chaque main sur le dos d'un griffon noir ! Ça s'est jamais passé ?!
"Oh si."
-Ben où ils sont passé ?!
"Quelque part."
Les gamins le regardèrent, stupéfait, Bjorn semblant parfaitement sérieux, ils s'impatientèrent.
-Mais pourquoi ? Vous étiez des héros ! Vous mangiez a la table des rois ! Vous aviez un bateau voguant sur les airs ! Vous combattiez des mages ! Des seigneurs du mal ! Des Dragons ! Pourquoi vous avez décidé de tout plaquer du jour au lendemain !?"
Björn sourit aux adolescents et se leva en prenant les tasses.
"On élève mal des enfant en combattant des Dragons."
Et sur cette parole de sagesse, Il débarrassa leur tasses et se rendit dans la chambre où il s'assit sur le lit, regardant sa femme épuisée dormir du sommeil du juste. Les bras enroulés autour de son bébé. Et Björn sourit.
Pour une fois ces bras n'étreignaient pas la mort.

Ryükyü
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Ryükyü


C'est dans le village d'Aztlan que Uitziloptli vit avec sa mère Xochipilli et sa grand-mère Mixcoatl.
Le village est l'un des plus grands de la région et compte plus de cent huttes.
La famille de Ui vit vers le cœur du village et la joie de vivre remplit toute la petite cabane composée d'une pièce unique qui sert aussi bien pour les repas que pour toutes les autres activités qui ont lieu dans la demeure.

Ui est un grand amateur de jeu et de sport, il prend beaucoup de plaisir à regarder les adultes jouer au jeu de balle. Cependant, il n'a pas le droit d'y jouer lui même. C'est un sport trop dangereux pour un jeune homme de quatre ans, surtout que c'est un jeu ou il n'est pas rare qu'il y ait des morts.

Ce jour était comme les autres, Ui et sa mère étaient aller voir ensemble le match de jeu de balle qui opposait leur village à un village voisin.
En plein milieux du match, un chasseur débarqua pour prévenir tous les habitants d'une nouvelles importante, des chasseurs d'esclaves avaient été repérés près de la côte.

Le chef du village Aztlan réuni ses conseillers en urgence. La grand-mère d'Ui fait parti de ces conseillers.
La partie de jeu de balle fût suspendue et les habitants du village voisin retournèrent chez eux afin que leurs conseillers se réunissent aussi pour prendre une décision sur ce qu'il leur fallait faire.
Tous les habitant du village de Aztlan furent invités à se réunir sur la grande place du village.
Après un long moment de délibération, un garde sorti de la hutte du chef, vite suivi par le propriétaire de la maisonnette.
Le garde était équipé d'une simple armure ventrale en cuir et d'un pantalon de toile. Il portait une lance dans sa main droite et un bouclier richement décoré par des motifs locaux dans la main gauche.
Le chef, un homme d'âge mûr, était richement habillé par un manteau de soi rouge et portait un casque d'or.

"Mesdames et messieurs." Annonça le guerrier. "Le chef Itzcoatl va parler."

Le silence se fit entendre sur la place.

"Villageoises, villageois, guerriers et esclaves, c'est à vous tous que je m'adresse." Commença le chef. "Après une discussion avec mes conseillers, nous en sommes venu à une conclusion évidente, un faut sacrifier un jeune garçon né de bonne famille afin que les chasseurs d'esclaves s'en aillent."

Les sacrifices humains sont monnaie courante dans la région, cependant, en général, les sacrifiés sont des esclaves ou des prisonniers de guerre.

"Le conseil a déjà choisi celui qui sera honoré de donner son sang pour cette cause." Continua Itzcoatl, le chef du village. "Uitzilopotli Tezcatlipoca, si tu veux bien m'accompagner jusqu'à l'autel sacrificiel."

Ui n'avait pas peur. Au contraire. Être sacrifié pour une tache aussi noble que la protection du village était un acte honorable. Son père l'avait fait avant lui, et maintenant il est considéré comme un héro.
Ui s'approcha donc du chef, un grand sourire plein de fierté sur les lèvres.
Le chef s'apprêta à féliciter le courage du jeune garçon lorsqu'un chasseur débarqua en toute hâte:

"Chef, villageois, tout le monde." Cria-t-il, précipitamment. "C'est horrible, les esclaves de marchands, ils sont à nos portes, ils vont violer le village, tuer les femmes et piller les hommes !"

Tous commençaient à s'affoler, surtout que derrière le chasseur apparurent des dizaines de personnes, vêtus d'armures intégrales de bronze et armés d'épées.
Ui se dressa contre eux, fièrement armé d'un caillou qu'il venait de ramasser, il le lança sur un des marchants d'esclaves, celui qui était au milieu, sans doute le chef. Le jeune garçon cria à pleins poumons son mépris pour les hommes comme eux. Très vite plusieurs soldats s'approchèrent et commencèrent à se disperser dans le village.
Soudain, le petit garçon sentit une douleur au niveau de la tête, un des marchands venait de le frapper pour l'assômer.

Lorsqu'il se réveilla, Ui était dans un endroit sombre, avec beaucoup de personnes de son village et d'autres qu'il ne connaissait pas.
L'endroit ou il se trouvait tanguait et des hommes parlaient et marchaient au dessus. Ui compris qu'il était dans un navire d'esclaves, enfermé avec son peuple dans la cale du bateau.
Le jeune courageux commençait à s'inquiéter et chercha sa famille, pour se rassurer. Alors qu'il cherchait, un homme de corpulance imposante l'aborda:

"Ui, tu cherches qui?"

Ui reconnu cette voix, il n'avait pas reconnu son propriétaire à cause de l'obscurité mais maintenant il en était sur, cette personne qui venait de lui adresser la parole était son voisin, un des plus grands guerriers du village et aussi un bon joueur de balle. Ui rêvait d'être aussi doué que lui plus tard.

"Quetzalcoatl ! Qu'est ce que tu fais la?" Demanda le garçonnet. "Un homme aussi fort que toi aurait dut réussir à repousser tous les marchands."

"Ce n'est pas aussi simple." Répondit le guerrier. "Nous avions commencer à nous battre lorsque les marchands ont assassinés le chef ainsi que tous les conseillers."

"Grand-mère..." Pleura Ui

"Elle a été courageuse, ne t'en fait pas." Continua calmement Quetzalcoatl. "Ui, ces hommes ne sont pas des marchands d'esclaves. Ils sont des chasseurs de têtes, des traqueurs. Ils recherchent la descendance du grand combattant Ometeotl Tezcatlipoca, ton grand-père."

Ui ne connaissait pas son grand-père et c'est avec surprise qu'il appris que le légendaire jaguar est son ancêtre. Mais Quetzalcoatl ne lui laissa pas le temps de réagir:

"Ui, tu dois changer de nom, laisse tomber ton ancienne vie, change de peau. Ta grand-mère voulait que tu prennes le nom de Ryükyü, ce qui signifie apatride en ancien langage. Cependant, si tu es le seul à changer de nom, les traqueurs suspecterons quelque chose. Pendant ton sommeil, nous avons parler, avec les autres esclaves." Quetzalcoatl éleva la voix "Esclaves, comment vous appelez-vous?"

"Ryükyü" Répondirent en cœur l'ensemble des personnes présentes dans la cale du bateau.

Révolution rue 909
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Révolution rue 909



Le début d'un récit est quelque chose d'assez dur à situer. Ainsi certains prendront en compte le premier mot de la première phrase pour considérer le récit comme débuté. D'autre, attendront les premiers éléments de l'intrigue quand une simple première de couverture pourra aussi être considéré comme un commencement. La question que nous nous posons est pourquoi ? Pourquoi tant de difficulté à définir un début ? Est ce vraiment le début du récit que nous cherchons, ou le début d'autre chose ?

Je possède une infinité de visage, une quantité gigantesque de noms, tout un éventail de pseudos et un puits sans fond remplis de surnoms et autres appellations. J'ai été, je suis et je serai tout ce qui fût, est et sera. Cependant, pour vous, je vais revêtir le nom de Christo. Je suis flic dans une banlieue de Chicago, vous voyez le genre, mal famé remplis de punks timbrés. Je pourrai vous dire comment je suis physiquement, la vie que j'ai mené, si je suis marié ou non et à quel âge j'ai mangé ma première mandarine mais je me contenterai simplement de vous dire que je suis dans ma voiture. De flic bien sur. Elle est assez vieille il faut le dire, elle arbore les couleurs standards d'une caisse de flic, principalement du blanc. L’intérieur est classique, sièges réglables, auto radio et même un petit sapin qui pendouille sous le rétro viseur. Garé comme d'habitude sur un petit terre plein, je suis près à bondir, car oui je suis de service ce soir. Et j'attend. Nous sommes un Samedi soir, il fait nuit, tout est sombre autour de moi, si ce n'est les phares des autres voitures qui m'éblouissent le temps d'un instant, avant de disparaître dans le néant. Je n'aime pas trop ces soirs là, à croire que la vue d'une mâtiné à pieuter rend les jeunes cons plus fous qu'ils ne le sont déjà. Il est 21h, j'ai faim ... putin que la bagnole est mal foutu pour bouffer. Et le comble de la soirée de merde est bien sur ce foutu pot de spaghettis sauce tomate qui me file entre les doigts, ho rien de grave je vous rassure. Hé merde quoi encore ?

Rassemblement de jeunes rue 909, c'est dans votre secteur agent Christo, enfin vous connaissez la comptine je suppose, comme les marionnettes vous faîtes trois petits tours et vous vous en allez, mais, si il reste des petits cons qui foutent la merde vous sortez le gros calibre … et gardez votre pantalon !!! Évitons les malentendus ...

...

Peut on parler de début ? Certes le récit à commencer mais au vu des choses il me semble difficile d'affirmer qu'il vous semble facile d'affirmer que vous comprenez quelque chose à ce que je vous raconte. Ainsi nous pouvons nous dire que l'important n'est pas le récit en soi mais l’intérêt qu'on lui porte.

Mais laissons moi dans ma voiture, allons me voir ailleurs, dans un autre endroit, je pourrai vous amener à l'autre bout du monde, je pourrai vous faire voir des choses magnifiques et autres conneries du genre mais évitons ce genre de banalités voulez vous. Restons à Chicago.



Je suis Elodie Bangal mais surtout une petite conne. Du moins c'est ce que disent les gens. Ho je suppose que vous voyez le genre,
pleins de couleurs dans les cheveux, des vêtements aussi dégueulasse que votre façon de juger, physiquement je suis assez petite, maquillé de manière à me donner un teint pâle et un peu pute. Mon âge est le même que le vôtre mais surtout je ne fais rien. Que ça soit là maintenant de suite ou dans un futur lointain je ne fais rien. Et je vous précise même que je m'apprête à absolument rien faire de ma vie. Et bien entendu, comme je ne veux pas gâcher le tableau, je prévois pour ma soirée une séance de rien faisage. Sachez malgré tout que je vous emmerde !! J'ai toujours tenu à éviter tout amalgame avec les gens, je me branle de vos leçons de morale et de vos bons conseils. Heureusement que le fait de n'être que des lettres sur un support empêche toute interaction entre vous et moi.
Puis Pedro m'appelle, comme vous vous en doutez les chiennes ne font pas des chattes, Pedro c'est comme moi mais avec une bite. Il est aussi nuisible à la société que moi pour faire simple. Hey commence t'il, puis il blablate sur le fait que DJ Homen mix se soir, qu'il y aura de la beuh et pleins d'autres excuses pour me sauter. Encore une fois je vous passe les détails rien de bien original comme approche. Bha j'accepte, entre me faire chier et me faire Pedro j'ai vite choisis et puis ça changera un peu du quotidien. Rue 909 me dit il, ce soir 21h30.


C'est à ce moment la que nous pouvons affirmer que le récit commence vraiment, l'élément clef, soit “Rue 909”, nous permet d'établir suffisamment de lien entre moi et moi même pour enfin pouvoir dégager une suite un peu plus claire concernant le futur du récit. On peut donc supposer qu'il commence véritablement maintenant. Mais c'est à ce moment là que je vous fait remarquer que “Rue 909” est déjà apparu, bien avant même que je ne prononce un mot, oui le titre. Si nous nous accordions sur le fait que “Rue 909” est le point de départ du récit, le fameux début, il est donc logique de se dire que le récit à donc commencer avant même l’apparition de moi et moi même. Le début est donc apparu avec le titre même de ce texte. Que cela signifie donc ? Que le début d'un récit a lieu avec les premières phrases du texte mais que notre intérêt pour celui arrive plus tardivement. Ainsi, ne sommes nous pas en mesure de louper certaines informations propres à l'intrigue ? Uniquement parce que nous ne ressentons pas encore de l’intérêt propre pour le récit ?

Miiiiince pas eu le temps de bouffer, en plus j'aime pas la rue 909, sac à merde 909 plutôt, il y a que des rats et des punks las bas, c'est petit, sombre et glauque. Mais j'y vais, après tout je suis sous payé pour ça.
La ville est en extase, alliant le noir profond de la nuit aux éblouissantes lumières artificielles, l'endroit bouillonne de vie, ça parle, ça bourdonne, parfois ça chante même, tout est en constant mouvement. Je passe la rue Renoma, la rue Stre, la rue Gbymen, je passe le boulevard Carrefour. Je roule. J'ai la fenêtre ouverte car j'ai chaud, l'air glisse sur mon visage puis se faufile sous mes vêtements, la circulation est bonne je dois l'avouer, après tout, cette soirée ne s'annonce pas si chiante que ça.
Mais ça me fait chier de pas avoir pu manger, aller enquiller des futurs délinquants le ventre vide c'est pas top, et aux vues des odeurs il faut avoir l'estomac bien costaud pour se rendre à la rue 909, sous peine de vomir le repas que vous n'avez pas pris.
J'arrive sur place, les festivités venaient de commencer, ça pue comme prévu, il est 22h, la rue est bondé, à ma vue les plus alertes (ou les moins défoncés je sais pas) commences à partir en courant. Je les vois, gigoter dans leurs tenues ridicules, essayant de me contourner, escaladant les poubelles et autres grillages, rien ne les arrêtes, ni la boue, ni les flaques, ni les corps allongés de leurs camarades. J'entend de la musique à fond, enfin musique, comprenez que ce terme standard a été utilisé pour éviter de donner trop d'importance à une chose qui n'en mérite pas. Bon je vais faire ce que j'aime le plus, ruiner leur soirée. J'allume les gyrophares et crie dans mon mégaphone “ARRÊTEZ LA MUSIQUE ET RENTREZ CHEZ VOUS, JE RÉPÈTE, ARRÊTEZ LA MUSIQUE ET RENTREZ CHEZ VOUS” et je sors de la voiture matraque à la main. Ça va chier, faire 3 tours disait l'autre, la blague, s'en allez qu'elle pensait, la grosse blague.


Bordel, voila les enculés de flic, à peine le temps de s'injecter quelques substances et de sucer Pedro que y'en à un qui se met à foutre la merde, un connard qui se pense plus haut que les autres parce qu'il à un badge sur le torse. Ho je pourrai vous décrire ce qu'il dit mais ça serait donner trop d'importance à une chose qui n'en mérite pas. Je cours, bien sur, je suis un flic assez féroce, je me fais bousculer lesespacessontconfinés tout le monde sebouscule serentre dedans ou même s'écarte



violemment
on ne regarde plus, on court, on ne réfléchis plus, on court, on ne pense plus on court. Si on se fait chopper c'est la merde, presque au sens littéral, les flics n'aiment pas les gens comme nous, comme tout le monde d'ailleurs.

Comme prévu les rats s'affolent, il se débattent, me fuient et me craignent, ho que oui ils pourraient me faire la peau, mais à quoi bon changer les bonnes vieilles habitudes ? Fuir, craindre et se cacher, une des rares choses qu'ils savent bien faire.
Je rentre dans le tas petit à petit, donnant un coup par ici et un coup par là, je me fraie un chemin et puis je me vois.

J'étais là, terrorisé face à moi même, matraque à la main, me toisant, puis je la vois, cette chose sous mon col, elle est là, la petite tâche rouge, dieu qu'elle m'intrigue, cette petite chose, du sang ? Bien sur que non, du moins j'en sais rien mais je pense pas, je la fixe intensément, je ne te comprends pas, mais qui es tu tâche rouge ?

Mais pourquoi me fixe je de cette manière là ? Qu'ais je donc à me contempler avec cet air ahuris alors que la norme voudrait que je parte en courant et en criant, donnant alors à mes réflexes et pulsions une occasion de mettre un coup de matraque. Puis je la vois, ce qui m'intrigue, ce qui m’hypnotise, ce qui me perturbe. Mais qui es tu tâche rouge ?

Alors la je pense que nous pouvons dire que le récit à débuté, les éléments de l'intrigue sont liés, les causes ont engendrés les conséquences que nous attendions, je me suis rencontré, le moment fatidique est arrivé, le climax de l'histoire !!! Vous la sentez cette pression autour de vous ? Mais qui es tu tâche rouge ?



Ce que je suis ? C'est quelque chose de fort simple voyons. J'ai passé une grande partie de ma vie à me développer, d'abords embryon j'ai ensuite pris plusieurs formes, d'abords semblable à un haricot je suis vite devenus rond, et rouge par la même occasion, toujours au sol je contemplais le ciel. Puis il arriva, le monstre. Celui qui nous arrache à notre mère, à notre sol, et me voila arriver dans le processus de dévitalisation, me voila mis sur un sol plus dur, moins ferme et moins chaud, je ne vois plus le ciel, du moins pas le bleu que j'ai connu, il est gris et défile à toute allure, on m'amasse, on me compact, on me colle à mes semblables puis on me stock, dans le gros sceau de métal puis on m'injecte des produits qui pénètrent ma peau puis je suis à nouveau sur un sol infernal j'ai oublie le ciel, pire encore, j'ai oublié l'essence même de l'idée que pouvait être le ciel. Puis viens le grand moment, celui où les survivants passent et où les autres succombent, à mon plus grand malheur je passe, on me touche, c'est différent, ce n'est plus le froid métallique du sol incommode dont je fus malheureusement habitué c'est quelque chose qui se promène sur moi, on me tâte et touche, on me place, je sais que j'ai oublie quelque chose mais je ne saurai dire quoi, mes souvenirs sont floues, je me souviens de mouvements, d'air et surtout ce sentiment, celui d'avoir été arraché, retiré de là d'où je viens sans savoir où je vais, tout bouge tout va vite tout se succèdent et rien se maintiens, je tombe, je glisse, puis je ne bouge plus et enfin ... je suis choisi.

On m'ébouillante, ma peau se flétris, on me scalp après m'avoir ouvert au couteau, puis on coupe en morceaux ma tendre peau, désormais à vif. Je ne suis pas le seul à subir cette torture, et pendant que je suis la, je les vois, vivre ce que j'ai vécu, on mélange nos cadavres pour nous ébouillanter à nouveau. Finalement je me retrouve suspendus dans le vide, retenu par quelque chose que je ne vois pas mais qui est dur et froid, tout comme je suis mou et chaud.
Voila qui je suis, une tomate, sous forme de sauce mélanger à des spaghettis dans un pot en verre.



Tout fut soudainement rapide, pendant que, aidé de Pedro, je m'enfuis en courant, je ne peux m'empêcher de rester bouche bée devant cette tâche de tomate, ainsi donc je m'étais taché à cause de ce foutu pot glissant.

J'aurai du changer de pot.



La conclusion de ce texte est simple, si le début d'un récit est dur à situer, la fin, elle, ne l'est pas.


Dernière édition par Enitu le Sam 6 Juil 2013 01:47, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Sam 6 Juil 2013 18:51 
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Toutes mes excuses, la fatigue + le problème de balise (maintenant réparé : merci pif paf) m'ont fait oublier le texte B. Je répare cette erreur (qui je l'espère bien sera la dernière).

Texte B :

Le fil
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Le fil
La pièce était sombre. Les murs recouverts d’un papier peint jauni suintaient. Le parquet craquait à chacun des pas d’un des occupants de la pièce. Sept au total. Excepté un homme en costume trois pièces qui sentaient un peu le moisi, tous étaient assis sur des chaises placées en rond. L’homme en costume ? Sa mère l’avait prénommé Edgar. Mais lui aimait se faire appeler Juan Carlos. La question du pourquoi reste aux yeux des théologiens la plus mystérieuse de toutes concernant la Compagnie de la Harpe. Les autres questions ont trouvé réponse depuis bien longtemps. Notamment celle concernant l’origine de la phobie des chaussures à scratch de Matilda. Matilda était assise juste en face de Juan Carlos, ses cheveux coupés courts en carrés enfermés son visage d’albâtre dans un cadre d’une tignasse filasse poivre et sel. Elle a longtemps porté les écrits du prophète. Des livres et des livres écrits mains. Puis ses bras se sont un jour décrochés de ses épaules. Arrachés par le poids des nombreux ouvrages. Le prophète lui recousit alors, à l’aide de ses fameux fils d’argents, des bras puissant récupérés sur une statue d’or d’Atlas, le géant qui porte le monde. Ses membres aux dimensions titanesques dégageaient un sentiment de profond respect envers son voisin de gauche.

Xiao est venu de l’extrême orient voilà bien des années. Une grave maladie de peau lui rongeait le corps. C’est ensanglanté, agonisant que le prophète lui retira sa peau pour lui imposer la toile légère d’un drap bleu. Xiao le bleu, premier miraculé de l’ère du Cube aux sept faces. En face de lui se tenaient les jumeaux Brahim et Anoki. Nés du même père mais de mères différentes, ces jumeaux furent les premiers enfants nés de l’homme. C’est le talent du Couseur, loué soit son nom, qui permit de faire enfanter le premier mâle. Brahim et Anoki sont nés sans sexes, fruit de la manipulation du Saint Fil et l’Aiguille Bénite. Le prophète leur a accordé le genre de leur choix pour se faire pardonner des souffrances qu’ils avaient enduré par sa faute. Brahim choisit de devenir le Père des pères, demanda la capacité d’oviparité. Anoki le comédien demanda à être pourvu des deux sexes, parce qu’il n’arrivait pas à choisir.

A leur droite se trouvait Sabir la sans visage. Défigurée très jeune par un incendie, celui-ci ravagea son corps. Il ne restait plus que des croûtes encore saignante lorsqu’à coups d’aiguilles, le Prophète effaça son mal pour laisser un visage lisse. A l’exception d’une bouche sans lèvre et de deux petits trous à la place du nez.
En face d’elle se trouvait Lena. Alors que son père lui creva les yeux car elle avait porté son regard sur les relations incestueuses de celui-ci et de son frère, le Couseur lui remplaça ses globes déchirés par la vue des chats. Elle était dans la pièce la seule à ne pas souffrir de la pénombre, et plus que ça, elle pouvait voir les mains tremblotantes de Jan Carlos.

« Voyez ce qu’il a fait de nous, Juan Carlos laissa quelques secondes de silence gêné. L’Homme que tous révère en dehors, qui fait s’agenouiller les rois et trembler les puissants, nous savons quel genre d’homme il est. Il a fait de nous des esclaves. Des êtres difformes. Le Couseur est une ordure.
- Il nous a offert une nouvelle vie, sans lui, combien d’entre nous serions là ?
- Je sais bien Xiao, mais regarde toi donc. Tu es bleu.
- Moi j’ai pu choisir ce que je voulais être grâce à lui.
- Mais dis-moi, et tous les regards convergèrent vers Matilda, toi, que t’a-t-il fait ? Tu n’es pas un monstre.
- Tu sais très ce qu’il m’a fait. Vous ce qu’il vous à fait, c’est vous transformer physiquement. Mais moi, il m’a recousu le cœur.
- Pauvre de toi.
- Ne comprends-tu donc pas ? Il ne m’a pas changé physiquement, mais il a détruit qui j’étais. Vous tous, vous avez gardé votre âme. Mais moi ? Derrière tout ce que je fais se cache ses aiguilles… Et je vous le dis, nous devons le détruire avant qu’il ne fasse de l’humanité un patchwork sans avenir. »

Lena ferma les yeux, puis de sa voix douce s’exprima :
« Qu’Edgar nous dise d’éliminer le Couseur est un fait. Mais c’est la raison qui doit nous y pousser ou non.
- Et dans ce cas, comment ferions nous ? demanda Anoki.
- Il n’y a pas 36 000 façons de le tuer. Nous devons le découdre.
- Mais tu n’y songes pas Juan Carlos ! Si nous faisons ça, on sera fatalement accusé de meurtre et pire, de trahison.
- Et c’est pourquoi je dois agir seul. »
Les doigts de Sabir glissèrent sur les cordes de sa harpe. Les sons qui s’élevèrent alors dans la pièce plongèrent chacun dans sa pièce intérieure. La chambre de son âme.
Après un temps qui sembla durer des années, Matilda rompit le silence :
« L’ambition du Couseur détruira le monde, nous ne pouvons le laisser faire. »
De nombreuses minutes déchirèrent l’espace et le temps en chacun d’entre eux. Seuls les doigts de Sabir se mouvaient avec grâce.
« Bien, fit Xiao, je comprends pourquoi, mais il est hors de question que je fasse quoi que ça soit d’autre.
- Engageons un assassin, proposa Brahim.
- Il nous a pris tant, mais nous a laissé autre chose, ne peut rien lui laisser ? demanda Xiao.
- Je m’en occuperai, je lui briserai les doigts. Ainsi il ne pourra plus utiliser ses instruments. Et avec son aiguille, je lui crèverai les yeux.
- Alors Lena, nous te laissons t’en charger. »

Une silhouette fine sortie du bâtiment. Dans son imperméable noir, Lena laissait l’impression de n’être plus qu’un pantin. La marche désarticulée, elle avançait en plein jour sous la fine pluie de ce mois de novembre. Ses yeux de chats perdus dans le vide semblaient voir quelque chose à mille lieux de ce qu’ils devraient. Les rares passants qui remontaient le Boulevard de la Glotte s’écartaient le plus possible à son passage.
Des tâches de sangs maculaient les manches de sa chemise blanche. Et sur sa gorge était brodé un texte d’argent :

« Il n’y a rien en ce monde que je ne sache
J’ai cousu la trame, et j’ai rompu le fil.
Nous sommes tous liés, unis par lien.
C’est moi qui l’ai tissé. »


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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Sam 6 Juil 2013 20:23 
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Hey la compagnies !

Bon alors je part demain en vacances, donc je vais vite poster mon classement personnelle !

J'ai tout de même lut les histoire avec attention ( enfin le maximum que je pouvais faire en lisant tout d'affiler ).

Voici donc mon classement :

Texte A :

10ieme : Je pense que Destiny ton texte est plutôt bien, l'histoire est agréable a lire, comme un sorte de compte. Donc je pense que c'est plutôt bien. Je t’attribue 1 point !


9ieme : Je vais donner cette place a Le miroir en porcelaine que je trouve tout de même touchant. 2 point !


8iem : Alors Retraite ! Je trouve que c'est un peu un truc classique cette histoire mais c'est assez " mignons " cette histoire de " brute " a la retraite ^^. Donc 3 point !


7ieme : Alors Ecritures, je te donne 4 points !. Les poèmes étaient très bien mais je trouve que le reste de l'histoire a empathie. Enfin, je m'attendais à une fin plus impressionnante !


6ieme : Le légionnaire repentit ! Je trouve que ce texte est plutôt bien trouver il fait réfléchir. Donc je lui donne 5 points !


5ieme : Je cite Patchwork ! L'histoire est assez gore, mais en même temps bien menée. Et je trouve que le rapport a la thématique est tellement claire et incisif que je trouve que tu mérite clairement tes 6 points!


4ieme : Bon alors pour la quatrième place, j'ai eu un peu de mal, mais je pense que Qui suis-je ? est vraiment bien menée. Un texte court, mais ce n'est pas du tout quelque chose de négatif. Le faite qu'on soit dans la tête du client est vraiment intéressant, on a l'impression que ce dernier est bien plus intelligent que les médecin. De plus le dénouement m'a plus, il est vraiment dans le thème de la personne un peu malade ! En tout cas 7 points !


3ieme : Je pense a Anguille sous la roche pour cette place car je trouve le texte très bien fait. Les descriptions sont bien faite, les mots bien choisit et le dénouement plutôt innatendue mais très fort... Je ne sais peut-être pas vraiment expliquer. En tout cas 8 points !


2ieme : C'était surtout lui qui c'est battu pour la première place. Faire des petits pains ! Les dialogues sont géniaux, les jeux de mots aussi, c'est recherché, et je serais presque presser de voire sa dans une pièce de théâtre ! En tout cas quelque chose de très plaisant pour ma part, donc 10 points !


1er : Donc j'ai un peu réfléchi pour ma première place, mais finalement j'ai vite trouver le texte qu'il me fallait : La déchirure. Un texte triste mais bien menée et, je suis comme sa, ce genre de texte bien construit à la première personne c'est un truc que j'adore ! En tout cas, on ressent les émotions en s’identifiant au gens... Pas de faute d'après moi ( enfin je suis pas très performant a ce niveau la mais bon...) En tout cas j'accorde a ce texte la meilleurs place, avec 12 points !



Pour le texte B, le fil , je te donnerais 7 point, pour des raisons que j'ai du mal a identifier. Ton texte est bien écrit et les phrases de conclusion font réfléchir.



Bravo a tous pour votre participation ! Je trouve ce concourt très enrichissant, car il me pousse a mieux écrire, et à apprendre de nouvelle chose a travers vos texte ! Merci encore !

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Lun 8 Juil 2013 21:23 
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Bon et bien avant de poster mon top je tiens à féliciter Enitu pour l'entreprise menée, c'était un chouette truc ^^
Pour ma part je vais le dire cash j'ai pas eu le temps de participer, à mon grand regret n'ayant pas eu le temps ni le courage au final... Mais j'ai pris du plaisir à lire les textes dont je tiens à dire un mot sur ceux que je n'ai pas mis dans le top.

Anguille sous roche --> Pour moi c'est tout le contraire de solino, je trouve les descriptions asses floues et le tout pas très inattendu. En fait lorsque j'ai vu le thème du sujet c'est pour moi tout ce qu'il fallait ne pas faire ^^' Mais bon ça a plus à solino, à plaira certainement à d'autres tant mieux, cela reste mon avis ! M'enfin même si je me campe sur les points négatifs ça reste bien écrit.

Patchwork --> Encore une fois tout l'inverse de solino, le côté gore et brut est pour moi trop présent, je sais pas comment le dire mais c'est comme un bon bloc de métal, ça rentre direct là ou ça veut et j'ai l'impression que c'est soit ça passe soit ça casse. Et malheureusement pour toi je peux pas me piffer Chipper ^^'

Ryükyü --> Ici c'est direct le début qui m'a mis mal à l'aise. Y'a un univers bien précis et placé mais bon déjà de une je suis pas très familier avec celui-ci et de deux les noms et tout ça j'ai vraiment eu du mal ce qui fait que je suis jamais rentré dedans au final malgré un style agréable.

Retraite --> J'avais plutôt bien aimé l'intro pour le coup avec un univers qui me plaît déjà plus mais là c'est le style qui m'a gêné, le style et le fait que pendant 30 lignes à partir du premier dialogue j'ai l'impression qu'il se passe plus ou moins la même chose et le reste n'a pas pu me relancer dans l'intérêt que j'ai pu avoir aux premières lignes dommage ^^

Au passage je tiens quand même à dire que c'est mon avis et que ça n'entre en rien en conflit avec les auteurs, tout le monde s'est appliqué et ça s'est vu après c'est une question de goût mais je n'y peux rien :3

10. Ecritures --> 1 Point

J'ai beaucoup aimé le fait de présenter les personnages et c'est clairement celle qui m'a le plus attiré l’œil avec une présentation parfaite. (Car oui la forme ça compte mine de rien) Ceci dit dans le fond je suis pas très fan de poésies et de textes à la documentaire d'Arte. Mais c'était quand même très beau à lire ^^

9. Humankind --> 2 Points

Pas grand chose à dire en fait il n'y a pas tellement quelque chose qui m'a fait accrocher au texte mais il n'y a rien non plus qui m'a choqué ou qui m'a donné l'envie de m'y retirer... Peut-être un peu le style quand même pour moi la description marque vraiment plus les émotions que des simples "Bouuhouu" ou *snurf* mais bon ^^

8. Destiny --> 3 Points

J'ai vraiment quelques regrets concernant cette histoire car quand je l'ai lu j'étais vraiment content que quelqu'un ait pensé à faire une introduction avec une bonne description présentant vite fait ce qu'on va lire. Et la conclusion arrive bien là ou il faut je trouve. Le problème c'est l'entre deux deux qui pour moi ne consiste qu'à une énumération de choses à la va vite. Un peu comme un exposé ou on ferait I... II.. III... IV.... Alors que pour moi tu aurais mieux fait de te concentrer que sur le I... ou le II... Mais bon je répète c'est mon avis :3

7. Le miroir de porcelaine --> 4 Points

C'était pas mal mais le fait que ça soit des réponses au tac au tac m'a un peu gêné, encore une fois je trouve que plus de description aurait été avantageux pour bien nous emmener dans les sentiments parce que c'est bien ce que je cherchais en lisant comme thème "Changer de peau". Alors c'était peut-être l'effet voulu je ne sais pas mais j'ai quand même bien aimé l'histoire !

6. Faire des petits pains --> 5 Points

Au départ quand j'ai lu ce texte je me suis dit "Oula j'aime pas..." Mais lors d'une 2ème lecture j'y ai pris quand même un petit plaisir mais très différent de ce que l'on aurait pu attendre. Comme l'a dit solino je vois très bien ce texte à la manière d'une pièce de théâtre et du coup j'y ai vu une bonne originalité et du divertissement ^^

5. Projet CPPMM --> 6 Points

Tu es le gagnant dans la catégorie titre le plus chiant et mise en page la moins attirante x) Enfin pour moi...
Ceci dit ton texte m'a fait marrer car j'avais un peu réfléchi à ce que j'aurais pu faire pour les catégories A et B et à quelque chose prêt ça ressemble beaucoup à l'idée que j'avais... pour la catégorie B. Donc forcément j'ai quand même plutôt bien aimé l'histoire et tu t'es plutôt bien démerdé pour la raconter donc cela méritait le top 5 pour moi.

4. Révolution rue 909 --> 7 Points

J'ai trouvé l'idée de couper l'histoire avec des phrases en gras s'adressant directement à nous brillante, du coup j'avais qu'une hâte c'était de lire la suite de ces phrases en gras ^^ Si l'histoire avait été aussi attirante elle aurait certainement pu être plus haute dans mon classement mais j'ai trouvé que ça perdait en intensité (étrangement hein !) surtout dans le point de vue de l'écriture au moment ou tu enchaînes 2 phrases puis 3 phrases par paragraphe ou pour moi tout devient un peu flou et un moins intéressant. Et du coup la conclusion m'a clairement laissé sur ma fin.

3. Le légionnaire repenti --> 8 Points

J'ai vraiment bien aimé l'histoire avec l'univers que j'aime bien, forcément j'accroche. Et au moment clé ou tu enchaînes les questions j'ai trouvé ça vraiment très intéressant de se mettre à la place du héros qui se pose toutes ces questions. Le problème pour moi c'est que tu en a mis beaucoup beaucoup trop -__- Tu aurais gagné à en mettre moins et à plus décrire les sentiments le décor voir même les sentiments de l'ennemi qui pour le coup aurait été vraiment intéressant aussi ! Mais c'était très bien quand même.

2. Qui suis-je? --> 10 Points

Une place haute s'imposait comme une évidence pour moi. La limite de 10 000 caractères me paraissait très court et j'ai bien vu en voyant les textes que beaucoup ont fait de longs pavés et je le comprends. Alors lorsque j'ai vu ton texte très court je me suis posé plusieurs questions, si ça n'était pas trop court, le contenu et tout ça. Et pour avoir donné une histoire très intéressante à lire avec un style d'écriture que j'aime beaucoup en si peu de lignes je me suis vraiment dit que la 2nde place était méritée. Par contre y'a quelques fautes d'orthographe que tu aurais pu éviter en relisant plusieurs fois :p Mais bon ce défaut je l'ai retrouvé dans quasiment tout les textes et en tant que bon critique j'en ai sûrement fait aussi dans ce post

1. Déchirure --> 12 Points

Bah un coup de cœur tout simplement. Déjà de une parce que j'adore ce style d'écriture, ça me rappelle carrément ma patte aussi surtout lors de mes dissertes de philo.
Et l'histoire qui se rajoute, émouvante, bien racontée avec les sentiments mis en avant c'est vraiment tout ce que je j'attendais de ce thème et tu as su le faire bravo ^^


Je tiens à re-féliciter tout le monde car vous avez tous fourni du boulot pour envoyer ces textes à temps et je sens que y'a eu du boulot derrière, j'ai senti que certains ont fait des recherches, ont dû se relire plusieurs fois et ont vraiment voulu donner le meilleur d'eux mêmes. Donc même si ça ne m'a pas forcément plu ça a forcément plu à d'autres et l'essentiel est de participer après tout ^^
J'éditerais en ce qui concerne le texte de la catégorie B

6/12 pour le texte de la catégorie B baaah j'ai pas vraiment accroché mais c'était bien écrit mais comme l'ont dit d'autres c'était vachement chaud de tenir le thème en si peu de caractères, l'auteur a tenté c'est pour ça que je lui met la moyenne.

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Dernière édition par Yuushi le Dim 21 Juil 2013 21:38, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Mar 9 Juil 2013 11:26 
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Localisation: non merci je suis allergique
My turn !
Pr-S: Tout ce qui va suivre n'est qu'un florilège de subjectivité.
Ppr-S: Qui dis classement dit premier ... mais aussi dernier, du coup je tiens à dire aux auteurs que j'ai mis en dernier que j'ai quand apprécié le boulot et que aucun texte m'a filé la gerbe, cependant il faut faire des choix ...
PPpr-S: Je vais aussi m'amuser à spéculer sur les auteurs des textes tiens.


Les non présents :

- Ecritures: (voir mon tout premier Pr-S), techniquement le texte est très bon, ya la maîtrise du truc on le sent. Mais c'est pas du tout ce que j'aime, perso je suis plus attiré par le fond que la forme, bien sur je ne dis pas que se texte n'a aucun fond (surtout venant de Celeglin <-- tout le monde t'as reconnu ^^ EDIT: on me dit dans l'oreillette que ce n'est pas Celeglin l'auteur de se texte :O) mais cette forme tellement "parfaite" rend le rend le texte trop lisse, trop "tout" et au final je rentre pas dedans.

- Patchwork: Si l'idée de ce texte est plutôt bonne, je trouve qu'elle nous ai mal amené. Pour moi tout s’enchaîne trop vite. Quand on met en scène un psychopathe je pense qu'il est judicieux de mettre le côté "taré" en avant de manière lente et froide, pareil pour l'action, j'ai le sentiment que tout s'est passé en 20min. Surement que la limite de 10 000 caractères à du forcer l'auteur à aller vite ais du coup j'ai trouvé le rendu trop rapide (et un peu cliché aussi).

- Révolution rue 909: Original c'est bien, trop c'est se perdre. J'aime bien le concept de départ mais j'ai un peu le sentiment que l'auteur a voulu tellement en faire qu'il s'est perdu dans son propre récit. Il n'y a pas vraiment de passage dans le texte qui nous permettent vraiment de rentrer dedans et la fin m'a laissé sur ma faim (jeu de mot toussa).

- Projet CPPMM: Déja le titre ne joue pas en la faveur de l'auteur et puis tout comme Patchwork, je trouve aussi que tout s’enchaîne trop vite. On a pas le plaisir de bien noté le changement d'attitude du protagoniste et les transitions me paraissent assez brutales. Une petite inspiration de V pour Vendetta non ?


Voila voila, j'espère que vous ne m'en voudrez pas pour ces critiques ^^

Place aux challengers.




10eme : Anguilles sous roche.
Ce texte est pour moi tomber dans le piège du thème. Pour tout dire quand j'ai lu le thème "changer de peau" j'ai de suite penser à deux choses, la mue du serpent et la chirurgie esthétique et je me suis dis que si je voyais des textes sur ces thèmes la je pénaliserai.
Mais ce texte là est très très bien écrit, on rentre sans mal dans l'histoire malgré un vocabulaire poussé et riche qui approfondi l'histoire. Je trouve l'évolution des personnages bien amenés tout comme la fin qui au final passe bien. Je soupçonne Chaosx d'être l'auteur du texte.
Bref 1 pts.

9eme : Humankind.
Ce texte là avait aussi tout pour me laisser indifférent mais je trouve que l'idée d'extra terrestriser le récit et d'inclure les jv pas mal. Quand à la forme du récit c'est vrai que je n'ai pas été transcendé.
2 pts

8eme : Ryükyü.
Une petite inspiration de Skypéa non ? ^^
J'avoue ne pas avoir trop de commentaire sur ce texte, c'est pas mal :)
Désolé l'auteur pour ce commentaire pathétique !
3 pts

7eme : Le miroir de porcelaine.
J'ai bien aimé l'intrigue basé sur une fillette à priori inconsciente de ses actes dont le traitement "pour son bien" est assez cruel. Bien retors et mine de rien l'auteur arrive à contrôler ces éléments pour donner un sens au récit. Mais il manque un petit quelque chose pour moi, le petit truc qui nous fait frissonner !
4 pts

6eme : Le légionnaire repenti.
Pas fan du tout du revirement de comportement du héro, limite cucul. Un soldat qui fait la guerre depuis 3ans et qui se rend compte de l'atrocité de celle ci juste avec un ennemi qui implore le pardon pour finir dans une tirade un peu démago ... je suis pas fana du tout du changement d'attitude du héro. Mais si je met se texte en 6eme position c'est parce que hormis ces défauts la j'ai trouvé le reste très bon, et le passage invoquant les divinités est très réussi selon moi. Malgré ses défauts, se texte a un peu se petit quelque chose d’intéressant qui fait qu'on se plonge plus dans l'histoire.
5 pts

5eme : Qui suis je ?
Excellente fin, texte court au semblant vide mais qui va au final à l'essentiel pour nous proposer au final un récit assez intense. Pas de chichis ni de tralala ni de gros scénar, l'auteur est rester assez sobre et ca marche sur moi.
6 pts

La on rentre dans le haut du tableau !

4eme : Retraite.
Ben moi j'ai aimé (paf dans tes dents Yuushi !). Le thème est peut être pas poussé à son paroxysme mais j'aime l'idée. Se texte me séduit et au final je le trouve très cute ^^
Un bon ressenti et des personnages attachants et une morale choupinette :)
7 pts

3eme : Faire des petits pains
Phénix Dragoon je sais que c'est toi, la précision sur les pains Bruxellois t'as trahis ^^
Bha très bon, moi j'aime les jeux de mots du coup j'ai eu mon compte, très burlesque je vois assez bien ce texte adapté en pièce de théâtre. Seule mini bémol, parfois j'ai eu le sentiment que les jeux de mots prenaient le pas sur l'histoire.
8 pts

2eme : Déchirure
Un texte sombre, triste, un peu glauque. L'auteur a pris son temps et a bien mis en avant la détresse du personnage sans trop en faire. Un texte juste, dramatique mais pas cliché, enfin si un peu mais tellement bien amené qu'on dit oui. Quand les personnages sont bien développés et que le récit doucement construis en douceur ça donne vraiment de belles choses.
10 pts


And the winner is : Destiny

Gros gros background, on a vraiment le sentiment de suivre le personnage tout au long de sa vie un peu partout dans le monde. Peut être le texte le plus immersif. J'aime tout ^^

12 pts

J'edit pour dire que j'éditerai pour le texte B.

Whouhou tout faux pour les prédictions d'auteur !!!!

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Dernière édition par vista le Dim 14 Juil 2013 22:32, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Ven 12 Juil 2013 16:24 
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Effectivement, l'initiative est bonne et la participation variée, c'est assez chouette ^^
Même si je pense que la durée d'inscription était un peu courte et très mal placée pour ceux qui ne sont pas dans un rythme scolaire. Et un petit message à ceux qui me lisent : les balises mal fermées c'est mal !

Bref, dans l'ensemble les textes étaient assez sympathique à lire, voilà mon petit classement (j'aime autant prévenir : ça troll très sec) :


Les : Mais qu'est-ce que c'est que ça ? En tout cas ce n'est pas pour moi

Anguille sous roche --> Le texte bateau par excellence. C'est bien écrit ceci-dit.

Ecriture --> Ca commence avec l'introduction, ça continue avec le premier "poème", ça se confirme avec le premier texte ; ce n'est pas pour moi.

Déchirure --> Serait-ce moi qui suis un chieur ? Ou est-ce les temps du texte ? A moins que ce ne fut les interrogations répétées ? En tout cas je ne suis pas fan.

Le miroir de porcelaine --> Sans parler des nombreux autres défauts, il y en a un qui suffit à déclasser ce texte : en français on utilise des tiret ("-") ! pas des putains d'underscore ("_") de mes deux !!!!! Et les point d'exclamations à outrance rend le tout pénible à lire !! Si tu vois ce que je veux dire !!!


Les : C'est un peu de la merde, mais faut bien faire un top

10- Projet CPPMM --> 1 Point
    L'abus de sauts de lignes rend le tout un peu pénible à lire, sans parler des temps parfois très mal usités ; en général utiliser le présent alors que tous le texte est au passé n'est pas vraiment une bonne idée. Ensuite l'histoire est un peu trop décousue, au final il se passe assez peu de chose et le monde est assez peu développé - sans parler de la psychologie des personnages, qui est un peu inexistante. M'enfin, ça se laisse lire gentiment et ce n'est pas trop trop mal écrit.
    Par contre le titre donne la gerbe, beurk.

9- Le légionnaire repenti --> 2 Point
    Beaucoup trop de sauts de lignes et un revirement franchement bizarre, genre le mec il va tuer quelqu'un et puis pouf patapouf il se barre à cheval en criant que la guerre c'est mal ? Nique la logique. Nan mais franchement, c'est tellement pas réaliste comme revirement... Sans parler du fait que pour une bataille de dix minutes, il a drôlement le temps de réfléchir !
    Sinon j'ai bien aimé le petit effort pour situer le texte à une époque bien précise - même si ça ne contribue pas à rendre la fin plus réaliste - et que ce soit relativement bien écrit.

8- Patchwork --> 3 Points
    Le texte tombe un peu dans la facilité du tout gore pour moi, il n'y a aucun revirement, aucune surprise. Sans parler du fait que le présent et l'imparfait se font la guerre de la plus sauvage des façons dedans. Sans parler du subjonctif qui gagne un peu du terrain par moment. La concordance des temps ce n'est pas seulement une jolie expression, hein.

7- Destiny --> 4 Points
    L'histoire est intéressante, mais par contre j'ai trouvé que ce n'était pas très très bien écrit - pour un concours d'écriture ça la fout mal :p - : les faits sont lâchés pêle-mêle ; il y a des éléments introduits qui ne servent à rien - une grosse erreur vu la longueur du texte - ; le tout manque un peu de rythme par moment ; il y a trop de fautes d'accords ; trop de fautes tout court en fait ; trop de mots espagnol pour moi T_T
    Je pense que l'auteur à très mal choisi son créneau. Il a pris le parti de nous raconter une histoire très riche et pleine de détails, alors que la longueur maximale ne le permet pas du tout ; du coup on est un peu perdu par le flot d'information (et les mots espingouin), qui est un poil trop dense.

6- Révolution rue 909 --> 5 Points
    Le texte commence bien, mais qu'est-ce qu'il finit mal ! Ça pue le truc fait à la va-vite et vu comment c'est écrit je doute que l'auteur sache exactement ce qu'il fait. En plus il manque une séparation claire et/ou un signe distinctif pour que l'on puisse savoir qui est le narrateur ; parce que c'est mignon de vouloir faire des narrateurs différents, mais si c'est pour avoir une bouillie infâme, mieux vaut s'abstenir.
    Oui et puis les passages oùtoutestcollé ou ceux tout colorés ne servent pas à grands choses, dans le genre mise en forme pompeuse, ça se pose là. Surtout que le grand saut de ligne gêne carrément la lecture...

5- Ryükyü --> 6 Points
    Le cadre de l'histoire est assez intéressant même si parfois ça sent un peu trop le « bon je vais mettre des noms qui sonnent Aztèque, ça va les épater » - surtout que le « Mesdames et messieurs » dénote complètement. Ensuite l'histoire en elle-même est un peu trop abrupte : on a une longue mise en place, une action extrêmement courte et une conclusion un peu trop brusque - genre « fils, tu vas changer de nom » « Ok man ».
    Et puis bon, relire son texte ne fait jamais de mal aussi, parce que quand je lis « ils vont violer le village, tuer les femmes et piller les hommes ! », je me dis qu'il y a un eu de l'abus. et puis le mec il s'appelle Quetzalcóatl... normal quoi.


Les : Hum, ça commence à être sympatoche dis-donc

4- Retraite --> 7 Points
    Un petit texte mignon tout plein que j'ai trouvé assez agréable à lire. Mine de rien l'univers est relativement bien développé en quelques lignes, même si il est un peu caricatural.

3- Humankind --> 8 Points
    Le tout est pas trop mal, mais bon les « *snurf* » et autres « bouhou » ça casse un peu toute l'ambiance, en plus de dénoter pas mal avec le reste du texte.
    Ah oui, j'aime pas le titre aussi.


Les : Mais c'est pas mal tout ça !

2- Qui suis-je --> 10 Points
    C'est simple, c'est sobre, ça ne se perd pas en route et c'est bien écrit. J'aime bien. Par contre les balises (i)(/i) ça se referme, vil galopin e__e

1- Faire des petits pains --> 12 points (- 50 points underscore è__é)
    En dehors du fait qu'il y a des underscore partout (mes yeux pleurent), le texte est très plaisant à lire ; les petits jeux de mots autour du pain sont assez bien trouvés, amenés et ont tous une bonne place dans le texte. Bref, j'aime beaucoup !


[Edit :] Chose promise, chose due :
A la lecture du texte, j'avais une très forte envie de mettre 0/12 tant c'est complètement hors-sujet (au niveau du genre comme au niveau du thème), mais finalement je vais être un peu plus gentil parce que bon, l'auteur à fait un effort, c'est pas écrit de manière trop sale et il n'y a pas trop de fautes immondes - par contre se relire ne serait pas un mal, le texte prends 2 minutes à lire et il y a quand même un ratio de fautes d'inattentions assez insane pour sa taille.
Bref, je pense que ce texte mérite un bon petit 3/12 2/12.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Dim 14 Juil 2013 13:51 
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A moi!

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Le miroir de porcelaine = L’histoire en elle-même est bonne, mais comme il y avait déjà eu un texte parlant d’une sorte de schizophrénie, j’ai préféré faire un choix. Et ton texte ne s’y retrouve pas car je trouve le déroulement du récit farfouillant, cherchant, hésitant. J’ai pas capté le moment où l’on passe de la salle d’accusé à l’asile. Et puis la forme quelque peu barbare m’a un peu rebuté, mais ce n’est qu’un petit détail. Ah, dernière chose, le titre, que je n’ai pas trouvé de rapport avec le texte en lui-même… Après, il y a ce côté touchant chez cette fillette, mais ce n’est pas ce que j’ai retenu en premier.

Ryükyü = Mouais… en 10000 caractères, soit +- 5 pages, un tel thème et un tel texte ne collent pas ensemble. Franchement. Je vais être clair : ce n’était pas nul à chier, mais… le rythme était mal géré, les personnages n’avaient aucune personnalité, le thème était beaucoup trop peu exploité, et la référence au thème aurait pu se faire différemment. Après, c’est toi qui a choisi ce dernier point, mais j’ai plus eu l’impression de lire une mauvaise histoire sur l’univers Inca qu’un texte avec un « changement de peau »

Projet CPPMM = Quand je lis un texte, j’aime bien avoir une petite idée de qui sont les personnages, et de comment ils sont. Alors certes, on pourra me dire qu’en 10.000 caractères, c’est chaud de développer la personnalité de chaque personnage. Mais à cela, je répondrais que la personnalité se développe dans l’histoire même, par ses actions passées et ses paroles. Et là, le grand méchant du CPPMM… Il n’a vraiment, mais alors VRAIMENT, aucune personnalité. C’est le méchant typique « Ah ! J’suis méchant parce que l’histoire l’exige !! » Mouais… Ok… On repassera, hein ?

Destiny = Ce texte m’avait l’air assez bien dans l’ensemble, mais plusieurs défauts sont quand même à dénoter : Par exemple, pour ceux qui ne connaissent pas l’Espagne (où qui ont la flemme d’aller voir sur google, ça marche aussi ^^) on pourrait dire que l’auteur balance des noms pêle-mêle parce que son héros est espagnol. Ensuite, j’ai pas tellement apprécié l’aspect conte du récit. En 10.000 caractère, c’est très, très chaud à réaliser. Même si l’auteur s’en sort plutôt bien, ce n’est pas ce genre de texte auxquels je m’attendais à lire dans ce concours. Sinon, un point qu’il me faut souligner, c’est quand même l’intrigue et l’utilisation du thème, que je trouve très bien utilisé et bien pensé de la part de l’auteur.

Classement (du n°10 au n°1) :

N°10:
Spoiler: Montrer
Citation:
Qui suis-je ? = Un bon petit texte, très agréable à lire, mais surtout très court ! Franchement, je ne pensais pas voir quelqu’un capable de faire un texte très court sur ce thème. Franchement, chapeau.
Cependant, j’ai un peu de mal à voir en quoi cela à un rapport avec le thème… es-ce parce que finalement, le héros n’est pas ce qu’il dit être au début de l’histoire ? Je crois, mais alors si c’est ça, c’est très, très succinct…

1 Point

N°9:
Spoiler: Montrer
Citation:
Anguille sous roche = Un bon texte, très travaillé et bien écrit. Cependant, l’exploitation du thème aurait pu être un peu plus… Présente…
Ce que je veux dire, c’est que certes, c’est le texte bateau de l’anguille/serpent qui mue, mais selon moi, si on fait un texte bateau, on le bâtit jusqu’au bout, et on n’en fait pas tout un foin pour après juste dire « ah ! Un serpent a changé de peau ! Ca porte bonheur, vite, choppe-le ! » Non, désolé, mais ça ne passe définitivement pas. Et c’est juste la qualité de l’écriture et du langage employé qui m’a convaincu de ne pas laisser ce texte sur le côté.

2 Points

N°8:
Spoiler: Montrer
Citation:
Faire des petits pains = Une histoire qui m’a bien fait marré dans la façon de parler des personnages. Caser autant de jeux de mots par rapport au thème du pain en un texte alors que le thème n’y est pas, faut le faire quand même…
Après, certains pourront te reprocher que les jeux de mots sont trop présent, mais dans mon cas, je pense que sans ces jeux de mots, l’histoire perdrait de son cachet, qu’il soit comique ou que ce soit la patte de l’auteur.

3 Points

N°7:
Spoiler: Montrer
Citation:
Patchwork = Gore !
C’est le premier mot qui me vient à l’esprit. Qu’es-ce que c’est gore ! Mais qu’es-ce que c’est bon ! Enfin, façon de parler… Disons que si je dis ça, c’est que j’avais besoin de me défouler.
Ce texte est très bien ficelé, mais vaut mieux le lire une fois tous les deux mois, car on peut très facilement être malade à force de lire des trucs pareils.
Âme sensible, s’abstenir, mais âme fatigué, à lire absolument !

4 Points

N°6:
Spoiler: Montrer
Citation:
Révolution rue 909 = J’ai bien aimé les différentes références à un début d’un texte, et à quoi on la reconnait. C’était bien foutu, et ça donnait le temps au lecteur de se reposer durant sa lecture. Et, comme toujours quand je suis face à un texte à double narration, j’ai bien apprécié les différentes références à l’autre partie de l’histoire.
Cependant, là où je vais chicaner un peu, c’est à partir du moment où les deux protagonistes se rejoignent, rue 909. Je ne suis pas encore à la fin, mais je ne suis pas non plus au milieu. C’est parti dans un fouillis que la mauvaise mise en page n’a pas aidé. Trois relecture m’ont été nécessaire afin de comprendre où l’auteur voulait en venir. Et par la suite, maintenant que je fais ce classement tête reposé, je me dit que quelques changements sont nécessaire. Notamment à la mise en page.
Malgré tout, c’est la fin qui m’a convaincu de ne pas jeter ce texte à la poubelle. On est toujours dans un fouillis pas possible, et on ne sait plus qui parle exactement. Mais la partie en italique m’a tellement étonné que je ne pouvais pas passer à côté.

5 Points

N°5:
Spoiler: Montrer
Citation:
Ecriture = Au départ, je n’étais pas tenté par le titre. Puis j’ai lu l’histoire une fois. Et j’ai changé d’avis.
Puis j’ai lu la fin une deuxième fois. Et là j’ai craqué.
Pour avoir écrit une fois une histoire en ne jouant que sur le second degré de chaque mot, je ne peux qu’être admiratif devant un tel travail. C’était franchement un très, très, très gros pari que tu viens de lancer, et je ne peux que t’en féliciter. Très franchement, moi-même participant au concours, en tant que concurrent, je ne peux qu’être jaloux de ton texte. Mais en tant que lecteur ayant conscience du thème, je suis complètement conquis !

6 Points

N°4:
Spoiler: Montrer
Citation:
Humankind = J’ai véritablement bien apprécié la double narration de l’histoire, celle du fils et de la mère. Je spoile pas (trop, j’espère… xD) mais la fin m’a assez surpris (agréablement surpris, heureusement pour toi)
Un plus qui a fait monter le texte dans le classement, c’est… (Si je le dis, je spoile) Ayant dû effectuer un TFA la dessus, je ne pouvais qu’être très surpris par la fin, encore une fois, je le redis, mais cette fin… CETTE FIN !!! Mmmm… ! J’aime. Franchement, j’aime.

7 Points

N°3:
Spoiler: Montrer
Citation:
Retraite = Alors là… Chapeau. Je le dis tout de suite, j’ai été séduit. L’ambiance barbare, nordique, héroïque, draconique… Tout était là pour me faire plaisir. Et cette fin… Un pur délice. J’ai rien à redire, tout est à garder. J’ai hurlé de rire quand la femme est sur le point d’accoucher, mon moment préféré, à coup sûr.
Pour d’autre raisons, il y a d’autres textes au dessus, mais si je pouvais le mettre premier, ce serait fait depuis longtemps. Mon coup de cœur du moment.

8 Points

N°2:
Spoiler: Montrer
Citation:
Déchirure = C’est un… j’allais dire un « texte ». Non, je suis sûr et certain que c’est du slam, pour deux raisons : d’une, l’histoire est trop… « Terre à terre », c'est-à-dire qu’il y a beaucoup moins de figure de style ; que dans un poème. De deux, car justement, il y a également beaucoup de rimes et que les phrases approchent de douze syllabes, ou dit autrement d’un alexandrin. De ce fait, je suis sûr et certain que c’est du slam. Tu mets une musique douce au début, qui s’accélère au milieu et qui passe à la dramatique à la fin, ça peut être un texte de Grand Corps Malade. À l’aise.
Ensuite, ben qu’es-ce qu’il y a à dire ? La musicalité est bien gérée. À certains endroits, les couacs sont un peu trop présents, mais dans l’ensemble c’est cool. Les fautes ne m’ont pas sauté aux yeux. L’histoire en elle-même est… comment dire… pas classique, car ce n’est pas ce que l’on voit d’habitude… pas non plus habituelle… elle est actuelle, voilà. Elle est actuelle, et elle est tellement bien écrite qu’on se croirait à la place de l’homme qui raconte. Et en ça, l’effet « slam » rend magnifiquement bien. Comme je l’ai dit, avec une musique en arrière-fond, changeante comme je l’ai expliquée, et là tu passe un de ces moments… Le pied. Franchement, le pied.
Bravo en tout cas, qui que tu sois, peu importe comment tu t’y es prit, mais franchement bravo. Chapeau.

10 Points

N°1:
Spoiler: Montrer
Citation:
Le Légionnaire repenti = Je l’avoue, j’ai pas tout compris. Je vais être méchant, mais je ne parie pas beaucoup sur ce texte. C’est pourquoi je l’ai mis si haut dans mon classement. Ce qui m’a surpris dans ce texte, c’est d’abord l’utilisation « abusive » de la mythologie romaine. Je dis abusive car c’est le seul terme qui soit assez fort pour moi, afin de prouver qu’on est totalement immergé dans l’ambiance. Peut-être un peu trop, même. Parfois ça en devient indéchiffrable.
Ce qu’il faut comprendre avec ce texte, c’est que le thème prend tout son sens dans la partie central de l’histoire. Le début et la fin n’étant là que pour emballer. L’utilisation de la mythologie à un niveau si élevé permet de se plonger rapidement dans l’ambiance de l’Antiquité, de la puissance de l’empire romain, et de la dure vie d’un Légionnaire. C’est pourquoi, je pense, que l’auteur a voulu utiliser la mythologie à un niveau si complexe. Afin que l’on se rende compte que le légionnaire « change de peau » parce qu’à côté, ce qu’il fait subir à son ennemi, il pourrait bien le subir lui aussi. Être aussi imagé dans les descriptions permet de se dire « merde, si on était à l’antiquité, on causera certainement ainsi aussi. » et c’est là toute la subtilité du texte, et qu’il fait qu’il soit si dur de compréhension également.
Je ne peux que baisser mon chapeau très bas, claquer des mains d’admiration et féliciter l’auteur pour son travail absolument incroyable.

12 Points


Edit: Texte B: 8/12

Pourquoi ? Parce que. ^^

_________________
In the darkness or light,
In cities or the countryside,
A Song resounds forcefully
The Song of the Phoenix Dragon.
Fear it, Love it, weep on,
Because the only people who fit
Are the souls of the damned pirates


Une future légende est en marche... Découvrez ses aventures ici!
-Walk The Phoenix Dragon-


My Name Is: HILRÉ LAMOU (Star Wars) - CONFUSED DRUADAN (Terre du Milieu) - CELEGORM CÚTHALION (Langue Elfique) - DRACO (SSBB) - Phénix Dragoon (Volonté du D)


Dernière édition par Phénix Dragoon le Lun 22 Juil 2013 19:47, édité 2 fois.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Dim 14 Juil 2013 16:36 
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Destiny
Spoiler: Montrer
Ce texte aurait vraiment bénéficié d'une plus grande longueur, ne serais ce que par toutes les incohérences que le texte arbore ne serais ce qu'avec sa narration et avec sa propre chronologie.
Voilà donc les incohérences que j'y ait relevé.
-Le texte ouvre sur les soldat anglais cherchant Diabolino a New York, puis dit qu'il est mort pendu a la fin de celui ci. Ne racontant jamais au final si les soldats l'ont trouvé ou non, c'est comme ouvrir une parenthèse sans jamais la refermer, c'est comme dire "Laissez moi vous raconter l'histoire du petit poucet que ses parents ont abandonné dans la forêt...Il vécu heureux et eu beaucoup d'enfants. Fin." L'introduction de ton texte n'a pas de sens si elle n'est pas cloturée d'une manière ou d'une autre. A priori les soldats anglais ne l'ont pas trouvé car celui ci meurs 67 ans plus tard, soit 2 ans après les 65 ans en arrière que le texte nous fait voyager.
-Le père envois juste ses enfants ailleurs ? Comme ça ? C'est juste inintéressant et très illogique surtout si il est riche. Il aurait pu se suicider, sombrer dans la dépression et l'alcoolisme, que les pirates aient pillé ses richesses ou qu'il fut ruiné d'une quelconque manière. Et pourquoi se débarrasse t'il de tous ses enfants ? Il aurait pu avoir une haine envers le rejeton qui a tué sa femme et abandonner le batard sur le perron d'une église ce qui aurait été justifié. Comme les frères de Diabolino n'apparaissent jamais plus dans le texte il était complètement inutile de les exiler avec lui.
-Diabolino n'a surement pas été le premier gamin sur un bateau pirate, il était plutôt courant que ceux ci prennent des jeunes garçons qui œuvrent en temps que mousse pendant un moment. La piraterie remonte a des milliers d'années, existe toujours et existera a jamais. A mon avis y'a rien de nouveau.
-Un gamin de huit ans n'a aucune chance de survivre lors d'un abordage ou encore de faire parler de lui en temps que guerrier. Attention, il a très bien pu piller les corps des ennemis pendant les combats mais les combats navaux sont extrêmement meurtrier. Un gamin qui n'a jamais appris a se battre avant ses huit ans a tout au plus eu la tache de parcourir le pont le plus discrètement possible et de poignarder tous les hommes a terre. Un enfant de huit ans est en tout point inférieur a un adulte. A moins qu'il les poignarde dans leur sommeil le gamin n'a aucune chance de survivre a un combat et même si il attaque le premier. Pense que déjà ton gamin pour atteindre le pont ennemi il devra
*Survivre a un paquet de maladie qui trainent sur un bateau. Supposons qu'il y survive.
*Probablement Survivre a un assaut de Mitraille http://fr.wikipedia.org/wiki/Bo%C3%AEte ... _mitraille
*Sauter du pont d'un navire a l'autre en utilisant des grappins ou des poulies. Si on a le temps de poser une planche entre les deux navires c'est que l'abordage est déjà quasiment fini XD
-L'amiral ennemi épargne le gamin parce qu'il lui a semblé sage...Ou alors parce qu'il est chrétien, que la personne en face de lui est un enfant et qu'il le prend en pitié. Laquelle de ces deux explications te semble la plus sensée ? De plus je doute que le type reconnaisse un gamin qu'il a aperçu une fois au cours d'une confession après 2 ans passés sur un bateau pirate.
-C'est là que le récit s'emballe là le type reprend juste le gamin sous son aile. Il sert pendant 10 ans sous la marine mais est jugé trop violent (Et espagnol ça prend un E quand on parle de la marine Espagnole)Il arrive quand même a atteindre le titre de Colonel (Je sais pas si tu te rend compte que ce titre est genre très très haut placé. Va regarder sur Wikipedia mais bref) puis se fait condamner pour piraterie.
Euh. Pourquoi ? Pour quel acte de piraterie ? As t'il été accusé a raison ? A tord ? Bref, a 20 ans ton type passe devant le roi d'espagne (Rien que ça, le roi a autre chose a faire sinon, a moins qu'il l'aie personnellement offensé un roi c'est quand même maous, il se serait jamais déplacé pour un pouilleux)

Arrêtons nous ici pour faire un brin de chronologie avec les dates que tu fournis dans ton histoire voyons si tout correspond

1573 : Naissance de Diabolino
1581 : Diabolino (8 ans) sert sur un bateau pirate où il se fait son nom (a 8 ans)
1583 : Diabolino (10 ans) est recruté par la marine
1593 : Diabolino (20 ans )est accusé de piraterie (avérée ou non?) et condamné a mourir dans 10 jours par le roi d'espagne
1604 : Exécution de Diabolino (31 ans) (Qui était sensé être exécuté 10 jours plus tard, bah on dirait plus que ça fait 11 ans)
1604+6 mois : Diabolino est sensé avoir 21 ans (Dixit le texte)
1626 :Ca fait 22 ans que Diabolino (53 ans)terrorise les USA.
1638 : Début du récit, Les soldats anglais fouillent new york, on ne saura jamais si ils ont trouvé ou non le fugitif.
1640 : Diabolino meurt a l'âge de 67 ans sur la potence juste avant de fêter ses 60 ans de piraterie qu'il a commencé a l'âge de 8 ans (Sinon Barbe Noire est mort a 38 ans d'après Wikipedia et il a vécu 100 ans après ce type.)

-Le texte s'appelle Destiny. Mais il ne raconte en rien en quoi le pirate était destiné en quoi que ce soit. Il n'a d'ailleurs aucune raison de s'appeler ainsi puisque tu es français et que ton personnage est espagnol. Du coup c'est juste de l'anglais pour de l'anglais.
-Pourquoi un pirate espagnol a t'il un nom de bateau anglais ?(AKA le Steel Armor)
-Le terrible fléau des anglais n'a...Jamais terrorisé des anglais a aucun moment dans le texte. Sinon peut être dans les 2 ans où il a servi sur un navire pirate a 8 ans. Il a surtout terrorisé des américains on pourrait débattre sur le fait que l'Amérique était colonisée par des anglais a l'époque mais c'est un peu comme dire que ton perso a terrorisé les français alors qu'il opérait en Afrique

Ton texte se veut historique ? Ne t'inquiète pas, c'est pas comme si il s'était rien passé de grave pour la marine espagnole a cette époque...
Ah sauf peut être Elizabeth Ier qui a dévasté la flotte espagnole dans ce qui est considéré comme l'une des victoire les plus écrasantes jamais délivrée par l'empire britannique dont la flotte était la plus puissante de l'Europe a l'époque.

Dixit Wikipedia:

Citation:
Le 12 juillet 1588, l'Armada espagnole mit le cap sur la Manche avec une force d'invasion commandée par Alexandre Farnèse. Une combinaison de mauvaises décisions100, de malchance et l'attaque de brûlots anglais près de Gravelines le 29 juillet dispersa la flotte espagnole qui fut repoussée en mer du Nord101 ; seule la moitié de l'Armada parvint à rentrer en Espagne102. Ignorant le destin de la flotte espagnole, les miliciens anglais se rassemblèrent pour défendre le pays sous le commandement de Robert Dudley. Ce dernier invita Élisabeth Ire à inspecter les troupes à Tilbury dans l'Essex le 8 août. Portant une cuirasse en argent et une robe blanche, elle donna l'un de ses plus célèbres discours :
« Mon peuple bien-aimé, des conseillers soucieux de ma sécurité m'ont mise en garde de paraître devant mes armées, par
crainte d'une trahison. Mais, je vous l'assure, je ne veux pas vivre en me méfiant de mon peuple fidèle et bien-aimé… Je sais que mon corps est celui d'une faible femme, mais j'ai le cœur et l'estomac d'un roi, et d'un roi d'Angleterre – et je me moque que le duc de Parme [Farnèse] ou n'importe quel prince d'Europe ose envahir les rivages de mon royaume103. »
La menace d'invasion écartée, la nation fêta la victoire. La procession d'Élisabeth Ire lors d'une cérémonie à l'Old St Paul's Cathedral (en) rivalisa avec le faste de son couronnement102. La défaite de l'Armada espagnole fut un important succès de propagande à la fois pour Élisabeth Ire et l'Angleterre protestante. Les Anglais prirent leur victoire pour une preuve de la faveur de Dieu et de l'inviolabilité de la nation sous la direction d'une reine vierge.


"Oups" juste pendant les années de carrière dans la marine de ton gars. C'est pas de chances, soit il est mort avec la moitié de la flotte espagnole, soit sa brutalité lui a permit de rester en vie et il est devenu un héros national. Et pas un pirate.
-Les boulets enflammés c'est un sortilège de Wow. Ca n'existe pas IRL. Le boulet porté au rouge a été inventé 2 siècles après la période dans laquelle tu écris.
-Au final ton pirate meurs sur l'échafaud d'une manière inconnue alors que l'accroche de ton texte était justement de nous apprendre a le connaître. Au final on ne connais pas plus ton pirate que tu ne le décris, tu vante son ouverture d'esprit mais tu laisse très peu de détail sur pourquoi il était ouvert d'esprit. Si ce n'est le fait qu'il tolérait la religion tu t'attaque au problème de la mauvaise façon, laisse moi te dire ça d'une autre façon : Même les tyrans les plus despotiques ont tous eu des lubies ou ont tous été brillant d'une certaine façon. Ca n'en faisait pas moins des monstres.

Eyh, ce type est resté pirate d'un bout a l'autre de sa vie...C'est pas un hors sujet total ?Où est le changement de peau là ? Pas le bref passage dans la marine j'espère ? Pas son enfance trimballée d'un bout a l'autre ?

Bon, je m'aperçoit que ma critique est plus longue que ton texte. Mais j'espère que tu vois là les incohérences que tu soulève. Personnellement je ne te blâme pas, je blâme la longueur maximale du texte qui a du te brimer et peut être ta précipitation a le soumettre. N'hésite pas a te relire, n'hésite pas a te documenter (Tiens qui était roi d'Espagne du vivant de mon personnage ? Rien que ça m'aurait montré que tu y a mis des efforts.) J'espère que tu ne te dira pas juste "C'est un connard, c'est tout", réfléchis a ce que je t'ai dit, et réessaye, ne te décourage pas. Le texte en lui même m'a intéressé et c'était courageux de ta part de faire un récit historique, mais il faut bien que tu comprenne que tu dois respecter les restrictions du genre que tu choisis. Ne pers pas ce courage. L'écriture comme le vélo ça s'apprend. Et c'est pas parce que tu tombe que tu dois pas remonter en selle le plus vite possible. J'aurais pas pris la peine d'écrire en détail tout ce qui clochait si je me disais que ça en valait pas la peine


Hors concours :

Le miroir de Porcelaine
Spoiler: Montrer
C'est a la mode les _ pour les tirets? Je trouve ça laid personnellement...Bref.
Que dire sur ce texte ? Il souffre de longueurs, de manque de relecture et d'organisation. De nombreuses fautes de conjugaison sont toujours présentes dans le texte. De longueur parce que l'action se traine, notamment a cause de phrases mal dites ou malformées qui n'ont jamais été faites pour être lue a haute voix, quelques exemples
Citation:
Il se tenait droit sur sa chaise, les jambes croisées devant lui et un petit carnet reposait sur sa cuisse

Sur ses genoux.
Citation:
Mademoiselle Frances vous accuse d’avoir participé à son acte de cruauté envers le sieur Roger! dit le juge.

Le petit roger, c'était difficilement un Mr a cet age, et encore plus un sieur a moins qu'on soit au moyen âge.
Je vais biens sur pas relever CHACUNE des fautes
Et diverses incohérences :
-Il n'est précisé nulle part que le juge est une femme (Le Oh Madame m'ayant mis sur la voie, est qui plus est inexact, on dit "Oh Votre Honneur" a un juge.)
-Les personnages sont très peu décris ce qui porte encore plus a confusion
-Le procès en question est déjà fini, pourtant le juge appelle encore des témoins. C'est inutile : Le procès est fini. Il n'y a plus a débattre. Du tout. La seule utilité du temoin est lui répéter ce qu'il sait déjà. Le juge devrais juste avoir a dire la sentence et partir déjeuner)
-A quelle époque le texte se passe t'il ? En fonction le traitement de la fille est déplacé ou non. Il n'y a que très peu de détails.

Pour conclure ce texte est trop confus a mon gout pour qu'il soit complet et le thème est abordée de manière quasi incohérente. Si son esprit est malade pourquoi forcer la gamine a changer de peau et de parents ? Ca ne servira a rien.



Retraite :
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"Peut mieux faire", c'est un peu le leitmotiv de ce texte, les personnages auraient pu être plus développés, l'intrigue aurait pu être plus développée on a pas le temps de s'attacher a qui que ce soit. Voilà un des grands perdants du concours au 10 000 caractère, peut être le thème choisi n'a t'il pas été a la hauteur de ce qu'on attendais de lui mais j'ai été frustré par les raccourcis qu'a essayé de prendre l'auteur et le fait qu'il se répète beaucoup dans la construction de ses phrases.



Révolution rue 909
Spoiler: Montrer
Terry Pratchett a écrit:
Plusieurs points d'exclamation à la suite, reprit-il, ça dénote à tous les coups un esprit malade


Comme annoncé dans l'introduction PERSONNE ne met trois point d'exclamation a la suite d'une phrase, même pas deux. Un seul point d'exclamation suffit amplement, et a la rigueur tu peux écrire en majuscules si le type hurle vraiment ses phrases. Mais un bon respect de la ponctuation est la première chose que je remarque quand je lis un texte.
Je n'ai rien a dire sur la forme, a part ça.

Pour ce qui est du fond ce texte m'a donné la désagréable impression que mon professeur de français de 5ème était en train de lire par dessus mon épaule et de le commenter. On pourrait dans certains cas considérer que l'impression de dérangement aurait pu être souhaitable mais c'est surtout de l'agacement qui en est sorti. Parce que ma prof de français de 5ème, si elle était acariâtre, avait des remarques pertinentes a faire. Là l'auteur est encore une fois de plus en train d'essayer de nous dire quoi penser, ses insertions donnent l'impression qu'il essaye de gagner du temps et des lignes sur un texte qui n'apporte rien d'un point de vue littéraire, ni rien d'un point de vue intrigue. C'est un exercice de style tout au plus et un très mauvais exercice de style.

Le texte n'a pas de but, sinon pour l'auteur de déverser sa bile sur ses personnages qu'il trouve sale et sans intérêt. D'où le registre constamment péjoratif pour décrire le policier et les jeunes tandis que l'auteur se demande constamment quand le texte commence comme un gamin insupportable qui vous empèche d'écouter votre chanson préférée a la radio en vous demandant "Hé papa c'est quand qu'on arrive?" toute les 2 minutes en se curant le nez. La fin qui se veut avoir une sorte de morale, qui se veut amuser a l'effet de chute d'une blague de toto avec le même type de réaction "En Fait c'est ni drôle ni intelligent, rendez moi les 5 minutes de ma vie que je viens de perdre"

Un auteur se doit d'être humble, un auteur se doit de raconter une histoire de ne pas forcer le lecteur a voir a travers ses yeux. Il ne doit pas s'immiscer dans la continuité du récit dans le but de faire "De l'Aâââârt". Ou de faire mine que ce texte est profond et plein de double sens. Il ne l'est pas. Ce n'est que de la poudre aux yeux.


***********************

10°)Ecritures.
Spoiler: Montrer
Je ne suis pas vraiment un amateur de poésie. Ceci dit l'auteur de ce texte est très compétent, et ravira probablement les amateurs du genre. Je dois saluer l'originalité du texte et de la façon dont il est agencé, exploiter le style théatral pour un texte aussi court est une prouesse indéniable. J'ai compté pour voir si les vers faisaient des alexandrins avant de me rappeler que le style que l'auteur imitait ne baignait pas vraiment dans le même mouvement littéraire. Ce texte est bon, c'est indéniable et il est très bien écrit. Ce qui va suivre du coup est mon ressenti en temps que lecteur puisque la forme est inattaquable parlons du fond.

Et sans vouloir te vexer, bon dieu que c'est prétentieux. Rien que dans l'introduction qui se veut accueillir le lecteur j'ai l'impression de me trouver devant un vieux maître d'école pédant qui me prend la main avec un sourire mièvre persuadé que je ne comprendrais qu'a moitié ce que je vais lire mais qui me trouve tellement adorable d'essayer "Fais attention les mots sont un peu retords" ou "Lit bien a haute voix pour être sur que tu comprendra bien". Tu donne immédiatement l'impression de prendre le lecteur de haut. Le lecteur lit le texte de la façon dont il l'entends c'est a toi en temps qu'auteur de faire en sorte a ce que ton public puisse interpréter ton texte de la façon dont il l'entend. Pourquoi on payerai des analystes littéraires pour contredire tout ce qu'un auteur dit sinon ? Tu ne peux pas prendre la main du lecteur comme tu le fait, c'est un chemin personnel qu'ils doivent entreprendre seuls. Et eux seuls peuvent dire ce que ton texte leur inspire.

Toujours sur le fond donc les vers sont redondants dans les premiers couplets mais tu semble prendre rapidement ta vitesse de croisière. Je passe très rapidement sur la présentation des personnages qui est sensée présenter tes personnages, pas donner une définition de Wikipedia (A moins que les acteurs de ta scène ne soient des étoiles a ce moment là ça me ferais me poser des questions sur le déroulement). Et par la suite l'action est trop verbeuse, tu essaye trop de faire des phrases belles plutôt que des phrases sensées. Je sais très bien que tu écrivais dans le style des grands auteurs que tu cite au début du poème, mais les temps ont changé, a l'époque Molière devait écrire des pièces avec un total de 500 mots différents, nous en avons beaucoup plus de nos jours dans notre vocabulaire et en faisant un texte aussi verbeux, tu en fais un texte obscur et tu en bloque l'accès aux lecteurs les plus jeunes et les moins intéressés par la période que tu décris. En un mot, tu en fais un texte de hipster. Et c'est dommage. Parce que l'action bénéficierais d'un bon démêlant tellement elle est capilotracté.

Encore une fois la forme est bonne mais c'est surtout le fond qui ne passe pas, ironique puisque tu le décris clair comme de l'eau des montagnes. Tu devrais regarder au fond de ton verre, je pense que tu réalisera alors que ce que tu pensais être de la neige des cimes est un gros bloc de calcaire.



9°)Déchirure
Spoiler: Montrer
Ce texte n'est pas agréable. Il jongle trop entre une forme de langage parlée et une forme de langage écrite pour être véritablement prenant. Mais par "Il n'est pas agréable" je ne veux pas dire que c'est un mauvais texte. Je n'ai juste pas réussi a m'imprégner de la tension dramatique car l'auteur de varie (Inconsciemment peut être) entre un registre de langage parlé et un registre de langage littéraire. Ce qui fait que l'émotion qu'il essaye de véhiculer meurs a chaque phrase parce qu'elle me donne l'impression d'être raconté par deux personnes différentes. Je vais donner un exemple

Citation:
. Et J’ai enfilé ma parka et j’ai filé.
Qu’importe que l’on se soit séparé d’un commun accord.
La pluie tombait fort cette nuit là. Mais il ne faisait pas froid. On était en septembre. Ou bien au mois de mai.
De toute façon, ça intéresse qui ?


Voilà précisément de quoi je parle, on a trois ligne qui construisent une sorte de mélopée mélancolique qui semblent tout droit sortie du cœur, une ode a la personne défunte et la dernière qui est construite maladroitement et qui brise le rythme. C'est surtout ce manque de rythme qui m'a empêché de m'impliquer dans le texte car la dernière phrase de celle ci me file toujours une claque qui me réveille. Je conseillerais a l'auteur de se relire plus intensément. Il n'y a pas grand chose qu'il puisse faire de plus, il doit juste perdre cette mauvaise habitude selon moi et ça risque d'être dur.
Qu'il pense qu'il doit instaurer une ambiance et que le choix de ses mots est crucial. Parce qu'un mauvais mot sonnera aussi sec qu'une mauvaise note.

Je voulais vraiment m'impliquer dans ce texte il parle de choses qui sont chères a mon cœur a moi aussi mais le registre qui vari
e m'a juste ruiné le plaisir.


8°)Projet CPPMM
Spoiler: Montrer
Un texte intéressant. Le gros problème dans tout ça c'est la forme. Tout d'abord l'univers est intéressant, le dialogue avec Y est intéressant, j'aime particulièrement comment celui ci mene la discussion sans la forcer sur son interlocuteur. Pourquoi au final puisqu'il va le faire de toute façon ? Pour continuer a se bercer de l'illusion qu'il offre un choix, ce qui rend le personnage on ne peut plus fort.
Ce qui ne m'a pas plu en revanche c'est les noms donnés aux personnages qui rappellent des inventions de court de récré, le méchant qui s'appelle Y c'est tout sauf intimidant (Contrairement a des pseudos tels que X ou Z dont il semble être une sorte de parodie) même chose si on ajoute un Mr devant, autant ça marche pour Mr T est toutes les autres lettres de l'alphabet, autant Monsieur Igreque ça le fait juste pas. Ca et les soumis et les commandeurs, le terme commandeur est juste laid et les soumis les élisent d'office en temps que bouc émissaire d'un paquet de blagues salaces. Pourquoi pas les citoyens et les esclaves ? L'aristocratie et le peuple ? L'Elite et les citoyens ? Tellement de façon de rendre un univers plus crédible. Et dès le moment ou on peut faire des blagues sur les noms que tu as choisi pour des personnages, alors tu sais que tu es sur la mauvaise voie.


7°)Qui suis je ?
Spoiler: Montrer
Difficile de juger un texte aussi court. Je me doutait du dénouement dès le moment ou le médecin a parlé d'aller discuter avec un homme en blanc.
Je regrette que le texte ne soit pas plus long pour le coup. Ceci dit si l'auteur pensait qu'il se suffisait a lui même qui suis je pour critiquer ? C'est juste mon avis.


6°)Le légionnaire repenti
Spoiler: Montrer
Le début était très prometteur, il montrait que tu connaissait un rayon sur ton sujet et ca se voyait. J'avais de gros espoirs pour ton texte, j'ai trouvé le combat un peu mou mais il n'était clairement pas le but de ton récit et puis ensuite eh bien. L'introduction a laissé place a une succession de phrases cryptiques. Je sais que ton but c'était de montrer les pensées qui cheminaient dans la tête du personnage a toute vitesse mais en fait tu as donné tout sauf cette impression, ce monologue aurait du être fait en paragraphe, en séparant les lignes les unes des autres tu as fais perdre de l'impact a ton texte. Et tu lui a donné tout sauf l'impression de légéreté qui accompagne une pensée même dans un moment de pression tel que celui ci. Et c'est tellement dommage, parce que l'introduction est dantesque, la conclusion est bien, mais du coup le milieu du texte n'est que de l'étalage de ta culture romaine. Qui, elle est impressionnante je te l'accorde, est totalement hors de propos. Personne ne se demanderais a un instant pareil pourquoi l'intégralité de ses dieux l'ont abandonné en s'interrogeant un par un sur pourquoi le monde est cruel et méchant. Ton personnage est un soldat, cette réalisation devrais le faire réfléchir mais par lui même c'est une envolée lyrique qui ne colle pas a ton personnage. J'aurais attendu quelque chose de plus fort avec le départ que tu nous a offert. Peut être de la tension parmi les membres du groupe après qu'il ait épargné son agresseur, qu'ils en discutent, qu'ils se disputent peut être. Ca aurait été intéressant selon moi.


5°)Faire des petits pains.
Spoiler: Montrer
Je ne m'attendais pas a trouver de l'absurde dans ce concours. Voilà une agréable surprise en tout cas. Si le fond est difficilement critiquable (En bon Français qui se doit j'ai grincé des dents sur certaines expressions qui m'avaient semblé être des barbarismes avant de réaliser d'où venait le texte) Si il y a d'ailleurs bien une chose sur laquelle je vais te critiquer c'est le fait que tu n'a pas pensé a ton lectorat et que tu aurais peut être du essayer de rendre ton texte un peu plus lisible par des lecteurs français. Je chipote peut être mais ça ajouterais une bonne dose de clarté au texte puisque la plupart du temps je me suis senti exclu a cause de ma nationalité ce qui ne devrais pas être le cas.

Sur la forme donc, le choix des tiret rend le texte très très lourd a lire (Surtout que tu as choisi l'Underscore plutôt que le tiret de dialogue pour une raison que j'ignore ce qui rend les choses encore pire) Tu aurais du adopter le registre théâtral, ça aurait donné du punch a ton texte, quoi que, je le réalise maintenant, ça aurait bouffé une bonne partie de ta marge de manœuvre de 10 000 caractères. C'est frustrant. Néanmoins au moins opter pour le tiret régulier aurait rendu le texte un peu plus digeste.

Que dire sinon ? C'est de l'absurde, les dialogues ont une certaine répartie et ça prend une situation de tous les jours pour faire nager le lecteur dans le brouillard. Honnêtement je n'ai rien a dire, sinon peut être que les répliques manquent de punch et que les phrases auraient pu être tournée plus intelligement. Mais là encore c'est peut être juste la différence de langage/Culturelle qui parle. Je suis probablement pas assez belge pour juger XD.

J'ai bien ri néanmoins.



4°)Anguille sous roche.
Spoiler: Montrer
Bon texte, bon vocabulaire aussi, si je voulais chipoter je signalerais l'usage a deux reprise dans le texte de "ce" plutôt que "se". Je sais que c'est du pinaillage mais le texte est si bien écris et le vocabulaire est si riche que c'est comme plonger les dents dans de la nourriture et de sentir un grain de sable grincer sous la dent. Mais oui comme je l'ai dit, un excellent texte. Il souffre un peu du fait qu'il est très générique néanmoins.


3°)Humankind
Spoiler: Montrer
Bon je vais surement râler pour rien mais voilà la question qui me taraude :
Pourquoi pas "Humanité" ? Pourquoi l'anglais ? Il n'y a rien dans ton texte qui force l'utilisation de l'anglais dans le titre et le français aurait été tellement plus fort, tellement plus porteur de sens. C'est dommage parce que le texte en lui même est très bien. Le texte est très ambigu et j'aime ça, la fin arrive comme une cerise sur un bon gâteau au chocolat, et m'a bien surprise. C'était intéressant.
Mais sur le fond sinon, deux choses m'ont faites rire sur les dialogues des personnages :
-On a probablement affaire au psychiatre le moins doué de sa génération : Règle N°1 de la psychiatrie, tu ne dis JAMAIS, JAMAIS a un proche que le patient est fou. Tu dis qu'il traverse une mauvaise passe, qu'il va s'en remettre. Mais jamais tu le ne reconnais comme fou. Parce que ça ouvre la porte a beaucoup de débats et tu fais poser beaucoup de questions aux proches sans parler du fait que tu les déprime sec. Et le patient n'a pas envie qu'en plus de sa "mauvaise passe" ses parents soient dépressifs. Parce que ça, c'est vraiment naze. Plus loin on voit que le psychiatre dit que ses assistant sont plus doué qu'elle pour en parler, mais là encore tu envoie quelqu'un qui a du tact pour parler de ce genre de choses a un parent, et toute personne qui bosse dans ce genre de domaine des infirmiers aux psychiatres est formé spécialement pour ne pas inquiéter les proches.
-On n'écrit pas "Bouhou" dans un dialogue, c'est un onomatopée de bande dessinée, on dit que le personnage gémit, qu'il pleure, mais on n'écrit pas Bouhou, ca casse complètement l'ambiance. On attend un Bouhou d'un Schtroumpf, de Gaston Lagaffe, du capitaine Hadock, pas de ton personnage.
Mais a part ces deux choses le texte était très amusant a lire et j'ai passé un bon moment.


2°)Patchwork:
Spoiler: Montrer
Un texte qui commence par Bistouri ne peut pas être mauvais. Et bien sur que j'ai raison tiens ! Excellent texte, il m'a bien amusé parfois, même si a certains point il semble un peu fini a la hâte (Phrases maladroites et autres) celà reste tout de même un excellent texte sur lequel je n'ai rien a dire.


1°)Ryükyü
Spoiler: Montrer
J'ai été très agréablement surpris par ce texte, son titre ne me disait rien qui vaille et son début m'a un peu inquiété mais je pense que c'est sans mal le meilleur texte que j'ai lu, j'aime comment tu arrive a instaurer une ambiance et un attachement au personnages, et que, sans t'attarder tu arrive a développer quelque chose de fort, même si le thème n'arrive que sur la fin ce texte est un exemple parfait d'équilibre. Je suis très content de l'avoir lu. La scene ou le gamin n'a pas peur d'être sacrifié est particulièrement forte au final c'est logique, et j'aime que tu le considère comme un "homme" de quatre ans. Ca crée tout de suite un personnage innocent mais qui dégage une grande force en temps que protagoniste.


***************

Texte B :

Spoiler: Montrer
Le Fil :
Avant que je ne note ce texte je vais juste dire que si personne n'a participé pour le texte B c'était parce que le genre choisi n'était pas du tout compatible avec le concours, dixit wikipedia :

Citation:
le roman policier (familièrement appelé « polar » en France ou parfois « rompol » ) est un genre de roman, dont la trame est fondée sur l'attention d'un fait ou, plus précisément, d'une intrigue, et sur une recherche méthodique faite de preuves, le plus souvent par une enquête policière ou encore une enquête de détective privé.
L'abréviation policier (pour roman policier) est également utilisée. Le genre policier comporte six invariants : le crime ou délit, le mobile, le coupable, la victime, le mode opératoire et l'enquête. Le roman policier recouvre beaucoup de types de romans, notamment le roman noir et le roman à suspense ou thriller. Si l'action est transposée au minimum d'un siècle en arrière, on pourra le qualifier raisonnablement de roman policier historique. Il existe également des romans policiers de science-fiction.


Vous voyez tous les passages que j'ai mis en gras ? Ils dénotent une longueur de texte qu'il était impossible d'atteindre en 10 000 caractère parce qu'ils subodoraient d'installer une ambiance. Et on installe pas d'ambiance avec un texte aussi court.

Il était courageux pour l'auteur de soumettre un texte pour la section B mais aussi très inutile puisqu'il était évident des jours avant le concours que personne n'avait soumis de texte B. Par conséquent il obtiens une victoire a laquelle je trouve la défaite préférable : La victoire par défaut.

Ceci dit le texte en lui même est intéressant, bien écrit et bien fait. C'est juste un hors sujet total et ça n'a rien a voir avec un polar car il ne répond a aucun des critères du genre. C'est donc pour moi de la tricherie et je ne noterais tout simplement pas le texte B (En plus ça ne sert a rien il est seul a concourir). Ceci dit, je reconnais le talent de l'auteur au delà des bornes du simple concours et je pense qu'il aurait pu se faire une très bonne note si il avait participé au concours B (Ce qui est peut être le cas)

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Dim 14 Juil 2013 16:50 
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Je tiens d'abord à féliciter tous les participants et les décisions pour en faire un classement ont été déchirantes.
Comme j'ai publié un des textes, j'éditerai après le concours pour faire connaître mes commentaires sur les trois textes qui ne paraissent pas le top 10.

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10-Humankind (1 point) : tu commences bien par ton introduction caractérisée par l'individu aliéné (pourquoi?) et une très belle description de sentiments (sauf qu'on ne veut pas voir les bouhou ou les snurf dans un concours). Le gros point faible est la conclusion avec le scénario de jeu vidéo extraterrestre (un peu décevant). Et il y avait quelques petites fautes et un manque de description physique (lieux et des personnages).


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9-Anguille sous la roche (2 points) : ton vocabulaire est riche avec peu de fautes et une grande description surtout axée sur la psychologie, mais quelques petits points viennent assombrir ton récit. L'introduction m'a déçu puisque je voulais savoir comment et pourquoi Anguis s'est retrouvé dans cette fâcheuse position (on ne l'explique pas plus tard), et ta conclusion était difficile à comprendre (beaucoup trop de détails et d'expressions compliquées).


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8-Retraite (3 points) : l'apothéose de ton texte est ta conclusion sympathique et touchante (le scénario du vieil héros Bjorn, qui aida sa belle Julia à tuer Magda, et son changement d'identité), mais il y a beaucoup de fautes (orthographe, ponctuation, conjugaison, etc.) et on a tendance à se perdre dans les dialogues au début et au milieu . Et j'ai trouvé le revirement de comportement des jeunes bandits trop brutal.


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7-Projet CPPMM (4 points) : il y a très peu de fautes et tes descriptions sont extraordinairement variées avec toute une gamme de mots employés. Aussi, l’intrigue est bien menée avec l’inconnu qui mène la révolution et capture des agents qui doivent changer de peau. Par contre, le texte dégage une ambiance un peu trop morne à mon goût puisque selon moi, chaque récit doit, pour avoir des points, toucher le lecteur (le rendre triste, joyeux, le faire rire, etc).


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6-Qui suis-je? (5 points) : peut-être un peu trop court à mon goût et contenant quelques fautes évidentes, ce texte est fluide et simple à comprendre. Le profil de ton personnage est remarquable (quelqu’un en quête de son passé par ses rêves et qui se prend pour un docteur) et les métaphores sur la mémoire forment ton gros point fort.


Spoiler: Montrer
5-Destiny (6 points) : tu touches un de mes thèmes préférées (les bonnes biographies de pirates fictifs). Facile à comprendre et rempli de suspense à tous les endroits, « Destiny » se concentre magistralement sur Don Diaz qui doit changer de peau à plusieurs reprises. Un destin à la fois émouvant et épique comme celui du moine Eustache. Toutefois, il y a beaucoup, voire trop, de fautes (orthographe, conjugaison, ponctuation, etc).


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4-Faire des petits pains (7 points) : très peu de fautes et j’ai aimé tout le long du dialogue, qui s’enchaîne très fluidement avec des jeux de mots et des métaphores fort intéressantes. C’est une future pièce de théâtre! De plus, je me suis senti concerné par ce réçit puisque mon arrière grand-père Paul-Émile était un boulanger et ma grand-mère, sans exercer cette profession, maîtrisait très bien les recettes de boulangerie. Paul-Émile a véçu lors de la grande dépression des années 1930 et beaucoup de clients n’avaient plus d’argent pour payer leur pain comme ton personnage (droit au acompte). À la fin de la crise et à l’aube de la guerre, encore plusieurs de ces personnes n’avaient pas plus d’argent et Paul-Émile, dans sa générosité, a brûlé tous les papiers d’acompte (ce qui lui a fait perdre beaucoup d’argent). Bref, tu reproduis ce scénario, mais de manière inattendue avec le méchant boulanger. Bravo!


Spoiler: Montrer
3-Patchwork (8 points) : ton texte est incroyablement accrocheur avec les innombrables métaphores, répétitions et action faisant référence au sang et à la violence. Tu incarnes l’univers gore par excellence! Par contre, il y a quelques petites fautes et un manque de description des lieux au début (je parle de la salle d’opération).


Spoiler: Montrer
2-Déchirure (10 points) : au niveau de la fluidité, de la compréhension, des descriptions et des sentiments, tu es vraiment sur le piédéstal et quel texte envoûtant avec cette magnifique aventure amoureuse qui se termine fatalement! J’aimerais ajouter l’intérêt sur ton lien de référence à Umberto Eco. Malheureusement, il y a quelques fautes (orthographe, conjugaison et ponctuation) et des phrases trop courtes auraient pu être facilement juxtaposées.


Spoiler: Montrer
1-Écritures (12 points) : le scénario est absolument palpitant avec le temps, profiter de sa vie, les mots et immortalité, ce qui n’est sans rappeller notre ami Lamartine. Il y a très peu de fautes et c’est un des vocabulaires les plus riches que j’ai vus avec un très grand nombre de métaphores, ce qui rend ton texte très fluide. Une mélodie séraphique en ressort! Bref, un orgasme littéraire!


Pour le fil, je donne un beau 9 sur 12. Bien écrit avec très peu de fautes, tu introduis une intrigue très intéressante sur l'ambition de survivre et d'éliminer le Couseur.

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Dernière édition par Chaosx le Ven 19 Juil 2013 16:12, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Concours du cabinet d'écriture (CCE)
MessagePosté: Mer 17 Juil 2013 12:43 
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Désolé pour le retard, je n'ai pas beaucoup de temps à moi, et lire ses 14 textes, ça prend quand même du temps ^^.


10ème - Destiny(1 points): alors là je ne suis tout simplement jamais rentré dans l’histoire. J’ai eut l’impression de lire la bio de quelqu’un sur wikipédia. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais.

9ème - Le legionnaire repentit(2 points): J’ai beaucoup aimé le début, et puis il y’a eu ce passage dans les pensées du héro que j’ai trouvé incroyablement chiant. C’est très dommage, sans ça j’aurais pu lui donner une bien meilleure place. Et le titre révèle un peu trop l’histoire.

8ème - Anguille sous roche(3 points): beaucoup de maladresse dans l’écrit, une histoire un peu simpliste et le twist de fin était prévisible.

7ème - CPPMM(4 points): pas un mauvais texte, mais je n’ai simplement pas accroché. Si le début m’a semblé prometteur, j’ai trouvé que le tout manquait un peu de “prétention”, dans le sens où il ne se passe pas grand chose finalement.

6ème - Faire des petits pain(5 points): je n’ai tout simplement pas accroché à ce texte. Les jeux de mot ne m’ont même pas arraché un sourire. Mais ça m’a fait pensé à une pièce de théatre, et le texte est de qualité (il faut le reconnaitre).

5ème - Révolution rue 909 (6 points): je dois reconnaitre que c’est vraiment bien écrit, mais bon dieu je n’ai rien compris. Et je n’ai aucune envie de le relire pour essayer de comprendre, un bon texte doit être compréhensible à la première lecture. Et la voix off qui n’apporte rien et tue le récit, je suis pas fan. J'ai beaucoup hésité pour le placer dans mon classement, car il y'a beaucoup de chose que je n'aime pas dans ce texte, et en même il faut reconnaitre qu'il ai "couillu", j'ai voulut récompenser cela.

4ème - Retraite (7 points): une histoire assez sympathique, peut être un peu simple, mais j’aime bien. Par contre il y’a des fautes de forme dans les discussions (un coup il y’ a un tiret, un coup y’en a pas...), c’est un peu dommage. Mais ça se lit bien.

3ème - Patchwork (8 points): vivifiant comme texte. Dommage qu’il y’ai autant de fautes d’orthographe, ça tue un peu le rythme de lecture. Et je trouve un peu dommage d’avoir appliquer le thème aussi sèchement. Mais c’est bien écrit, on est à fond dedans du début à la fin. J’ai beaucoup aimé.

2ème -Déchirure (10 points) : Très bien écrit. Certainement le plus bel écrit. Mais tellement triste. Je m'étais dit que je ne le mettrais pas sur le podium car je déteste les textes tristes. Et puis j'ai changé d'avis, c'est l'un des rares textes que j'ai lu d'une traite, qui m'a prit aux tripes, un gros travail.

1er -HumanKind ( 12 points ): bien écrit, un twist de fin intelligent et bien amené, et une histoire qui m’a beaucoup plu. C'est le mélange parfait entre le fond et la forme: l'histoire est géniale, et le texte très bien écrit, bien amené.

Dans l'ensemble les textes sont bons. On a un peu de tout: certain ont voulu innover sur la forme, d'autres sur le fond, et d'autres ont parfois écrit simple mais juste. Il y'a une grande variété de texte. J'ai tendance à préférer le fond sur la forme, et je pense que cela se ressent dans mon classement. Pour être plus honnête, il n' y a que les 4 premiers de mon classement que je peux vraiment dire que j'ai aimé et dont j'aimerais en lire plus.
En tout cas félicitation à tous les participants.


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